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Ivan Rioufol

2 décembre 2018

Temps de lecture : 12 minutes
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Ivan Rioufol

Réactionnaire… et progressiste

« Le pro­gres­siste du XXIème siè­cle sera un réac­tion­naire »

Ivan Rioufol est un journaliste, éditorialiste et essayiste français classé à la fois comme réactionnaire et néo-libéral, voire comme un néo-conservateur à la française. Né en septembre 1952 à Nantes (Loire-Atlantique) d’un père avocat et d’une mère au foyer, il a fait presque toute sa carrière au sein du quotidien Le Figaro. Frère de l’acteur Marc Rioufol, décédé en 2011 à l’âge de 49 ans, il est marié depuis le 8 décembre 1984 à Marie Perron, illustratrice de mode, avec laquelle il a eu deux enfants.

Formation

Sco­lar­isé au col­lège de l’Im­mac­ulée Con­cep­tion à Laval puis au col­lège Saint-Stanis­las à Nantes, il est tit­u­laire d’un DEA (Diplôme d’Études Appro­fondies) de droit mar­itime et aérien qu’il a obtenu à l’is­sue d’un cur­sus à l’u­ni­ver­sité de Nantes.

Parcours professionnel

Ivan Rioufol com­mence sa car­rière à Presse Océan en 1976. Par­al­lèle­ment, il est aus­si cor­re­spon­dant pour plusieurs jour­naux, comme le Quo­ti­di­en de Paris, Le Jour­nal du Dimanche et Forum Inter­na­tion­al. Il rejoint Le Figaro comme Grand Reporter en 1985 jusqu’en 1987, date à laque­lle il devient respon­s­able de la rubrique « Con­fi­den­tiel » au ser­vice « La vie des médias » de 1988 à 1990. Il est ensuite chef de ser­vice de 1990 à 1992 puis rédac­teur en chef adjoint de 1992 à 1994 et enfin rédac­teur en chef du ser­vice des infor­ma­tions générales de 1995 à 2000. A cette date, il devient chroniqueur et mem­bre du comité édi­to­r­i­al du jour­nal. Il a égale­ment été édi­to­ri­al­iste au Figaro Madame. Depuis 2002, il tient dans Le Figaro un « Bloc-notes » pub­lié chaque ven­dre­di, suc­cé­dant ain­si à Max Clos décédé la même année. Il est égale­ment chroniqueur à l’émis­sion On refait le monde, sur RTL. A ce titre, il a été sacré « Langue de vipère 2011 », dis­tinc­tion récom­pen­sant le polémiste le plus acerbe, selon le vote des audi­teurs de RTL. Il par­ticipe régulière­ment comme invité aux émis­sions de « C dans l’air » sur France 5. Depuis le 1er févri­er 2008, il tient égale­ment un blog inti­t­ulé « Lib­erté d’ex­pres­sion » sur le site inter­net du Figaro.

En 2009, il reçoit, dans le cadre des « Y a bon Awards » (par­o­die de céré­monie de remise de prix pour des pro­pos « racistes »), le prix de « l’a­cadémie bien française » pour son ouvrage « Où va la France ? » (2008). Cette céré­monie est organ­isée tous les ans depuis 2009 par « Les Indi­vis­i­bles », une asso­ci­a­tion créée en 2007 par la mil­i­tante antiraciste Rokhaya Dial­lo. Il sera nom­iné égale­ment en 2010 et 2011 dans des caté­gories dif­férentes (« Touche pas à mon pote raciste » en 2010 et « La France aux français. Les vrais » en 2011). Fin 2010, il assiste aux « Assis­es sur l’is­lami­sa­tion », une table ronde organ­isée à Paris con­join­te­ment par le Bloc Iden­ti­taire et Riposte Laïque avec la par­tic­i­pa­tion de l’homme poli­tique suisse Oskar Freysinger et de l’écrivain Renaud Camus, dont il ren­dra compte dans un bil­let pub­lié sur son blog.

En juin 2013, il est con­vo­qué pour être enten­du par la Police judi­ci­aire suite à une plainte déposée con­tre lui par le Col­lec­tif Con­tre l’Is­lam­o­pho­bie en France (CCIF) qui lui reproche des pro­pos tenus le 15 novem­bre 2012 dans l’émis­sion « On refait le monde » à pro­pos de leur cam­pagne d’af­fichage qui repre­nait un tableau de David, « Le ser­ment du jeu de Paume ». Depuis novem­bre 2013 il pub­lie sur le média sou­verain­iste Boule­vard Voltaire.

Prises de position

Ivan Rioufol s’est tou­jours posi­tion­né en faveur de la lib­erté d’ex­pres­sion et con­tre le poli­tique­ment cor­rect. En 1990, il a pris par­ti con­tre la loi Gayssot. De même, il se prononce con­tre la loi rép­ri­mant les pro­pos homo­phobes et sex­istes en 2004. Néo-con­ser­va­teur, il a pris posi­tion en faveur de l’in­ter­ven­tion améri­caine en 2003 et se mon­tre plutôt favor­able aux posi­tions de George W. Bush. En revanche, il est beau­coup plus réservé con­cer­nant son suc­cesseur Barack Oba­ma, évo­quant en 2009 la désil­lu­sion de « l’Oba­ma­nia » dans un bil­let posté sur son blog. Il est opposé à la repen­tance et aux lois mémorielles. Il peut être con­sid­éré comme résol­u­ment pro-israélien, comme l’ex­prime son arti­cle de 2008, « Faut-il être sol­idaire d’Israël ? », dans lequel il accuse les médias français de com­plai­sance envers les enne­mis d’Is­raël. En octo­bre 2013, il fait par­tie, comme Eric Zem­mour ou Frédéric Beigbed­er, des sig­nataires de la péti­tion « Touche pas à ma pute ! Le man­i­feste des 343 salauds », lancée par le mag­a­zine Causeur, pour pro­test­er con­tre le pro­jet de loi de pénal­i­sa­tion des clients des pros­ti­tuées. En jan­vi­er 2014, il s’est pronon­cé con­tre l’in­ter­dic­tion des spec­ta­cles de Dieudon­né au nom du respect de la lib­erté d’ex­pres­sion.

Après les atten­tats de Char­lie Heb­do de jan­vi­er 2015, il prend à par­tie la jour­nal­iste et mil­i­tante antiraciste Rokhaya Dial­lo. Dans l’émis­sion « On refait le monde » sur RTL, il lui demande de se désol­i­daris­er de l’at­ten­tat en tant que musul­mane. La jour­nal­iste se mon­tre immé­di­ate­ment indignée, tan­dis que les autres inter­venants, et l’an­i­ma­teur, le som­ment de se taire, l’ac­cu­sant d’avoir été à l’o­rig­ine des larmes de la jeune musul­mane.

Le 21 avril 2017 sur Cnews, il prend appui sur un sondage de l’institut Mon­taigne pour affirmer que « 27 % des Français musul­mans se récla­maient de l’idéolo­gie de l’État islamique ». L’institut Mon­taigne réag­it en affir­mant de son côté qu’en « aucun cas, les con­clu­sions de notre enquête ne peu­vent nour­rir votre pro­pos ».

Le 9 févri­er 2018 sur Cnews encore, il prend posi­tion sur le tur­ban de la chanteuse Men­nel et crée à nou­veau la polémique : « La voir se pro­duire sur une chaîne privée entur­ban­née, […] avec une sorte de voile qui mar­quait sa sin­gu­lar­ité, sa vis­i­bil­ité […] Alors que dans le même temps vous avez des femmes irani­ennes qui se bat­tent pour enlever leur voile, que vous avez des femmes kur­des qui se bat­tent cheveux au vent pour essay­er de se bat­tre con­tre l’État islamique ! ». Et d’insister : « Vous ne voulez pas voir qu’elle est islamiste ! Un voile aujourd’hui, quand c’est porté à la télé, c’est un signe poli­tique. C’est une manière de faire com­pren­dre qu’elle ne veut pas vivre avec nous, qu’elle ne veut pas vivre ensem­ble ».

Après les meurtres de Sarah Hal­i­mi et Mireille Knoll il signe le « man­i­feste con­tre le nou­v­el anti-sémitisme » paru dans le Parisien le 21 avril 2018.

Publications

  • Indignés, réveillez-vous ! Édi­tions de Passy, novem­bre 2018
  • Macron, la grande mas­ca­rade. Bloc-notes 2016–2017, Édi­tions L’Artilleur
  • La Nou­velle révo­lu­tion française, Édi­tions de Passy, 2016
  • La Guerre civile qui vient, éd. Pierre-Guil­laume de Roux, 2016
  • Poings sur les i, Édi­tions de Passy, 2015
  • Touche pas à ma France, Édi­tions de Passy, 2014
  • Le Cré­pus­cule du social­isme, Édi­tions de Passy, 2013
  • La Fin d’un monde, Édi­tions de Passy, 2012
  • De l’ur­gence d’être réac­tion­naire, Édi­tions PUF, 2012
  • A la recherche du peu­ple per­du, Édi­tions de Passy, 2011
  • Attachez vos cein­tures, Édi­tions de Passy, 2010
  • Allez‑y sans nous, (ouvrage col­lec­tif sous l’égide du Club des Ron­chons), Édi­tions L’Âge d’Homme, 2009
  • La démoc­ra­tie d’apparence, (ouvrage col­lec­tif) Édi­tions François-Xavier de Guib­ert, 2009
  • Chronique d’une année de crises, Édi­tions de Passy, 2009
  • Où va la France?, Le Bloc-notes de la prési­den­tielle, Édi­tions de Passy, 2008
  • La Frac­ture iden­ti­taire, Fayard, 2007
  • Peu­ples et migra­tions, la ques­tion géopoli­tique du XXIe siè­cle (par­tic­i­pa­tion) Daeda­los, 2007
  • Les Écrivains infréquenta­bles (par­tic­i­pa­tion), La Presse lit­téraire, 2007
  • Chroniques d’une résis­tance, Édi­tions du Rocher, 2005
  • La République des faux gen­tils, Édi­tions du Rocher, 2004
  • La Tyran­nie de l’im­pudeur, Édi­tions Anne Car­rière, 2000

Ce qu’il gagne

Non ren­seigné

Sa nébuleuse

Ivan Rioufol est senior fel­low à l’Atlantis Insti­tute. Fondé en 2003 à Brux­elles, ce dernier est un think tank européen indépen­dant de ten­dance néo­con­ser­va­trice dirigé par Corentin de Salle, présidé par Joël Rubin­feld (mem­bre du par­lement Juif Européen, une insti­tu­tion inau­gurée en 2012 et com­prenant 120 représen­tants issus de 47 pays qui se réu­nis­sent dans les bâti­ments du par­lement européen de Stras­bourg, insti­tu­tion qual­i­fiée de « fumis­terie » par le CRIF) et réu­nis­sant des intel­lectuels fran­coph­o­nes issus d’horizons divers, comme Frédéric Encel, géopoliti­cien et pro­fesseur à Sci­ences Po, ou le philosophe néo-con­ser­va­teur Yves Rou­caute. D’in­spi­ra­tion atlantiste et libérale et con­va­in­cu que l’État de droit et la démoc­ra­tie sont des mod­èles uni­versels à pro­mou­voir dans toutes les régions du monde, l’Atlantis Insti­tute sou­tient les ini­tia­tives d’ONG et de dis­si­dents irakiens ou syriens en vue d’in­stau­r­er la démoc­ra­tie Ivan Rioufol est égale­ment mem­bre de l’As­so­ci­a­tion des descen­dants de cap­i­taines cor­saires (Saint-Malo) et de l’As­so­ci­a­tion des amis d’Alphonse Allais (qui a son siège social dans un restau­rant de la place du Tertre à Mont­martre).

Ils l’ont dit

« Plus corseté et con­ser­va­teur sur les mœurs que sa “cama­rade” Elis­a­beth Lévy, Ivan Rioufol mêle exer­ci­ce de déplo­ration et appel au soulève­ment de ceux qu’il per­siste à nom­mer les “Français de souche”. Selon lui, en ces temps “prérévo­lu­tion­naires”, l’al­ter­na­tive est sim­ple: soit nous som­brons dans une “guerre civile” qui par­ti­ra des ban­lieues, soit un sur­saut nation­al per­me­t­tra d’éviter une “islami­sa­tion” générale. Lueur d’e­spoir, néan­moins: pour con­tourn­er le “poli­tique­ment cor­rect” qui empêcherait ces vérités d’être énon­cées, Inter­net pour­rait con­stituer une base stratégique d’où serait menée la “recon­quête”. Où l’on voit que le “vieux réac” ne répugne pas à la moder­nité », Jérome Dupuis, L’Ex­press, févri­er 2012 à pro­pos de son livre De l’ur­gence d’être réac­tion­naire.

« L’un des traits les plus frap­pants de la pen­sée “néoréac” théorisée par Rioufol repose sur la réac­ti­va­tion d’un vieux motif de la droite extrême : la bar­barie nous guette, le déclin s’est instal­lé, et pour y résis­ter, il faut un “néces­saire sur­saut réac­t­if”, c’est-à-dire “décon­stru­ire les décon­struc­teurs, ser­mon­ner les ser­mon­neurs, juger les juges”, s’opposer aux “adeptes des sci­ences sociales” et aux “jour­nal­istes-per­ro­quets qui n’ont jamais autant répété vouloir faire sens que depuis qu’ils ont per­du le nord”…, et bien sûr rejeter les immi­grés, l’islam, le mul­ti­cul­tur­al­isme (la plaie absolue selon les néoréacs), défendre l’obsession iden­ti­taire, le culte bar­résien de la terre », Jean Marie Durand, Les Inrocks, 28 jan­vi­er 2012.

« Avec Ivan Rioufol au Figaro, l’extrême-droite n’a pas de soucis à se faire: ses intérêts sont sous bonne garde. Un tor­chon fas­cisant et raciste injurie une min­istre, Chris­tiane Taubi­ra, sur le reg­istre abjecte qu’affectionnaient en d’autres temps les plus vils plumi­tifs de « Je suis partout ». Et Rioufol de trem­per aus­sitôt sa plume dans l’en­cre brune pour accuser la Garde des Sceaux, d’avoir com­mis une «bassesse poli­tique» en réagis­sant con­tre l’ignominie avec la dig­nité et la hau­teur de vue qui a pour­tant ému des mil­lions de Français. Minute, qui eut pour rédac­teur en chef un cer­tain Patrick Buis­son, a craché sa haine con­tre des mil­lions de Français, au-delà de Chris­tiane Taubi­ra, mais pour le chroniqueur du Figaro, la min­istre out­ragée, que des crim­inels du clavier voudraient exclure du genre humain, mèn­erait une bataille per­son­nelle», lhumanité.fr, 14 novem­bre 2013.

« Au fond Ivan Rioufol estime que les iné­gal­ités sont glob­ale­ment justes, qu’elles reposent d’abord sur le mérite et non sur la repro­duc­tion sociale et un sys­tème iné­gal­i­taire. Il défend les rich­es car c’est eux qui per­me­t­traient à la société de tourner […] Ivan Rioufol voudrait que la gauche soit de droite. Il com­mence des tonnes de phras­es par « la gauche devrait » faire ceci ou cela, c’est à dire men­er une poli­tique plus à droite », Clé­men­tine Autain, Nous avons rai­son d’espérer, 2015

Il l’a dit

« Le réac­tion­naire du XXIe siè­cle est un démoc­rate déçu et de plus en plus irrité, venu de la droite comme de la gauche. La pen­sée con­forme le croit irrécupérable et veut l’of­frir à Marine Le Pen. Le «néoréac» est, en réal­ité, en réso­nance avec la société civile qui a décidé de repren­dre son des­tin en main. Il peut être le socle poli­tique d’une future Union nationale. Il est le nou­veau mod­erne », De l’ur­gence d’être réac­tion­naire, 2012.

« Cette fois, le can­di­dat Sarkozy annonce vouloir abaiss­er le chiffre [d’im­mi­grés] à 100 000. C’est mieux, bien sûr. Mais la France a‑t-elle tou­jours besoin de ces peu­ples nou­veaux ayant pour voca­tion à faire souche à leur tour? Ne pour­rait-on enfin se pos­er sim­ple­ment la ques­tion, alors que le pays con­naît un chô­mage crois­sant, qu’il manque un mil­lion de loge­ments, que le sys­tème de pro­tec­tion sociale tombe en bottes, que l’école n’arrive plus à inté­gr­er la « diver­sité », que les com­mu­nau­tarismes ne cessent de s’étendre, que la cohé­sion nationale s’effrite, que des phénomènes de con­tre-coloni­sa­tion appa­rais­sent ? », « Bloc-notes », Le Figaro, 7 mars 2012.

« L’idéologie antiraciste est une plaie pour la démoc­ra­tie. Elle détourne les mots et les regards au prof­it de minorités pro­tégées qui ten­tent de sub­ver­tir la République avec l’appui de faiseurs d’opinion som­no­lents », « Bloc-notes », Le Figaro, 8 févri­er 2012.

« Le phénomène le plus spec­tac­u­laire et le plus occulté est celui que l’écrivain Renaud Camus nomme Le Grand Rem­place­ment (Édi­tions David Rein­harc) ; c’est-à-dire les sub­sti­tu­tions de pop­u­la­tion qui s’opèrent, avec la stupé­fi­ante abdi­ca­tion de tous, dans cer­taines villes et cer­tains ter­ri­toires et qui tour­nent le dos au proces­sus d’assimilation con­sti­tu­tif de l’unité nationale » « Bloc-notes », Le Figaro, 3 févri­er 2012.

« Au lende­main de l’effondrement des Tours jumelles de New York, Ben Laden avait été applau­di dans des cités français­es. Dix ans plus tard, le ter­ror­iste fon­da­men­tal­iste a été tué. C’est le nom de Nico­las Sarkozy qui est salué en Libye. Le change­ment poli­tique est con­sid­érable. La France n’a pas com­mis là-bas les erreurs des États-Unis en Irak. Mais le résul­tat est iden­tique : un despote, Kad­hafi, est tombé par la force bru­tale d’une coali­tion mil­i­taire occi­den­tale, au nom des Droits de l’homme portés par l’Europe », « Bloc-notes », Le Figaro, 7 sep­tem­bre 2011.

« La France des droits de l’homme a renoué avec sa voca­tion et gag­né une guerre con­tre l’obscurantisme. Cette vic­toire est celle d’un réveil des con­sciences. À quand, d’autres sur­sauts ?

La volte-face sur Kad­hafi, qui en 2007 avait eu droit à l’invitation de Sarkozy, alors indif­férent au pro­fil loufoque et détestable du Guide, démon­tre qu’un chef de l’État peut trou­ver un béné­fice rapi­de à pra­ti­quer le vire­ment de bord, si ce change­ment de cap répond à d’évidentes bru­tal­ités, injus­tices, et, en l’occurrence, au rejet des dic­tatures par la rue arabe », « Bloc-notes », Le Figaro, 26 août 2011.

« Mais Dieudon­né est surtout le révéla­teur, à tra­vers son pub­lic, de la nou­velle haine anti-juive et anti-blanche que les antiracistes, qui s’indignent aujourd’hui, ont lais­sé prospér­er au cœur des intouch­ables cités d’immigration. Ce désas­tre est le leur. Il est à regarder en face et non pas à dis­simuler sous le tapis », Blog Le Figaro, 6 jan­vi­er 2014.

« Selon moi, Macron n’a pas apporté une révo­lu­tion telle qu’il le pré­tend. Au con­traire, il nous fait vivre un grand bond en arrière. Il fait revivre ce que les Français croy­aient pou­voir rejeter.
Les Français pen­saient avoir com­pris que Macron avait analysé la frac­ture entre les élites et le peu­ple. Mal­heureuse­ment, on se rend compte, au con­traire, que Macron a redy­namisé le pou­voir des élites en canal­isant la société civile qu’il avait appelée à la rescousse pour en faire un par­ti godil­lot.
», Boule­vard Voltaire, 21/12/2017

« Macron achève le sys­tème. C’est un acci­dent de l’Histoire dans la mesure où sa venue a sur­pris tout le monde. Il y a encore un an, per­son­ne ne le voy­ait arriv­er à ce point de son par­cours poli­tique.
Il a béné­fi­cié d’un effon­drement des par­tis qui étaient des par­tis ver­moulus. Il n’a suf­fi qu’à don­ner un coup d’épaule pour qu’ils s’effondrent. Il a égale­ment béné­fi­cié de cette coali­tion des affaires con­tre François Fil­lon dans la dernière ligne droite.
[…] Il est le pro­duit d’un monde finis­sant », ibid.

« Il y a beau­coup d’impostures dans ses pos­tures. Il fait croire qu’il est ce Nou­veau Monde.
Pour l’instant, tout démon­tre qu’il n’a fait que repro­duire la vieille tech­nocratie, le monde des experts, le monde des financiers, le monde de Bercy. Tout ce monde-là a repris les com­man­des.
Au con­traire, François Fil­lon avait demandé le courage de la vérité. On peut donc se deman­der si son évic­tion n’était pas due au fait qu’il se soit peut-être approché de trop près du sujet brûlant de la dénon­ci­a­tion de cette mas­ca­rade et ces grands men­songes qui font croire qu’on peut faire une démoc­ra­tie sans le peu­ple
», ibid.

« La poli­tique de Barack Oba­ma a con­duit à l’éviction de Hillary Clin­ton et à l’élection de son exact con­traire Don­ald Trump. Je fais le pari que si Macron pour­suit dans cette voie du poli­tique­ment cor­rect qu’il a réha­bil­ité à l’image de ce qu’était Barack Oba­ma, il va accélér­er les proces­sus de rejet de ce monde faux et de cet estab­lish­ment que Don­ald Trump a réus­si à pul­véris­er mal­gré tous ses défauts », ibid.

« Son essouf­fle­ment est pro­gram­mé. Il a fait l’impasse sur de grandes ques­tions qui se posent dès à présent. Com­ment répon­dre à une immi­gra­tion de peu­ple­ment ? Com­ment répon­dre à un islam rad­i­cal et colonisa­teur ? Com­ment répon­dre à une frac­tura­tion de la société ? Com­ment répon­dre au ter­ror­isme ? Nous ne pou­vons pas répon­dre à toutes ces ques­tions sim­ple­ment par l’économie.
Toute sa cam­pagne a été con­stru­ite sur le rejet des pop­ulismes et sur le rejet d’un dis­cours qui, pré­cisé­ment, alerte sur ces grandes ques­tions socié­tales.
[…]. Par con­séquent, soit Macron est obligé de se dédire, et dans ce cas il va fal­loir qu’il fasse un grand tra­vail de retour sur lui-même, soit il con­tin­ue dans un aveu­gle­ment et dans une sorte d’idéologie « béni-oui-ouiste » qui l’empêchera d’apporter les répons­es qu’attendent les Français ».

« Des « jour­nal­istes » jugeant mes pro­pos intolérables [au sujet du tur­ban de Men­nel sur Cnews le 9/2/2018] ont immé­di­ate­ment lancé des deman­des de dénon­ci­a­tion au CSA. Mes pro­pos ne met­tent pas du tout en cause les musul­mans comme on voulait me le faire enten­dre, mais met­taient en cause une idéolo­gie total­i­taire. Ceci est devenu quelque chose d’indicible pour beau­coup de ces musul­mans-là. Le prob­lème est venu de cette déla­tion lancée par des jour­nal­istes. Elle a été retwit­tée, et donc soutenue par Jean-Michel Aphatie lui-même. En ter­mes de con­fra­ter­nité, c’est assez peu glo­rieux. Cela mon­tre la per­méa­bil­ité d’un cer­tain monde médi­a­tique vis-à-vis de cet islam rad­i­cal », Boule­vard Voltaire, 13/02/2018.

« Mar­i­on Maréchal-Le Pen […] est quand même dans un argu­men­taire qui rompt avec l’amateurisme de Jean-Marie Le Pen et même sa fille, qui a lais­sé tomber toutes les fon­da­tions intel­lectuelles. Mar­i­on con­stru­it de façon intel­li­gente et de tout à fait rationnelle, pas à pas quelque chose qui me fait d’ailleurs penser un peu à la manière dont Emmanuel Macron avait con­stru­it égale­ment très en détail son mou­ve­ment En Marche ! Je vois là une machine de guerre », Boule­vard Voltaire, 02/03/2018.

« Réca­pit­u­lons : Don­ald Trump est la vul­gar­ité incar­née. Vik­tor Orban men­ace la démoc­ra­tie. Le pre­mier entache les États-Unis de ses com­porte­ments grossiers. Le sec­ond vio­le, en Hon­grie, l’indépendance de la jus­tice et la lib­erté de la presse. Ce tableau est brossé, en France, par la Macronie et ses médias. Pour­tant, c’est le chef de l’État qui a longtemps fait obsta­cle à la nom­i­na­tion du nou­veau pro­cureur de Paris : trois can­di­dats à la suc­ces­sion de François Molins, pro­posés par la Chan­cel­lerie, ont d’abord été reto­qués par l’Élysée en dépit des usages. Le Par­quet nation­al financier, qui a son­né l’hallali con­tre François Fil­lon en 2017, a tou­jours ses liens avec l’exécutif. Quant à la min­istre de la Cul­ture, Françoise Nyssen, elle a assigné à l’audiovisuel pub­lic la mis­sion de “chang­er les men­tal­ités sur le ter­rain” et de “devenir le miroir de nos dif­férences “. France Cul­ture vient d’ailleurs de remerci­er l’impertinent Michel Onfray. Le gou­verne­ment rêve aus­si de met­tre l’Internet, refuge des dis­si­dents, sous sur­veil­lance… Bref, Emmanuel Macron reproche à Orban ce qu’il pra­tique », sur son blog, 04/10/2018.

« Macron aime-t-il la France? Oui, Macron aime la France. Mais cru­elle­ment. Il l’humilie quand il la presse d’être une autre. Sa détes­ta­tion des effu­sions nationales dit tout. Le dégoût que lui inspire le Hon­grois Vik­tor Orban révèle ce qu’il exècre: la défense des ter­ri­toires frag­ilisés par l’immigration mas­sive, la pro­tec­tion des nations dans leurs racines chré­ti­ennes, la val­ori­sa­tion des citoyens oubliés », Gaullisme.fr, 19/10/2018.

« Les «gilets jaunes» ne se lais­seront pas chas­s­er, telles des mouch­es, par les incom­mod­és. […] depuis same­di, l’his­toire s’écrit par une France majori­taire­ment raisonnable, débrouil­larde, imper­ti­nente. Elle a de la suite dans les idées: elle veut rede­venir maîtresse de son des­tin. Mal­gré l’a­ma­teurisme des Oubliés, leur pre­mier bilan est posi­tif: le monde poli­tique est ébran­lé par cette dynamique », Le Figaro Vox, 22/11/2018.

Crédit pho­to : besoindair via Flickr (cc)

L'Ojim fait sa rentrée

Bonjour à tous, après quelques semaines de vacances au cours desquelles nous avons sélectionné les meilleurs articles du premier semestre, nous reprenons le cours normal de nos parutions. Bonne rentrée pour certains d'entre vous, bonne fin de vacances pour les autres et bonne lecture pour tous.

Les réseaux Soros
et la "société ouverte" :
un dossier exclusif

Tout le monde parle des réseaux de George Soros, cet influent Américain d’origine hongroise qui consacre chaque année un milliard de dollars pour étendre la mondialisation libérale libertaire.

En effet, derrière un discours "philanthropique" se cache une entreprise à l'agenda et aux objectifs politiques bien précis. Mais quelle est l’étendue de ce réseau ?

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