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Jean-Pierre Elkabbach

La fascination du pouvoir

« Nom­breux sont les témoignages qui le décrivent fasciné par le pou­voir et les “puis­sants”, courant dans leur sil­lage, leur arrachant des inter­views, des ren­con­tres, des entre­vues, se grisant de cette prox­im­ité avec “ceux qui font le monde” » Vin­cent Quivy, Pro­fes­sion : Elk­a­b­bach, édi­tion du Moment, 2009

Atteint d’une « sorte de maladie » selon son biographe, Jean-Pierre Elkabbach cultive une particularité dans le monde du journalisme : il n’écrit pas, ou très peu. C’est assez rare pour un journaliste mais cela ne l’a nullement empêché de mener la carrière que l’on sait. C’est qu’à défaut de manier la plume, cette figure indéboulonnable de la radio et de la télévision, née à Oran en 1937, maîtrise parfaitement l’art du courtisan, ce qui lui a rendu bien des services et lui aura assuré cette carrière impressionnante de plus de 50 ans. Il est ainsi l’un des derniers dinosaures du journalisme français.

Sarkozyste con­va­in­cu pour les uns, oppor­tuniste proche de tous les pou­voirs pour les autres, Jean-Pierre Elk­a­b­bach ne laisse pas indif­férent. Sorte de Tal­leyrand du jour­nal­isme, la prox­im­ité avec le pou­voir et les puis­sants le fascine au point que la déon­tolo­gie demeure trop sou­vent rangée au fond d’un tiroir, comme une vieille promesse bien vite rat­trapée par l’ambition.

Issu d’une famille juive algéri­enne, il a vu son enfance mar­quée par la mort de son père, négo­ciant en import-export et vice-prési­dent de l’Olympique de Mar­seille, alors qu’il lisait une prière à la syn­a­gogue d’Oran. Selon la légende, il lui aurait alors juré de « ren­dre un jour son nom célèbre ».

Études

Il obtient son bac­calau­réat au lycée Lam­or­i­cière d’Oran avant de par­tir pour Paris. Dans la cap­i­tale, il fait des études à l’Institut français de presse, à la fac­ulté des let­tres de l’Université de Paris ain­si qu’à l’Institut d’études poli­tiques (IEP) de Paris. En par­al­lèle, il suit des cours de théâtre, sa grande pas­sion.

Parcours

En 1960, Jean-Pierre Elk­a­b­bach effectue un stage à Radio Alger après avoir fait preuve d’initiative auprès du directeur de l’antenne lors de ses vacances dans le pays. Mais dès 1961, il est arrêté par les para­chutistes français lors du putsch d’Alger, ces derniers lui reprochant d’être un « traitre à l’Algérie française », Pied-noir qui plus est. Il retourne alors en France et se voit nom­mer à l’ORTF.

Après les événe­ments de mai 68, aux­quels il a pris part en faisant grève, il est mis au plac­ard, muté à Toulouse, puis envoyé comme cor­re­spond à Bonn (Alle­magne). Cela ne l’empêche pas, dès 1970, d’accéder à la présen­ta­tion du jour­nal télévisé de la pre­mière chaîne. Deux ans plus tard, il passe, au même poste, sur la deux­ième chaîne et présente égale­ment le mag­a­zine « Actuel 2 ».

En 1974, il rejoint France Inter et présente la tranche info de la mi-journée. L’année suiv­ante, il est nom­mé rédac­teur en chef de la sta­tion, puis rédac­teur en chef à la direc­tion de l’information de Radio France. En 1977, il devient égale­ment directeur de l’information d’Antenne 2. Fait mar­quant : en octo­bre 1979, il écarte Claude Séril­lon de la revue de presse pour avoir traité de l’affaire des Dia­mants de Bokas­sa.

Entre 1977 et 1981, il ani­me sur la chaîne publique plusieurs émis­sions dont « Cartes sur tables ».

En 1981, suite à l’élection de François Mit­ter­rand à la prési­dence de la République, il est écarté de l’antenne car jugé trop proche de l’ancienne majorité. Il rejoint alors Europe 1 où il ani­me, jusqu’en 1987, l’émission « Décou­vertes ». Il est ensuite nom­mé directeur d’antenne et se voit pro­pos­er la présen­ta­tion du « 8h-9h ».

L’année suiv­ante, il est nom­mé directeur général adjoint. En novem­bre 1990, tout en con­ser­vant ses fonc­tions sur Europe 1, il devient le con­seiller du prési­dent et du directeur général de La Cinq, Yves Sabouret. En 1991, sur La Cinq, il ani­me « Pile ou face » et « Dimanche, 20h10, Elk­a­b­bach ».

En 1992 il présente « Repères » sur France 3 jusqu’en 1993. Entre avril 1993 et juin 1994, il s’entretient avec François Mit­ter­rand pour le doc­u­men­taire « François Mit­ter­rand : con­ver­sa­tions avec un Prési­dent » (dif­fusé après sa mort). En décem­bre 1993, il est élu prési­dent de France 2 et France 3 (qui devi­en­nent alors France Télévi­sions).

Il quitte ses fonc­tions en 1996 après la polémique con­cer­nant les con­trats juteux qu’il con­sen­tait à cer­tains ani­ma­teurs (comme Jean-Luc Delarue). Il retourne alors sur Europe 1 et ani­me « L’invité du matin » et « Le club de la presse ».

« Bibliothèque Médicis », émission littéraire qu'il anime toujours aujourd'hui

« Bib­lio­thèque Médi­cis », émis­sion lit­téraire qu’il ani­me tou­jours aujourd’hui

Par­al­lèle­ment, il est nom­mé prési­dent de Pub­lic Sénat en décem­bre 1999. Il fera trois man­dats (décem­bre 1999-avril 2009) et présen­tera « Bib­lio­thèque Médi­cis », émis­sion lit­téraire qu’il ani­me tou­jours aujourd’hui.

En juil­let 2000, il est nom­mé con­seiller spé­cial pour la stratégie des médias du groupe Lagardère (qui pos­sède Europe 1). En avril 2005, il passe directeur général de l’antenne d’Europe 1 et admin­is­tra­teur de Lagardère Active Broad­cast, tout en con­ser­vant son émis­sion mati­nale. En 2005, Lagardère le nomme prési­dent d’Europe 1. Divers­es polémiques ont alors entaché sa prési­dence (voir plus bas).

Très vite tombé en dis­grâce, il est rem­placé à la prési­dence d’Europe 1 par Alexan­dre Bom­pard mais con­serve tou­jours son émis­sion mati­nale. Il sera ensuite nom­mé, en guise de com­pen­sa­tion, à la tête de Lagardère News, une struc­ture rassem­blant les médias d’information du groupe.

Faits notoires

Lorsqu’il était à la tête d’Europe 1, plusieurs polémiques ont éclaté au sein de la rédac­tion. Dès 2006, celle-ci lui reproche d’avoir demandé à Nico­las Sarkozy, alors min­istre de l’Intérieur, son avis avant de choisir le nou­veau chef du ser­vice poli­tique de la sta­tion. Lors de la cam­pagne prési­den­tielle de 2007, il est accusé de « rouler » pour le can­di­dat Sarkozy. En mai 2008, il annonce par erreur la mort de Pas­cal Sevran. Pour sa défense, il plaide une « erreur col­lec­tive » mais face à la fronde de la rédac­tion, il devra recon­naître devant le CSA une faute indi­vidu­elle.

Le 28 jan­vi­er 2007, à quelques semaines de l’élection prési­den­tielle, il reçoit Jean-Louis Bian­co, proche de Ségolène Roy­al, sur l’antenne d’Europe 1. Alors que M. Bian­co s’emporte con­tre Franck Tapiro, con­seiller en com­mu­ni­ca­tion de Nico­las Sarkozy soupçon­né d’être à l’origine de la récupéra­tion poli­tique de Jean Jau­rès par le can­di­dat UMP, Jean-Pierre Elk­a­b­bach rétorque : « Non, ce n’est pas notre inspi­ra­teur. » Lap­sus ô com­bi­en révéla­teur d’une prox­im­ité des plus nettes avec le can­di­dat Sarkozy… « Mais pourquoi vous dites “notre” inspi­ra­teur ? Vous n’êtes pas de l’UMP, Jean-Pierre Elk­a­b­bach ! », lui fait immé­di­ate­ment remar­quer Jean-Louis Bian­co.

Profession : Elkabbach, de Vincent Quivy

Pro­fes­sion : Elk­a­b­bach, de Vin­cent Quivy

En 2009, Vin­cent Quivy fait paraître le livre Pro­fes­sion : Elk­a­b­bach, por­trait à charge où le jour­nal­iste est présen­té comme « employé des poli­tiques » et « soumis au pou­voir ». Selon l’auteur, la longévité de Jean-Pierre Elk­a­b­bach dans les médias est due en grande par­tie à ses accoin­tances avec les dif­férents chefs d’État et gou­verne­ments. Pour lui, il n’est donc pas un sarkozyste con­va­in­cu, comme l’avancent cer­tains, mais un oppor­tuniste qui mange à tous les râte­liers. Vin­cent Quivy souligne égale­ment le car­ac­tère égo­cen­trique et tyran­nique d’un jour­nal­iste n’hésitant pas à hum­i­li­er ses col­lab­o­ra­teurs.

En juin 2012, Jérôme Impel­liziera, un con­seiller région­al PS, a saisi le CSA afin qu’il se penche sur le temps de parole des édi­to­ri­al­istes « proches de la droite ». En vue de la cam­pagne prési­den­tielle, celui-ci demandait la « compt­abil­i­sa­tion dans le temps de parole de l’UMP » de cer­tains jour­nal­istes dont il dres­sait la liste et par­mi lesquels fig­u­rait, en pre­mier lieu, Jean-Pierre Elk­a­b­bach.

Le 20 mars 2013, le jour­nal­iste reçoit, tout comme le juge Gen­til, Michaël Dar­mon et Olivi­er Schrameck, une let­tre de men­aces de mort accom­pa­g­née d’une balle suite à la mise en exa­m­en de Nico­las Sarkozy. Dans sa let­tre, le cor­beau inter­pelle Elk­a­b­bach et Europe 1, « radio rouge », en lui deman­dant : « le col­lec­tivisme serait-il dans vos gènes ? » ou encore « voulez-vous, à nou­veau que les gens vous désig­nent par sales youpins ? ».

En sep­tem­bre 2014, dans son livre Blessures, Paul Amar révèle l’existence d’un pacte secret entre Jean-Pierre Elk­a­b­bach et Nico­las Sarkozy au début des années 90. À l’époque, selon le jour­nal­iste qui se base sur des con­fi­dences de Sarkozy, Elk­a­b­bach aurait demandé à ce dernier, min­istre du bud­get, de le faire élire à la tête de France Télévi­sions. En échange, le présen­ta­teur lui aurait promis d’user de toute son influ­ence au sein du groupe pub­lic pour garan­tir à Édouard Bal­ladur un traite­ment favor­able lui per­me­t­tant d’être élu prési­dent de la République en 1995. « Elk­a­b­bach est venu me voir et m’a pro­posé la chose suiv­ante : ‘Fais-moi élire prési­dent de France Télévi­sions, je te fais élire Bal­ladur prési­dent’ », aurait déclaré l’ancien prési­dent avant d’ajouter : « Avec Elk­a­b­bach, on pou­vait s’entendre. »

Distinctions

En mai 2009, il est pro­mu offici­er de la Légion d’Honneur par Jacques Chirac, puis com­man­deur par le Pre­mier min­istre Manuel Valls sur un décret de François Hol­lande (juil­let 2014). Une récom­pense cri­tiquée par Libéra­tion, qui dans un court arti­cle écrira : « Elk­a­b­bach, car­pette d’honneur ».

En avril 2011, il nom­mé citoyen d’honneur de la ville d’Oran.

Ce qu’il gagne

Non ren­seigné

Il l’a dit

« Sur votre site il y a des déra­pages, il y a des hor­reurs qui sont dites, on a l’impression que vous avez ouvert la boite aux mon­stres et que dans les pré­fec­tures, l’extrême droite est en train de dénon­cer comme en 1940 les mau­vais Français, les étrangers » (à Éric Besson), Europe 1, 4 décem­bre 2009

« Ici c’est moi qui pose les ques­tions » (à Robert Ménard), Europe 1, 27 mars 2014

« Mr Du Plaa (PS), vous faites élire l’extrême droite, héri­tière de Vichy; c’est pas une offense à Jean Moulin ? », Europe 1, 27 mars 2014

« Les Nobels ont couron­né un artiste de la mémoire (Patrick Modi­ano) qui a su si bien évo­quer la nuit de l’occupation. C’est peut-être pour ça que vous ne l’avez pas lu ? Non, j’exagère, allez » (à Marine Le Pen), Europe 1, 12 octo­bre 2014.

« Bon­jour Marine Le Pen, vous n’avez pas honte ? » (de ne pas avoir par­ticipé à la man­i­fes­ta­tion pour Char­lie… dont elle était exclue), Europe 1, 12 jan­vi­er 2015

« Pourquoi vous n’êtes pas restée juive ? » (à Véronique Lévy, sœur de Bernard-Hen­ri Lévy, après sa con­ver­sion au catholi­cisme), LCP, 13 avril 2015

« Vous dites je suis dev­enue catholique parce que je suis juive. Mais est-ce que l’avenir d’un juif c’est de se con­ver­tir au Christ, est-ce que ça ne son­nerait pas comme la fin du peu­ple de Moïse ? » (ibid.) LCP, 13 avril 2015

« Mais il vaut mieux que pour les juifs leur des­tinée ne soit pas de se fon­dre dans des con­ver­sions qui les fassent dis­paraître pire que d’autre ont essayé de la faire » (ibid.) LCP, 13 avril 2015

Ils l’ont dit

« Jean-Pierre Elk­a­b­bach est une sorte de baron d’Empire ou de gen­til­homme enrichi dont le por­trait traduit la réus­site et l’ascension […] Jour­nal­iste ? Pas vrai­ment. Dis­ons plutôt homme de let­tres, à la manière dont au XIXe siè­cle, on désig­nait les gens de presse. Homme de let­tres ? Non, le mot ne con­vient pas non plus. Alors quoi ? […] Chef d’entreprise ? Dirigeant ? Homme de médias, d’images ou de pou­voir ? Peut-être une peu tout ça à la fois. Et c’est déjà une indi­ca­tion de sa per­son­nal­ité et de l’époque qu’il a tra­ver­sée : un mélange de fonc­tions et de genre, un ensem­ble fourre-tout qui ne se con­naît pas de bar­rières », Vin­cent Quivy, Pro­fes­sion : Elk­a­b­bach, févri­er 2009

« Si effec­tive­ment, son évic­tion de la prési­dence d’Europe 1 au print­emps 2008 mar­que la fin d’une époque et représente, incon­testable­ment, le cré­pus­cule d’une car­rière, Jean-Pierre Elk­a­b­bach n’est pas homme à pren­dre sa retraite pour aller cul­tiv­er son jardin », ibid.

« Ce qui le fait se lever le matin, c’est l’antenne, c’est ça son truc. Hon­nête­ment, on sen­tait bien que le boulot de pdg ne l’intéressait pas. Ce qui l’intéressait c’étaient les attrib­uts du pou­voir, l’apparence, le titre », Un ancien d’Europe 1 dans Pro­fes­sion : Elk­a­b­bach, févri­er 2009

« On a soupçon­né Jean-Pierre Elk­a­b­bach d’être sarkozyste. C’est injuste : il fut égale­ment gis­car­di­en, puis mit­ter­ran­diste… Pili­er du groupe Lagardère et des inter­views du matin sur Europe 1, Elk­a­b­bach a en effet cour­tisé tous les prési­dents afin d’en obtenir quelque récom­pense », Vin­cent Quivy, « Pro­fes­sion : Elk­a­b­bach », févri­er 2009.

« Dès le début, lors des pre­mières émis­sions que j’ai eues, notam­ment celle avec Jean-Pierre Elk­a­b­bach à la librairie Médi­cis qui a été par­ti­c­ulière­ment vio­lente, on m’a traité avec un mépris total en me dis­ant que je n’avais rien à faire dans cette cam­pagne », Corine Lep­age, Télé Loisirs, 14 mars 2012

« Regardez l’émission d’hier matin sur Europe 1. J’ai passé une heure et demi dans la rédac­tion, ça s’est très bien passé, bonne ambiance. Puis il y a eu l’interview de Jean-Pierre Elk­a­b­bach. Et dans cette inter­view, vous allez voir le mépris, la façon dont il me traite. Il dit que mes propo­si­tions sont impré­cis­es. Regardez les images. Tout son être respire le mépris », Eva Joly, RMC, 10 avril 2012

« Jean-Pierre Elk­a­b­bach porte une lourde respon­s­abil­ité dans l’émergence du Front nation­al. Jean-Pierre Elk­a­b­bach a été l’un des jour­nal­istes poli­tiques qui ont le plus invité Jean-Marie Le Pen dans les années 80. Deman­dez à la rédac­tion d’Europe 1, qui se sou­vient des éclats de rire enten­dus dans le bureau d’Elkabbach quand il rece­vait Le Pen », Paul Amar, « C à vous », France 5, 16 sep­tem­bre 2014.

« Elk­a­b­bach est venu me voir et m’a pro­posé la chose suiv­ante : ‘Fais-moi élire prési­dent de France Télévi­sions, je te fais élire Bal­ladur prési­dent’ », pro­pos prêtés à Nico­las Sarkozy par Paul Amar dans son livre Blessures (2014).

« Mon­sieur Elk­a­b­bach. Je suis la petite fille d’un patron pêcheur, dont le nom est inscrit sur le mon­u­ment aux morts de la Trinité-sur-mer, mort pour la France. Alors oui, votre “petite vanne” est pour moi une insulte », Marine Le Pen, Europe 1, 12 octo­bre 2014.

« Elk­a­b­bach, comme tant d’autres, est un jour­nal­iste de fréquen­ta­tion, mais autant que pos­si­ble de haute fréquen­ta­tion : celles de prési­dents de la République et d’une par­tie de leur entourage. Elk­a­b­bach pra­tique, si l’on veut, une forme de jour­nal­isme de prox­im­ité : la prox­im­ité du pou­voir », Hen­ri Maler, Acrimed, 16 juil­let 2012.

« Un homme qui pra­ti­querait le jour­nal­isme comme un funam­bule qui n’aurait pas le sens de l’équilibre », Simon Piel, Bakchich, 11 févri­er 2009

« Nom­breux sont les témoignages qui le décrivent fasciné par le pou­voir et les “puis­sants”, courant dans leur sil­lage, leur arrachant des inter­views, des ren­con­tres, des entre­vues, se grisant de cette prox­im­ité avec “ceux qui font le monde” », Vin­cent Quivy, Pro­fes­sion : Elk­a­b­bach, févri­er 2009

« Ce qui a pro­fondé­ment changé avec Sarkozy, c’est que Elk­a­b­bach a par­ticipé à son ascen­sion, à son éclo­sion, il l’a repéré et aidé. De sorte que les rap­ports ne sont plus du tout les mêmes qu’avec Chirac ou Mit­ter­rand » Un jour­nal­iste poli­tique cité dans Pro­fes­sion : Elk­a­b­bach févri­er 2009

« Elk­a­b­bach a tou­jours été à l’affût des “nou­veaux tal­ents” de la poli­tique, les gens dont il perçoit qu’ils ont un avenir et, plus prosaïque­ment, des per­son­nes qui aient le tal­ent et la car­rure pour être des “bons clients” de ses émis­sions poli­tiques », Un jour­nal­iste cité dans Pro­fes­sion : Elk­a­b­bach, févri­er 2009

« Sarkozy a tout com­pris de l’art de la com­mu­ni­ca­tion. Il sait ce qu’attend un type comme Elk­a­b­bach : une inter­view rapi­de, enlevé, avec du rythme et surtout des infos. Il faut tou­jours réserv­er une annonce, un petit scoop qui per­me­t­tra à l’interview d’Elkabbach d’être reprise ou évo­quée par les autres médias dans la journée. Tout le monde vous le dira : Elk­a­b­bach fonc­tionne “à la dépêche”. » Un jour­nal­iste d’Europe 1 cité dans Pro­fes­sion : Elk­a­b­bach, févri­er 2009

« Mit­ter­rand a été ému par le per­son­nage d’Elkabbach et sa dis­grâce, alors il a créé une sorte d’intimité. Il avait com­pris que la faille d’Elkabbach, c’était la cul­ture. Qu’est-ce qui frappe dans la car­rière d’Elkabbach ? C’est qu’il n’a jamais écrit, qua­si­ment. Une espèce de mal­adie ou je ne sais quoi l’empêche d’écrire. Il a fait toute sa car­rière en pra­ti­quant l’interview orale et en se faisant aider pour rédi­ger ses dis­cours et ses inter­ven­tions », Un jour­nal­iste poli­tique cité dans Pro­fes­sion : Elk­a­b­bach, févri­er 2009

Crédit pho­to : web­stern via Flickr (cc)

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