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Jean-Pierre Pernaut

Au service des régions

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 18/02/2015

« Les cul­tures régionales sont des richess­es infinies que le monde nous envie »

Il est le jour­nal­iste le plus détesté de la bobocratie médi­a­tique parisi­enne (Les Inrocks, Libéra­tion, etc…) mais son « Jour­nal de 13 heures » est le plus suivi du PAF (près de 7 mil­lions de per­son­nes quo­ti­di­en­nement). Pop­u­laire, héraut de la France des régions, fier de ses racines, Jean-Pierre Per­naut est né à Amiens en avril 1950 et a gran­di à prox­im­ité, à Que­vauvillers. Son père était indus­triel [ou ingénieur, suiv­ant les entre­tiens] et sa mère phar­ma­ci­enne (« Jean-Pierre Per­naut », Presse océan, 29/09/2013), son « grand-père fut con­seiller munic­i­pal » (« Il vient d’Amiens », L’Express, 01/06/2006) de la cap­i­tale de Picardie. Son frère aîné est médecin à Amiens (« Je suis fier d’être resté le jour­nal­iste provin­cial d’Amiens », Le Cour­ri­er picard, 19/02/2012). Remar­ié depuis 2007 avec la comé­di­enne Nathalie Mar­quay, anci­enne Miss France (1987). Il a eu 4 enfants de deux mariages dif­férents.

Il a été 3 fois cham­pi­on de France de hock­ey sur gazon.

Formation

Diplômé de l’École supérieure de jour­nal­isme de Lille en 1975, il fait son pre­mier stage en jour­nal­isme dans le quo­ti­di­en région­al Le Cour­ri­er picard.

Parcours professionnel

1972 : il entre à l’ORTF en tant que reporter et présen­ta­teur.

1975 : il devient respon­s­able et présen­ta­teur du 23h de TF1.

De 1978 à 1980 : il co-présente le jour­nal de 13h avec Yves Mourousi.

Févri­er 1988 à aujourd’hui : présen­ta­teur du Jour­nal de 13h. Selon les jour­nal­istes Raphaël Gar­ri­gos et Isabelle Roberts, auteurs du livre La bonne soupe. Com­ment le 13 heures de TF1 con­t­a­mine l’info : « Quand Bouygues prend les manettes de TF1 en 1987, il s’attaque à deux pro­grammes : Droit de réponse de Michel Polac, qui incar­nait la télé de 1981 et qu’il a dégom­mé au pre­mier pré­texte et le 13 heures de Mourousi. Le 20 heures, déjà à l’époque, était insti­tu­tion­nel, le 13 heures était beau­coup plus per­son­nel, con­stru­it autour de Mourousi et de son car­net d’adresse, tourné vers la cul­ture au sens large, bref “les pail­lettes” comme le dit dans La bonne soupe Pierre Wiehn, une des têtes pen­santes du 13 heures de Per­naut. Touch­er au 13 heures c’était sym­bol­ique, Mourousi était une vraie star, c’est quand même le type qui a posé ses fess­es sur le bureau de Mit­ter­rand ! Mourousi, c’était aus­si une équipe très soudée, et qui s’était élevée, au même titre que la rédac­tion de TF1, con­tre la pri­vati­sa­tion. Met­tre le 13 heures de TF1 au pas, c’était aus­si met­tre la rédac­tion au pas. Mourousi sem­blait indéboulonnable, s’attaquer à son 13 heures, pour l’équipe Bouygues c’était dire : nous l’intouchable, on peut y touch­er ; nous les jour­nal­istes, la rédac­tion, on peut y touch­er, il n’y a plus de tabou. À la place, l’équipe Bouygues a mis l’anti-Mourousi : Jean-Pierre Per­naut. C’est-à-dire un jour­nal­iste anti-star qui devait servir de passe-plat entre les reportages qui devaient être plus nom­breux et tournés vers les “vrais gens”. En des­ti­tu­ant Mourousi, TF1 a fait pass­er un mes­sage à l’intérieur et à l’extérieur de la chaîne : Le choix de Per­naut est à la fois idéologique – “c’est pas les jour­nal­istes qui font la loi sur TF1” — et indus­triel. » (premiere.fr)

Juil­let 1991 à juin 2010 : présen­ta­teur de l’émission « Com­bi­en ça coûte » sur TF1

Jan­vi­er 1992 : A la suite de l’entretien truqué du prési­dent cubain Fidel Cas­tro par le présen­ta­teur du « 20 heures » de TF1, Patrick Poivre d’Arvor, Per­naut signe une péti­tion lancée par la direc­tion de la chaîne con­tre « une for­mi­da­ble cam­pagne de dén­i­gre­ment con­tre cer­tains jour­nal­istes émi­nents de la chaîne. Cette cam­pagne relayée par cer­tains organes de presse écrite a notam­ment pris pour cible le présen­ta­teur du jour­nal de 20 heures, Patrick Poivre d’Arvor, qui est par la nature de sa fonc­tion l’une des fig­ures emblé­ma­tiques de TF1. Toute attaque con­tre lui atteint donc l’ensemble de l’équipe. Les respon­s­ables sous­signés assurent Patrick Poivre d’Arvor de leur sou­tien total et de leur sol­i­dar­ité active, ils con­tin­ueront à ses côtés d’assurer dans un cli­mat d’amitié leur mis­sion d’information au ser­vice des téléspec­ta­teurs. Ils expri­ment leur répro­ba­tion à l’égard de procès d’intentions poli­tiques, de méth­odes nauséabon­des et de com­porte­ment dou­teux util­isés à son encon­tre. Désor­mais les sig­nataires ne lais­seront rien pass­er sans réa­gir avec la plus grande vivac­ité dans l’intérêt même de notre pro­fes­sion », « La polémique sur l’entretien truqué avec Fidel Cas­tro, TF 1 prend la défense de Patrick Poivre d’Arvor », Le Monde, 28/01/1992

Directeur adjoint de l’Information et Admin­is­tra­teur du groupe TF1. Il siège au con­seil d’administration de TF1 en tant que représen­tant CFTC des cadres et des jour­nal­istes.

Cinq fois récom­pen­sé par un Sept d’or pour sa présen­ta­tion du Jour­nal de 13h. Il a égale­ment reçu en 1999, le prix Roland Dorgelès qui hon­ore les pro­fes­sion­nels de l’audiovisuel qui respectent le mieux la langue française.

Autres émissions :

« Aimer vivre en France » série d’émissions de reportage sur les régions.

« 2006 : les images qui ont mar­qué les Français » co-présen­té avec Car­ole Rousseau.

« Les 60 images qui ont mar­qué les Français » co-présen­té avec Car­ole Rousseau.

« Le Monde à l’envers » d’abord co-présen­té avec Églan­tine Éméyé puis avec Émi­lie Mazoy­er.

« Paroles de Français » : inter­view du Prési­dent de la République Nico­las Sarkozy par des Français de tous âges et de toutes con­di­tions, sur TF1. Pre­mière émis­sion le 25 jan­vi­er 2010, Nico­las Sarkozy inter­viewé par 11 Français ; deux­ième émis­sion le 10 févri­er 2011, inter­viewé par 9 Français.

« En direct de L’Élysée : face à la crise » le 27 octo­bre 2011, il inter­viewe, avec Yves Calvi, le prési­dent de la République Nico­las Sarkozy sur TF1 et France 2

Parcours militant

Selon Les Échos, ce « fils d’ingénieur fut un moment ten­té par la poli­tique, au point d’avoir fig­uré sur une liste munic­i­pale dans sa ville natale [Amiens] l’année [1983] où son invité de ce soir [Nico­las Sarkozy] se fai­sait élire maire de Neuil­ly. »

Admin­is­tra­teur, représen­tant du per­son­nel de TF1 depuis le 23 févri­er 1988. Il appar­tient à la Con­fédéra­tion française des tra­vailleurs chré­tiens (CFTC).

Ce qu’il gagne

En 2006, Jean-Pierre Per­naut et sa femme Nathalie Mar­quay ont gag­né 526 000 euros, lors de 50 procès inten­tés con­tre la presse « peo­ple », Les médi­acrates, enquête sur une pro­fes­sion au-dessus de tout soupçon de Jean Nouail­hac.

Publications

  • L’almanach des régions 2015, édi­tions Michel Lafon, 2014
  • L’almanach des régions 2014, édi­tions Michel Lafon, 2013
  • L’almanach des régions 2013, édi­tions Michel Lafon, 2012
  • L’almanach des régions 2012, édi­tions Michel Lafon, 2011
  • L’almanach des régions, édi­tions Michel Lafon, 2010
  • Com­bi­en ça coûte, édi­tions Albin Michel, 2009
  • La France en fêtes, édi­tions Michel Lafon, 2008
  • La France des saveurs, édi­tions Michel Lafon, 2007
  • Au cœur de nos régions, édi­tions Michel Lafon, 2006
  • Pour tout vous dire…, édi­tions Michel Lafon, 2006
  • Les Mag­nifiques Métiers de l’artisanat, tome 2, édi­tions Michel Lafon, 2005
  • Les Mag­nifiques Métiers de l’artisanat, tome 1, édi­tions Michel Lafon, 2004
  • Le meilleur des per­les des assur­ances, édi­tions Michel Lafon, 2000
  • L’Argent par les fenêtres, TF1 Édi­tions, 1998
  • Atten­tion arnaques, TF1 Édi­tions, 1996
  • Les 100 plus beaux pro­duits de France, TF1 Édi­tions, 1995
  • Les 100 meilleurs fro­mages de France, TF1 Édi­tions, 1995

Vidéos

  • Les jeux tra­di­tion­nels de nos régions, TF1 Édi­tions, 1994
  • Langues, dialectes et patois des pays de France, TF1 Édi­tions, 1994

Collaborations

Depuis 2012 : Coau­teur de la pièce de théâtre Piège à Matignon avec Nathalie Mar­quay-Per­naut et Jean-Claude Islert. Ce vaude­ville, joué depuis févri­er 2012, racon­te de manière humoris­tique l’impact des rumeurs propagées par inter­net sur la vie privée et publique d’un homme poli­tique.

2006 : Par­ticipe au XVIIIème trophée Andros avec son fils Olivi­er, pilote con­fir­mé. À cette occa­sion « l’office du tourisme du coin, sub­ven­tion­né à hau­teur de 450 000 euros annuels par Estrosi [alors Min­istre délégué à l’Aménagement du ter­ri­toire] et son con­seil général, en a déblo­qué 150 000 pour spon­soris­er la bag­nole de Per­naut et fils. Et 50 000 de plus pour divers­es pro­mos autour de ce parte­nar­i­at », « Jean-Pierre Per­naut com­bi­en ça coûte à Estrosi », Le Canard Enchaîné, 06/12/2006. Pour le con­seiller général du Par­ti Social­iste des Alpes-Mar­itimes, Marc Con­cas, « il est apparu que les 753 600 € attribués à AURON et ISOLA 2000 cou­vraient en réal­ité les 200 000 € dépen­sés pour les loisirs de la famille PERNAUT. (…) À 4 mois d’une échéance élec­torale majeure, j’étais par­ti­c­ulière­ment choqué de con­stater le curieux sens de la déon­tolo­gie de ce jour­nal­iste, qui par­ticipe à des ral­lyes aux frais du Con­seil Général des Alpes-Mar­itimes, présidé par un mem­bre du gou­verne­ment, et bras droit du can­di­dat de l’UMP à l’élection prési­den­tielle. Le com­porte­ment de Jean-Pierre Per­naut est d’autant plus con­damnable qu’il ani­me une émis­sion télévisée dénom­mée “COMBIEN ÇA COUTE” durant laque­lle il ne cesse de dénon­cer les dépens­es incon­sid­érées et la mau­vaise util­i­sa­tion des deniers publics… Il sem­ble ain­si le plus mal placé pour don­ner des leçons. » (source)

Il l’a dit

«Va te faire foutre.» Per­naut répon­dant (mes­sage sup­primé depuis) à un tweet d’internaute iro­nisant sur le traite­ment médi­a­tique des atten­tats de Char­lie Heb­do, 8 jan­vi­er 2015.

« Il ne fait pas bon être hos­tile au mariage homo­sex­uel. Un opposant qui man­i­fes­tait lors du pas­sage de François Hol­lande sur M6, dimanche soir, a été con­damné à deux mois de prison ferme. C’est une pre­mière en France. Et Frigide Bar­jot, vous savez leader de ce mou­ve­ment, est expul­sée du loge­ment de la ville de Paris qu’elle louait depuis une trentaine d’années. Tiens donc ! », Jour­nal de 13 heures, TF1, 20/06/2013

« Le 13 heures est le jour­nal des Français, qui s’adresse en pri­or­ité aux Français et qui donne de l’information en pri­or­ité française. Vous voulez des nou­velles sur le Venezuela ? Regardez la chaîne vénézueli­enne. Sur le Soudan ? Regardez les chaînes africaines. Le jour­nal de 13 heures de TF1, c’est le jour­nal des Français », « Jean-Pierre Per­naut, la voix pop­uliste», Téléra­ma, 09/12/1998

« J’ai l’état d’esprit d’un provin­cial, c’est pour cette rai­son qu’on m’a pro­posé de présen­ter le 13 heures. C’est un jour­nal com­plète­ment dif­férent du 20 heures, je peux me per­me­t­tre de sor­tir de l’institutionnel », « Taxé de pop­ulisme, Jean-Pierre Per­naut répond aux cri­tiques » videos.lexpress.fr, 20/03/2013

« Les cul­tures régionales sont des richess­es infinies que le monde nous envie », « On est au plus près des préoc­cu­pa­tions des gens », Direct­soir, 28/05/2009

« Dire que TF1 est à la botte du gou­verne­ment, c’est insul­ter les jour­nal­istes de la chaîne. Ça a ten­dance à m’énerver. Ce sont des gens nos­tal­giques d’un loin­tain passé où le pou­voir – qu’ils espèrent acquérir – maîtri­sait totale­ment la télévi­sion. Ce passé est mort, qu’ils se le met­tent dans la tête ! La télé aujourd’hui est libre et indépen­dante ! Quand on par­le de sujets sérieux avec ces hommes poli­tiques, on les entend peu. Ils préfèrent insul­ter des con­frères… », « Jean-Pierre Per­naut : “Je ne suis pas le porte-parole du gou­verne­ment”, nicematin.com, 23/11/2010

« Il faut savoir à qui l’on s’adresse. Nous, nous visons les habi­tants des petites villes et des vil­lages. Pour cette rai­son, nous éloignons le jour­nal de l’institutionnel. Quand un gou­verne­ment annonce une aug­men­ta­tion du min­i­mum vieil­lesse, nous n’allons pas inter­view­er le min­istre, mais les per­son­nes âgées. Notre ambi­tion : la prox­im­ité », « Le 13 h selon Jean-Pierre Per­naut », Pèlerin Mag­a­zine, n° 6355, 16/09/2004.

« Le 13 Heures est bien dans l’air du temps. A Paris on ne se rend pas compte de l’attachement des gens aux cul­tures régionales que l’on assim­i­le à du folk­lore alors que c’est pro­fond. Ça fait vingt ans que j’en par­le », « Per­naut : « Je suis dans l’air du temps », Le Parisien, 30/05/2008

« On voit leur joie immense hier soir et celle de leurs sup­port­ers (…) Et sachez que les Ital­iens, par souci de sol­i­dar­ité avec leurs com­pa­tri­otes, ont décidé de ne pas touch­er et de ne pas deman­der leur prime de match ! Il y a heureuse­ment des pays où les joueurs ont de l’éducation et du savoir-vivre. (…) Nos joueurs [équipe de France de foot­ball] à nous sont par­tis en vacances, ils doivent être fatigués, c’est vrai. Et nous toute la semaine, on va par­ler des métiers de l’été, ça leur don­nera des idées s’ils veu­lent chang­er de méti­er… marchands de glaces ou loueurs de mate­las par exem­ple », « Le jour­nal de 13 heures », TF1, 25/06/2012

« Est-ce à une admin­is­tra­tion (CSA) de dire à des jour­nal­istes ce qu’ils ont le « droit » ou pas de dif­fuser ou de pub­li­er », « Affaire Mer­ah: Jean-Pierre Per­naut très en colère con­tre le CSA », jeanmarcmorandini.com, 11/07/2012

« Une immi­gra­tion, vous le savez, liée à une délin­quance qui s’est beau­coup dévelop­pée ces dernières années », « Le jour­nal de 13 heures », TF1, 27/08/2010

« Quand on pense que l´essence est en France, à cause des tax­es, la plus chère de toute l´Europe, c´est inad­mis­si­ble ! L´automobiliste est vrai­ment la vache à lait de tous les gou­verne­ments suc­ces­sifs, de droite comme de gauche. Je ne sup­porte pas que les gen­darmes se cachent ni qu´on dis­simule les radars. Le tra­vail de préven­tion est très mal fait et les lim­i­ta­tions de vitesse ne sont pas adap­tées », « Jean-Pierre Per­naut : “Trop chère, l´essence !” », Le Parisien, 13/05/1998.

« Je sais que le jour­nal de 13 heures est regardé par un grand nom­bre de per­son­nes âgées et par une clien­tèle rurale, pré­cise-t-il. Je n’emploie donc jamais le mot province, mais celui de région. Et Paris n’est qu’une région de France. Pro­scrit, égale­ment, le terme de France pro­fonde », « L’art de la séduc­tion », Le Monde, 19/07/1990.

« Per­naut le revendi­quait, lun­di, pen­dant son jour­nal : il promeut “une infor­ma­tion proche de la vie quo­ti­di­enne”, une sorte de télé-miroir s’adressant à des gens nés quelque part. Avec eux, il pense que “tout homme qui ne se retourne pas sur ses racines est un homme per­du” », « Fidèle au poste. Dix ans de Per­naut et de “pays réel” », La Croix, 18/02/1998.

Sa nébuleuse

Bouygues/TF1 : Fils cadet de Fran­cis Bouygues et depuis 1989 le PDG du groupe Bouygues (BTP, énergie, immo­bili­er, routes, média et télé­com­mu­ni­ca­tions), pro­prié­taire du groupe TF1 après sa pri­vati­sa­tion en 1987. Il est le témoin du sec­ond mariage de Nico­las Sarkozy, ain­si que le par­rain de son fils Louis. Il a été invité à la réu­nion du Fouquet’s du 6 mai 2007, le soir de l’élection de Nico­las Sarkozy.

Nico­las Sarkozy : « Durant les mois qui ont précédé l’élection prési­den­tielle, Nico­las Sarkozy a béné­fi­cié de relais nom­breux dans les médias. La télévi­sion lui était acquise depuis longtemps grâce à des fidèles servi­teurs comme Patrick Poivre d’Arvor, Jean-Pierre Per­naut, Claire Chaz­al et François Bachy sur TF1 (chaîne de son ami Mar­tin Bouygues) et comme Arlette Chabot et Mick­ael Dar­mon sur France-2 », « Ces der­vich­es qui se font appel­er jour­nal­istes », bakchich.info, 14/05/2007. En octo­bre 2011, Jean-Pierre Per­naut et Yves Calvi ont inter­viewé Nico­las Sarkozy, alors prési­dent de la République pour évo­quer la crise finan­cière. Dans un tweet, le jour­nal­iste Jean-Jacques Bour­din avait dénon­cé : « il choisit les jour­nal­istes, son ami Lagardère pro­duit. A quel prix ? Inimag­in­able ailleurs ». En jan­vi­er 2010, Jean-Pierre Per­naut l’avait inter­rogé dans le cadre de l’émission « Paroles de Français » sur TF1. C’est dans le jour­nal de 13 heures que Car­la Bruni-Sarkozy annonce qua­si-offi­cielle­ment sa grossesse, « le 16 mai, (…) est invitée au jour­nal télévisé de 13 heures, sur TF1. Le présen­ta­teur, Jean-Pierre Per­nault [sic], con­tin­ue d’alimenter le feuil­leton en lui lançant un mys­térieux “je sais que vous détestez qu’on par­le de votre vie privée, mais j’ai envie sim­ple­ment de vous féliciter”. “Je vous félicite aus­si”, répond-elle », « Car­la Bruni, une grossesse dis­crète­ment médi­atisée », lemonde.fr, 19/10/2011

Ils ont dit

Le jour­nal­iste Pierre Car­les : « Je crois que la facil­ité aurait été de s’attaquer à Jean-Pierre Per­naut, claire­ment iden­ti­fié comme un sup­pôt du pou­voir, avec ses pris­es de posi­tion pri­maires con­tre les grévistes », Pla­que­tte de présen­ta­tion du film « Fin de con­ces­sion » de Pierre Car­les.

Bruno Roger-Petit : « Faut-il imput­er le temps de parole des jour­nal­istes de droite au compte de Sarkozy ? Con­venons que la ques­tion posée en titre est un brin provo­cante. Mais elle se pose après la lec­ture d’une liste parue dans “Libéra­tion”. C’est une longue liste : Jean-Pierre Elk­a­b­bach (Europe 1), Éti­enne Mougeotte (LCI, RTL), Éric Rev­el (LCI, RTL), Éric Brunet (RMC, BFMTV), Cather­ine Nay (Europe 1), Yvan Rioufol (RTL, i>Télé), Yves Thréard (i>Télé), Guil­laume Roquette (LCI, France Inter, France 2), Robert Ménard (Sud Radio, i>Télé) et Jean-Pierre Per­naut (TF1) », « Quand un élu UMP attaque Audrey Pul­var, un élu PS s’en prend aux jour­nal­istes de droite », leplus.nouvelobs.com, 30/03/2012

Bruce Tou­s­saint : « TF1 aurait mieux fait de garder PPDA et de vir­er ce type, parce que son tra­vail, c’est 90% de non-jour­nal­isme. Le 13 Heures est devenu une sorte de reflet de la France assoupie, idéal pour com­mencer la sieste. Que Per­naut soit de droite, con­ser­va­teur et réac’, ça ne me pose pas de prob­lème. Le souci, c’est qu’il exprime ses opin­ions dans le JT. Il ferait mieux de nous expli­quer pourquoi sa femme a les dents aus­si blanch­es », Tech­nikart, sep­tem­bre 2008

Raphaël Gar­ri­gos et Isabelle Roberts : « À la base, ce jour­nal [13 heures] était inspiré de ceux de New York One, la chaîne locale new-yorkaise, mais appliqué aux régions français­es : des reportages et peu de présen­ta­tion. Même s’il ne reçoit que très peu d’invités, le fait que le 13 heures de Per­naut soit anti élite, anti admin­is­tra­tion, est un for­mi­da­ble moyen (au sens quan­ti­tatif, pas qual­i­tatif) de faire pass­er n’importe quelle cam­pagne (hausse du car­bu­rant, sécu­rité routière, insécu­rité) au sens où il est sup­posé porter la vraie parole du peu­ple. Même si c’est totale­ment faux, puisque la soi-dis­ant parole du peu­ple passe par des micro-trot­toirs aux­quels on peut faire dire n’importe quoi. (…) Très folk­lo, le treize heures incar­ne bizarrement une ten­dance très mod­erne du traite­ment de l’info. Oui. Le jour­nal de Per­naut est un para­doxe. C’est un précurseur en matière d’info puisqu’avant LCI, il avait impul­sé le tout en images. C’est-à-dire tout le monde tout de suite, mais à sa dimen­sion : toutes les régions tout de suite. Le JT de Per­naut est arrivé à la con­jonc­tion de deux révo­lu­tions : une révo­lu­tion tech­nologique qui a per­mis de sor­tir les caméras de Paris, alors que la grande inno­va­tion du 13 heures de Mourousi avait été de sor­tir les caméras du stu­dio. Deux­ième révo­lu­tion : la chute des idéolo­gies avec notam­ment la chute du mur de Berlin en 1989, et le repli sur des valeurs con­ser­va­tri­ces. Per­naut est l’enfant mon­strueux de ces deux révo­lu­tions qui, con­traire­ment aux apparences, ne sont pas opposées », « La bonne soupe : com­ment le 13 heures de TF1 con­t­a­mine l’info », tele.premiere.fr, 18/09/2007

Raphaël Gar­ri­gos et Isabelle Roberts : « C’est cer­tain, le présen­ta­teur du 13 heures de la Une est une valeur sûre, aux manettes de son jour­nal depuis févri­er 1988, au lende­main de la pri­vati­sa­tion de TF1. Pas mod­erniste en dia­ble certes, avec son JT en sabots crot­tés révérant les belles régions, les métiers oubliés et la maouche ardé­choise cuis­inée comme grand-maman », « L’Elysée com­mande un Per­naut », Liberation.fr, 25/01/2010

Bruno Masure : « C’est la honte de la pro­fes­sion. Il est tout sauf un jour­nal­iste. Je donne par­fois des con­férences et j’explique que pour faire un vrai JT, il suf­fit de faire exacte­ment l’inverse de Per­naut et ça sera à peu près cor­rect. Il ne traite absol­u­ment pas l’info », « Bruno Masure : “Per­naut est la honte de la pro­fes­sion” », 7sur7.be, 21/10/2011

Michel Houelle­becq : « Le 13 heures de Per­naut est un lieu où l’on par­le des petits bon­heurs de la vie, où l’on mon­tre le monde tel qu’il devrait être, où l’on évoque des joies et des plaisirs du passé, comme si tout ce qui était mod­erne était dan­gereux. En réal­ité, le JT de Per­naut n’est pas un jour­nal d’informations, mais plutôt un mag­a­zine sur la France », « Jean-Pierre Per­naut, vingt-trois ans d’une cer­taine idée de l’info », rue89.com, 17/07/2011

« Entre un reportage sur les dan­gers de la tra­ver­sée de Saint-Denis-sur-Sarthon par la N12 et le por­trait d’un fab­ri­cant béar­nais de cloches à bre­bis, le diplômé de l’École de jour­nal­isme de Lille, qui débu­ta sur Picardie Actu­al­ités en cou­vrant une cat­a­stro­phe fer­rovi­aire, s’est tail­lé une répu­ta­tion de héraut de la France pro­fonde qui lui vaut d’être taxé de pou­jadisme rétro­grade par les beaux esprits parisiens », « Jean-Pierre Per­naut », Les Échos n° 20600, 25/01/2010

« Des infor­ma­tions qui auraient fait les gros titres du 20 heures juste avant l’élection dis­parurent totale­ment des écrans. Par exem­ple, en 2002, à la veille du pre­mier tour de la prési­den­tielle, TF1 et France 2 firent leurs choux gras de l’histoire d’un sep­tu­agé­naire roué de coups, selon les ter­mes du présen­ta­teur Jean-Pierre Per­naut, par “deux voy­ous qui ten­taient de lui dérober de l’argent”. La vic­time apparut devant les caméras le vis­age tumé­fié et la voix trem­blante. L’effet s’avéra sai­sis­sant. Quelques mois plus tard, ce drame se répé­ta lorsqu’un retraité vul­nérable fut tabassé à mort par des jeunes à la dérive. L’histoire ne fit même pas une brève ; ni France 2, ni TF1 ne l’évoquèrent ! Autres temps, autres mœurs. Cela ne veut pas dire, toute­fois, que TF1 ou France 2 aient active­ment cher­ché, en 2002, à manip­uler le vote des électeurs ou à mod­i­fi­er le cours du débat démoc­ra­tique. Il est prob­a­ble, comme le sug­gèrent Hélène Riss­er ou Lau­rent Jof­frin, que ces deux chaînes se soient juste emparées, par intérêt com­mer­cial, d’un thème sécu­ri­taire for­cé­ment por­teur car situé au cen­tre du débat poli­tique. Une fois Lionel Jospin élim­iné du jeu, ce thème ces­sa d’être un enjeu de cam­pagne et donc, un sujet per­ti­nent pour la télévi­sion », Michel Desmur­get, TV lobot­o­mie la vérité sci­en­tifique sur les effets de la télévi­sion.

« TF1 envoie son présen­ta­teur vedette recruter dans les lycées. Mais, à Orléans, les profs l’ont ren­voyé à la niche. Début novem­bre, la fon­da­tion TF1 sol­licite le lycée Jean-Zay à Orléans pour y organ­is­er une “journée de prox­im­ité”. Refus. Quelques jours plus tard, elle récidive avec le lycée Franklin, le pri­ant d’accorder l’hospitalité à son directeur du savon à barbe, Jean-Pierre Per­naut. Afin de “créer du lien avec le pub­lic” et de pro­mou­voir les bonnes œuvres de Bouygues, soucieux de “mieux inté­gr­er sociale­ment des jeunes issus de zones sen­si­bles” (…) Mais les enseignants se cabrent. Ils font savoir à Per­naut que ses “accoin­tances avec l’actuel gou­verne­ment qui sup­prime des postes dans l’Éducation nationale”, ne le qual­i­fient guère “pour par­ler de l’intégration des jeunes vivant dans les zones sen­si­bles” », « Per­naut tombe sur un os », Les nou­veaux chiens de garde, jour­nal de présen­ta­tion du film.

« Évidem­ment, le pire fait frémir. Com­ment des jour­nal­istes ont-ils pu inven­ter un per­son­nage sus­cep­ti­ble de témoign­er dans leur reportage ? Com­ment ont-ils pu, en toute con­nais­sance de cause, aller chercher ce per­son­nage par­mi les émet­teurs de l’information ? Com­ment ont-ils assumé de lui écrire un texte ou accep­té de gob­er celui qu’il pro­po­sait ? Com­ment ont-ils osé dif­fuser leur com­bine sur la chaîne de télévi­sion française la plus regardée ? Tout cela s’est pour­tant pro­duit et est passé, le 23 juin 2011, dans le JT de 13 heures de TF1 : la fausse mère de famille qui expri­mait son désar­roi à pro­pos d’absentéisme sco­laire était l’attachée de presse du prési­dent du Con­seil général des Alpes Mar­itimes. A cette hau­teur, il ne s’agit plus de manque de con­science, c’est de l’inconséquence totale. Qua­tre jours plus tard après la dif­fu­sion de ce sujet bidon­né, Jean-Pierre Per­naut a été chargé de s’excuser à l’antenne, au nom de la mai­son », Le tien du mien. Regards sur les con­flits d’intérêts dans l’information, Bertrand Ver­fail­lie.

« Il paraît qu’à TF1, ils sont nom­breux à louch­er sur les audi­ences de Jean-Pierre Per­naut. Ils envient sa main basse sur l’Audimat au jour­nal de 13 heures, sa tenue de route, mâchoires ser­rées, comp­toir ouvert. Cha­cun aimerait, comme lui, être le gourou des glaiseux. En regar­dant les courbes, beau­coup rêvent de sa Mar­i­anne trouil­larde et for­matée, ne l’appelez plus jamais France, et qui, les mains dans l’eau de vais­selle, demande à Mil­lon sur un air de Sar­dou: “Miroir, dis-moi que je suis la plus rus­tique ! Que j’ai pas changé ! Bien d’chez moi, et que ma peau mil­lé­naire reste blanche !” Depuis quelque temps déjà, le jour­nal de 20 heures de la chaîne, qu’il soit de Poivre, Chaz­al ou Nar­cy, a lui-même ten­dance à se “per­nautis­er”: on s’y crotte volon­tiers les yeux dans des sil­lons provin­ci­aux que n’abreuve aucun sang impur », « Après coup. Per­nauti­sa­tion », Libéra­tion, 30/10/1998.

« Jean-Pierre Per­naut est le seul présen­ta­teur en France à ne pas utilis­er de “télépromp­teur” il con­sulte de temps en temps ses notes et ne fixe ain­si pas en per­ma­nence la caméra …il impro­vise beau­coup ses lance­ments », (lien)

Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo Lab’TV via Youtube

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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