Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Olivier Berruyer

27 avril 2020

Temps de lecture : 10 minutes
Accueil | Portraits | Olivier Berruyer

Olivier Berruyer

Un économiste à la réinformation

Est-il possible de proposer une information alternative crédible, documentée et rigoureuse ? Doit-elle nécessairement tomber dans l’écueil consistant à accentuer les travers du système médiatique dominant en se donnant les attributs très vagues de « l’indépendance » ou de la « citoyenneté », autrement dit faire preuve de cet excès de vertuisme que dénonçait Philippe Muray ? Réinformer ne consiste pas nécessairement à se montrer plus royaliste que le roi, en changeant simplement la forme mais en préservant le fond, exacerbé et fanatisé de manière à se réclamer de la transgression et de l’iconoclasme. Il semblerait qu’Olivier Berruyer, économiste de formation, actuaire de profession, ait fondamentalement intégré cette donnée à son travail de réinformation : honnête et sans concessions.

Fam­i­li­er de cer­tains plateaux télévisés, comme ceux de BFM Busi­ness, de l’émis­sion « Ce soir (ou jamais !) » de Frédéric Tad­déï, ou de France 24, il est surtout le rédac­teur en chef, depuis son lance­ment en 2010, du blog Les-Crises.fr qui décor­tique l’ac­tu­al­ité économique, et offre à com­pren­dre les crises ban­caires, moné­taires et insti­tu­tion­nelles. On y retrou­ve une ligne idéologique et économique proche de celle de Jacques Sapir, c’est-à-dire sou­verain­iste, euroscep­tique, et cri­tique à l’en­con­tre de l’ul­tra­l­ibéral­isme et de la finan­cia­ri­sa­tion de l’économie.

Mais depuis les soubre­sauts de la crise en Ukraine (Euro­maï­dan ren­verse le prési­dent en novem­bre 2013, rat­tache­ment de la Crimée à la Russie en mars 2014), c’est sur le ter­rain géopoli­tique qu’O­livi­er Berruy­er entend don­ner un autre son de cloche que celui que l’on entend habituelle­ment dans les médias français, car­ac­térisé par une hos­til­ité de principe à la Russie. Cette prise de posi­tion qua­si-unanime des médias a con­duit a cer­tains jour­nal­istes à dis­tiller, sans ver­gogne, un nom­bre sidérant de men­songes, de con­tre-vérités ou d’analy­ses biaisées visant à faire des « révoltés » ukrainiens des mar­tyrs de la con­struc­tion européenne, sac­ri­fiés sur l’au­tel de l’im­péri­al­isme russe tout droit échap­pé du XIXème siè­cle. Le tout au détri­ment d’une analyse géopoli­tique que l’on serait en droit de souhaiter plus dis­tan­ciée et surtout plus équilibrée.

Le blogueur s’est donc attaché à décon­stru­ire la nar­ra­tion offi­cielle forgée par les médias dom­i­nants, par le biais d’un tra­vail con­sid­érable, qu’il est pos­si­ble de con­sul­ter ici. Olivi­er Berruy­er a mis en lumière une quan­tité impres­sion­nante de manip­u­la­tions et de bidon­nages, mais aus­si des vrais men­songes, qui pour la plu­part, une fois dénon­cés, ont été immé­di­ate­ment recou­verts d’une chape de silence. Ecumant les médias russ­es, améri­cains, anglais, alle­mands et ukrainiens, il fait ce que devraient faire tous les jour­nal­istes, de l’in­for­ma­tion recoupée.

Son « dossier » sur l’Ukraine est donc très vite devenu une source indis­pens­able pour de nom­breux inter­nautes cher­chant à com­pren­dre de manière glob­ale et la plus objec­tive pos­si­ble les événe­ments sec­ouant l’Ukraine depuis main­tenant un an. Tra­vail salu­taire de réin­for­ma­tion qui, une fois n’est pas cou­tume, ne provient pas d’un indi­vidu dis­posant de la carte de presse.

Formation

Olivi­er Berruy­er est diplômé de l’In­sti­tut de sci­ence finan­cière et d’as­sur­ances, et de l’EM Lyon Busi­ness School.

Parcours professionnel

Actu­aire de pro­fes­sion (« spé­cial­iste de l’application du cal­cul des prob­a­bil­ités et de la sta­tis­tique aux ques­tions d’assurance, de finance et de prévoy­ance sociale » selon Wikipé­dia), Olivi­er Berruy­er siège au con­seil d’ad­min­is­tra­tion de l’In­sti­tut des actu­aires. Il a par ailleurs été l’in­vité réguli­er de nom­breux médias. Par­mi eux, BFM Busi­ness, France 3, Radio Ici & Main­tenant, ou encore France 24. En tant que jour­nal­iste ama­teur, il est le créa­teur du blog Les-Crises.fr, lancé en octo­bre 2010. Selon le site de classe­ment de la fréquen­ta­tion des blogs, Teads Labs, Les-Crises.fr est actuelle­ment le blog d’é­conomie le plus con­sulté en France.

Faits notoires

Le 9 mai 2014, Olivi­er Berruy­er est l’invité de l’émis­sion Arrêt sur Images, ani­mée par Daniel Schnei­der­mann, épaulé par la jour­nal­iste Lau­re Daussy. Face à lui, Piotr Smo­lar, du Monde, et Veroni­ka Dor­man, jour­nal­iste à Libéra­tion. Tous deux sont chargés du traite­ment de la crise ukraini­enne dans leur quo­ti­di­en respec­tif. D’emblée, Lau­re Daussy fait preuve d’une forte hos­til­ité à l’égard de Berruy­er. Lui coupant la parole à de nom­breuses repris­es, elle passe à la moulinette inquisi­to­ri­ale toutes ses affir­ma­tions, leur prê­tant des sous-enten­dus inavouables, le tout avec un air sar­donique qu’elle con­servera tout au long du débat. Lau­re Daussy avait vis­i­ble­ment à cœur de défendre le tra­vail de ses con­frères jour­nal­istes épinglés par Berruy­er. Leur manque de déon­tolo­gie (comme lorsque le jour­nal de France 3 omet­tait de pré­cis­er que les vic­times d’un trag­ique incendie, à Odessa, étaient pro-russ­es) n’a selon elle pas de fonde­ment idéologique : les jour­nal­istes ne dis­po­saient tout sim­ple­ment pas de l’information. Rien n’est donc jamais sci­em­ment caché et il y a eu, tou­jours selon elle, « plein de reportages pour mon­tr­er à Kiev la présence de néo-nazis ».

En lisant le mak­ing off de l’émis­sion, on y apprend que Lau­re Daussy avait, au cours de la pré­pa­ra­tion de celle-ci, émis des réserves quant à la présence de Berruy­er sur le plateau. Han­tise même de la con­tra­dic­tion ? Quoiqu’il en soit l’atmosphère de l’émission s’en ressent. Dans la défense de l’orthodoxie et de la cor­po­ra­tion, elle est épaulée par les deux jour­nal­istes du Monde et de Libé qui révè­lent néan­moins une inca­pac­ité inquié­tante à pro­duire des argu­ments, si ce n’est de martel­er la vision offi­cielle des événe­ments comme un dogme, avec une cer­taine con­de­scen­dance à l’en­con­tre de Berruy­er, sans cesse rap­pelé à sa con­di­tion de «non-jour­nal­iste», et donc inapte à pro­duire une vérité sur le sujet.

Mal­gré tout, Olivi­er Berruy­er con­va­inc au cours de cet oral, par la solid­ité de ses argu­ments, la supéri­or­ité de sa grille de lec­ture et sa pugnac­ité, mais aus­si par un tal­ent cer­tain à manier l’ironie. Il parvient aus­si à se maîtris­er face à des con­tra­dicteurs qui voient en sa sim­ple présence un crime de lèse-majesté. Ain­si, lorsqu’O­livi­er Berruy­er qual­i­fie le gou­verne­ment de Kiev de « néo-nazi », le jour­nal­iste au Monde lui rétorque qu’on nage en « plein n’im­porte quoi ». Il sem­ble pour­tant ignor­er la présence de min­istres issus des groupes néo-nazis Svo­bo­da et Pravyi Sek­tor dans le nou­veau gou­verne­ment. Selon lui, Svo­bo­da n’a pas d’importance dans le milieu pro-Kiev et il en donne pour preuve que ce par­ti poli­tique a été hué sur le Maï­dan. De quoi rel­a­tivis­er le fait que ses mem­bres occu­pent des min­istères anec­do­tiques comme celui de la défense, de l’é­d­u­ca­tion, de la jeunesse ou de l’é­colo­gie ? Par la suite, le cor­re­spon­dant du quo­ti­di­en de référence s’embourbera dans un plaidoy­er con­fus, et surtout con­tra­dic­toire, puisqu’il con­cèdera à chaque fois à Berruy­er le bien fondé de ses affir­ma­tions tout en essayant de les tem­pér­er par une rhé­torique faiblarde. « C’est vous qui don­nez des oscars aux jour­nal­istes français ? », lancera-t-il finale­ment au blogueur, dans un mélange d’ironie et d’orgueil.

Quant à Véroni­ka Doran, en duplex depuis Moscou, elle ponctue de sourires nar­quois et un brin hébétés ses affir­ma­tions con­formistes et manichéennes tout au long de l’émission. Rési­dant au cœur de la pro­pa­gande, qu’elle pense prob­a­ble­ment sur­plomber en toute majesté, elle s’en fera pour­tant le plus zélé relais, mais du point de vue adverse… Elle dode­lin­era donc de la tête au moment où Smo­lar affirme que la pro­pa­gande russe est par­v­enue à impos­er sa nar­ra­tion, selon laque­lle les médias occi­den­taux mentent sci­em­ment. Une sit­u­a­tion men­tale, à n’en pas douter, tout à fait orwelli­enne : ceux qui fusti­gent la pro­pa­gande à longueur de temps, ne sont pas for­cé­ment les plus à‑même d’échap­per à ses impli­ca­tions les plus tragiques.

Cette joute ver­bale aura donc été une par­faite illus­tra­tion de l’in­ca­pac­ité du jour­nal­isme offi­ciel non seule­ment à pro­pos­er un tra­vail équili­bré, apaisé et aus­si neu­tre que pos­si­ble, mais surtout à con­sid­ér­er avec respect toute cri­tique, ou tra­vail alter­natif, qui n’é­man­erait pas de lui.

Mais la con­tes­ta­tion du tra­vail de Berruy­er ne s’arrête pas là. L’enquête de Cécile Vais­sière Les réseaux du Krem­lin en France, parue en 2016 aux édi­tions Les Petits Matins, n’est pas ten­dre avec le blogueur et l’accuse d’être un agent de dés­in­for­ma­tion favor­able au Krem­lin. Celui-ci aurait la « volon­té de déformer les faits, d’attaquer ou de tromper, au moins en ce qui con­cerne les ques­tions rus­so-ukraini­ennes ». L’intéressé pub­lie un droit de réponse sur son blog et porte plainte pour diffama­tion con­cer­nant des pas­sages du livre. Par­mi les six plaig­nants et sur la ving­taine de pas­sages incrim­inés, Olivi­er Berruy­er est le seul à obtenir gain de cause.

En out­re, à par­tir de 2017, il affirme qu’il portera désor­mais sys­té­ma­tique­ment plainte en cas de diffama­tion. La liste des calom­ni­a­teurs dresse un por­trait fidèle des chiens de garde de la pen­sée autorisée, tous plus fam­i­liers les uns que les autres aux lecteurs de l’OJIM : Adrien Séné­cat et Samuel Lau­rent des Décodeurs, Raphaël Glucks­mann, Jean Qua­tremer, Lau­rent Jof­frin ain­si que la rubrique Dés­in­tox de Libéra­tion et Rudy Reich­stadt. Berruy­er fait remar­quer que deux d’entre eux, Glucks­mann et Reich­stadt, furent d’anciens mem­bres du Cer­cle de l’Oratoire et que les intel­lectuels ayant adhéré à ce cer­cle de pen­sée néo-con­ser­va­teur (par­mi lesquels Frédéric Encel, Bruno Ter­trais) lui vouent une hos­til­ité par­ti­c­ulière­ment mar­quée sur les réseaux soci­aux. Berruy­er trou­ve toute­fois une alliée de poids en la per­son­ne d’Aude Lancelin, ce qui explique qu’il ait été invité à s’exprimer sur les ondes du Média, canal offi­ciel de la France Insoumise.

Adrien Séné­cat et le directeur de la pub­li­ca­tion du Monde sont con­damnés en décem­bre 2019 à lui vers­er 1500 € de dom­mages et intérêts, le jour­nal­iste ayant ten­té de faire croire que Berruy­er sup­pri­mait volon­taire­ment de son blog les arti­cles qui ne lui don­naient plus rai­son. Samuel Lau­rent est égale­ment con­damné pour avoir qual­i­fié Berruy­er de « faus­saire » sur Twitter.

Parcours militant

En 2011, Olivi­er Berruy­er fonde l’association DiaCri­sis. Adossée au blog Les-Crises.fr, elle est décrite comme une asso­ci­a­tion sci­en­tifique et éduca­tive, ayant pour objet «la recherche, l’information et l’éducation du pub­lic à pro­pos des crises de toute nature aux­quelles est ou sera con­fron­tée notre Société». DiaCri­sis est aus­si une plate­forme de finance­ment du site, à tra­vers un sys­tème de dona­tions des lecteurs.

En novem­bre 2013, il sou­tient les fon­da­teurs de Nou­velle Donne, pour leurs posi­tions en faveur de la régu­la­tion ban­caire, et con­tre le financiarisme.

Il l’a dit

Au sujet du traite­ment médi­a­tique occi­den­tal de la crise ukraini­enne : «Je ne pen­sais pas qu’on vivrait un tel bour­rage de crâne et un tel flot de haine déver­sé par les médias 100 ans après 1914… Faute de moyens pour en faire plus, l’objet de ce blog, en ce moment est de dénon­cer la pro­pa­gande à l’œuvre dans NOS médias financée par NOTRE argent – car notre pays n’a pas l’excuse d’un régime rel­a­tive­ment autori­taire usant de pro­pa­gande comme c’est le cas en Russie », Les-Crises.fr, édi­to du 2 octo­bre 2014.

Au sujet du gou­verne­ment ukrainien soutenu par l’oc­ci­dent : «Le gou­verne­ment com­prend 4 fac­tions : les ultra-libéraux / les européistes, une pincée de société civile issue de Maid­an, les nazis et les voy­ous (le cumul est ici pos­si­ble, et même large­ment pra­tiqué…). Un mélange hétéro­clite mais cohérent : des ban­quiers prêts à obéir au FMI, de « busi­ness­men » nés de la chute de l’URSS for­més aux États-Unis, des « min­istres pro­fes­sion­nels » pro-européens, trem­pés dans les scan­dales de cor­rup­tion, proches des clans oli­gar­ques », Les-Crises.fr, 12 mars 2014.

«Le tra­vail que j’es­saye de faire sur mon blog, c’est de dénon­cer ce qui se passe en France, au niveau de la pro­pa­gande en France. La pro­pa­gande russe il y en a, qu’ils s’en occu­pent, moi j’es­saye de voir ce qui con­cerne les français, ce qui me con­cerne, et que j’ai mon mot à dire de ce qu’il se passe en France », Arrêt sur Images, 9 mai 2014.

« La pre­mière est que cha­cun jugera les méth­odes de Rudy Reich­stadt : aucune véri­fi­ca­tion auprès du site cible avant pub­li­ca­tion, amal­games « plus que bor­der », aucune infor­ma­tion de ses lecteurs quand le dessin est cor­rigé (tou­jours rien 24 heures après mal­gré ma demande)… Cela illus­tre plus générale­ment la méth­ode qui se développe actuelle­ment, de général­i­sa­tion mal­hon­nête, con­sis­tant à faire pass­er une petite erreur non sub­stantielle – comme tout le monde en com­met, et tout par­ti­c­ulière­ment Con­spir­a­cy Watch – en une preuve de pré­ten­due « non fia­bil­ité » d’une per­son­ne ou d’un site. », Les Crises, 6 août 2017.

Ils l’ont dit

« Je suis citoyen des États-Unis et j’ai une part de respon­s­abil­ité dans ce que fait mon pays. J’aimerais le voir agir selon des critères moraux respecta­bles. Cela n’a pas grande valeur morale de cri­ti­quer les crimes de quelqu’un d’autre – même s’il est néces­saire de le faire, et de dire la vérité. Je n’ai aucune influ­ence sur la poli­tique du Soudan, mais j’en ai, jusqu’à un cer­tain point, sur la poli­tique des États-Unis », Noam Chom­sky, 2001.

« Les jour­nal­istes des medias tra­di­tion­nels ne sont plus en sit­u­a­tion d’of­frir une con­sécra­tion à qui que ce soit. L’in­flu­ence de Berruy­er sur la Toile est au moins égale à la vôtre », Daniel Schnei­der­mann, sur le plateau d’Ar­rêt sur Images, émis­sion du 9 mai 2014. Il répondait à Piotr Smo­lar, cor­re­spon­dant du Monde en Ukraine, qui lui reprochait de don­ner une tri­bune à l’ex­per­tise d’O­livi­er Berruyer.

« Ce culte du pro­fes­sion­nal­isme a eu une influ­ence déci­sive sur le jour­nal­isme mod­erne. Les jour­naux auraient pu servir à pro­longer et à élargir les assem­blées com­mu­nales. Au lieu de quoi, ils ont adhéré à un idéal fal­lac­i­eux d’ob­jec­tiv­ité et ont défi­ni leur but comme la dif­fu­sion d’in­for­ma­tions fiables – autrement dit, de type d’in­for­ma­tion qui tend non pas à pro­mou­voir le débat mais à y couper court. Le trait le plus curieux de tout ceci est, bien sûr, que si les Améri­cains se trou­vent inondés d’in­for­ma­tions, grâce aux jour­naux, à la télévi­sion et aux autres média, les enquêtes rap­por­tent régulière­ment que leur con­nais­sance des affaires publiques est con­stam­ment en déclin. En cet « âge de l’in­for­ma­tion », le peu­ple améri­cain est notoire­ment mal infor­mé. L’ex­pli­ca­tion de cet appar­ent para­doxe crève les yeux, même si on l’énonce rarement : une fois exclus effec­tive­ment du débat pub­lic pour motif d’in­com­pé­tence, la plu­part des Améri­cains n’ont que faire des infor­ma­tions qui leur sont infligées en de si grandes quan­tités. Ils sont devenus presque aus­si incom­pé­tents que leurs cri­tiques l’ont tou­jours pré­ten­du – ce qui nous rap­pelle que c’est le débat lui-même, et le débat seul, qui donne nais­sance au désir d’in­for­ma­tions util­is­ables. En l’ab­sence d’échange démoc­ra­tique, la plu­part des gens n’ont aucun stim­u­lant pour les pouss­er à maîtris­er le savoir qui ferait d’eux des citoyens capa­bles », Christo­pher Lasch – La Révolte des élites, 1994.

« Donc les uni­ver­sités d’été des social­istes fron­deurs, qui se tien­dront le week-end prochain à La Rochelle, ont décidé d’in­viter Olivi­er Berruy­er, le web­mas­ter du site Les-Crises.fr, pour une table-ronde autour du thème : “Notre adver­saire, c’est tou­jours la finance”. Les-Crises.fr occupe une place toute par­ti­c­ulière dans la com­plosphère : le site relaie des posts issus de sites com­plo­tistes (comme l’A­gence Info Libre, site ani­mé par des pro-Dieudon­né notoires), la prose de l’his­to­ri­enne stal­in­i­enne Annie Lacroix-Riz, mais aus­si de Gor­don Duff (du site anti­sémite Vet­er­ans Today), de l’au­teur com­plo­tiste Paul Craig Roberts ou de Rus­sia Today. », Rudy Reich­stadt, Face­book, 3 sep­tem­bre 2016.

« C’est Olivi­er Berruy­er, blogueur économique – qui frise sou­vent le con­spir­a­tionnisme – qui a inspiré cette idée, en com­pi­lant sur son blog une série de Tweets évo­quant la destruc­tion du « dernier hôpi­tal d’Alep » sur une péri­ode de plusieurs mois. Le site con­spir­a­tionniste Réseau inter­na­tion­al a fait le même type de décompte, dénonçant un matraquage médi­a­tique. Mais la com­pi­la­tion du blogueur est com­posée de mes­sages venus d’un peu partout dans le monde, et pas for­cé­ment de jour­nal­istes. On y trou­ve pêle-mêle un con­sul­tant en stratégie vivant aux États-Unis, un chercheur lon­donien, une télévi­sion pak­istanaise, un compte qui se revendique du réseau Anony­mous… Attribuer à ces ini­tia­tives isolées la qual­ité de « média » sem­ble pour le moins exagéré. » Samuel Lau­rent et Adrien Séné­cat, Les Décodeurs du Monde, 15 décem­bre 2016.

« Ce dernier par­lera longue­ment des con­séquences qu’a eues son classe­ment en rouge par le Decodex du Monde. «Quel employeur a envie d’avoir dans son entre­prise quelqu’un qui est classé au même niveau qu’Alain Soral?», lance-t-il de manière rhé­torique. Selon lui, Le Monde a mené une croisade con­tre sa per­son­ne, qu’il com­pare à un com­bat entre «Mimie Mathy et Mike Tyson». Olivi­er Berruy­er assure avoir été vic­time d’une mise au ban médi­a­tique et ne plus avoir accès aux médias main­stream, lui qui était invité par France Inter, BFM Busi­ness ou encore France 24. », Sput­nik France, 24 sep­tem­bre 2019.

Crédit pho­to : DR

Voir aussi

Related Posts

L'Ojim fait sa rentrée

Bonjour à tous, après quelques semaines de vacances au cours desquelles nous avons sélectionné les meilleurs articles du premier semestre, nous reprenons le cours normal de nos parutions. Bonne rentrée pour certains d'entre vous, bonne fin de vacances pour les autres et bonne lecture pour tous.