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Raphaël Glucksmann

« En mode partisan »

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 31/08/2018

Raphaël Glucksmann, dont les activités sont très diversifiées, fait figure d’inclassable : révolutionnaire professionnel, documentariste engagé, consultant pour le compte des gouvernements géorgiens et ukrainiens, membre des différents cercles néo-conservateurs français (Cercle de l’Oratoire, revue Le Meilleur des Mondes) qui soutiennent la politique belliciste des États-Unis dans le monde (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie, Géorgie, Ukraine, etc…), il occupe depuis plusieurs années les médias pour parler de ses actions et de ses projets. Son fil conducteur dans ses multiples tâches est de toujours œuvrer pour imposer sa vision de la « société ouverte » mondiale (métissée, cosmopolite et universelle), et combat donc, pêle-mêle, la Russie, Vladimir Poutine, le Front National, Éric Zemmour, la culture terroir ou les réactions identitaires secouant les peuples européens. En 2018, il se fait débarquer avec perte et fracas du Nouveau Magazine littéraire, après une divergence de fond avec son actionnaire Claude Perdriel et un remarquable échec commercial, imputé à son intolérance.

« À 34 ans, Raphaël Glucks­mann, le fils d’André, a fait des soulève­ments nationaux son fonds de com­merce. Après la Géorgie, c’est en Ukraine qu’il con­seille les lead­ers pro-Europe », « La révo­lu­tion, c’est son ray­on », Le Monde, 21/03/2014.

« S’il devait définir sa fonc­tion aujourd’hui, il dirait “con­sul­tant en révo­lu­tion”. “Mais ça n’existe pas” », Ibid.

« Se mobilis­er pour une cause française, ce serait déchoir ?Ça ne m’a jamais fait vibr­er de man­i­fester pour les retraites”, répond-il », Ibid.

Raphaël Glucks­mann est né en octo­bre 1979 à Boulogne-Bil­lan­court. Il est le fils du philosophe, ancien maoïste et néo-con­ser­va­teur pro-améri­cain, André Glucks­mann (voir § Sa nébuleuse). Pour son père, « on sent une affec­tion, voire une admi­ra­tion pudique chez l’héritier, qui avoue n’avoir “jamais vécu son statut de “fils de” comme un fardeau” ». (« Raphaël Glucks­mann. Une rage d’enfant », Libéra­tion, 21/04/2015). Durant son enfance, la famille habitait à Paris dans le 10e arrondisse­ment et Raphaël assure avoir passé toute sa sco­lar­ité dans les dif­férents étab­lisse­ments publics de l’arrondissement. L’appartement de ses par­ents ser­vait par ailleurs de lieu de ren­con­tre (héberge­ment, dîn­er, etc…) aux dis­si­dents de gauche de tous les pays : « J’avais le monde à ma table », résume Raphaël Glucks­mann. (« Le con­seiller français du Prince géorgien. Raphaël Glucks­mann », La Croix, 18/09/2012). Con­cer­nant sa reli­gion, Raphaël a, dans plusieurs entre­tiens, exprimé des options religieuses dif­férentes. En 2012, il indi­quait au jour­nal La Croix une ori­en­ta­tion chré­ti­enne : « Quant à son héritage juif famil­ial, il est seule­ment “cul­turel” car c’est dans “la dimen­sion humaine du chris­tian­isme” qu’il dit se recon­naître le mieux. » (ibid.). Dans le por­trait dressé par le quo­ti­di­en Libéra­tion en avril 2015, c’est du côté des racines juives de sa famille qu’il se recon­nais­sait avec « une cul­ture de dias­po­ra plutôt qu’une foi. » (« Raphaël Glucks­mann. Une rage d’enfant », Libéra­tion, 21/04/2015).

En 2009, Raphaël Glucks­mann ren­con­tre sa future épouse, Eka Zgu­ladze (voir § Sa nébuleuse). Vice-min­istre de l’Intérieur puis min­istre de l’Intérieur en Géorgie sous la prési­dence de Mikheil Saakachvili, elle a obtenu la nation­al­ité ukraini­enne en décem­bre 2014, avant d’être nom­mée quelques jours plus tard vice-min­istre de l’Intérieur de l’Ukraine dans le sec­ond gou­verne­ment Iat­se­nouk. Le cou­ple est par­ent depuis trois ans d’Alexandre, de nation­al­ité fran­co-géorgi­en­ne (La Croix, 18/09/2012).

Selon les révéla­tions et les pho­tos du mag­a­zine Voici du 16 jan­vi­er 2016, Raphaël Glucks­mann serait en cou­ple avec la jour­nal­iste Léa Salamé (voir por­trait). Selon l’hebdomadaire, « les deux trente­naires ont flashé en direct l’un sur l’autre, le 14 novem­bre dernier, lors de l’émission spé­ciale On n’est pas couché, spé­cial atten­tats. »

Formation

Khâgne au lycée Hen­ri-IV, « nid des élites parisi­ennes, le jeune homme ne sait que faire de sa vie. Direc­tion Sci­ences Po. (…) il refuse de rejoin­dre l’université Colum­bia pour un semes­tre. Trop con­venu. Il tra­verse la Méditer­ranée pour un séjour de sept mois, comme jour­nal­iste, au Soir d’Algérie : “Alger, c’était un coup de foudre absolu. Je pou­vais faire ce que je voulais, par exem­ple, des enquêtes sur la mafia des strings, aux mains des islamistes. Je voulais rester !” » (« Dans la famille Glucks­mann, le fils est con­seiller de prési­dent », Le Monde, 05/10/2011).

Parcours professionnel

Dans son aide à la Tchétchénie, ou dans son tra­vail en tant que con­seiller du prési­dent géorgien ou ukrainien, Raphaël Glucks­mann a une unique con­stante, celle de s’opposer au prési­dent russe, Vladimir Pou­tine, et à la Russie en général. Il y a der­rière tout cela des des­seins géopoli­tiques évi­dents (créer des march­es pro-améri­caines aux fron­tières de la Russie) mais aus­si une pos­ture philosophique voire qua­si­ment religieuse. La Russie pou­tini­enne représente pour tous les par­ti­sans de la « société ouverte » un enne­mi mor­tel : « les adver­saires de la société ouverte ne se ressem­blent pas et bien sou­vent se haïssent. Rien de com­mun, apparem­ment, entre le prêcheur salafiste qui arme idéologique­ment les ter­ror­istes de Vin­cennes ou Toulouse et Marine Le Pen (…) entre Vladimir Pou­tine (…) et Al-Bag­da­di. Tout les oppose. Tout, sauf une aver­sion partagée pour le monde qui nous a vus naître et que nous pen­sions uni­versel. Tout, sauf le rejet de nos principes cos­mopo­lites et démoc­ra­tiques, de nos modes de vie, de nos errances et de nos licences. Tout, sauf ce qui con­stitue à nos yeux l’essentiel. » (« Nous étions la généra­tion vernie, par Raphaël Glucks­mann », Les invités de Medi­a­part, 24/02/2015).

Géorgie (2008 – 2013)

La rela­tion s’est nouée entre Raphaël Glucks­mann et le prési­dent géorgien de l’époque, Mikheïl Saakachvili, au moment de la rédac­tion d’un livre d’entretien Je vous par­le de lib­erté (Hachette, 2008), après la guerre éclair avec la Russie d’août 2008. Cet affron­te­ment a joué comme un rôle de déto­na­teur pour Raphaël Glucks­mann, il est alors passé, selon son expres­sion « en mode par­ti­san » (Le Monde, 05/10/2011).

En août 2008, à un bar­rage mil­i­taire russe au sud de la ville de Gori, il a eu « la “chance” de crois­er le général Borisov, chef des troupes d’invasion. Au milieu de mer­ce­naires pil­lant les maisons des alen­tours, il éruc­ta à l’endroit des quelques reporters présents : “Tas de pédés ! Ren­trez chez vous bais­er vos nègres. Ici, ce n’est pas l’Europe, c’est la Russie!” Un déclic se pro­duisit : je décidai de pos­er ma caméra, d’agir au lieu de témoign­er. À 3 heures du matin, j’entrai dans le bureau du prési­dent géorgien Mikheil Saakachvili : “Je reste tant que ces mani­aques sont là et je veux aider. Quitte à net­toy­er les chiottes s’il le faut”. » (Les invités de Medi­a­part, 24/02/2015).

En sep­tem­bre, Raphaël Glucks­mann voit le prési­dent géorgien la nuit : « Micha a tou­jours eu un côté char­mant, super­dy­namique. Je voulais savoir ce qu’il y avait der­rière. Or c’était encore plus artic­ulé que je ne m’y attendais. » (Le Monde, 05/10/2011). Mikheïl Saakachvili lui pro­pose de rejoin­dre son staff. En jan­vi­er 2009, il devient un con­seiller de Mikheïl Saakachvili, chef de l’État géorgien « mais avant tout un ami » (ibid.). Son thème de prédilec­tion : l’intégration européenne. « Il veille à l’image du pays. C’est ain­si qu’il a par­ticipé à l’organisation d’un con­cert géant, en mai 2010 à Zoug­di­di, près de la fron­tière abk­haze, avec Yous­sou N’Dour, MC Solaar et Jane Birkin, amie de la famille. » (ibid.). Un autre Français, détaché auprès du Con­seil nation­al de sécu­rité géorgien « tout en étant rémunéré par le Quai d’Orsay », Thomas Eymond-Lar­i­taz, déclarait en 2011 : « Saakachvili ne fait pas un one-man-show, il utilise beau­coup de canaux pour faire pass­er des mes­sages et en recevoir. Raphaël le con­naît intime­ment, il joue un grand rôle dans l’écriture de ses dis­cours. » (ibid.). Mais les Français n’étaient pas les seuls con­seillers du prési­dent, Raphaël Glucks­mann est fier de pou­voir affirmer que « le gou­verne­ment est for­mé de jeunes gens dont la dou­ble nation­al­ité améri­caine, anglaise ou israéli­enne fait ressem­bler Tbilis­si à une Babel occi­den­tale plan­tée au cœur du Cau­case » (« Leçons géorgi­en­nes », Libéra­tion, 25/08/2008). Et pour la Géorgie, Raphaël Glucks­mann a util­isé ses relais médi­a­tiques pour faire pass­er son mes­sage à l’encontre de la Russie, comme cette tri­bune parue dans le quo­ti­di­en Libéra­tion en 2008 où il demandait que la Russie soit « peut être exclue du G8 et du Con­seil de l’Europe. Et le Krem­lin n’est pas peu­plé de mar­tyrs : men­ac­er de saisir les biens immo­biliers et les avoirs de ses dirigeants mil­liar­daires, ou bien évo­quer la sup­pres­sion des visas, voilà qui fera réfléchir les «libéraux» du régime, des oli­gar­ques plus attachés à leurs vacances à Nice qu’à l’Ossétie du Sud. La Russie n’est pas intouch­able. » (Le Monde, 05/10/2011).

Par ailleurs, le fils du philosophe André Glucks­mann, a obtenu en 2009 des finance­ments pour créer dans la cap­i­tale géorgi­en­ne une Mai­son de l’Europe, créé avec Lionel Char­ri­er et Natalia Kanche­li, instal­lée dans les anciens locaux de la Banque nationale afin d’encourager le rap­proche­ment de la Géorgie avec l’Union Européenne.

Ukraine

Au lende­main du som­met européen de Vil­nius, les 28 et 29 novem­bre 2013, où le prési­dent déchu Vik­tor Ianoukovitch a refusé de sign­er le rap­proche­ment entre l’Ukraine et l’Union européenne, Raphaël Glucks­mann a rejoint Kiev, huit jours après le début des man­i­fes­ta­tions. Depuis, il a con­tribué — sans con­trat et gra­tu­ite­ment — à la stratégie de Vitali Klitschko, l’ex-boxeur devenu l’un des lead­ers des man­i­fes­tants pro-européens en Ukraine, a écrit ses dis­cours et dévelop­pé ses con­tacts en Europe et aux États-Unis. Mais depuis que Iou­lia Tim­o­chenko est sor­tie de prison et est entrée dans la course à la prési­den­tielle, la plume a pris ses dis­tances. Sur lequel des deux opposants miser ? Il élude en assur­ant, un brin langue de bois, que “la révo­lu­tion est beau­coup plus impor­tante que les lead­ers de la révo­lu­tion” car, “si elle échoue à Kiev, ça va tuer l’idée de révo­lu­tion dans cette région” (« La révo­lu­tion, c’est son ray­on », Le Monde, 21/03/2014).

Il est égale­ment à l’origine de la créa­tion d’une ONG en faveur de la démoc­ra­tie européenne, qu’il pré­side à Kiev : “J’essaye de dire aux oli­gar­ques ukrainiens que s’ils veu­lent prou­ver qu’ils sont devenus pro-européens ils doivent aider les autres (Biéloruss­es, Russ­es, Géorgiens) à faire leur révo­lu­tion”, affirme-t-il. Avant de s’emballer, une lueur dans les yeux : “C’est tout de même la pre­mière fois que des gens meurent avec le dra­peau européen dans les mains” (ibid.).

Retour en France (2017–2018)

À la ren­trée 2017, Raphaël Glucks­mann devient chroniqueur dans Ques­tions poli­tiques, émis­sion domini­cale entre 12 h et 14 h sur France Inter.

De décem­bre 2017 à août 2018, il est directeur de rédac­tion du Nou­veau Mag­a­zine lit­téraire, qui se veut la revue des débats de la « gauche hors les murs ». Cepen­dant c’est un échec com­mer­cial, avec 6144 nou­veaux abon­nés seule­ment mal­gré 760.000 € de dépens­es de mar­ket­ing – 124 € de coût d’acquisition par abon­né pour un abon­nement annuel de 48 € – et des ventes tombées de 31.863 à 8105 exem­plaires en qua­tre numéros.

Par ailleurs une diver­gence de fond – poli­tique – cette fois l’oppose au prin­ci­pal action­naire Claude Per­driel. Raphaël Glucks­mann explique qu’il a été poussé vers la sor­tie car il était cri­tique envers Emmanuel Macron : « Il ne fut jamais ques­tion pour nous de faire un mag­a­zine pro ou anti-Macron. Comme vous avez pu le not­er en nous lisant, le prési­dent de la République n’était pas au cœur de nos préoc­cu­pa­tions. Il était même le cadet de nos soucis. Pour­tant, c’est bien notre façon de l’aborder qui sus­ci­ta les désac­cords menant aujourd’hui au divorce avec l’actionnaire majori­taire. Le Nou­veau Mag­a­zine lit­téraire est à ses yeux hos­tile au pou­voir en place. Toute cri­tique d’Emmanuel Macron se voit taxée de « faire le jeu des pop­ulistes » (sur son compte Twit­ter et le Nou­veau mag­a­zine lit­téraire, 24/8/2018)

Claude Per­driel sem­ble au con­traire lui reprocher ses cer­ti­tudes, voire son esprit doc­tri­naire : « Nous n’avons que faire des bien-pen­sants, et c’est pré­cisé­ment pour cela qu’il faut se sépar­er du « vieux monde ». […] Nous ne con­nais­sons pas par avance les répons­es à toutes ces inter­ro­ga­tions et ne voulons pas, comme le font aujourd’hui trop de médias, impos­er des juge­ments défini­tifs. Ce sont eux, les lecteurs, qui sont nos juges de paix, et non quelque puis­sance occulte. Nous devons les écouter sans jamais nous enfer­mer dans une quel­conque cer­ti­tude d’avoir rai­son ».

Olivi­er Berruy­er, qui n’a pas oublié les pro­pos de Raphaël Glucks­mann qui l’avait traité de « par­fait petit facho des années 30 » – il avait même déposé plainte le 21 novem­bre 2017 con­tre des pub­li­ca­tions Face­book et Twit­ter de Raphaël Glucks­mann –, a enfon­cé le clou sur Les Crises : « l’actionnaire d’un petit fanzine comme le vôtre en définit la ligne et choisit celui qui va le diriger. Bien­v­enue dans le dur monde de l’Entreprise et du #Cap­i­tal­isme… Ceci étant, nor­male­ment, la règle veut qu’un Directeur pressen­ti dis­cute avec l’Actionnaire afin de bien se caler sur ses attentes. S’il n’en est pas capa­ble, il vaut cer­taine­ment mieux qu’il exerce une autre pro­fes­sion. Ain­si, si M. Per­driel a envie de pay­er pour créer un jour­nal pro-Macron, il en a encore le droit. Il n’aura certes pas de lecteurs, mais il en a le droit. Quelque chose me dit que si le Directeur d’un jour­nal de gauche se met­tait à faire des arti­cles et des déc­la­ra­tions pro-Wauquiez ou Dupont-Aig­nan, il aurait aus­si cer­taine­ment quelques prob­lèmes. »

Il est rem­placé par Nico­las Dom­e­n­ach, dont le pre­mier édi­to­r­i­al, référence au pont de Gênes, est aus­si un plaidoy­er pour l’ouverture des fron­tières et la « société ouverte » libérale.

Parcours militant

Cofondateur de l’association Études sans frontières

« Soutenus par des intel­lectuels de renom (notam­ment le philosophe André Glucks­mann, l’écrivain Pas­cal Bruck­n­er, le soci­o­logue Alain Touraine). » (« Études Sans Fron­tières accueille de nou­veaux étu­di­ants tchétchènes », AFP, 21/07/2005). Études sans Fron­tières « fonc­tionne sur la base du bénévolat et finance le séjour des étu­di­ants grâce à des dona­tions privées (Fon­da­tion Soros notam­ment) et sub­ven­tions publiques (mairie de Paris, région IDF), lance un appel aux dons en vue de la prochaine ren­trée uni­ver­si­taire. » (ibid.)

Les moti­va­tions : « L’objectif n’est pas seule­ment de sauver des jeunes de la guerre en Tchétchénie mais aus­si de for­mer une élite à la démoc­ra­tie qui de retour dans son pays pour­ra con­tr­er la mon­tée du ter­ror­isme. On a vu com­ment ont fonc­tion­né les ONG améri­caines. Elles ont fait venir étudi­er aux États-Unis des gens des pays de l’Est et ce sont ces gens là qui sont main­tenant à l’avant-garde de toutes les révo­lu­tions dans leurs pays comme en Ukraine ou en Géorgie. » (ibid.)

Le comité d’honneur d’Études sans Fron­tières com­pre­nait la fine fleur des néo-con­ser­va­teurs français : Youri Afanassiev; Ele­na Bon­ner; Fran­cis Bueb; Georges Charachidze; Yves Cohen; Dr. Michael Dewitte; Wil­hem Don­ner; Olivi­er Dupuis; Michael Fis­ch­er; André Glucks­mann; Romain Goupil; Pierre Has­s­ner; Richard Herzinger; Kjell Olaf Jensen; Ker­ry Kennedy; Bernard Kouch­n­er; Jack Lang; Pierre Lel­louche; Pierre Moinot; Dr. Gérard Morti­er, Rupert Neudeck; Yves Quéré; Josep Ramone­da; Jacques Rup­nik; Alain Touraine.

Quelques actions d’ESF

Mai 2003 : Mer­cre­di 21 mai 2003 à la Fnac Mont­par­nasse (Paris 6e) con­férence à par­tir de 17h30 sur le thème des étu­di­ants en Tchétchénie, en présence d’André Glucks­mann, Romain Goupil, Stan­ley Greene, Françoise Spieck­er­meier, et d’étudiants de l’université de Grozny.

Mars 2005 : Organ­isa­teur de la journée d’information « Pour la lib­erté cul­turelle de Moscou à Grozny » à la Galerie W, 44, rue Lep­ic. Raphaël Glucks­mann a par ailleurs lancé une péti­tion recueil­lant la sig­na­ture de qua­tre cents per­son­nal­ités des arts, de la recherche ou de la poli­tique pour dire leur « refus de l’extinction de la cul­ture tchétchène ».

En 2017 il a par­ticipé à l’écriture du dis­cours de Bercy (19 mars) de Benoît Hamon, dont il se sent proche. Mar­i­anne (20/03/2017) indique que « le reste du dis­cours est issu de con­tri­bu­tions com­mandées directe­ment par Benoît Hamon et aus­si envoyées essen­tielle­ment par email. L’essayiste Raphaël Glucks­mann a notam­ment trans­mis une note très appré­ciée sur quelques thèmes à martel­er et à se réap­pro­prier, comme celui des “droits de l’Homme”. »

Au sec­ond tour il vote Emmanuel Macron pour « bal­ay­er la vague nation­al­iste ».

À l’été 2018 le tou­jours proche de Benoît Hamon et encore directeur du Nou­veau mag­a­zine lit­téraire se pré­par­erait à créer un mou­ve­ment avec un cer­cle de proches pour « porter sinon une can­di­da­ture, du moins un mes­sage fort en vue des européennes de mai prochain », selon Le Parisien. Il ne con­firme cepen­dant pas ces inten­tions.

Ce qu’il gagne

Selon le site Intel­li­gence Online, « la lutte entre le prési­dent géorgien Mikheil Saakachvili et son chal­lenger poli­tique, le mil­liar­daire Bidz­i­na Ivan­ishvili, a été une mine d’or pour les lob­by­istes (…) le gou­verne­ment de la Géorgie s’appuie sur plusieurs entre­pris­es » (« Tbilissi’s lob­by­ists are rich », Intel­li­gence Online, 20/09/2012. Tra­duc­tion Ojim), dont celle de Raphaël Glucks­mann, NoE Com [NOE CONSEIL]. Pour don­ner une idée de la for­mi­da­ble pompe à fric des cab­i­nets de lob­by­ing, les entre­pris­es améri­caines Prime Pol­i­cy Group et le Gephardt Group Gov­ern­ment Affairs, ont été respec­tive­ment payés 150 000 et 180 000 $ pour six mois de tra­vail en 2012 par le prési­dent géorgien Mikhaïl Saakachvili. (« Bataille chez les con­sul­tants de la Géorgie », Intel­li­gence Online, 23/08/2012).

Publications

Notre France. Dire et aimer ce que nous sommes, Allary Édi­tions, 2016.

Généra­tion gueule de bois. Manuel de lutte con­tre les réacs, Allary Edi­tions, 2015

Extraits : (« Les cinq têtes de Turc de Raphaël Glucksmann », Le Point, 26/03/2015)

Pou­tine. « Der­rière des pho­tos du tsar pêchant torse nu, matant un tigre blanc ou pilotant un avion de chas­se, sous la pose macho et les dis­cours mar­ti­aux, un véri­ta­ble pro­jet idéologique a vu le jour. »

Zem­mour. « Quand il est inter­dit d’interdire, la véri­ta­ble révolte, c’est de souhaiter l’ordre, de prôn­er l’obéissance (…). La lib­erté, c’est la servi­tude : c’est beau comme du Mao Zedong », dit Raphaël Glucks­mann de la « bête de foire avec ses entrées dans le PAF ».

Hol­lande. « Gageons qu’il trôn­era en tête des per­son­nal­ités préférées des Français lorsqu’il aura quit­té l’Elysée depuis assez longtemps pour que les gens aient oublié son règne. »

Soral. Il « s’extasie devant la viril­ité aryenne de Pou­tine », tançant le « Sémite Elk­a­b­bach, soumis comme une femme », lors d’une inter­view en 2014.

Douguine. Le Raspou­tine de Pou­tine, favor­able à l’annexion de la Crimée, écrivait : « La Russie ne s’arrêtera pas là, ampli­fiera ses actions en Europe, se posant en élé­ment cen­tral de la révo­lu­tion con­ser­va­trice européenne. »

Mai 68 expliqué à Nico­las Sarkozy (avec André Glucks­mann), Denoël, 2008

Je vous par­le de lib­erté. Entre­tien de Mikheil Saakachvili, Hachette lit­téra­tures, 2008

Doc­u­men­taire : Tuez-les tous ! Rwan­da, his­toire d’un géno­cide sans impor­tance de Raphaël Glucks­mann, David Haz­an, Pierre Mez­erette, réal., scé­nario ; Jonathan Châ­tel, voix. « “Nous voulions, au départ, faire un film sur le rôle de notre État au Rwan­da, sur notre rap­port à cette his­toire en tant que citoyens français. Mais les claques que nous avons pris­es sur place nous ont con­duit à plac­er le géno­cide au cœur du film”, expliquent les auteurs. (…) Aujourd’hui, ce film va très au-delà et affirme que les respon­s­ables de la poli­tique étrangère française qui ont don­né les instruc­tions d’aider les armées du régime Hutu ont une très grave respon­s­abil­ité dans le géno­cide rwandais. Peut-être est-ce un juge­ment exces­sif », « Rwan­da. L’holocauste oublié »,Le Télé­gramme, 14/11/2004.

Collaborations

Mai 2005 : Il par­ticipe en Bel­gique à un débat organ­isé au Cen­tre Cul­turel et Artis­tique d’Uccle par l’Institut de la Mémoire audio­vi­suelle juive (IMAJ) et le Bn’ai B’rith avec Patrick de Saint Exupéry (jour­nal­iste, auteur), Colette Braeck­man (jour­nal­iste), José Kagabo (his­to­rien et soci­o­logue), Pam­phile Seba­hara (soci­o­logue chargé de recherch­es au Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécu­rité -GRIP, Brux­elles-) et Joël Kotek (auteur) sur le thème « Pour­ra-t-on éviter un géno­cide dans le futur ? »

Il l’a dit

« Quoi que l’on pense du pro­gramme ou de la per­son­nal­ité d’Emmanuel Macron, il faut hiérar­chis­er les risques. Le Pen et Macron, ce n’est pas pareil ! Avec lui, dans cinq ans, nous serons encore en démoc­ra­tie. Je ne suis pas sûr que ce sera le cas avec madame Le Pen. […] Macron doit gag­n­er haut la main ! Il faut écras­er le Front nation­al et envoy­er un sig­nal fort à l’Europe et au monde en leur prou­vant que nous bal­ayons les nation­al­istes », Le Parisien, 28/04/2017.

« Nous sommes les vic­times d’une par­tie de ping-pong. À chaque poussée ter­ror­iste, chaque atten­tat, le repli sur soi pro­gresse. Les deux enne­mis de la société ouverte, le dji­hadisme et l’extrême droite, se ren­for­cent l’un l’autre. Daech ne con­quer­ra jamais mil­i­taire­ment la France, mais il peut la con­duire au repli iden­ti­taire », « Raphaël Glucks­mann dans le chaos du monde », ouest-france.fr, 13/05/2016

Raphaël Glucks­mann - Omar, tu es la deux­ième per­son­nal­ité préférée des Français selon le baromètre du JDD. Est-ce cela cette “majorité ouverte” dont tu par­les ?
Omar Sy - Oui. La France, est-ce sondage ou les résul­tats poli­tiques ? Je pense pro­fondé­ment que ce sondage dit la vérité, ressem­ble à la France…
Tu talonnes Jean-Jacques Gold­man de très près…
Raphaël Glucks­mann - L’honneur est sauf parce que le Juif est tou­jours devant !
Entre­tien croisé entre Raphaël Glucks­mann et Omar Sy dans Les Inrock­upt­ibles daté du 20 jan­vi­er 2016

« Mon père est dans la con­tem­pla­tion du mal, il en a un sens aigu mais sans manichéisme. Moi, je n’admire pas juste les gens parce qu’ils savent faire face au mal. Je suis un exalté, mais je suis calme dans mon exal­ta­tion », « Dans la famille Glucks­mann, le fils est con­seiller de prési­dent », Le Monde, 05/10/2011.

« En arrivant à Kiev, con­fie-t-il, j’ai envoyé un SMS à Dany [Cohn-Ben­dit] : “C’est bon tu peux aller au musée. Ils ont fait cent fois mieux que toi ici. Et en hiv­er, ce qui est un peu plus sport” », « La révo­lu­tion, c’est son ray­on », Le Monde, 21/03/2014.

« Guerre aux portes de l’Europe, en Ukraine; attaques ter­ror­istes lib­er­ti­cides à Paris et à Copen­h­ague; mon­tée en flèche de l’extrême droite… Qui est respon­s­able de ce scé­nario cat­a­stro­phe? Tous ces événe­ments que vous citez visent la même chose: la paix, la lib­erté, le pro­grès social, qui nous sem­blaient acquis, ont été attaqués par des gens très dif­férents mais qui, au fond, avaient tous la même cible. Alors, les respon­s­ables des atten­tats, ce sont ceux qui les ont com­mis, comme le respon­s­able de l’invasion de l’Ukraine, c’est Vladimir Pou­tine… », « «Nous avons oublié la force des idées», Le Soir, 18/03/2015

« Plus on acceptera cette inadéqua­tion des insti­tu­tions et des élites répub­li­caines tra­di­tion­nelles à l’époque, plus on a de chances que l’emporte la réac­tion. Anto­nio Gram­sci, qui a bien analysé ces moments d’entre-deux, quand l’ancien monde est mort et que le nou­veau n’est pas encore né, a écrit que c’est le moment où la terre enfante des mon­stres. On est dans un de ces moments-là. C’est le moment du dan­ger absolu, où les Marine Le Pen et les Pou­tine peu­vent s’emparer du pou­voir », ibid.

« Deux replis iden­ti­taires se font face en France : les idéolo­gies islamistes et nation­al­istes. Ils se ren­for­cent l’un l’autre en s’opposant. Le pro­jet de l’extrême droite est poli­tique­ment plus dan­gereux que celui des jihadistes, car il n’y aura jamais de cal­i­fat en France, », «Le FN mène une bataille cul­turelle», Libéra­tion, 14/03/2015

« Pou­tine finance le FN et envoie des tanks en Ukraine. Pour lui, cela fait par­tie d’une même croisade, du même com­bat pour une vision du monde fondée sur l’exclusion, la haine, sym­bol­isée par le cadavre d’un opposant poli­tique avec qua­tre balles dans le dos. Il n’y a plus de fron­tière réelle entre les poli­tiques étrangère et intérieure. Une guerre est menée con­tre les mélanges, les métis­sages, les lib­ertés », ibid.

« Nous devons arrêter de céder du ter­rain. Assumer nos idées, affirmer que l’immigration fait par­tie de l’ADN de la France et porter un pro­jet de démoc­ra­tie européenne », ibid.

« Nous sommes tous des flics juifs arabo-mar­tini­quais dessi­na­teurs lib­er­taires de prophètes clients de supérette kash­er. Claris­sa, Stéphane, Ahmed, Yoav ou Franck : nos prénoms, nos orig­ines divers­es, nos fois ou nos absences de foi, nos idéaux et nos man­ques de repères for­gent notre carte d’identité nationale. (…) Les com­mu­nautés nationales, eth­niques ou religieuses allaient se dis­soudre dans une accul­tur­a­tion plané­taire éman­ci­patrice, les indi­vidus se débar­rasseraient des con­traintes et des car­cans, des églis­es et des par­tis, du temps et de l’espace, pour for­mer une société glob­ale libre et paci­fiée. Mon­ades sans portes ni fenêtres, nous étions promis à une exis­tence en ape­san­teur, sans heurts, et, dans la galerie des glaces qui nous servi­rait d’univers, cha­cun con­tem­plerait dans l’autre sa pro­pre per­fec­tion », « Nous étions la généra­tion vernie, par Raphaël Glucks­mann », Les invités de Medi­a­part, 24/02/2015

« Les adver­saires de la société ouverte ne se ressem­blent pas et bien sou­vent se haïssent. Rien de com­mun, apparem­ment, entre le prêcheur salafiste qui arme idéologique­ment les ter­ror­istes de Vin­cennes ou Toulouse et Marine Le Pen qui, plus rapi­de­ment que les autres, trou­ve les mots après l’horreur pour con­damn­er le “fon­da­men­tal­isme islamiste”. Pas le moin­dre rap­port, à pre­mière vue, entre Vladimir Pou­tine, décrochant – par­mi les pre­miers là aus­si –, son télé­phone pour assur­er les Améri­cains de son sou­tien le 11 sep­tem­bre 2001 et Al-Bag­da­di prô­nant le cal­i­fat plané­taire. Tout les oppose. Tout, sauf une aver­sion partagée pour le monde qui nous a vus naître et que nous pen­sions uni­versel. Tout, sauf le rejet de nos principes cos­mopo­lites et démoc­ra­tiques, de nos modes de vie, de nos errances et de nos licences. Tout, sauf ce qui con­stitue à nos yeux l’essentiel », ibid.

« Mais Raphaël le dit volon­tiers, il est de par­ti-pris. Il l’a tou­jours été, même lorsqu’il réal­i­sait ses doc­u­men­taires. “Selon moi, il y a des sit­u­a­tions qui te con­duisent à ne pas être neu­tre”, explique ce père engagé », « Raphaël Glucks­mann : courir pour des idées », cafebabel.fr, 25/03/2015

« Et les islamistes et le Front nation­al, ce qu’ils veu­lent, c’est enlaidir le monde », « C à vous », France 5, 12/03/2015

« Le pro­jet de l’école répub­li­caine, c’était un pro­jet de déracin­e­ment. C’était un pro­jet poli­tique qui visait à enlever les enfants des clochers, des ter­roirs ! C’était créer, à par­tir d’héritiers, des citoyens, c’était l’antithèse du pro­jet réac­tion­naire qu’on nous offre dans les livres et bien­tôt dans les urnes », « La nou­velle émis­sion », Canal+, 26/02/2015

« “Je tra­vaille pour l’Europe”, estime ce fédéral­iste con­va­in­cu, qui a ouvert une “mai­son de l’Europe” à Tbilis­si », « Le con­seiller français du Prince géorgien. Raphaël Glucks­mann », La Croix, 18/09/2012

Sa nébuleuse

Bernard-Henri Lévy

En 2008, Raphaël Glucks­mann « reçoit un appel de Bernard-Hen­ri Lévy, ami de la famille. « Raphaël, il faut qu’on y aille [en Géorgie] ! » (Le Monde, 05/10/2011). Pour Raphaël Glucks­mann, « je ne lui ai jamais dit depuis, par pudeur, parce que nos rela­tions, bien qu’amicales et respectueuses, ne sont pas assez intimes – mais ce coup de fil allait indi­recte­ment chang­er ma vie. » (« 2008 : en Georgie (par Raphaël Glucks­mann) », bernard-henri-levy.com). En effet, « ce voy­age au cœur de la nuit géorgi­en­ne, ain­si que la polémique à notre retour, cher Bernard, voilà ce qui m’a décidé à m’installer à Tbilis­si. Voilà ce qui m’a con­va­in­cu de m’engager auprès des gens que nous avons croisés ensem­ble. (…) Ton coup de fil a donc été le fac­teur déclen­chant d’un virage rad­i­cal dans mon exis­tence. Je ne t’en remercierai jamais assez. » Pour Raphaël Glucks­mann : « ce qui m’a tou­jours plu chez Bernard, comme chez mon père d’ailleurs, c’est ce refus chevil­lé au corps de con­fon­dre objec­tiv­ité et neu­tral­ité. J’aime pré­cisé­ment ce qu’on lui reproche : une fac­ulté rare à pren­dre par­ti quand c’est néces­saire. » (ibid.)

Michel Hazanavicius

« J’ai ren­con­tré Raphaël Glucks­mann pour le doc­u­men­taire sur le Rwan­da, et nous sommes devenus amis. » (« J’ai tué The Artist très vite, sans vio­lence », L’Express, 26/11/2014). En effet, le réal­isa­teur oscarisé (2012) à Hol­ly­wood pour son film The Artist à coécrit et copro­duit le doc­u­men­taire « Tuez-les tous ! » sur le géno­cide au Rwan­da de Raphaël Glucks­mann, David Haz­an et Pierre Mez­erette. C’est d’ailleurs Raphaël Glusks­mann qui l’a influ­encé pour son film The Search évo­quant la sec­onde guerre de Tchétchénie en 1999 avec un par­ti pris claire­ment anti-russe : « il est un des rares intel­lectuels français à avoir essayé d’alerter l’opinion sur cette guerre. C’est lui qui m’a amené à regarder de près ce sujet, que j’ai eu tout de suite envie de traiter. Mais je ne savais pas encore com­ment. » («Michel Haz­anavi­cius : « être au plus près de l’humain », Le Bien Pub­lic, 28/11/2014).

Les milieux néo-conservateurs français

Comme son père André Glucks­mann, il est mem­bre du cer­cle de réflex­ion du Cer­cle de l’Oratoire (cofondé par Michel Taub­mann et son épouse), il con­tribue à l’édition de sa revue Le Meilleur des mon­des (2006–2008). Créé de façon informelle, en 2001, le Cer­cle de l’Oratoire est devenu un lieu de ren­con­tre pour les dif­férentes sen­si­bil­ités pro-améri­caines en France : « Pour la plu­part issus de la gauche ou de l’extrême gauche, nous étions choqués par l’anti-américanisme qui rég­nait en France au lende­main du “11-Sep­tem­bre”. Aujourd’hui, nous sommes un peu ceux qui sou­ti­en­nent les États-Unis dans le vil­lage gaulois » (« “Le Meilleur des mon­des”, une voix pour l’Amérique », Le Monde, 24/03/2006). Le groupe prend forme peu à peu, avec des « intel­lectuels (les philosophes André Glucks­mann et Pierre-André Taguieff, l’essayiste Pas­cal Bruck­n­er, l’universitaire Stéphane Cour­tois, coau­teur du Livre noir du com­mu­nisme, Jacky Mamou, ancien prési­dent de Médecins du monde, Kendal Nezan, prési­dent de l’Institut kurde de Paris…) mais aus­si de jeunes jour­nal­istes, des étu­di­ants. Des per­son­nal­ités (Bernard Kouch­n­er, Nico­las Baverez, Fadela Ama­ra…) » (« Les meilleurs amis de l’Amérique », Libéra­tion, 09/05/2006). Pour leur pre­mière action, ils lan­cent un texte de sou­tien à l’intervention améri­caine en Afghanistan (« Cette guerre est la nôtre », Le Monde du 8 novem­bre 2001). Pour son pre­mier numéro en 2006, la revue Le Meilleur des mon­des, Raphaël Glucks­mann ren­con­trait l’ancien dis­si­dent et ex-prési­dent de la République tché­coslo­vaque, Vaclav Hav­el.

Union des Étudiants Juifs de France

« À l’inverse, la défense de l’armée et de la place par­ti­c­ulière de la France en Afrique, l’allergie à la cul­pa­bil­ité post-colo­niale ou encore la dévo­tion à l’égard de François Mit­ter­rand ani­ment le camp des “nation­al­istes”. S’y ajoute par­fois un vir­u­lent “anti­sion­isme” : le Rwan­da et Israël se sont rap­prochés et les échanges sur les enjeux mémoriels des géno­cides sont fréquents entre les deux pays. Accuser Kigali d’instrumentaliser le géno­cide est une manière d’insinuer la même chose à l’encontre d’Israël. De son côté, l’Union des étu­di­ants juifs de France organ­ise des voy­ages d’étude au Rwan­da, à l’initiative de Ben­jamin Abtan, de SOS-Racisme, ou de Raphaël Glucks­mann, fils du philosophe et réal­isa­teur d’un film à charge pour la France inti­t­ulé Tuez-les tous ! (2004) ». « Rwan­da, une pas­sion française », Le Monde, 26/01/2012

Ekaterina “Eka” Zgouladze

Fille d’un ingénieur et d’une artiste, elle est née le 18 juin 1978 à Tbilis­si. Surnom­mée la « princesse de Géorgie » pour ses frasques noc­turnes durant sa jeunesse, passée par l’université d’État de l’Oklahoma (États-Unis) et tit­u­laire de mod­estes diplômes de jour­nal­isme et de droit. Elle est pour­tant nom­mée vice-min­istre de l’Intérieur entre 2005, car « tout le monde la con­naît, elle fréquente le tout-Tbilis­si branché, les DJ, les design­ers » (« Eka­te­ri­na, min­istre de la police… de deux pays », L’Obs, 09/04/2015), et ce jusqu’en 2012, et min­istre de l’Intérieur par intérim de juil­let à octo­bre 2012. En 2013, elle s’installe en France chez André Glucks­mann et sa femme, tan­dis que Raphaël reste à Tbilis­si. Eka en prof­ite pour con­seiller des gou­verne­ments, dirige une mis­sion de l’OSCE sur la lutte con­tre la cor­rup­tion.

Fin décem­bre 2014, le prési­dent ukrainien lui pro­pose de réformer la police de son pays. Pour Eka­te­ri­na Zgouladze : « com­ment pou­vais-je dire non ? Réus­sir en Ukraine est impor­tant aus­si pour la Géorgie. Car le post-soviétisme est notre enne­mi com­mun. Seul le lieu de la bataille a changé. En 2006, c’était Tbilis­si. Aujourd’hui, c’est Kiev. » (ibid.) Après avoir adop­té la nation­al­ité ukraini­enne, elle est depuis décem­bre 2014, vice-min­istre de l’Intérieur de l’Ukraine dans le sec­ond gou­verne­ment Iat­se­nouk. « En s’expatriant en Ukraine, “Eka” pour­suit le com­bat des Glucks­mann con­tre le “pou­tin­isme” qui men­ace toute l’Europe de l’Est. »(ibid.)

En tout cas, cette nom­i­na­tion a mis en fureur le pre­mier min­istre géorgien Irak­li Garib­achvili, « il est bien dom­mage que des per­son­nes [Zourab Adeïchvili et Eka­te­ri­na (Eka) Zgouladze] que nous pour­suiv­ons en jus­tice et qui sont recher­chés par Inter­pol se soient con­fort­able­ment instal­lées dans le gou­verne­ment ukrainien. Cela ne tardera pas à nuire aus­si bien au gou­verne­ment qu’à l’image de mar­que de l’Ukraine. » (« Tbilis­si reproche à Kiev de pro­mou­voir des per­son­nes recher­chées par Inter­pol », fr.sputniknews.com, 20/12/2014). En effet, en 2012, la police géorgi­en­ne a été éclaboussée par un scan­dale con­cer­nant des sévices infligés à des pris­on­niers par les forces de l’ordre. Salomé Zoura­bichvili, anci­enne min­istre des Affaires étrangères de Géorgie, fon­da­trice du par­ti poli­tique « La Voie de la Géorgie » et actuelle­ment coor­di­na­trice du groupe d’experts qui assiste le comité des sanc­tions con­tre l’Iran du Con­seil de sécu­rité de l’ONU pose cette ques­tion intéres­sante sur le silence de Raphaël Glucks­mann : « Mar­ié à celle qui a été vice-min­istre de l’Intérieur [Eka Zgouladze], puis min­istre, igno­rait-il vrai­ment tout des excès de la police, des tor­tures dans les pris­ons et de la sit­u­a­tion des droits de l’homme dans le pays ?» (« Géorgie. La “french con­nec­tion” », Mar­i­anne, 27/10/2012).

En décem­bre 2015, la presse russe et ukraini­enne font cir­culer l’information selon laque­lle, Eka Zgouladze aurait été arrêtée à l’aéroport Borispol en essayant de trans­fér­er 4 mil­lions de $ hors du pays. Cham­pi­onne de la lutte anti-cor­rup­tion, « Eka » a toute­fois été rapi­de­ment relâchée suite à l’intervention du min­istre de l’Intérieur Arsen Avakov, lequel a assuré que l’argent était des­tiné à pay­er les ser­vices hos­pi­tal­iers et les obstétriciens en France où elle doit accouch­er en févri­er. Toute­fois Vasyl Grit­sak, le chef des ser­vices secrets ukrainiens (SBU), a partagé dans la presse ukraini­enne ses soupçons quant au détourne­ment des sommes allouées à la réforme de la police.

États-Unis : Idiots utiles ou agents américains de la National Security Council ?

Raphaël Glucks­mann et sa femme Eka­te­ri­na “Eka” Zgouladze ne sont pas améri­cains et pour­tant ils ont sys­té­ma­tique­ment suivi et mis en œuvre dans leurs respon­s­abil­ités au sein des gou­verne­ments géorgiens ou ukrainiens, dans leur activ­ité mil­i­tante (Étude sans fron­tière) ou médi­a­tique, la ligne poli­tique des États-Unis. Ce tro­pisme améri­cain peut faire naître des inter­ro­ga­tions légitimes quand on s’intéresse aux par­cours de ce cou­ple. Durant son ado­les­cence, à la chute de l’URSS, Eka­te­ri­na “Eka” Zgouladze, a étudié, grâce à une bourse améri­caine à l’université d’État de l’Oklahoma (« La gamine qui a maté la police de Géorgie », Le Figaro, 20/06/2011). Elle tra­vaille par la suite « pour la Mil­len­ni­um Chal­lenge Cor­po­ra­tion, une agence améri­caine d’aide aux pays pau­vres » où « elle fait des mer­veilles. Sa rigueur impres­sionne. » (« Eka­te­ri­na, min­istre de la police… de deux pays », L’Obs, 09/04/2015). Fondé par le prési­dent des États-Unis de l’époque, Georges W. Bush, et annon­cé le 14 mars 2002, lors d’un dis­cours à la Banque inter­améri­caine de développe­ment, le Mil­len­ni­um Chal­lenge Account (MCA) se voit doté d’un bud­get colos­sal géré par la Mil­len­ni­um Chal­lenge Cor­po­ra­tion (MCC) afin d’aider finan­cière­ment, « selon des critères qui vien­dront récom­penser les pays qui met­tent fin à la cor­rup­tion, respectent les droits de la per­son­ne, instau­rent l’État de droit, investis­sent dans les domaines de la san­té et de l’enseignement, libéralisent leur économie, appliquent une poli­tique budgé­taire judi­cieuse, promeu­vent l’initiative privée et facili­tent la créa­tion de petites entre­pris­es. » (« L’illusionnisme économique », La Presse, 27/04/2003). La créa­tion et le développe­ment du MCA-MCC n’a pas seule­ment un but phil­an­thropique mais elle s’inscrit dans la stratégie du « soft pow­er »* mis en place après les atten­tats de sep­tem­bre 2001 par l’administration Bush afin de lut­ter con­tre le ter­ror­isme et d’assurer la sécu­rité intérieure des Etats-Unis. Le con­cept du MCA a été « pré­paré par le Nation­al Secu­ri­ty Coun­cil (Con­seil de sécu­rité nationale) et forte­ment soutenu par sa direc­trice, Con­doleeza Rice » (« Le Mil­le­ni­um Chal­lenge Account. Une nou­velle con­cep­tion de l’aide publique au développe­ment ? » de Benoit Dav­i­ron (Cirad), Thier­ry Gior­dano, Iddri). Ce n’est pas la pre­mière fois que le cou­ple Glucks­mann ren­con­tre le Nation­al Secu­ri­ty Coun­cil (Con­seil de sécu­rité nationale**) sur son chemin puisqu’en 2005, deux étu­di­ants tchétchènes aidés par Études sans fron­tières, « ont ren­con­tré des mem­bres du départe­ment d’État et du Con­seil de la Sécu­rité Nationale ain­si que des mem­bres du comité des rela­tions étrangères du Sénat et des médias » en présence, sem­ble-t-il, de Raphaël Glucks­mann.(« Both stu­dents, who are exiled in Paris, were also seek­ing sup­port for “Marsho”, a youth orga­ni­za­tion they have cre­at­ed to pro­mote democ­ra­cy val­ues in the repub­lic, and for Etudes Sans Fron­tieres (Stud­ies With­out Bor­ders), an orga­ni­za­tion found­ed by a group of French stu­dents in 2003 to help their coun­ter­parts from war-torn coun­tries. While in Wash­ing­ton they were to meet with offi­cials from the State Depart­ment and Nation­al Secu­ri­ty Coun­cil as well as mem­bers of the Sen­ate for­eign rela­tions com­mit­tee and media orga­ni­za­tions. “Our objec­tive is sim­ple,” said Raphael Glucks­mann, one of the founders of Etudes Sans Fron­tieres, which hopes to open chap­ters in the US and oth­er coun­tries. “Per­haps by bring­ing stu­dents out of Chech­nya it would open up this ghet­to », « Exiled Chechen stu­dents seek US sup­port for democ­ra­cy ini­tia­tive », AFP world news, 24/10/2005).

La Géorgie, pour le gou­verne­ment de laque­lle le cou­ple Glucks­mann a tra­vail­lé pen­dant plus de cinq ans, et l’Ukraine désor­mais où ils exer­cent leur fonc­tion, sont des cibles pri­or­i­taires des États-Unis qui cherchent ain­si « à élargir leur influ­ence sur la périphérie de la Russie ». En effet, les Améri­cains « se con­cen­trent sur l’Ukraine, le Cau­case du Sud et l’Asie cen­trale. Ils ont pour ambi­tion de con­trôler les routes des hydro­car­bu­res et d’empêcher la Russie de rede­venir une grande puis­sance. Wash­ing­ton veut plac­er sous le para­pluie de l’Otan les États postso­vié­tiques qui le souhait­ent. Con­trôler le Cau­case du Sud achève égale­ment l’encerclement de l’Iran. » (« Russie-Géorgie : les enjeux du con­flit en 7 points », L’Express, 22/08/2008).

*Soft Pow­er : Le « Soft pow­er » (« pou­voir doux »), con­cept de la géopoli­tique améri­caine, ren­voie à l’influence que les États peu­vent avoir par l’intermédiaire de la cul­ture, des idées ou des valeurs − et non pas seule­ment par la force et la coerci­tion tra­di­tion­nelles (« Hard pow­er »). (Source : franceculture.fr)

** Le Con­seil de sécu­rité nationale (Nation­al Secu­ri­ty Coun­cil ou NSC) est une organ­i­sa­tion admin­is­tra­tive dépen­dant directe­ment du prési­dent des États-Unis. Il a un rôle de con­seil, de coor­di­na­tion et par­fois d’impulsion sur les sujets de poli­tique étrangère, de sécu­rité nationale, et plus générale­ment sur l’ensemble des ques­tions stratégiques. Il est en cela un acteur peu con­nu, mais majeur, par­fois pré­dom­i­nant, de la poli­tique étrangère des États-Unis. (Source : Wikipé­dia)

Noé Conseil

Cette SARL créée en octo­bre 2009 a pour objet la « com­mu­ni­ca­tion, le lob­by­ing et le con­seil auprès d’institutions, indi­vidus et asso­ci­a­tions. » Les dirigeants en sont Arnaud Borges (dirigeant par ailleurs de DUM DUM FILMS ou de MANGE TA SOUPE, Aline Le Bail (est-ce la même Aline Le Bail-Kre­mer, porte-parole de SOS Racisme, mem­bre de l’European Grass­roots Antiracist Move­ment, tré­sorière de France Syrie Démoc­ra­tie, rédac­trice à la revue com­mu­nau­taire juive L’Arche Mag et à celle de Bernard Hen­ri Lévy la Règle du jeu ?), et Sébastien Coud­erc (ancien de la Con­fédéra­tion Etu­di­ante et prési­dent Fon­da­teur de l’agence Shi­gan, spé­cial­iste en ges­tion de crises, com­mu­ni­ca­tion poli­tique et Pub­lic Diplo­ma­cy).

Il démis­sionne de la co-gérance le 25 juil­let 2016. La société, qui réal­i­sait encore 103.600 € de chiffre d’affaires en 2015, n’en fait que 24.000 en 2016 et n’a pas pub­lié ses comptes depuis (perte nette de 40.005 € en 2016 con­tre béné­fice de 17.193 € en 2015). Les comptes 2016 indiquent que Raphaël Glucks­mann n’était pas rémunéré comme co-gérant du 1er jan­vi­er au 25 juil­let 2016 mais « a béné­fi­cié d’un avan­tage en nature d’un mon­tant de 7.641 €. De plus la société a pris en charge les coti­sa­tions sociales du co-gérant pour un mon­tant de 7.641€ ».

Elle est dis­soute le 25 sep­tem­bre 2017, « par déc­la­ra­tion souscrite par son Asso­ciée Unique, la Société con­fon­dante dénom­mée « GAZI », S.A.R.L. au cap­i­tal de 1.200.000 €, ayant son siège social 2–4-6, rue d’Hauteville 75010 PARIS, imma­triculée sous le n° 753 212 778 RCS PARIS ». En l’occurrence il s’agit de la hold­ing d’Arnaud Borges, qui réalise un résul­tat net de 62.900 € en 2017 et 49.800 € en 2016.

Léa Salamé

Selon les révéla­tions et les pho­tos du mag­a­zine Voici de jan­vi­er 2016 (16 jan­vi­er), Raphaël Glucks­mann serait en cou­ple avec la jour­nal­iste Léa Salamé. Selon l’hebdomadaire, « les deux trente­naires ont flashé en direct l’un sur l’autre, le 14 novem­bre dernier, lors de l’émission spé­ciale On n’est pas couché, spé­cial atten­tats. »

Ils ont dit

Bernard-Hen­ri Lévy : « Cent jours sans elle. Cent jours sans Anna Politkovskaïa, jour­nal­iste assas­s­inée, le 7 octo­bre dernier, dans la cage d’escalier de son immeu­ble, en plein Moscou. Nous sommes quelques-uns, ce lun­di, à être venus nous recueil­lir, sur le parvis de Notre-Dame, en hom­mage à cette grande dame qui fut l’honneur de la presse libre. De Romain Goupil à Robert Ménard, d’André et Raphaël Glucks­mann aux mil­i­tants des droits de l’homme qui ont, par ce petit matin froid, pris la peine d’être là, des ques­tions sim­ples, sur toutes les lèvres : qui a tué notre amie ? qui a com­man­dité le meurtre ? les enquê­teurs, à Moscou, ont-ils mis­sion d’élucider l’affaire ou de l’étouffer ? et quant à leur patron, le dic­ta­teur Pou­tine, n’y aurait-il pas lieu, dans le doute, de pronon­cer sa” sus­pen­sion pro­vi­soire” dans l’ordre de la Légion d’honneur où il fut, quelques semaines avant le crime, pro­mu dans le grade le plus élevé ? C’est à Chirac de se pronon­cer. Et à l’opinion de le lui deman­der », « Le bloc-notes de Bernard-Hen­ri Lévy », Le Point, 18/01/2007.

« À 34 ans, Raphaël Glucks­mann, le fils d’André, a fait des soulève­ments nationaux son fonds de com­merce. Après la Géorgie, c’est en Ukraine qu’il con­seille les lead­ers pro-Europe », « La révo­lu­tion, c’est son ray­on », Le Monde, 21/03/2011.

« S’il devait définir sa fonc­tion aujourd’hui, il dirait “con­sul­tant en révo­lu­tion”. “Mais ça n’existe pas” », ibid.

« Un autre obser­va­teur étranger, à Tbilis­si, a la dent plus dure. “Il est d’une légèreté hal­lu­ci­nante. Il crée un ent­hou­si­asme, puis il dis­paraît. Et intel­lectuelle­ment, il n’est pas out­il­lé” », « Dans la famille Glucks­mann, le fils est con­seiller de prési­dent », Le Monde, 05/10/2011

« Le mag­a­zine Elle a pub­lié un beau por­trait de la min­istre de l’Intérieur de Géorgie, Eka Tkechelachvil­li, et de son époux, Raphaël Glucks­mann, lui-même con­seiller du prési­dent Saakachvili… Coau­teur avec son père, André Glucks­mann, de Mai 68 expliqué à Sarkozy, le jeune Raphaël expli­quait sans rire qu’il réal­i­sait à Tbilis­si ce dont son père avait rêvé à Paris, en mai 1968… Man­i­feste­ment, les Géorgiens n’ont guère appré­cié, à en juger par la cuisante défaite élec­torale de Saakachvili… », « Mau­vais con­seil », Mar­i­anne, 06/10/2012

« Fal­lait pas le rater, sur Canal Plus, le 3 mars à 12 h 30 : Zor­ro est arrivé. Raphaël Glucks­mann, con­seiller poli­tique auprès de l’autorité ukraini­enne ! Van­tant les mérites de la révo­lu­tion ukraini­enne. Il a vu des étu­di­ants man­i­fester avec des kalach­nikovs ! Ali Bad­dou et sa bande, bouche bée devant tant d’émerveillement. Que diraient ces âmes pures si des ouvri­ers français man­i­fes­taient avec des kalach­nikovs à Paris ? Chroniqueurs et pseu­do-jour­nal­istes mais vrais va-t-en-guerre. », « Passé, présent, futur… », L’Humanité, 07/03/2014

Le général Borisov s’adressant à Raphaël Glucks­mann et des jour­nal­istes à un bar­rage en Géorgie : « Tas de pédés ! Ren­trez chez vous bais­er vos nègres. Ici, ce n’est pas l’Europe, c’est la Russie », « Raphaël Glucks­mann : courir pour des idées », cafebabel.fr, 25/03/2015.

« Dans les man­i­fs pour sauver Alep, très act­if sur les réseaux soci­aux, pour­fend­eur du déclin­isme… Raphaël Glucks­mann est partout. Mais celui qui a décidé de remet­tre l’altruisme au goût du jour sem­ble bien seul sur son créneau human­iste et pro­gres­siste », Le Monde, 23/12/2016.

« Palais de Tokyo, Paris 16e. Raphaël Glucks­mann monte à la tri­bune. Sil­hou­ette d’étudiant attardé mal­gré ses 37 ans, regard illu­miné, front large comme un livre ouvert. Ce 6 décem­bre, il est venu soutenir trois jeunes femmes qui ont tout plaqué, leur con­fort, leurs car­rières, pour créer une école de français pour les migrants (bap­tisée THOT) », ibid.

« En sep­tem­bre 2015, déjà, [Raphaël Glucks­mann et Romain Goupil] ont eu une mon­u­men­tale engueu­lade, place de la République, où Glucks­mann, écœuré par le silence de la gauche alors que se noy­aient les réfugiés, avait réus­si à attir­er quelques mil­liers de man­i­fes­tants grâce à un sim­ple appel sur Face­book. « Monte sur la stat­ue. Prends la parole. Struc­ture ! », lui cri­ait Goupil avec ses réflex­es d’ancien mem­bre du ser­vice d’ordre de la Ligue com­mu­niste. Mais Glucks­mann, adepte des « révo­lu­tions 2.0 », s’était refusé à « récupér­er ce mou­ve­ment civique hor­i­zon­tal », ibid.

« Mod­este « cloutard », faute d’avoir pu être “archicube”, André Glucks­mann avait passé en 1961 l’agrégation de phi­lo et s’était habile­ment et rapi­de­ment plan­qué au CNRS comme chercheur. Comme aimait à le dire per­fide­ment notre philosophe Jean Lacroix à pro­pos de son col­lègue et rival Lachièze-Rey, dont le fils était lui aus­si philosophe, « le génie n’est pas hérédi­taire ! ». La famille Glucks­mann illus­tre aus­si hélas cette triste réal­ité ; le jeune Raphaël, après une vaine ten­ta­tive à la khâgne d’Henri IV, a dû se con­tenter de Sci­ences-po, faute d’un des­tin académique plus glo­rieux ! », Robert Chau­den­son, 25/12/2016.

« Si André Glucks­mann est, toute sa vie durant, resté fidèle à sa pre­mière coupe de cheveux (au blanchi­ment prêt), la car­rière de son fils (né en 1979 à Boulogne-Bil­lan­court) est bien dif­férente ; elle est déjà sin­gulière­ment tortueuse et diverse par rap­port à celle de son père, quoique ce dernier, ancien maoïste ait achevé son par­cours politi­co-idéologique comme néo-con pro-améri­cain qua­si­ment sarkoziste », ibid.

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