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Nicolas Beytout

La mondialisation a un visage…

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 6/11/2014

« Rien qui dépasse. La mèche pro­pre­ment plaquée, une cra­vate sur une chemise bien mise, à fines rayures, ça va de soi, des chaus­sures bien cirées. Nico­las Beytout, 47 ans, directeur de la rédac­tion des Échos depuis 1996, a la tenue de l’emploi. Le bureau qui sied à son titre, sobre comme un livre de comptes. La mai­son est sérieuse, et Nico­las Beytout aus­si, qui la tient bien. Bien droite », « Nico­las Beytout, le man­i­tou », Libéra­tion, 15/09/2003

Groupe de Bilderberg, Le Siècle, Medef, Commission Trilatérale, ami intime de Nicolas Sarkozy, petit-fils de l’ancienne propriétaire des Échos, Nicolas Beytout est LE porte-voix de la pensée unique mondialiste dans les médias. Il est né en juin 1956 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et père de 4 enfants.

Petit fils (par alliance, mais sans lien direct de par­en­té, étant en fait le petit-fils de Pierre Beytout) de Jacque­line Beytout (née Egger en févri­er 1918 à Mar­seille), qui avait racheté à la famille de Ser­van-Schreiber Les Échos de l’exportation en 1963. Elle épouse en sec­on­des noces un riche marc­hand d’arachide danois à Dakar, Vigg­go Qvisi­gaard Petersen, dont elle héri­ta, à 46 ans, lorsqu’il mou­rut. Elle devait se remari­er en troisièmes noces, en 1957, avec Pierre Beytout, alors patron des lab­o­ra­toires Rous­sel. Direc­trice de la pub­li­ca­tion de 1966 à 1989, elle fait du jour­nal le plus impor­tant quo­ti­di­en économique français, finis­sant par ven­dre ses parts pour 885 mil­lions de francs au groupe de presse anglais Pear­son en 1988 (s’attirant alors les foudres d’Édouard Bal­ladur, min­istre de l’Économie et des finances). Pear­son détient notam­ment le Finan­cial Times et pos­sède 50 % de The Econ­o­mist, con­trôle les édi­tions Pen­guin, est le pre­mier groupe mon­di­al dans l’éducation, à une par­tic­i­pa­tion impor­tante dans RTL Group, pro­duit des émis­sions ou séries comme Alerte à Mal­ibu, La roue de la For­tune ou Le Juste prix.

Formation

Diplômé de l’Institut d’études poli­tiques de Paris et tit­u­laire d’une maîtrise de droit.

Parcours professionnel

Nicolas Beytout

Nico­las Beytout cro­qué par SuzyQ, pour l’Ojim

Jour­nal­iste à L’Économie (1978–1980) et à la Cor­re­spon­dance économique (groupe Bérard-Quélin, fon­da­teur du club très fer­mé Le Siè­cle), Nico­las Beytout a été jour­nal­iste puis rédac­teur en chef de la Let­tre des Échos (1981–1983).

Par la suite, il a gravi tous les éch­e­lons dans le pre­mier groupe de presse économique français (qui con­trôle ou a édité City, Le Panora­ma du médecin, Enjeux, Les Dynas­teurs, La Revue du prati­cien, L’Exportation, etc.), étant notam­ment chef du ser­vice économique, rédac­teur en chef (nom­mé par sa grand-mère Jacque­line Beytout), puis directeur de la rédac­tion des Échos à par­tir de 1997. Prési­dent du comité édi­to­r­i­al du groupe les Échos à par­tir de 2000, il a égale­ment été secré­taire général (1987–1989) puis vice-prési­dent (1989–1993) de l’Association des jour­nal­istes économiques.

En 2004, il rejoint Le Figaro comme directeur de la rédac­tion, mais suite à des ten­sions, il entre au groupe LVMH comme directeur du pôle médias et reprend la direc­tion des Échos que Bernard Arnault vient de racheter.

Chroniqueur à RTL (1999–2002), il a col­laboré à Europe 1, TF1 (avec « Les Ren­dez-vous de l’entreprise »), LCI (avec « l’Invité de l’Economie ») et I-Télé (« Les points sur les i », « 17 heures poli­tique »). Il inter­vient désor­mais sur France Inter.

Depuis l’été 2012, Nico­las Beytout tra­vaille à lancer un site Inter­net payant cou­plé à un quo­ti­di­en papi­er général­iste qui s’appellera L’Opinion, « un jour­nal qui fera de l’information et de l’analyse » et dont la ligne édi­to­ri­ale sera « libérale, probusi­ness et proeu­ropéenne ». Une quin­zaine d’investisseurs sou­ti­en­nent le pro­jet, dont Nico­las Beytout lui-même qui en sera le pre­mier, majori­taire selon les statuts sur les ques­tions édi­to­ri­ales. Le numéro un de L’Opinion paraît le 15 mai 2013.

Quelques mois après son lance­ment, le pre­mier nou­veau quo­ti­di­en papi­er depuis Info­Matin (1994–1996), ne se vend qu’à 3000 exem­plaires par jour, tout en revendi­quant un nom­bre d’abonnés estimé à 13 500.

Fin août 2014, Médi­a­part révèle que le quo­ti­di­en est financé aux deux tiers par Bernard Arnault (à la tête du groupe LVMH), et la dynas­tie Bet­ten­court.

Parcours militant

Non ren­seigné

Ce qu’il gagne

Selon Libéra­tion, Nico­las Beytout aurait gag­né 1 mil­lion d’euros min­i­mum par an en tant que PDG du quo­ti­di­en Les Échos.

Publications

Non ren­seigné

Collaborations

Juin 2011 : Ani­ma­teur des débats lors de la journée organ­isée par l’Association française des entre­pris­es privées (prési­dent Mau­rice Levy) sur le thème « La com­péti­tiv­ité des entre­pris­es en France ».

Mars 2010 : Par­tic­i­pant au « Dîn­er Moët Hen­nessy — les Échos en l’honneur des Young Lead­ers » organ­isé par la French-Amer­i­can Foun­da­tion (rap­port annuel 2011 de la French-Amer­i­can Foun­da­tion).

Mars 2009 : Con­férenci­er lors des « Ren­con­tres de Rennes » ayant pour thème « Sor­tir de la crise ».

Novem­bre 2007 : Ani­me le débat « La libéra­tion de la crois­sance : le rôle de la con­cur­rence » lors de la con­férence « La France et l’Union Européenne face à la poli­tique de con­cur­rence », organ­isée par le Mou­ve­ment Européen-France, Sci­ences Po et le CERI.

Mars 2007 : Con­tribu­teur à l’ouvrage « Com­bat­tre l’obscurantisme ; avec Robert Redek­er ». Ce livre, dirigé par Patrick Gaubert (prési­dent de la LICRA), « revient sur la genèse et la sig­ni­fi­ca­tion de cette affaire, notam­ment au tra­vers d’un entre­tien exclusif avec Robert Redek­er, et livre de nom­breux témoignages de sou­tien apportés par des intel­lectuels, des poli­tiques, des jour­nal­istes au pro­fesseur de philoso­phie ».

2003 : Par­tic­i­pant au col­loque fran­co-alle­mand d’Evian réu­nis­sant 30 patrons de chaque côté du Rhin.

Mars 2002 : Ani­ma­teur de débats lors des « 16èmes Assis­es inter­na­tionales du mécé­nat d’entreprise »

1996 : Nom­mé au Comité nation­al de l’euro, présidé par Jean Arthuis, il « mèn­era des réflex­ions et con­duira la con­cer­ta­tion et la coor­di­na­tion des ini­tia­tives rel­a­tives à la pré­pa­ra­tion de tous les acteurs con­cernés pour le pas­sage à la mon­naie unique ».

Invité du Cen­tre du luxe et de la créa­tion.

Il l’a dit

« Ce n’est pas parce que l’on pense que l’entreprise privée a sou­vent plus d’efficacité que l’entreprise publique que l’on doit sys­té­ma­tique­ment bat­tre en brèche le ser­vice pub­lic. » « Nico­las Beytout, le man­i­tou », Libéra­tion, 15/09/2003

« Je sais. On le dit. Je suis froid. Mais je ne fais pas exprès », Ibid.

« En quelques années seule­ment, les États-Unis ont spec­tac­u­laire­ment réduit leur dépen­dance en matière d’énergie. Même chose pour l’économie : env­i­ron 600 000 emplois ont été créés dans ce pays et on va rapi­de­ment attein­dre le mil­lion. Les prix de cette énergie se sont effon­drés, les fac­tures des indus­triels et des par­ti­c­uliers avec. Le gaz coûte désor­mais 5 fois moins cher là-bas, alors qu’en France, GDF Suez et le gou­verne­ment jouent au ping-pong sur les hauss­es de tar­ifs. (…) Tous les écon­o­mistes s’accordent à dire que le grand bond en avant dans cette tech­nolo­gie a boosté la crois­sance améri­caine, une per­spec­tive que la France, évidem­ment, ne devrait pas nég­liger », « L’édito de Nico­las Beytout », France Inter, 17/09/2012.

« Car c’est bien la per­son­nal­ité de Mario Mon­ti et le train de réformes struc­turelles pro­fondes qu’il avait engagé qui ont con­tribué à éloign­er la crise finan­cière et les attaques con­tre l’Euro. (…)Il faut dire qu’il est très impop­u­laire en Ital­ie. Et pour cause : hausse des impôts, sup­pres­sion de plusieurs dizaines de départe­ments et de régions, réduc­tion de la dépense publique, ouver­ture à la con­cur­rence de cer­taines pro­fes­sions pro­tégées, il a lancé de véri­ta­bles réformes de struc­ture », « L’édito de Nico­las Beytout », France Inter, 10/12/2012.

« C’est vrai : le prob­lème est con­nu, et les solu­tions aus­si. Mais ce qui est nou­veau, c’est que ce hand­i­cap récur­rent de l’économie française a été aggravé par les deux vagues de hauss­es des impôts et des tax­es décidées par le gou­verne­ment Ayrault. Au lieu de réduire le coût du tra­vail, on a alour­di le poids des prélève­ments qui pèsent sur les entre­pris­es jusqu’à faire reculer leurs marges à un niveau que l’Insee juge his­torique­ment faible », « L’édito de Nico­las Beytout », France Inter, 05/11/2012.

A pro­pos du doc­u­men­taire-fic­tion « 2017, chronique d’une fail­lite annon­cée » : « Je me suis dit que ce serait bien d’essayer de refaire ce type de pro­gramme pour faire pren­dre con­science aux Français du poids de la dette et du risque qu’il y a à pouss­er, en per­ma­nence et devant nous, cette énorme boule de neige », france5.fr

« Cent fois j’ai ouvert cette bible [Pro­priétés de France Le Figaro]. Cent fois je l’ai feuil­letée, com­mençant par­fois par le Sud-Ouest (mon pays), par­fois par l’Ile-de-France (ma région). Cent fois j’ai rêvé, et pesté de ne pas en apercevoir plus sur toutes ces mer­veilles qui s’étalaient là, sur papi­er glacé. Cent fois admiré la France des pro­priétés, si belle dans sa diver­sité. Chaque région sa couleur de pier­res, les jaunes si chaudes, blanch­es si nettes, les rouges si fortes. À chaque endroit sa forme de toit, ses matéri­aux nobles ou rus­tiques, ses ouver­tures arrondies ou d’équerre. Une si grande var­iété est une vraie richesse. » proprietesdefrance.com

« Alors, vot­er pour quoi ? Pour que la France cesse de crain­dre la mon­di­al­i­sa­tion. Pour qu’elle abor­de avec un regard neuf la mod­erni­sa­tion et la réforme. Pour qu’elle admette l’innovation, l’adaptation aux règles qua­si uni­verselles et aux exi­gences nou­velles. Pour qu’elle com­prenne qu’il est temps d’affronter les réal­ités et d’abandonner quelques-unes de nos exclu­siv­ités — nos chimères — sans que cela sig­ni­fie pour autant abdi­quer tout par­tic­u­lar­isme », « Une nou­velle page » Le Figaro

« L’indépendance édi­to­ri­ale, ce n’est pas l’autonomie absolue par rap­port à un pro­prié­taire. Si vous voulez, moi, je pense que les jour­nal­istes français font par­fois un con­tre­sens à imag­in­er que l’indépendance, c’est l’autonomie absolue. Pen­dant très longtemps, on a vécu en France avec l’idée qu’un jour­nal avait une mis­sion, ce qu’il a prob­a­ble­ment, mais… avait une mis­sion, qu’il n’avait pas besoin de gag­n­er de l’argent et que, au fond, son pro­prié­taire n’avait qu’une chose à faire (…) se taire et pay­er », France Cul­ture, 06/10/2007, cité par Acrimed

« Si j’étais de gauche, j’adorerais l’ouverture. Je me réjouirais de ces manœu­vres qui éloignent les éléphants, frag­ilisent les gazelles et lais­sent une chance aux per­dreaux de l’année », Libéra­tion, 20/07/2007.

Sa nébuleuse

Le Siè­cle : mem­bre de ce club fondé en 1944, réu­nis­sant, depuis plus de 60 ans, la qua­si-total­ité du pou­voir poli­tique, économique, financier ou médi­a­tique français. Soit env­i­ron 600 per­son­nes qui con­cen­trent entre leurs mains l’essentiel du pou­voir. Tout gou­verne­ment, qu’il soit de droite ou de gauche, a du tiers à la moitié de ses mem­bres qui y appar­tient. (Emmanuel Rati­er, Au cœur du pou­voir). D’autres jour­nal­istes par­ticipent à ces dîn­ers men­su­els comme Lau­rent Jof­frin, David Pujadas, Michel Field, Patrick de Car­o­lis, Arlette Chabot, Alain-Gérard Sla­ma, Claude Imbert, Franz-Olivi­er Gies­bert, Pierre Assouline ou Emmanuel Chain.

Groupe de Bilder­berg : Invité trois fois par ce club mon­di­al­iste. « J’ai fait trois Bilder­berg. Mais on ne demande pas à par­ticiper : on est invité par le comité de direc­tion. Nous sommes instal­lés par ordre alphabé­tique, il n’y a absol­u­ment aucun pro­to­cole ni déco­rum. Des ses­sions thé­ma­tiques sont annon­cées à l’avance avec deux ou trois ora­teurs qui font un exposé avant d’ouvrir le débat avec la salle. La con­fi­den­tial­ité est un gage très grand de sincérité qui per­met aux par­tic­i­pants de dire vrai­ment ce qu’ils pensent (investigation.blog.lemonde.fr)». Le Groupe de Bilder­berg a été fondé en 1954 à l’Hôtel Bilder­berg à Oster­beek à l’invitation du Prince Bern­hard des Pays-Bas, co-fon­da­teur du Groupe avec David Rock­e­feller. Le Groupe de Bilder­berg est sans doute l’un des plus puis­sants réseaux d’influence mon­di­ale. Il rassem­ble des per­son­nal­ités de tous les pays, lead­ers de la poli­tique, de l’économie, de la finance, des médias, des respon­s­ables de l’armée ou des ser­vices secrets, ain­si que quelques sci­en­tifiques et uni­ver­si­taires.

Com­mis­sion Tri­latérale : Mem­bre de cette organ­i­sa­tion privée fondée en 1973 à l’initiative des prin­ci­paux dirigeants du groupe Bilder­berg et du Coun­cil on For­eign Rela­tions, par­mi lesquels David Rock­e­feller, Hen­ry Kissinger et Zbig­niew Brzezin­s­ki. Regroupant 300 à 400 per­son­nal­ités par­mi les plus influ­entes – hommes d’affaires, hommes poli­tiques, décideurs, « intel­lectuels » – de l’Europe occi­den­tale, de l’Amérique du Nord et de l’Asie Paci­fique (États dont la plu­part sont égale­ment mem­bres de l’OCDE), son but est de pro­mou­voir et con­stru­ire une coopéra­tion poli­tique et économique entre ces trois zones clés du monde, pôles de la Tri­ade. À l’instar du groupe Bilder­berg, il s’agit d’un groupe par­ti­san de la doc­trine mon­di­al­iste, auquel cer­tains attribuent, au moins en par­tie, l’orchestration de la mon­di­al­i­sa­tion économique (source : Wikipé­dia).

MEDEF : Mem­bre du comité Éthique du MEDEF. Nico­las Beytout a été l’animateur de plusieurs réu­nions : « Quand les médias plombent, quand les médias per­me­t­tent », « La sol­i­dar­ité ou mourir : vers l’âge adulte du cap­i­tal­isme », « Le cap­i­tal­isme à but non lucratif : du cap­i­tal­isme créatif de Bill Gates au nou­veau cap­i­tal­isme de Mohamed Yunus ».

Syn­di­cat de la Presse Quo­ti­di­enne Nationale (SPQN) : Mem­bre de ce con­seil représen­tant les édi­teurs de la presse quo­ti­di­enne nationale: Le Monde, Le Figaro, Libéra­tion, Les Échos, La Tri­bune, L’Humanité, La Croix, Aujourd’hui en France, France Soir, L’Equipe, Le Jour­nal du Dimanche, L’International Her­ald Tri­bune, Paris Turf.

Nico­las Sarkozy : Il fait par­tie des invités au Fouquet’s le 6 mai 2007 au soir, pour fêter la vic­toire de Nico­las Sarkozy à l’élection prési­den­tielle. En 2011, la Société des jour­nal­istes s’est opposée à ce qu’il devi­enne édi­to­ri­al­iste des Échos, esti­mant que cette déci­sion «vio­le les deux textes fon­da­teurs qui pro­tè­gent l’indépendance des rédac­tions du groupe». Selon elle, «il n’est pas pos­si­ble que Nico­las Beytout, dont l’engagement au côté de Nico­las Sarkozy est pub­lic, porte, dans et hors des pub­li­ca­tions, l’image des Échos».

Fon­da­tion de France : mem­bre du Con­seil d’Administration. La Fon­da­tion de France « offre à toute per­son­ne physique ou morale la pos­si­bil­ité d’agir en faveur d’une cause qui lui tient à cœur, en créant sa pro­pre fon­da­tion. La Fon­da­tion de France respecte le désir du fon­da­teur, que celui-ci souhaite aider les per­son­nes les plus vul­nérables, soutenir la recherche, ou encore pro­téger l’environnement ».

Ils ont dit

« À un deux­ième niveau, Nico­las Sarkozy soigne les “seigneurs” des médias, rédac­teurs en chef et édi­to­ri­al­istes : tel Jean-Pierre Elk­a­b­bach, qui l’a con­sulté avant de recruter le jour­nal­iste chargé de le suiv­re, et qui l’a lais­sé par­ler vingt min­utes de plus en 2005, lors d’une inter­view, ce qui a provo­qué une protes­ta­tion de Chirac. Ou encore Jean-Marie Colom­bani, auteur d’éditoriaux flat­teurs à son égard. Mais aus­si Franz-Olivi­er Gies­bert (Le Point), Karl Zéro (ex-Canal Plus), Christophe Bar­bi­er (L’Express), Jérôme Bel­lay (Europe1), Nico­las Beytout (Le Figaro) », « Philippe Cohen : “Si Sarkozy n’existait pas, les médias l’auraient inven­té” », La Revue-médias, n°11

« Les Échos est un quo­ti­di­en plus éli­tiste que les autres et pour lequel je prévois un grand avenir. C’est vrai­ment un quo­ti­di­en d’élite dirigeante. Main­tenant, je pense que Nico­las Beytout saura faire du Figaro le quo­ti­di­en que la bour­geoisie française n’a pas. Le Figaro de Robert Her­sant était davan­tage le quo­ti­di­en des nota­bles que celui de la classe dirigeante de ce pays », « Entre­tien avec Luciano Boso : Con­quérir les élites de demain » La Revue-médias, n°5

« Mais les jour­nal­istes ne veu­lent pas voir leur rédac­tion asso­ciée aux idées, légère­ment ori­en­tées à droite, de Beytout. D’où leur colère, hier, à le voir intro­n­isé édi­to­ri­al­iste pour les dif­férents titres du groupe (out­re le quo­ti­di­en, on compte Inve­stir, Enjeux ou encore Radio Clas­sique). “C’est aber­rant, tem­pête un jour­nal­iste, ça veut dire que pen­dant la cam­pagne, Nico­las Beytout sera le porte-parole des Échos sans être rat­taché à la direc­tion.” D’autres voient même celui qui fai­sait par­tie des invités VIP du Fouquet’s comme “le porte-parole de Sarkozy”» « Nico­las Beytout, faux départ des “Échos” », Libéra­tion, 30/09/2011

« La nou­velle fait grin­cer des dents aux Échos : le patron de DI Group (fil­iale médias du groupe de luxe LVMH, pro­prié­taire du quo­ti­di­en les Échos) va ani­mer une émis­sion heb­do­madaire sur i-Télé à par­tir du 13 sep­tem­bre. “Mélange des gen­res”, dénonce le SNJ, qui se mon­tr­era par­ti­c­ulière­ment vig­i­lant “à tout déra­page qui pour­rait porter atteinte à l’image et à l’indépendance des rédac­tions du groupe” », « Nico­las Beytout sur i-Télé : il y a comme un hic », Libéra­tion, 12/09/2008

« Nico­las Beytout pro­pose une analyse de l’actualité, ses pris­es de posi­tions ne sont pas idéologiques », Philippe Val dans « Radios garanties avec con­ser­va­teurs », Libéra­tion, 07/10/2012

« Le quo­ti­di­en économique Les Échos, racheté fin 2007 par le groupe de luxe LVMH, a adop­té une longue charte éthique des­tinée à garan­tir l’indépendance de la rédac­tion, notam­ment vis-à-vis des action­naires. (…) La charte rap­pelle que le prési­dent du groupe Les Échos, Nico­las Beytout, “ne fait pas par­tie des rédac­tions” et qu’il a le droit de s’exprimer dans les médias “en tant que PDG” ou “sim­ple­ment sous son nom” », « Le jour­nal “Les Échos” adopte une charte éthique, Libéra­tion, 21/06/2010

« Com­ment faire cam­pagne pour le oui à la Con­sti­tu­tion européenne sans s’engager ouverte­ment dans les colonnes de son jour­nal ? La direc­tion du Figaro a trou­vé une solu­tion pour le moins sur­prenante, présen­tée la semaine dernière en comité de prévi­sion du mar­di par le directeur de la rédac­tion, Nico­las Beytout. L’idée donc : rédi­ger une péti­tion en faveur du oui et inviter la rédac­tion à recueil­lir des sig­na­tures de per­son­nal­ités, puis pub­li­er ladite péti­tion avec la liste de ses sig­nataires ­ si pos­si­ble nom­breux ­ dans le quo­ti­di­en, la semaine prochaine. (…) De son côté, Nico­las Beytout affir­mait hier que “jamais il n’a été ques­tion (…) que les jour­nal­istes sig­nent eux-mêmes”, ni “de rabat­tre des sig­na­tures” » « Embrouille sur l’Europe au “Figaro” », Libéra­tion, 04/05/2005

« Mes rela­tions avec Nico­las Beytout sont par­faite­ment exécrables. J’ai décou­vert la face cachée de Nico­las Beytout : per­ver­sité, arro­gance, mépris, mau­vaise foi », Erik Izraelewicz, ancien directeur de la rédac­tion des Échos, Rue89.com, 12 févri­er 2008

Crédit pho­to : MEDEF via Wiki­me­dia (cc)

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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