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Pierre Assouline

L’autodidacte indépendant

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 02/10/2018

« Il décon­certe aus­si, Pas­sou [surnom qui lui don­nent les lecteurs de son blog], avec sa fas­ci­na­tion pour les parias de l’Histoire : Raoul Girardet, un temps proche de l’OAS, avec qui il a signé un livre d’entretiens; Jean Jardin (le grand-père d’Alexandre), émi­nence de Vichy, ami de Laval et de Pétain dont il a écrit la biogra­phie. Mais com­ment lui, Assouline, le juif “tra­di­tion­al­iste” à ses dires, qui jure ne jamais manger de jam­bon et célèbre à grands frais les bar-mitsvas de ses filles, a-t-il pu sym­pa­this­er avec l’ancien col­labo Lucien Combelle et lui con­sacr­er un — très bel — essai, Le Fleuve Combelle ? “J’aime les gens pour leurs faib­less­es, la force ne m’attire pas”, explique cet admi­ra­teur de Céline », Peras Del­phine, L’Express, 19 mars 2009, dans un très beau por­trait con­sacré à Assouline

Collaborateur à l’hebdomadaire « Actualité juive », invité régulier des instances de la communauté juive, mais aussi défenseur des écrivains maudits de la seconde guerre mondiale (Céline, Drieu la Rochelle, etc), Pierre Assouline est un journaliste iconoclaste et d’une rare indépendance, n’ayant jamais hésité à dénoncer le terrorisme intellectuel de la gauche bien-pensante. Pierre Assouline (nom d’origine berbère signifiant « pierre » ou « roche ») est né en avril 1953 à Casablanca (Maroc, alors sous protectorat français). Il est le fils de Marcel Assouline, directeur de société (et membre des FFL), et de Monique Zerbib. Religieusement, Pierre Assouline avait écrit dans son livre Le Fleuve Combelle : « Je me tiens dans une position inconfortable à équidistance entre antisémites et judéocentristes (…) Les seconds m’exaspèrent par leur étroitesse d’esprit, leur paranoïa, leur angoisse. Ils ne sont vraiment pas ma famille d’esprit mais ils sont ma famille. Je ne désespère pas de les rallier un jour, ne fût-ce qu’en partie, à une vision du monde non exclusive de l’identité juive. Mais pour l’instant, il me faut reconnaître que j’ai lamentablement échoué ».

Il a épousé Angela Yag­daroff, dont il a eu deux enfants. Angela est mem­bre active de la « Women’s Inter­na­tion­al Zion­ist Orga­ni­za­tion » (Wizo). Elle a notam­ment organ­isé un déje­uner de soukkot en octo­bre 2011 à la syn­a­gogue de Neuil­ly-sur-Seine en présence de Ruth Elkrief (Wizo d’ici et d’ailleurs, jan­vi­er 2012) et la fête du livre de la WIZO 2009 et 2010. Par ailleurs, Pierre Assouline a été lau­réat du prix européen de la WIZO (femmes sion­istes).

Formation

Passé par l’école Eugène Delacroix. Études sec­ondaires au cours Fidès et au lycée Jan­son-de-Sail­ly à Paris. Il fait ses études supérieures à l’Université de Nan­terre où il étudie l’Histoire et à l’École des Langues Ori­en­tales où il apprend l’arabe.

Parcours professionnel

Jour­nal­iste à Asa Presse, Foto, Libéra­tion et APEI, il a œuvré au ser­vice étranger du Quo­ti­di­en de Paris (1976–1978) puis à France-Soir (1979–1983), tout en enseignant au Cen­tre de for­ma­tion des jour­nal­istes (1979–1984). Con­seiller lit­téraire des édi­tions Bal­land (1984–1986), il col­la­bore régulière­ment à de mul­ti­ples mag­a­zines radio (« Pre­mière édi­tion » sur France-Cul­ture, « Les Livres ont la parole » sur RTL) et pub­li­ca­tions, comme L’Histoire. Entré à la rédac­tion du men­su­el Lire en 1985, il en devient directeur de la rédac­tion à par­tir de 1993. Il y dénonce la façon dont le « poli­tique­ment cor­rect, funeste impor­ta­tion améri­caine, tend à s’installer dans les mœurs lit­téraires français­es » (Lire, mars 1997).

Il est éjec­té de la tranche 7/9h de France Cul­ture pour cause d’audiences insuff­isantes. Lorsque Lau­re Adler, direc­trice de France Cul­ture à l’époque, lui pro­pose une autre case, heb­do­madaire cette fois, il la laisse tomber en plein déje­uner avec ces mots : « quand on a été roi dans un roy­aume, on ne peut pas en être le valet ». En févri­er 2004, il a été poussé vers la sor­tie par la direc­tion du groupe Express-Expan­sion.
En 1988, il est le pre­mier écrivain français à s’attacher un agent littéraire,François Samuel­son, qui lui obtient notam­ment 2 mil­lions de francs d’à-valoir pour son Simenon, en 1992.

Il tra­vaille aus­si à la radio, sur France Inter (1986–1990), RTL (1990–1999), ponctuelle­ment sur France Cul­ture, est chroniqueur au Monde 2, cri­tique pour Le Nou­v­el Obser­va­teur, et mem­bre du comité de rédac­tion du men­su­el L’Histoire, au Figaro Lit­téraire, etc.

Par ailleurs, Pierre Assouline est con­seiller de la direc­tion du site Les Grands débats et blogueur sur le site La République des livres qu’il a créée en 2005.

Depuis 1997, il est chargé de con­férence à l’Institut d’études poli­tiques (IEP) de Paris, pour le cours de lecture/écriture en pre­mière année et l’enquête en mas­ter de jour­nal­isme.

En sep­tem­bre 2008, il a été con­damné pour diffama­tion par le tri­bunal cor­rec­tion­nel de Paris pour avoir écrit deux ans plus tôt dans Le Nou­v­el Obser­va­teur que Maria Kodama, la veuve de l’écrivain argentin Jorge Borgès, était une « veuve abu­sive » dis­posant à sa guise de l’œuvre de son mari et s’opposant, selon lui, à la réédi­tion de ses œuvres com­plètes dans la col­lec­tion « La Pléi­ade ».

Il a écrit une trentaine d’ouvrages, traduits dans douze langues. En 2017 il pré­pare un nou­veau livre sur l’exode des juifs séfa­rades d’Espagne, à car­ac­tère auto­bi­ographique, qu’il pub­lie en jan­vi­er 2018 – en même temps il rassem­ble les papiers néces­saires à l’obtention de la nation­al­ité espag­nole que Mar­i­ano Rajoy s’est engagé en 2015 à accorder aux descen­dants des séfa­rades chas­sés d’Espagne en 1492.

Parcours militant

Il était sion­iste mil­i­tant alors qu’il était lycéen à Jan­son de Sail­ly (Paris), d’après L’Express (19/03/2009). En 1973 il part en Israël alors qu’éclate la guerre du Kip­pour, mais finit par s’occuper deux mois durant d’un éle­vage de din­dons.

Ce qu’il gagne

« Assouline a été le pre­mier écrivain français à recourir, en 1988, aux ser­vices d’un agent lit­téraire, le red­outable François Samuel­son, prompt à lui obtenir des à-val­oir mirobolants — l’agent con­firme avoir négo­cié une avance de 2 mil­lions de francs pour son Simenon, en 1992 », Peras Del­phine, op.cit.

Publications

  • De nos envoyés spé­ci­aux : les couliss­es du reportage, J.-C. Simoën, 1977 (en coll. avec Philippe Damp­enon).
  • Lour­des, his­toires d’eau, A. More­au, 1980.
  • Les Nou­veaux con­ver­tis : enquête sur des chré­tiens, des juifs et des musul­mans pas comme les autres, A. Michel, 1981.
  • Mon­sieur Das­sault, Bal­land, 1983.
  • Gas­ton Gal­li­mard : un demi-siè­cle d’édition française, Bal­land, 1984.
  • Une Émi­nence grise, Jean Jardin (1904–1976), Bal­land, 1986.
  • L’Homme de l’art : D.-H. Kah­n­weil­er (1884–1979), Bal­land, 1988.
  • Le Flâneur de la rive gauche : entre­tiens avec Antoine Blondin, F. Bourin, 1988.
  • Albert Lon­dres : vie et mort d’un grand reporter (1884–1932), Bal­land, 1989.
  • Sin­gulière­ment libre : entre­tiens avec Raoul Girardet, Per­rin, 1990 (entre­tiens avec Raoul Girardet, ancien chef de la pro­pa­gande de l’OAS-Métro).
  • Simenon, Jul­liard, 1992.
  • Ger­mi­nal : l’aventure d’un film, Fayard, 1993.
  • Hergé, Plon, 1996.
  • Le dernier des Camon­do, Gal­li­mard, 1997.
  • Le fleuve Combelle, Cal­mann-Lévy, 1997 (sur Lucien Combelle, directeur de La Révo­lu­tion nationale, dont il fut l’ami durant une quin­zaine d’années).
  • La cliente, Gal­li­mard, 1998.
  • L’Épuration des intel­lectuels (1944–1945), Brux­elles, Com­plexe, 1999.
  • Carti­er-Bres­son : l’œil du siè­cle, Plon, 1999.
  • Dou­ble vie, Gal­li­mard, 2000.
  • Grâces lui soient ren­dues : Paul Durand-Ruel, le marc­hand des impres­sion­nistes, Plon, 2002.
  • État lim­ite, Gal­li­mard, 2003.
  • Lute­tia, Gal­li­mard, 2005.
  • Rose­bud : éclats de biogra­phies, Gal­li­mard, 2006.
  • Desiree Dol­ron : Exal­ta­tion-Gaze-Xte­ri­ors, édi­tions Xavier Bar­ral, 2006 (col­lec­tion « Beaux Livres » avec Desiree Dol­ron et Mark Haworth-Booth).
  • Le Por­trait, Gal­li­mard, 2007.
  • Brèves de blog. Le nou­v­el âge de la con­ver­sa­tion, Les Arènes, 2008.
  • Les invités, Gal­li­mard, 2009.
  • Auto­d­ic­tion­naire Simenon, Omnibus, 2009.
  • Vies de Job, Gal­li­mard, 2010.
  • Une ques­tion d’orgueil, Gal­li­mard, 2012.
  • Du côté de chez Drouant : Cent ans de vie lit­téraire chez les Goncourt, Gal­li­mard, 2013.
  • Sig­marin­gen, Gal­li­mard, 2014.
  • Golem, Gal­li­mard, 2016. L’ouvrage mêle au Golem, tiré de la Kab­bale, le thème du tran­shu­man­isme.
  • Dic­tio­n­naire amoureux des écrivains et de la lit­téra­ture, Plon, 2016.
  • Golem, Paris : Gal­li­mard, 2016
  • Retour à Séfarad, Gal­li­mard / NRF, 2018, roman.

Collaborations

Print­emps 2018 : il donne un cours sur Georges Simenon à la Chaire de Lit­téra­ture et cul­ture française à l’école poly­tech­nique fédérale de Zurich.

Il intè­gre l’Académie Goncourt le 11 jan­vi­er 2012 pour y siéger en tant que juré au cou­vert de Françoise Mal­let-Joris. Il fait aus­si par­tie du cer­cle de l’Union inter­al­liée.

Décem­bre 2012 : Invité au salon du Livre de la Women Inter­na­tion­al Zion­ist Orga­ni­za­tion (Wizo) à Stras­bourg.

Novem­bre 2012 : Par­tic­i­pant au salon du Livre fran­coph­o­ne de Bey­routh.

Novem­bre 2012 : Par­tic­i­pant au salon du livre organ­isé par le Cen­tre Com­mu­nau­taire de Neuil­ly Jérome Cahen.

Juin 2012 : Par­tic­i­pant au forum « Démoc­ra­tie et reli­gion, le retour à la ques­tion » à Tel-Aviv organ­isé par l’ambassade de France et l’Institut français d’Israël, en parte­nar­i­at avec le quo­ti­di­en Haaretz et France Cul­ture.

Févri­er 2012 : Par­tic­i­pant au 25ème Salon inter­na­tion­al du livre de Jérusalem.

Novem­bre 2009 et 2010 : Ani­me les « Tables ron­des » lors du « salon des écri­t­ures méditer­ranéennes et Cafés lit­téraires »

Novem­bre 2009 : Con­férenci­er avec A.B Yehoshua à une con­férence organ­isé par la Women Inter­na­tion­al Zion­ist Orga­ni­za­tion (Wizo) Mar­seille en parte­nar­i­at avec les Loges B’Nai Brith de Mar­seille sur le thème « Où va Israël ? »

Avril 2008 : Par­tic­i­pant au salon du Livre de l’Antiracisme et de la Diver­sité organ­isé par la Ligue inter­na­tionale con­tre le racisme et l’antisémitisme (LICRA).

Novem­bre 2007 : Par­ticipe à un col­loque à Jérusalem ayant pour thème : « Hergé et la poli­tique ».

Il l’a dit

« S’il y a bien une famille qui a des principes et des valeurs qui se trans­met­tent de généra­tion en généra­tion c’est bien celle-là. Il y a une idée que j’ai tenu à met­tre en évi­dence dès les pre­mières pages de ce livre : les deux tes­ta­ments, celui de James et celui de son épouse Bet­ty. Ils dis­ent en léguant leur immense for­tune à leurs héri­tiers : si l’un de vos enfants venait à se mari­er en dehors de la foi de nos ancêtres, il serait automa­tique­ment déshérité. (…) Quand Goer­ing et ses col­lab­o­ra­teurs vont spoli­er la plu­part des grandes col­lec­tions français­es (90 % de ces col­lec­tions sont juives à l’époque), ils s’approprieront le max­i­mum chez les Roth­schild », « La mémoire d’une grande dame du judaïsme », Tri­bune juive, octo­bre 2007.

« Le blog représente l’avenir du jour­nal­isme du fait de sa rapid­ité et de son inter­ac­tiv­ité. Je fais mon méti­er aujourd’hui mieux que je ne l’ai jamais fait mais je dois être le seul jour­nal­iste à écrire 365 arti­cles gra­tu­its par an », « Jour­nal­iste un méti­er à réin­ven­ter », Cen­tre de for­ma­tion des jour­nal­istes.

« C’est une rela­tion extrême­ment char­nelle, sen­suelle et sen­ti­men­tale. Parce que je suis né à Casablan­ca et que j’y ai vécu jusqu’en 1965. J’ai con­nu le Maroc du Pro­tec­torat et le Maroc indépen­dant. On peut dire que j’ai été à la charnière des deux. Ces douze années sont les plus impor­tantes de ma vie. Parce que c’est la matrice. Donc, le Maroc c’est essen­tiel dans ma vie. Ce n’est pas un pas­sage. C’est la base. Tout ce que je suis devenu après, je le dois à ce que j’ai vécu au Maroc. (…) je défends tou­jours le Maroc à l’étranger de manière instinc­tive et naturelle. Les gens font facile­ment des car­i­ca­tures de cer­tains pays. Le Maroc en fait par­tie. On dit que le Maroc est une monar­chie, que c’est une dic­tature. Je leur réponds qu’il y a un Par­lement, qu’il y a des par­tis poli­tiques, qu’il y a une lib­erté d’expression et que cer­tains jour­naux pub­liés au Maroc ne le seraient pas en France. Il ne faut pas se leur­rer. Et le fait que ce type de presse paraisse aujourd’hui, je dis qu’il faut avoir con­nu le Maroc sous Has­san II pour sen­tir la dif­férence. Il faut arrêter avec la car­i­ca­ture. Je dis aux gens d’aller voir, et, après, faites-vous votre pro­pre opin­ion », Maroc Heb­do Inter­na­tion­al, 19 au 25 févri­er 2010.

« L’indignation en est le leit­mo­tiv. Quand on pense que ceux qui l’achètent par dizaines pour l’offrir autour d’eux y voient un pro­gramme d’action, une philoso­phie morale, un brévi­aire, on est con­sterné tant le con­tenu manque de con­tenu. Mais la démon­stra­tion est si faible et la plume si incer­taine que l’appel n’a pas la puis­sance d’un pam­phlet », « Tri­bune libre : A-t-on le droit de ne pas s’indigner avec Stéphane Hes­sel ? », crif.org, 5 jan­vi­er 2011

« Ce qui crée un dan­gereux précé­dent. Jusqu’à présent, on croy­ait que qua­tre épithètes pou­vaient tuer la répu­ta­tion d’un intel­lectuel : pla­giaire, pédophile, anti­sémite, néga­tion­niste. A la faveur de l’affaire Mil­let, on décou­vre que l’accusation de fas­cisme, que l’on croy­ait de longue date obsolète, mais si pra­tique tant elle est vidée de son sens par son gal­vaudage même, suf­fit à ostracis­er. A quand la résur­rec­tion du comité des intel­lectuels antifas­cistes ? Et quoi après : son exclu­sion de Gal­li­mard ? Et ensuite : sa radi­a­tion à vie de l’édition française ? Et puis quoi encore ? (…) On ne se sou­vien­dra pas que, dans la France de 2012, un écrivain [Richard Mil­let] s’était lancé dans un improb­a­ble éloge lit­téraire d’un tueur raciste afin d’enrichir sa pro­pre réflex­ion esthé­tique sur la nature du Mal et en tir­er des con­clu­sions poli­tiques encore plus hasardeuses – car le texte qu’il lui con­sacre n’est en rien mémorable. En revanche, on se sou­vien­dra que dans la France de 2012, des écrivains ont exigé et obtenu sa tête. Amère vic­toire. Pas de quoi être fier », « Affaire Richard Mil­let : le goût amer de l’épilogue », larepubliquedeslivres.fr, 15 sep­tem­bre 2012

« Il [Pierre Drieu la Rochelle] s’est four­voyé ; il a payé en se faisant jus­tice. Demeure l’écrivain anti­mod­erne, dandy non­cha­lant et dédaigneux de ses con­tem­po­rains, dont la postérité a voulu faire un écrivain mau­dit du troisième type. Il a enfin toute sa place dans la « Pléi­ade » à con­di­tion, comme nous y invite son édi­teur, de ne jamais dis­soci­er son esthé­tique de son idéolo­gie, ni de laiss­er l’une éclipser l’autre », « Drieu sur papi­er bible », lesgrandsdebats.fr, 1er novem­bre 2012.

« Cinq ans après, on en est tou­jours là mal­gré l’incontestable suc­cès plané­taire et sa dom­i­na­tion dans le référence­ment sur les moteurs de recherche de l’encyclopédie en ligne, et l’agonie des ency­clopédies sur papi­er qu’il a entraîné. Il est vrai que des erreurs, sinon des con­tre-vérités et des manip­u­la­tions, sont régulière­ment dénon­cées – et com­ment en serait-il autrement eu égard à la masse con­sid­érable d’informations char­riées par ce flux. Décidé­ment, Wikipé­dia est-elle fiable ? Tant pis si la ques­tion ressem­ble déjà à un ser­pent de mer. Le fait est que les déné­ga­tions de ses dirigeants ont curieuse­ment pour effet de ren­forcer la sus­pi­cion. Et ce ne sont pas les études com­par­a­tives avec les mastodontes ency­clopédiques sur papi­er qui dis­siper­ont les doutes car le plus sou­vent, ces études prê­tent elles-mêmes à con­tro­verse », « Wikipé­dia est-elle fiable ? » lesgrandsdebats.fr, 14 novem­bre 2012.

« Mais peut-on sépar­er l’homme de l’œuvre, et juger ses livres dis­tincte­ment de son (non) engage­ment ? La ques­tion n’est pas neuve, et elle est régulière­ment réac­tivée dès qu’il est ques­tion d’Ezra Pound, d’Aragon ou de Céline. Autres temps, dira-t-on. Et le nôtre ? Nul doute que le comité Nobel en a débat­tu. Il l’a résolu en couron­nant Mo Yan. Depuis, des voix se font enten­dre pour le lui con­tester. A tort ? », « Le Nobel à celui qui ne par­le pas », lesgrandsdebats.fr, 07 décem­bre 2012.

« Con­traire­ment à l’opinion courante, les con­struc­tions en Judée et Samarie ne sont pas illégitimes au vu du droit inter­na­tion­al, au con­traire. Mais de con­flit en con­flit, d’accords en traités, les textes de loi se super­posent, créant un flou juridique sur la nation­al­ité de ces ter­ri­toires : israéliens, jor­daniens ou arabes pales­tiniens ? » « E1 et les autres ter­ri­toires con­testés sont légitimes », crif.org, 14 décem­bre 2012

« J’ai trou­vé ce terme vrai­ment dégueu­lasse… le temps d’une journée. Ses édi­teurs m’ont avoué qu’ils avaient sup­primé des pas­sages car­ré­ment scat­ologiques, par ami­tié pour moi mais aus­si pour Houelle­becq, his­toire de lui éviter un procès en diffama­tion », en réac­tion au terme de « ténia » que Houelle­becq avait employé à son égard dans son livre coécrit avec BHL, Enne­mis publics, cité par Peras Del­phine, op. cit.

Au sujet de Céline à Sig­marin­gen : « C’est une des rares fois de sa vie d’écrivain où il n’y a absol­u­ment rien à lui reprocher. Il n’a pas fait de déc­la­ra­tion, hormis pour insul­ter les Alle­mands et les col­la­bos ; il a passé huit mois à se dévouer totale­ment aux malades. Avec son or, il a acheté des médica­ments pour les 2 000 per­son­nes qu’il soignait à Sig­marin­gen, au château mais surtout dans la ville où rég­naient la faim, le froid et les épidémies », La Croix, 08/01/2014

« Au château de Sig­marin­gen, béné­fi­ciant de l’extraterritorialité, les min­istres jouaient des coudes pour le pou­voir, le maréchal Pétain et Pierre Laval s’évitaient, etc. Il s’y jouait une comédie bouf­fonne », ibid.

Com­men­tant les déc­la­ra­tions de Fleur Pel­lerin, min­istre de la cul­ture, qui affir­mait ne pas avoir lu de roman depuis deux ans : « Je ne vois pas où est le prob­lème ! J’apprécie beau­coup sa fran­chise, qu’elle dise qu’elle n’ait pas eu le temps de lire. Ça ne me choque pas. […] On n’attend pas d’un min­istre qu’il lise des romans, ni qu’il soit écrivain. […] Un min­istre de la Cul­ture doit d’abord être admin­is­tra­teur, savoir gér­er de l’argent. Un min­istre de la Cul­ture aujourd’hui, c’est quelqu’un qui se farcit le con­flit des inter­mit­tents du spec­ta­cle, un dossier extrême­ment com­pliqué et dif­fi­cile. C’est un truc de tech­nocrate.» francetvinfo.fr, 28 octo­bre 2014

Au sujet du frère de Simenon, sujet de la biogra­phie L’Autre Simenon de Patrick Roegiers : « Ce n’est ni fait ni à faire. C’est un livre absurde dans son pro­jet même. C’est un ouvrage con­sacré à quelqu’un qui n’a aucun intérêt : Chris­t­ian Simenon. Il n’a rien fait de sa vie, si ce n’est assas­sin­er des civils pen­dant l’Occupation et se ranger du côté du rex­isme par faib­lesse plus que par con­vic­tion. Ce n’est même pas un fas­ciste idéologique. Ça aurait été plus intéres­sant », Philitt, 29/09/2015

« L’édition est un milieu très con­ser­va­teur, très pater­nal­iste, où tout se passe entre Odéon et rue du Bac et où domine encore la vieille mytholo­gie de l’écrivain balza­cien écrivant à la bougie, du fond de sa mansarde. Le fait, pour le Cen­tre nation­al du livre, d’obliger les organ­isa­teurs du Salon du livre à rémunér­er entre 150 et 300 euros les auteurs qui par­leraient au pub­lic, a déclenché une belle polémique ! C’est nor­mal : en règle générale, l’écrivain perçoit un défraiement qui lui per­met tout juste de se pay­er des cig­a­rettes. Le jour où Jean-Marie Le Clézio a décroché le prix Nobel de lit­téra­ture, il a poussé un soupir de soulage­ment en s’exclamant : « Je vais enfin pou­voir pay­er mes impôts ! », Les Échos, 09/09/2016

« J’ai pub­lié une trentaine de livres, traduits dans 12 pays et il m’est impos­si­ble d’en suiv­re le des­tin et de véri­fi­er si l’éditeur chi­nois ou coréen m’a bien payé. A par­tir d’un moment, l’agent devient une néces­sité », ibid.

« Ce n’est pas tout à fait un roman car il sera doc­u­men­té et non dénué de fic­tion pour autant, mais une fic­tion qui s’épanouirait de préférence dans les zones d’ombre de l’histoire, car l’exactitude est une pas­sion sèche, avec ce qu’il faut par­fois de poème, de por­traits, de con­ver­sa­tions, de réc­its, de scé­nario, d’enquête jour­nal­is­tique, d’interview », La Croix, 12/01/2018.

Sa nébuleuse

Mem­bre du Club Le Siè­cle, un club fondé en 1944 et réu­nis­sant, depuis plus de 60 ans, la qua­si-total­ité du pou­voir poli­tique, économique, financier ou médi­a­tique français. Soit env­i­ron 600 per­son­nes qui con­cen­trent entre leurs mains l’essentiel du pou­voir. Tout gou­verne­ment, qu’il soit de droite ou de gauche, a du tiers à la moitié de ses mem­bres qui y appar­tient. (Emmanuel Rati­er, Au cœur du pou­voir). D’autres jour­nal­istes par­ticipent à ces dîn­ers men­su­els comme Lau­rent Jof­frin, David Pujadas, Michel Field, Patrick de Car­o­lis, Arlette Chabot, Alain-Gérard Sla­ma, Claude Imbert, Franz-Olivi­er Gies­bert, Emmanuel Chain, etc…

Women Inter­na­tion­al Zion­ist Orga­ni­za­tion (Wizo) : sa femme, Angela Assouline, est un mem­bre impor­tant de la branche française. Présente dans 52 pays, la Wizo regroupe 250 000 femmes « fidèles à l’esprit de ses fon­da­tri­ces, au sion­isme et à la trans­mis­sion des valeurs juives ». Wizo France est « un relais qui accueille depuis tou­jours, toutes les amies d’Israël quelque soit leurs orig­ines et leurs milieux socio­pro­fes­sion­nels. Dans un cli­mat tolérant et d’échanges, wizo éla­bore une vision partagée d’un judaïsme ouvert et du sion­isme actu­al­isé, avec en toile de fond, un pat­ri­moine cul­turel com­mun qui con­stitue le ciment des wiz­éennes dans toute leur diver­sité ». Pierre Assouline a été lau­réat du prix européen de la Wizo en 1999.

Mem­bre du comité cul­turel de la mai­son de vente Artcu­r­ial Hold­ing SA avec Lau­rent Das­sault, Fran­cis Briest, Léonard Gianad­da, Hervé Poulain, Daniel Jan­i­cot, Yves Rouart, Nathalie Zaquin-Boulakia.

Il est très proche des édi­tions Gal­li­mard, et se com­met en 2007–2011 pour réus­sir à faire renom­mer la rue Sébastien-Bot­tin (du nom de l’éditeur du Bot­tin), où se trou­ve le siège des édi­tions, en rue Gas­ton Gal­li­mard, du nom du fon­da­teur de la mai­son. Il y réus­sit et crée une polémique.

Ils ont dit

« Explo­rateur du sym­bol­ique, du réel et des con­sciences, Pierre Assouline se veut espag­nol pour être juif séfa­rade », La Croix, 12/01/2018.

« Pierre Assouline, né à Casablan­ca en 1953, abor­de enfin ce sujet si per­son­nel : son iden­tité séfa­rade, et sa décli­nai­son tant au niveau per­son­nel que col­lec­tif », Le Point, 06/07/2017.

« Dès l’avant-propos, il prévient ne pas avoir retenu dans son pan­théon per­son­nel des écrivains pour­tant unanime­ment célébrés comme Claude Simon ou Nathalie Sar­raute. Serait-ce le résul­tat d’une allergie au Nou­veau Roman ? Sans doute l’intolérance n’est-elle pas totale puisqu’une longue notice, certes nuancée, est réservée à Alain Robbe-Gril­let », Le Huff­in­g­ton Post, 29/08/2016, au sujet de son Dic­tio­n­naire amoureux des écrivains et de la lit­téra­ture.

« La con­stance avec laque­lle Pierre Assouline célèbre le tra­vail des tra­duc­teurs est exem­plaire. D’après lui, la tra­duc­tion des ouvrages de Javier Cer­cas est sus­cep­ti­ble de faciliter l’évolution du roman dans l’espace européen. […] À sig­naler égale­ment la sat­is­fac­tion de trou­ver dans le Dic­tio­n­naire amoureux la liste per­ti­nente des écrivains oubliés et à relire d’urgence, comme Georges Bernanos, Gas­ton Ler­oux, Pierre Mac Orlan, Jules Renard, André Suarès. C’est effec­tive­ment le rôle d’un cri­tique pro­fes­sion­nel que de cor­riger les injus­tices de la postérité », ibid.

« Pierre Assouline s’interroge d’ailleurs sur l’évolution de la pro­fes­sion. Plusieurs entrées sont dévolues à ses plus émi­nents représen­tants : Albert Thibaudet ou François Nourissier. La cri­tique de presse est des­tinée à évoluer, notam­ment sous la pres­sion des blogueurs, nom­breux sur inter­net. En l’absence d’un impens­able ordre des cri­tiques, un respect min­i­mum de la déon­tolo­gie est désor­mais req­uis afin que la cri­tique de presse ne se dilue pas dans la pro­mo­tion com­mer­ciale. Le Dic­tio­n­naire amoureux de Pierre Assouline fait la démon­stra­tion de ce qu’un cri­tique indépen­dant et infor­mé peut apporter de lumières et de plaisir à son lec­torat », ibid.

« Cher P.A., tou­jours un plaisir d’être bro­cardé par les réacs, vous gênez pas », dédi­dace de l’écrivain François Bégaudeau à son Anti­manuel de lit­téra­ture (Bréal, 2008). Et la réponse d’Assouline : « Même là, il par­le en dje­une ! Te gêne pas ! Nique ta gram­maire ! C’est écrit comme c‘est dédi­cacé. »

Lors de la paru­tion du livre de Thier­ry Dis­ce­po­lo, La Trahi­son des édi­teurs (Agone, 2011), et suite à une cri­tique néga­tive du livre sur son blog, Pierre Assouline est accusé par Math­ias Rey­mond de « défendre son insti­tu­tion, son méti­er, ses amis… et ses patrons » :

« Ce n’est pas un hasard si, sur les arti­cles qu’il a rédigés dans la presse (Le Monde, Lire, Le Mag­a­zine lit­téraire…) depuis 2002, il fait référence à 186 repris­es à des « gros » édi­teurs et seule­ment à 22 repris­es à des « petits » édi­teurs, Agone n’étant jamais cité. Soit un rap­port de 9 « gros » édi­teurs pour 1 « petit » édi­teur. Plus intéres­sant encore est de con­stater la répar­ti­tion des références aux « gros » édi­teurs. Depuis 2002, on trou­ve 65 références à Gal­li­mard (son édi­teur, tiens…), 36 références au Seuil, 30 à Gras­set, 17 à Fayard, 12 à Albin Michel, 13 à Flam­mar­i­on, 7 à Actes Sud, 4 à Hachette et 2 à La Décou­verte. Ain­si un tiers des ouvrages recen­sés par Assouline sont édités par Gal­li­mard… son pro­pre édi­teur. On peut com­pren­dre alors l’agacement que sus­cite chez lui la lec­ture d’un ouvrage dont le pre­mier chapitre est con­sacré aux édi­tions Gal­li­mard et dresse un por­trait à charge de leur actuel patron. D’autant qu’Assouline est l’auteur d’une belle biogra­phie de Gas­ton Gal­li­mard (le fon­da­teur des­dites édi­tions) et qu’il n’a aucun tabou à pren­dre la plume pour lui ren­dre hom­mage. Ain­si, dans le mag­a­zine L’Histoire (mars 2011) –dont il mem­bre du comité de rédac­tion-, il signe un texte inti­t­ulé : « A Gas­ton, pour tou­jours ». Extraits de l’oraison : « On n’entre pas chez Gal­li­mard pour pub­li­er un livre mais pour y con­stru­ire une œuvre » ; « Il n’est pas de déci­sion édi­to­ri­ale et lit­téraire que Gas­ton Gal­li­mard n’ait prise sans la replac­er aus­sitôt dans une vision à long terme » ; « Sans cet orgueil, qui lui fit le plus sou­vent pro­jeter ses livres et ses auteurs dans la per­spec­tive floue d’un avenir incer­tain plutôt que dans les “coups” assurés d’un présent plus exci­tant, le cat­a­logue Gal­li­mard ne serait pas. Le génie de Gas­ton Ier fut de se don­ner et de leur don­ner à tous les moyens de cet orgueil en préser­vant con­tre les aléas de l’histoire une cer­taine idée du livre. » Pas de doute, le prochain livre d’Assouline paraî­tra chez Gal­li­mard », Acrimed, 14 octo­bre 2011.

« Le chroniqueur du «Monde», biographe du vieux Gas­ton, présen­ta le pro­jet à la Mairie. Il fut chargé de pouss­er le dossier en cas d’indifférence ou d’hostilité. En sept ou huit mois, Assouline inter­vint à plusieurs repris­es auprès des con­seillers de Bertrand Delanoë, David Kessler et Philippe Lamy, pour éviter l’enlisement : il fal­lait que la plaque puisse être dévoilée le jour de l’anniversaire », Le Nou­v­el Obs, 15/06/2011, au sujet de son rôle clé pour que la rue Sébastien-Bot­tin devi­enne rue Gas­ton Gal­li­mard.

« (…) Assouline, c’est le type besogneux qui prend la pose, voudrait bien être écrivain, mais qui n’y arrive décidé­ment pas en dépit de ses efforts inces­sants. Il pub­lie pour­tant une blo­g­or­rhée sale­ment impres­sion­nante, ain­si que pas mal d’ouvrages. Mais qui ne con­stituent pas le moin­dre début d’œuvre, fût-elle de sec­ond rang. Mon­sieur Assouline écrit sur tout et sur tous, c’est un peu le Pic de la Miran­dole ver­sion scri­bouil­lard et pseu­do trash de la blo­gosphère : les gens rich­es et célèbres (Das­sault, Roth­schild…), les pho­tographes (Carti­er-Bres­son…), les auteurs de BD (Hergé…), les édi­teurs (Gal­li­mard…) et même les prix lit­téraires ! », Didi­er Maïs­to, Lyon Cap­i­tale, 9 novem­bre 2010

« L’endurance, l’obstination, le tra­vail au long cours: voilà peut-être la clef de ses biogra­phies, très fouil­lées, de Mar­cel Das­sault, d’Albert Lon­dres, de Simenon, d’Hergé, ou encore de Camon­do, qui l’ont imposé en spé­cial­iste du genre. Du coup, il est sol­lic­ité aus­si bien par les ayants droit de Saint-Exupéry que par l’entourage de Gilbert Trig­ano, le fon­da­teur du Club Med… Mais le biographe ne marche qu’à l’empathie », L’Express, 19/03/2009

« Ses enquêtes, pré­cis­es et orig­i­nales, sec­ouent sou­vent le cocoti­er lit­téraire: en 1987, il démonte, preuves à l’appui, le sys­tème Paul-Loup Sulitzer, qui fait écrire ses livres par un « nègre », Loup Durand », ibid.

« Com­ment lui, Assouline, le juif «tra­di­tion­al­iste» à ses dires, qui jure ne jamais manger de jam­bon et célèbre à grands frais les bat-mits­va de ses filles, a-t-il pu sym­pa­this­er avec l’ancien col­labo Lucien Combelle et lui con­sacr­er un — très bel — essai, Le Fleuve Combelle? », ibid.

« Pierre est un enquê­teur hors pair, méthodique, opiniâtre, recoupant ses infor­ma­tions », Bernard Piv­ot (qui l’a engagé comme reporter à Lire en 1983).

En 1997, il dénonce les pla­giats de l’écrivain Cal­ix­the Beyala qui l’appelle alors et hurle au télé­phone : « Je vais venir, je vais te pren­dre par les couilles et je te jet­terai par la fenêtre ! » La roman­cière d’origine africaine le rap­pelle, chez lui, à une heure du matin : « J’ai une poupée avec moi, je lui mets des épin­gles, j’espère que tu as mal ! », cité par Peras Del­phine, op. cit. ()

« C’était un garçon réservé et résolu, timide comme une jeune vierge et très respectueux des règles. Mais on sen­tait déjà une volon­té de fer chez ce type tra­vailleur et struc­turé comme c’est pas per­mis », Philippe Tes­son, cité par Peras Del­phine, op.cit.

Crédit pho­to : The­su­per­mat via Wiki­me­dia (cc)

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