Élisabeth Lévy

Élisabeth Lévy

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Élisabeth Lévy,
La “polémiste néo-réac”

Issue d’une famille juive pratiquante, Élisabeth Lévy est née en 1967 à Marseille. En 2000, elle acquiert une petite no­toriété grâce à son ar­ticle « Kosovo, l’insoutenable légèreté de l’information », dénonçant le parti-pris des médias français contre les Serbes. Aujourd’hui chroniqueuse multi-cartes et fondatrice du site Causeur.fr et du mensuel papier associé, Élisabeth Levy fait partie avec Éric Zemmour, Ivan Rioufol, Robert Ménard et Philippe Cohen, des journalistes « néo-réacs », dénoncés comme « agents de décontamination de la pensée du FN » (Le Nouvel Observateur – 10 mars 2011).

« La communion universelle des médias m’emmerde. » (Valeurs actuelles – 10 juin 2010)

Formation

Institut d’Études politiques de Paris

Parcours professionnel

Après des débuts à l’Agence France-Presse (AFP), Élisabeth Levy travaille de 1994 à 1996 pour un quotidien francophone de Lausanne, le Nouveau Quotidien.

Elle rejoint dans les années 1990 la rédaction de L’Événement du jeudi, et participe à la création de Marianne. Licenciée par Jean-François Kahn, elle continue cependant à collaborer en écrivant des articles pour l’hebdomadaire, ainsi que pour Le Figaro et Le Figaro Magazine.

Elle intervient sur RTL dans l’émission On refait le monde, où elle a été réintégrée par Nicolas Poincaré après en avoir été exclue par Pascale Clark en 2004, pour avoir critiqué l’animatrice.

Élisabeth Lévy a été chroniqueuse dans l’émission de radio de Laurent Ruquier On va s’gêner, sur Europe 1, de 2005 à 2007.

Elle a été productrice de l’émission de critique des médias, Le Premier pouvoir, sur France Culture, émission arrêtée en 2006.

En septembre 2007, elle rejoint l’équipe du site Arrêt sur images et anime le site Causeur.fr.

À partir de 2008, elle intervient dans l’émission de Jean-Marc Morandini sur Europe 1 dans la séquence « débat » et à la télé dans On refait le monde, Semaine critique ! et Ce soir (ou jamais !).

Parcours militant

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Publications

  • La France aux Français ? Chiche !, Un entretien avec Malek Boutih mené par Élisabeth Lévy, Paris, Fondation du 2 mars, Mille et une nuits, 2001
  • Les Maîtres censeurs : pour en finir avec la pensée unique, Paris, Librairie générale française, Le Livre de poche, 2002
  • Les Dangers de l’euthanasie, entretiens avec Lucien Israël par Élisabeth Lévy, préface d’Alain Besançon, Paris, Éditions des Syrtes, 2002
  • Festivus festivus, conversations de Philippe Muray avec Élisabeth Lévy, Paris, Éditions Fayard, 2005
  • La Discorde : Israël-Palestine, les juifs, la France, conversations de Rony Brauman et Alain Finkielkraut avec Élisabeth Lévy, Paris, Mille et une nuits, 2006
  • Le Premier pouvoir : inventaire après liquidation, Climats – Flammarion, mars 2007
  • Notre métier a mal tourné : deux journalistes s’énervent, avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2008
  • Les Français sont-ils antisémites ? avec Robert Ménard, Mordicus, 2009
  • La gauche contre le réel, Paris, Fayard, 2012

Collaborations

Élisabeth Levy participe régulièrement depuis 2006 comme animatrice de table ronde aux Rencontres de Cannes.

Ce qu’elle gagne

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Elle l’a dit

« Ces quinze années d’anathèmes, d’excommunication, de nazification de l’électeur frontiste n’auront pas été inutiles, le grand soir est presque advenu. A peine connu le score du premier tour, ils ont ressorti leurs habits de résistants et leurs costumes de certitudes satisfaites. Et, à vrai dire, on aurait assez envie de rire de tant de pompeux ridicules, si la colère ne l’emportait pas devant le spectacle de leur inconscience doublée d’un abyssal mépris pour l’électeur. Sans doute les antifascistes d’opérette échoueront-ils à donner la victoire à un Le Pen qui n’a pas plus envie d’aller au pouvoir que ses électeurs n’entendent l’y porter, mais il faut avouer que son score a de quoi donner de merveilleux frissons. » (Le Figaro – 24 avril 2002)

« Autant avouer mon crime, il m’arrive de consulter ce site [NDLR : FdeSouche]. On y trouve, en plus d’une indigeste propagande, des informations censurées – ou ignorées – ailleurs. » (Causeur – 10 avril 2009)

« Le problème est qu’on a des politiques qui sont à plat ventre devant les médias, et des médias qui sont dans une espèce de bulle bien-pensante – c’est le camp du Bien, complètement coupé du réel ; et que le conformisme de gauche est extrêmement répandu à droite. Un certain nombre d’opinions ont été érigées en vérité, et notre rôle est de les ramener à leur statut d’opinion, c’est-à-dire de chose contestable, discutable, sur laquelle on peut s’empailler. » (Valeurs actuelles - 10 juin 2010)

« Mais enfin est en guerre ! On a des zones de guerre ! On a des gens qui tirent sur les flics à l’arme lourde ; ils rentrent dans la cité, ils passent une frontière et on est là à faire des chichis (…). Est-ce que vous vous rendez compte de la situation dans laquelle nous sommes ? Là, on n’a pas affaire à de pauvres gamins discriminés, si vous voulez, qui volent des mobylettes ; on a affaire à des caïds, à des malfrats, à des clients de Cour d’assise – d’accord ? – qui tirent sur les flics sans aucune hésitation – il y en a un qui meurt, excusez-moi, je n’aurai pas une larme, j’en suis navrée mais c’est comme ça (…) Non, mais là maintenant, si vous voulez, il faut y aller avec l’armée ! On est dans une situation de guerre, je suis navrée. » (RTL – On refait le monde – 19 juillet 2010)

Sa nébuleuse

Élisabeth Levy est cofondatrice de la Fondation Marc-Bloch, fondée en 1998 et rebaptisée, en 2000, Fondation du 2 Mars. En 2001, elle devient secrétaire générale, puis présidente de ce think-tank œuvrant pour la défense et la promotion des valeurs républicaines.

Crédit photo : Causeur (2011)