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Laurent Ruquier

8 juillet 2020

Temps de lecture : 11 minutes
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Laurent Ruquier

Le gay passe-partout

« Après, que mon com­ing out ait pu aider d’autres gays, j’en suis ravi. C’est peut-être ma façon de militer ». Lau­rent Ruquier à Têtu: “Mon com­ing out, c’est ma façon de militer” (Têtu, 19/02/2010)

Laurent Ruquier est né le 24 février 1963 au Havre (Seine-Maritime), alors imprenable bastion communiste, dans une famille ouvrière. Tour à tour animateur, présentateur, humoriste, producteur et directeur de théâtre, Laurent Ruquier est omniprésent dans le Paysage audiovisuel français (PAF). Faux impertinent, homosexuel revendiqué, homme de gauche et jouissant d’une image de joyeux saltimbanque, Laurent Ruquier dézingue avec ses équipes d’humoristes la majorité invisible et silencieuse : les catholiques, le pape, les blondes, les franchouillards…

Lau­rent Ruquier a fait la révéla­tion de son homo­sex­u­al­ité lors de l’un de ses spec­ta­cles qui tour­na un peu partout en France. Il le fit à nou­veau en direct le 12 jan­vi­er 1999, sur l’an­tenne de France-Inter. Chris­tine Boutin son invitée, affir­mant n’avoir rien con­tre les homo­sex­uels et déje­u­nant par­fois avec cer­tains, Ruquier lui deman­da: « Vous m’in­vi­teriez à déje­uner chez vous, je suis homo­sex­uel ?» Depuis 2002, il partageait la vie du comé­di­en Benoît Petit­jean, une sépa­ra­tion est inter­v­enue en 2017.

Formation

Tit­u­laire d’un DEUG AES, Admin­is­tra­tion Économique et Sociale à l’U­ni­ver­sité du Havre ain­si qu’un DUT GEA, Ges­tion des Entre­pris­es et des admin­is­tra­tions en for­ma­tion con­tin­ue.

Parcours professionnel

Ani­ma­teur radio­phonique

  • France Inter (1991 — 1997) : Ferme la fenêtre pour les mous­tiques, Rien à cir­er, Change­ment de direc­tion.
  • Europe 1 (1999 — 2014) : une chronique le matin avec Julie, On va s’gên­er, chronique humoris­tique à 7h55.
  • RTL où il arrive en mars 2014 après l’éviction de Philippe Bou­vard, créa­teur des Gross­es Têtes.

Ani­ma­teur de télévi­sion

1994 : Rien à cir­er (France 2) ; 1995 : Les Niouzes (TF1) ; 2003 : Con­cours Euro­vi­sion de la chan­son 2003 (France 3) avec Isabelle Mer­gault ; 2004 : Con­cours Euro­vi­sion de la chan­son 2004 (France 3) avec Elsa Fay­er ; 2005 : présélec­tion française du Con­cours Euro­vi­sion de la chan­son 2005 (France 3) avec Elsa Fay­er ; 2006 : 36 en chan­sons (France 3) ; 2008 : Stars et comédie (France 2), Tous au théâtre (France 2) ; 2009 : Ruquier / Gre­go­rio — Mer­ci d’être venu! (France 2), Vos chanteurs préférés (France 2), On va s’gên­er, les 10 ans (France 4), adap­ta­tion télévi­suelle de son émis­sion radio­phonique. 2010–2012 : On n’demande qu’à en rire (France 2). 2014 : L’Émission pour tous (France 2). 2016 : Mar­di Ciné­ma (France 2). 2017 : Les enfants de la télé (France 2).

Émis­sions régulières

1999 — 2000 : Un an de plus (Canal+) ; 2000 — 2007 : On a tout essayé (France 2) ; 2005 — 2006 : Ça bal­ance à Paris (Paris Pre­mière) ; 2005 — 2006 : Vos imi­ta­tions préférées (France 2) ; 2006–2020 : On n’est pas couché ; 2007 — 2008 : On n’a pas tout dit (France 2) ; 2010 : On va s’gên­er (France 4), adap­ta­tion télévi­suelle de son émis­sion radio­phonique.

Émis­sions tou­jours à l’an­tenne sur France 2

  • Depuis 2006 : On n’est pas couché (co-pro­duc­teur)
  • Depuis 2009 : On a tout révisé (qua­tre numéros à ce jour)
  • Depuis 2010 : On n’de­mande qu’à en rire (co-pro­duc­teur)
  • Depuis 2020 : On est en direct

One-man-shows et théâtre :

De 1997 à 2000, il monte sur les planch­es avec deux spec­ta­cles réal­isés par l’Inconnu Pas­cal Légitimus et pro­duits par Juste pour rire : Enfin gen­til et Encore gen­til.

Auteur et/ou met­teur en scène de dif­férentes pièces :

  • 2003 : La presse est unanime
  • 2004 : Grosse chaleur , adap­ta­tion française de la comédie musi­cale Chica­go
  • 2005–2006 : Si c’était à refaire, Lan­dru
  • 2006 : reprise de Si c’était à refaire
  • 2008 : Open Bed, de David Ser­ra­no,
  • 2008–2009 : Je m’voyais déjà
  • 2011 : Parce que je la vole bien !
  • 2013 : Un cou­ple mag­ique
  • 2014 : Je préfère qu’on reste amis, On arrête pas la con­ner­ie
  • 2016 : À droite à gauche
  • 2018 : Pourvu qu’il soit heureux, Les Parisi­ennes
  • 2019 : Le plus beau dans tout ça

Direc­tion de théâtre :

Le 28 juil­let 2011, Lau­rent Ruquier acquiert 50 % des parts de la société de ges­tion du Théâtre Antoine situé dans le 10ème arrondisse­ment de Paris. Il en devient le Directeur Général aux côtés de Jean-Marc Dumon­tet, Prési­dent Directeur Général et co-action­naire à 50 %. Ii y investit 5 mil­lions d’euros mais arrête la direc­tion en 2018 faute de temps.

Pro­duc­tion de spec­ta­cles :

Depuis 2005, Lau­rent Ruquier s’est lancé dans la pro­duc­tion de spec­ta­cles : Marie Laforêt, Véronique Riv­ière, Pauline Ester, Michaël Gre­go­rio, Gas­pard Proust.

Parcours militant

Il effectue 21 mois de ser­vice mil­i­taire comme objecteur de con­science à la Direc­tion régionale des Affaires cul­turelles. Il a soutenu Ségolène Roy­al lors des pri­maires social­istes pour l’élec­tion prési­den­tielle française de 2007. En 2012 il vote pour Mélen­chon au pre­mier tour de la prési­den­tielle et Hol­lande au sec­ond tour.

En 2017 il affirme avoir voté Mélen­chon au pre­mier tour de la prési­den­tielle et Macron au sec­ond. Cepen­dant son refus d’appeler à vot­er con­tre Le Pen l’a déçu : « J’ai trou­vé l’attitude de Jean-Luc Mélen­chon au soir du pre­mier tour telle­ment déplorable que je me suis sen­ti cocu­fié et trahi. Quand on est leader poli­tique, on se doit d’être respon­s­able. Il aurait dû dire : faites ce que vous voulez mais moi, je vais vot­er Macron pour faire bar­rage au FN ». Pour lui, « ses 18% lui sont mon­tés à la tête, il a eu une atti­tude de dic­ta­teur avec des posi­tion­nements absur­des ».

Publications

  • 1994 : Rien à cir­er, Cal­mann Levy.
  • 1995 : Le Tout Bon de Lau­rent Ruquier, Michel Lafon.
  • 1996 : Rien à cir­er : les cinq ans, en col­lab­o­ra­tion avec Jean-François Remon­té, Michel Lafon.
  • 1997 : Le Mois par moi. Le Débloque notes, vol­umes 1 et 2, Michel Lafon.
  • 1998 : Ravi de vous recevoir, Michel Lafon. / Gueules d’€uros, dessins de Gérard Éléouët, L’Archipel.
  • 1999 : Il faut savoir chang­er de cer­ti­tudes, Plon.
  • 2000 : Je ne vais pas me gên­er, Plon.
  • 2001 : Vu à la radio, Plon. / Gueules d’€uros, nou­velle édi­tion, L’Archipel.
  • 2002 : Mon Best of, Plon. / C’est chronique, Plon.
  • 2003 : Chroniques inso­lentes, Hors col­lec­tion.
  • 2004 : Ne nuit pas à la san­té, Plon.
  • 2005 : On va s’gên­er. Les meilleurs moments, Plon.
  • 2009 : Avant que t’ou­blies tout !, en col­lab­o­ra­tion avec Claude Sar­raute, Plon.

Collaborations

En juin 2010, il pose sur la pho­to anniver­saire des 15 ans du mag­a­zine Têtu avec Mar­tine Aubry, maire de Lille et pre­mière secré­taire du Par­ti Social­iste.

Lau­rent Ruquier annonce en août 2009 que l’an­cien mem­bre du gou­verne­ment, Roger Karoutchi, allait rejoin­dre l’équipe de chroniqueurs de son émis­sion «On va s’gêner» sur Europe 1. En jan­vi­er 2009, Roger Karoutchi, alors can­di­dat aux pri­maires UMP pour les régionales en Ile-de-France, avait révélé son homo­sex­u­al­ité dans son livre inti­t­ulé «Mes qua­tre vérités». C’é­tait la pre­mière fois en France qu’un mem­bre du gou­verne­ment rendait publique son homo­sex­u­al­ité.

Il par­ticipe en 2006 à une cam­pagne pour lut­ter con­tre les dis­crim­i­na­tions à l’encontre des séroposi­tifs « Seriez-vous prêt à tout essay­er avec moi si j’étais séroposi­tif ? ».

Ce qu’il gagne

Selon Cap­i­tal, il gag­nait sur Europe 1 en 2014 40.000 € par mois – hors les émis­sions qu’il pro­duit. VSD avance qu’en 2016 il touche 70.000 € par mois, mais paye ses col­lab­o­ra­teurs directs sur cette somme. Selon GQ, il gagne aus­si 40.000€ par mois avec “On n’est pas couchés”, à rai­son de 10.000 € par émis­sion.

Il l’a dit

« Bien sûr, sur le plateau, quand on traite des sujets liés à l’homosexualité, je ne suis pas com­plète­ment objec­tif mais j’essaie de le rester. C’est en affrontant les points de vue dif­férents qu’on pro­gresse. » « Lau­rent Ruquier, le peo­ple gay préféré des lecteurs » — Têtu, décem­bre 2006

« L’occasion ne s’est jamais présen­tée. Après je ne vais pas men­tir : j’ai tou­jours trou­vé Steevy plutôt mignon. Je crois qu’au moment où lui aurait été plutôt enclin à le faire, je n’étais pas disponible (…) Puis quand j’ai été libre, ça fai­sait plusieurs années qu’on tra­vail­lait ensem­ble et lui ne se voy­ait pas couch­er avec son patron.» Ibid.

« Je veux avoir plaisir à les recevoir et ne souhaite pas livr­er mon audi­ence aux idées du Front nation­al, qu’il soit représen­té par Marine, Jean-Marie Le Pen ou Bruno Goll­nisch. Je n’in­vite pas les gens qui font de mau­vais films. Je ne prends pas non plus ceux qui encour­a­gent les mau­vais sen­ti­ments et sont un dan­ger pour la cohé­sion nationale. C’est ma vision du ser­vice pub­lic. » « Boy­cott Marine Le Pen — Ardis­son, Naul­leau, Ruquier et Aphatie se posi­tion­nent » - Le Point, 15 décem­bre 2010

« Si DSK agresse une femme de ménage, c’est qu’il se croit invul­nérable, c’est tout ! Il faut dire que ceux qui pré­ten­dent que ça ne ressem­ble pas à Dominique Strauss-Kahn nous mentent, puisqu’on le sait tous ! (…) Hélas ! ça m’a choqué, la seule — et Dieu sait que je ne partage pas ses opin­ions — la seule qui ait été sincère hier dans toutes les radios et les télés, c’est bien Marine Le Pen puisque per­son­ne dans le milieu jour­nal­is­tique parisien n’est sur­pris par ce qui est arrivé. On arrête pas de nous dire que c’est un séduc­teur, c’est choquant parce que ce n’est pas ça un séduc­teur !… Donc il faut que les types comme Le Guen et autres sou­tiens de DSK arrê­tent de nous dire que cette his­toire ne lui ressem­ble pas ». On va s’gêner — Europe 1, 17/05/2011

« Si vous me deman­dez si j’avais envie d’in­viter Marine Le Pen avant, non. Parce que je n’ai pas de rai­son. Après, non plus. Mais dans le cadre de la cam­pagne élec­torale et dans le cadre de l’équité du temps de parole et des règles démoc­ra­tiques, je n’ai aucun souci avec ça. » La Nou­velle Édi­tion — Canal+, 10/02/2012

« Elle vient de moi [l‘idée du départ d’Eric Zem­mour et d’Eric Naul­leau de l’émission « On n’est pas couché »], uni­latérale­ment. Je veux apporter un souf­fle nou­veau. Tous les ans, je me pose la ques­tion du renou­velle­ment de mon émis­sion. (…) J’ai plaisir à cass­er les habi­tudes. Soit je change l’an­i­ma­teur, soit je change les chroniqueurs. Je suis l’an­i­ma­teur… c’est moi qui reste ! (…) On ne m’a rien imposé, à aucun moment, affirme l’an­i­ma­teur. Ce n’est pas dans mon genre d’être sous influ­ence. Ce n’est pas une déci­sion poli­tique venue d’ailleurs non plus, ce sont des con­ner­ies tout ça » « Ruquier explique pourquoi il a viré Zem­mour et Naul­leau » Source : programme-tv.net

« J’ai longtemps été mal à l’aise avec la ges­ta­tion pour autrui, ajoute-t-il. L’aspect com­mer­cial me gêne. J’évolue… Il faut vivre avec son temps.» Lui-même ne veut pas d’enfants. «Ce n’est pas dans mon logi­ciel. Je suis de la vieille généra­tion, je ne me suis jamais pré­paré à ça.» Représen­tatif de son époque, il s’est abstenu aux européennes. «Je ne savais pas pour qui vot­er. Je reste de gauche, mais ça sert à quoi ? Rien n’est fait con­tre ce qui pêche vrai­ment, la finance, l’exil fis­cal.» Il préfère — cor­po­rate — ne pas com­menter le départ de son con­frère Arthur pour la Bel­gique, ni com­mu­ni­quer ses pro­pres revenus, «par décence» et parce qu’il «ne les mérite pas». Il men­tionne trois maisons, à Paris, «à la cam­pagne», à Mar­seille, un coach per­son­nel de boxe. «Je ne com­prends pas qu’on puisse se plain­dre de pay­er trop d’impôts,confie-t-il.Ça fait rire mon compt­able, il sait que ce n’est pas la peine de me pro­pos­er des solu­tions pour opti­miser ma fis­cal­ité. On nous engraisse suff­isam­ment. Qu’est-ce qu’ils veu­lent de plus, un chiotte en or ? », Libéra­tion, 19 juin 2014.

« Mon­sieur Mélen­chon, c’é­tait bien de piquer les électeurs de Marine Le Pen au pre­mier tour. Mais ça aurait été mieux de ne pas les lui ren­dre au sec­ond tour. Ça fout la trouille ! La VIe République, main­tenant on le sait, ce n’est pas pour demain, mais un deux­ième Vichy, cela peut être dans huit jours », 29/04/2017 sur France 2.

« Aujourd’hui, c’est très com­pliqué en rai­son des réac­tions sur les réseaux soci­aux. Les chaînes doivent assumer d’avoir des humoristes d’opinion.[…]. Cela dépend de la volon­té des dirigeants de chaînes. Et je les sens un peu plus ten­dus ces dernières années. Il est plus dif­fi­cile pour les humoristes qui démar­rent de faire pass­er des mes­sages. Les réac­tions du pub­lic sont tranchées et il faut des directeurs qui assu­ment », Le Parisien, 02/06/2018.

« Nous vivons sous la dic­tature de Twit­ter et de Mar­lène Schi­ap­pa. Nous sommes en per­ma­nence la proie des lob­bies, des asso­ci­a­tions, de cor­po­ratismes caté­goriels, du com­mu­nau­tarisme… », Le JDD, 16 juin 2019.

« Ce n’est pas par hasard si je suis resté 10 ans sur France Inter puis 15 ans sur Europe 1 avant de rejoin­dre RTL. Ce n’est pas en changeant les ani­ma­teurs tous les ans ou tous les 2–3 ans que vous pou­vez fidélis­er. Europe 1 a cher­ché à être à la mode : au lieu de créer des ani­ma­teurs mai­son ils sont allés les pren­dre dans des émis­sions branchées et pas très pop­u­laires sur Canal+. Ce qui a tué Europe 1 c’est Canal+ », ibid.

Sa nébuleuse

Il sou­tient finan­cière­ment durant son incar­céra­tion et à sa sor­tie de prison, Patrick Font (qui fut, durant vingt ans, le parte­naire de scène de Philippe Val, ce dernier était à ce moment là directeur de Char­lie Heb­do), détenu pen­dant qua­tre ans à Cham­béry puis à Saint-Quentin, pour des actes pédophiles répétés à l’école « alter­na­tive » Marie-Pan­talon, en Haute-Savoie. Source : sitehermaphrodite.free.fr

Jacques Sanchez, ex-com­pagnon, pro­gram­ma­teur influ­ent (Paris Dernière, Jusqu’i­ci tout va bien et Fort Boyard). « Lorsqu’il a fêté son anniver­saire dans un restau­rant branché il y a deux ans, il y avait le Tout-Paris : des ani­ma­teurs télé (Druck­er, Ruquier, Bern, Ardis­son…), des jour­nal­istes (Elk­a­b­bach, Pul­var, Tou­s­saint…), des comé­di­ens (Mer­gault, Besne­hard…) et des poli­tiques (Hidal­go, Bach­e­lot, Fer­ry…). Selon ses pro­pres ter­mes, Jacques Sanchez con­naît « tout le monde ». C’est même son méti­er. Car depuis vingt-cinq ans, ce Nîmois de 49 ans est pro­gram­ma­teur à la télé et à la radio, c’est-à-dire qu’il invite des per­son­nal­ités dans les émis­sions.
Aujour­d’hui, avec sa société Gotha Project qui emploie trois autres col­lab­o­ra­teurs, il com­pose les plateaux de dizaines de pro­grammes. Jacques Sanchez con­vie artistes, poli­tiques et grands patrons dans « Salut les Ter­riens » sur Canal +, mais aus­si dans les tranch­es ani­mées par Guil­laume Durand sur Radio Clas­sique, les inter­views filmées des sites Inter­net des « Échos » ou de « L’Opin­ion », ou encore les émis­sions de la chaîne Non Stop Peo­ple (sur le bou­quet Canal­Sat). » (Le Parisien).
Antho­ny Mar­tin : chef du ser­vice cul­ture de RTL.
Gérard Miller : auteur d’un doc­u­men­taire à la gloire de l’animateur, On ne demande qu’à le con­naître, dif­fusée sur France 2 en 2012.

Ils ont dit

« Un jour, Ruquier a voulu que je tourne un sketche sur le voile islamique dans lequel, déguisée en bonne sœur, je devais pro­pos­er aux pas­sants des sex toys. Mon enten­de­ment naturel aurait dû me pouss­er à ne pas refuser un salaire men­su­el de dix-mille euros. J’ai refusé. À la télé, si vous refusez, on vous amé­nage un tobog­gan pour les oubli­ettes. Je leur ai dit : Deman­deriez vous à Jean-François Derec de se déguis­er en rab­bin et de pro­pos­er des sex toys aux pas­sants, même pour rigol­er ? Vous por­teriez atteinte à sa dig­nité de Juif. Eh ! bien, vous portez atteinte à ma dig­nité de Catholique. Il était huit heures du matin. Je grim­pai chez Basile qui avait juste com­mencé sa nuit : “ Chéri, chéri ! J’ai fait la con­ner­ie de ma vie. Je vais être virée !” “Ma chérie ! Tu as bien fait. Main­tenant, laisse-moi dormir.” Je n’irai donc pas chez Ruquier pour dire le con­traire de ce que je suis. » Frigide Bar­jot, « Pour une Pen­tecôte médi­a­tique des cathos ! »

« Dans son excel­lente émis­sion politi­co-cul­turelle On n’est pas couché, dif­fusée le same­di soir sur France 2, Lau­rent Ruquier a mécham­ment iro­nisé sur la Corse, comme il lui est arrivé de le faire à plusieurs repris­es par le passé en sur­fant sur les clichés …» Pour­sui­vant : “En Corse, il y a des élus élus, des élus bat­tus et des élus abat­tus”. Et con­clu­ant sur les effets de la crise dans l’île : “On est passé des préfets aux maires. Pour les sup­pres­sions de postes sur l’île de Beauté on ne fait pas mieux”. « Le déra­page con­trôlé de Lau­rent Ruquier » — Corse Matin, 30/03/2011.

« Pourquoi voulez-vous que je lui par­le, je ne suis pas dans ses émis­sions. J’au­rais pu lui faire un petit coucou, mais on aurait pris ce mot pour une référence à l’oiseau qui ne fait son nid que dans celui des autres », Philippe Bou­vard en 2014 après son évic­tion des Gross­es Têtes au prof­it de Ruquier.

« Ruquier est une loco­mo­tive cathodique, à l’opposé d’un Hum­mer tou­jours proche de la sor­tie de route comme Cyril Hanouna, ou d’un cabri­o­let stylé tel Yann Barthès. Comme Jacques Mar­tin – tou­jours lui – le Havrais de 53 ans est boulim­ique. Il lit beau­coup et accuse récep­tion de tous les livres qu’il reçoit. Il veille sur sa tribu en chef de clan. Il écrit trop – plusieurs de ces vaude­villes ont fait des flops au théâtre. Il plaît à la droite parce qu’il se tient à l’écart de la vul­gar­ité grossière, mais se méfie de la gauche intel­lo-Tel­era­ma qui l’a tou­jours con­sid­éré comme un bateleur. On pense aus­si, inévitable­ment, au créa­teur des Gross­es têtes, Philippe Bou­vard, dont il a repris le flam­beau en 2014: «Il s’amuse, c’est son secret et sa faib­lesse», juge l’ex-invité que nous avons ren­con­tré. «Il croit qu’à la fin, la meilleure blague l’emporte sur les blessures parce qu’il fonc­tionne comme ça. Lui tire sa force de ses plaies per­son­nelles. Or tout le monde n’est pas comme ça. », Le Temps, 9 octo­bre 2017.

Pho­to : Lau­rent Ruquier dans les stu­dios de Europe 1 en sep­tem­bre 2000. Crédit Jérôme Bon (Wikimé­dia)

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