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Jean-Marc Morandini
Mis à jour le

9 décembre 2018

Temps de lecture : 12 minutes

Jean-Marc Morandini

La culture horizontale assumée

Né en août 1965 à Marseille d’un père d’origine corse, ingénieur des télécommunications, et d’une mère d’origine sarde, secrétaire, Jean-Marc Morandini, alias JMM, est un journaliste, animateur de radio et de télévision.

Au cours du temps, il s’est spé­cial­isé dans la cou­ver­ture de l’actualité des médias, sujet auquel il a con­sacré son blog jeanmarcmorandini.com, lequel revendi­quait 1 mil­lion de vis­i­teurs uniques et plus de 25 mil­lions de pages vis­itées dès 2008. Le blog a été désigné par un jury de per­son­nal­ités réu­nies par l’hebdomadaire Chal­lenges comme le meilleur blog médias de France. Appar­tenant à la société de l’animateur The Web Fam­i­ly, c’est un site égale­ment très con­voité puisque JMM affirme avoir refusé à deux repris­es des offres de rachat pour plusieurs mil­lions d’euros en 2009. Depuis jan­vi­er 2013, ce dernier est rede­venu seul pro­prié­taire de son site puisqu’il a racheté les parts qu’il avait ven­dues précédem­ment au groupe Bol­loré Médias en 2011. Depuis 2002, date à laque­lle il s’est spé­cial­isé dans l’actualité des médias, Jean Marc Moran­di­ni est un des jour­nal­istes les plus cri­tiqués de France. Son indépen­dance est régulière­ment mise en cause dans la mesure où il tra­vaille pour des groupes par­tielle­ment spé­cial­isés dans les médias, à savoir Lagardère sur Europe 1 et Bol­loré sur Direct 8, même si ce dernier assure jouir d’une entière lib­erté de parole. La récente atti­tude que le jour­nal­iste a adop­tée vis à vis des médias lui vaut de nom­breuses inim­i­tiés, notam­ment de la part de ses con­frères. A tra­vers ses livres, JMM se pose en effet en cheva­lier blanc, cri­ti­quant le milieu de la télévi­sion dont il est lui-même issu et fustigeant la médi­ocrité des pro­grammes alors qu’il était lui-même con­sid­éré dans les années 90 comme un par­fait représen­tant de la « télé poubelle ».

Formation

Après avoir obtenu un bac­calau­réat sci­en­tifique puis un BTS com­mer­cial, il s’inscrit en école de jour­nal­isme. Pen­dant son ser­vice mil­i­taire, il intè­gre le Ser­vice d’Information et de Rela­tions Publiques des Armées (SIRPA). Il est diplômé de l’École de Jour­nal­isme et de Com­mu­ni­ca­tion de Mar­seille.

Parcours professionnel

Jean-Marc Moran­di­ni débute sa car­rière en entrant à Radio Star à Mar­seille dans les années 80. De 1986 à 1987, il devient reporter pour le jour­nal Le Mérid­ion­al (devenu La Provence) et présen­ta­teur du jour­nal de 13 heures sur FR3 Midi-Pyrénées. En 1988, JMM devient jour­nal­iste et envoyé spé­cial sur la nou­velle chaîne La Cinq, puis présen­ta­teur et rédac­teur en chef au sein de cette même chaîne. En 1992, il ani­me une chronique « con­som­ma­tion » dans « Télé­matin » sur France 2 et présente les jour­naux de la mati­nale sur NRJ. De sep­tem­bre 1993 à juin 1997, Jean-Marc Moran­di­ni ani­me l’émission « Tout est pos­si­ble » sur TF1. En rai­son de son côté voyeuriste, cette émis­sion essuie des cri­tiques vir­u­lentes de la part du quo­ti­di­en Libéra­tion et des Guig­nols de l’Info et se voit même érigée en sym­bole de la « télé Poubelle », ce qui poussera TF1 à met­tre fin à sa dif­fu­sion. En 1998, il rejoint le groupe NRJ en ani­mant une émis­sion sur Chérie FM. Très vite, il prend la direc­tion d’antenne de cette chaîne ain­si que de Nos­tal­gie. En décem­bre 1999, JMM quitte le groupe NRJ et lance le por­tail inter­net Toutestnet.com. En juin 2000, il rejoint le groupe LV&Co, pro­prié­taire des radios Volt­age et MFM. En octo­bre 2001, il rem­place au poste de directeur général Christophe Sabot qui rejoint le groupe Lagardère, avant de quit­ter le groupe de Gérard Lou­vin en avril 2003 pour se con­cen­tr­er sur l’animation au sein de la radio RMC Info. A par­tir d’août 2002, JMM ani­me la tranche de la mi-journée sur RMC. En juil­let 2003, il est licen­cié suite à une inter­view accordée au Parisien dans laque­lle il cri­ti­quait son employeur, le groupe Nex­tRa­dioTV, dont il qual­i­fi­ait les dirigeants de « financiers » et non de « jour­nal­istes ». En juil­let 2004, la sta­tion perd son procès con­tre l’animateur, à qui elle récla­mait 1,5 mil­lion d’euros pour ses pro­pos. En août 2003, il intè­gre Europe 1 pour ani­mer une émis­sion con­sacrée aux médias du lun­di au ven­dre­di de 10h30 à 12h. A par­tir du 15 octo­bre 2004, par­al­lèle­ment à son émis­sion sur Europe 1, JMM ani­me « Ça reste entre nous », un talk-show sur l’actualité peo­ple sur Match TV mais cette dernière dis­paraît en août 2005. Depuis le 3 avril 2006, il présente « Moran­di­ni ! », une émis­sion quo­ti­di­enne d’une heure con­sacrée à l’actualité des médias sur Direct 8. En novem­bre 2006, son émis­sion est ral­longée et passe de 60 à 90 min­utes. En août 2007, JMM reprend la tranche 11–14h sur Europe 1 avec l’émission « Le Grand Direct ». Au print­emps 2008, après avoir pro­posé une émis­sion heb­do­madaire sur les médias à France 5, il décide finale­ment de rester sur Europe 1 et de pour­suiv­re ses chroniques dans Télé 7 jours et France Soir. En décem­bre 2008, il cesse sa col­lab­o­ra­tion avec France Soir, après 600 arti­cles, pour pro­pos­er une chronique dans Direct Soir, le quo­ti­di­en gra­tu­it du groupe Bol­loré, égale­ment pro­prié­taire de Direct 8. Depuis 2010, Direct Soir a dis­paru mais JMM signe quo­ti­di­en­nement un bil­let d’humeur sur la télévi­sion et les médias dans Direct Matin qui appar­tient égale­ment au groupe Bol­loré Médias. A par­tir de mars 2009, tous les pre­miers lundis du mois sur Direct 8, il présente « Pré­sumé Inno­cent », un mag­a­zine sur les faits de société. En août 2009, « Le Grand Direct », tou­jours dif­fusé sur Europe 1, voit sa durée réduite de trois heures à deux heures trente. En mars 2011, Jean-Marc Moran­di­ni cesse de présen­ter « Le Grand Direct des Médias » entre 11 et 12h. Désor­mais, il inter­vient dans la mati­nale à 9h20 pour évo­quer les audi­ences de la veille. A l’été 2012, il quitte Direct 8, chaîne rachetée par le groupe Canal+. Il rejoint alors NRJ 12 pour ani­mer et pro­duire via sa société de pro­duc­tion « Ne zappez pas pro­duc­tions » l’émission « Vous êtes en direct » dif­fusée du lun­di au ven­dre­di à 18h30. L’année suiv­ante, JMM ani­me « #Moran­di­ni : télé, peo­ple, buzz » du lun­di au ven­dre­di à par­tir de 18h55 du 26 août au 6 sep­tem­bre 2013, date à laque­lle l’émission est dépro­gram­mée par NRJ 12 faute d’audience. Depuis le 4 févri­er 2013, il présente « Crimes », une série doc­u­men­taire sur NRJ 12 con­sacrée aux faits divers.

En 2015, il ani­me « Face à France » sur NRJ12, mais l’émis­sion est dépro­gram­mée suite aux atten­tats du 13 novem­bre 2015, la chaîne ne souhai­tant pas évo­quer des événe­ments à ce point dra­ma­tiques sur son antenne. Jean-Marc Moran­di­ni réag­it avec colère à cette annu­la­tion en affir­mant : « Vous avez des patrons qui acceptent de met­tre à l’an­tenne une émis­sion qui s’ap­pelle “Face à France”, dont le con­cept con­siste à rebondir sur l’ac­tu­al­ité et à écouter ce qu’ont à dire les Français sur l’ac­tu­al­ité. Or, s’il y a cette semaine une chose qui fait l’ac­tu­al­ité et sur laque­lle on a envie d’en­ten­dre nos panélistes, ce sont bien les atten­tats de ven­dre­di. Je ne me voy­ais pas par­ler d’autre chose avec eux demain alors que toute la France ne par­le que de ça ! »

Controverses

Jean-Marc Moran­di­ni a été accusé à de nom­breuses repris­es, notam­ment par le mag­a­zine Téléra­ma, de priv­ilégi­er le scoop à la pré­ci­sion et de s’entourer de jour­nal­istes peu expéri­men­tés et de sta­giaires. En avril 2007, JMM annonce qu’il don­nera sur son blog les résul­tats de l’élection prési­den­tielle française à 18h, soit deux heures avant l’heure légale. Devant le tol­lé médi­a­tique sus­cité par cette annonce, il est cepen­dant obligé de renon­cer. A l’été 2008, JMM ouvre un site con­sacré à l’actualité peo­ple, scooppeople.fr, fer­mé au bout de quelques jours parce qu’il repre­nait sans autori­sa­tion des pho­tos de divers­es agences de presse. En mars 2009, l’humoriste Lau­rent Ger­ra qual­i­fie l’animateur de « fos­se sep­tique d’Europe 1 » et son blog de « site de déla­teur, Moran­di­ni point kom­man­dan­tur ». En 2009, la société éditrice du blog de JMM est accusée par Médi­amétrie de con­cur­rence déloyale envers son con­cur­rent Ozap.com. Cette accu­sa­tion se base notam­ment sur la pub­li­ca­tion de chiffres erronés relat­ifs à l’audience de son blog.

Sa société sera même con­damnée à vers­er 5 000 euros de dom­mages et intérêts à Ozap.com en 2009 et le sera à nou­veau pour le même motif en 2012. D’autre part, le site est régulière­ment accusé de plagi­er des pho­tos et des vidéos d’autres sites, sans compter les cri­tiques récur­rentes rel­a­tives à la mod­éra­tion des com­men­taires. Par ailleurs, Jean-Marc Moran­di­ni est égale­ment accusé de « bidon­ner » ses émis­sions, ce qui lui a valu plusieurs mis­es en garde du CSA, notam­ment en juil­let 2009 lors d’une émis­sion spé­ciale con­sacrée aux funérailles de Michael Jack­son. Des jour­nal­istes, cen­sés être en duplex depuis Los Ange­les, se trou­vaient en réal­ité dans un autre stu­dio de la chaîne à Puteaux…

JMM a été par­o­dié par « Le Petit Jour­nal » sur Canal+ et, depuis l’année 2013, il est régulière­ment imité par Nico­las Can­teloup dans « La revue de presque » sur Europe 1 et dans l’émission « Après le 20h, c’est Can­teloup » sur TF1. Depuis 2012, un con­flit per­son­nel l’oppose à Cyril Hanouna, ani­ma­teur de « Touche pas à mon poste » sur D8, l’animateur de NRJ 12 reprochant à ce dernier d’avoir don­né une fausse infor­ma­tion sur la chaîne en annonçant que son émis­sion serait rem­placé par « Star Acad­e­my » faute d’audience…

En juil­let 2016 Les Inrocks pub­lient une enquête sur les pra­tiques curieuses de son cast­ing, où lui et sa société de pro­duc­tion auraient pro­posé aux can­di­dats à sa web­série Les fau­cons de réalis­er des scènes osées et des pho­tos nus « pour les besoins du cast­ing », en met­tant en avant sa per­son­nal­ité d’an­i­ma­teur à suc­cès. Moran­di­ni réplique en dénonçant un com­plot de Fogiel et Delormeau pour l’a­bat­tre.

Suite à cette affaire, l’an­i­ma­teur est écarté des grilles de ren­trée d’Europe 1 et NRJ-12. Mis en exa­m­en en sep­tem­bre 2016 pour cor­rup­tion de mineurs et cor­rup­tion de mineurs agravée, il revient sur l’an­tenne de I‑télé en octo­bre, ce qui provoque une grève générale lancée mi-octo­bre. Après 31 jours de grève générale, la chaîne est en ruines – 0,5% d’au­di­ence au lieu de 1% avant la crise, 100 départs dont 80 salariés en CDI, Moran­di­ni main­tenu par Bol­loré mais absent des grilles de pro­grammes. Son émis­sion a été sus­pendue au bout d’une semaine ; dans le Parisien, des proches de Bol­loré s’é­pan­chaient alors : « Il faut que Moran­di­ni parte de lui-même. Ça ne marche pas en ter­mes d’au­di­ences, les annon­ceurs boy­cottent ».

Au milieu de cet énorme de débal­lage – où nom­bre d’inim­i­tiés qu’il s’est fait pen­dant sa car­rière se sont sol­dées – il a néan­moins main­tenu son site con­sacré aux médias. Et i>Télé, dev­enue C‑News, annonce son retour pour la ren­trée. Début juil­let, la jus­tice décide que les pièces de l’en­quête con­cer­nant la cor­rup­tion de mineurs – « six télé­phones porta­bles, trois dis­ques durs, onze clés USB […] et plusieurs pho­tos d’hommes nus », selon la Dépêche du Midi, saisies chez lui – ne seront pas exploitées, à cause d’un vice de procé­dure. Un coup de théâtre à dou­ble tran­chant pour l’an­i­ma­teur pour qui le soupçon demeure, faute d’avoir été blanchi par la jus­tice.

Le 4 sep­tem­bre 2017, l’émis­sion Moran­di­ni Live revient sur CNews et Non Stop Peo­ple (Canal­sat #46), pour des dif­fu­sions chaque jour de la semaine entre 11h et 12h. Fidèle à ses habi­tudes, la presse main­stream – qui avait déjà pris fait et cause pour les grévistes di>Télé et encore avant pour la cul­pa­bil­ité de Moran­di­ni – allume son émis­sion, reprochant pêle-mêle l’amateurisme, des fautes d’orthographe, des prob­lèmes tech­niques, l’indigence des analy­ses et même … des chroniqueurs incon­nus des mass­es.

Néan­moins en sep­tem­bre 2018, sourde aux objur­ga­tions des médias, la chaîne NRJ12 lui con­fie une nou­velle émis­sion con­sacrée aux faits divers tous les jours en semaine à 13 h 35 inti­t­ulée Crimes et faits divers:la quo­ti­di­enne.

En août 2018 une juge d’instruction est désignée pour enquêter sur les cast­ings dénudés reprochés à Jean-Marc Moran­di­ni, après le classe­ment sans suite en jan­vi­er 2017 d’une pre­mière enquête prélim­i­naire pour « infrac­tions insuff­isam­ment car­ac­térisées ». Il est mis en cause par ailleurs dans une affaire de cor­rup­tion de mineurs, mais un pan de l’enquête lié à la perqui­si­tion opérée en 2016 est rayé de la carte en juin 2017 pour vice de forme, à la demande de ses avo­cats. Cette rec­u­lade judi­ci­aire entraîne son retour à l’antenne.

Sur CNews, son émis­sion est quelque peu en quar­an­taine, si bien qu’il s’est agacé de ne pas être dans les ban­des-annonces de la chaîne en novem­bre 2018. Ozap/Puremédias com­plète (16/11/2018) : « Deux ans après son arrivée, qui avait été le catal­y­seur du départ d’une grosse par­tie de la rédac­tion de l’an­ci­enne iTELE, Jean-Marc Moran­di­ni fait tou­jours l’ob­jet d’un traite­ment à part sur la chaîne info du groupe Canal+. Son vis­age n’ap­pa­raît pas dans la bande-annonce de la chaîne […]. L’émis­sion, isolée des autres pro­grammes avec lequel il n’y a aucun liant, est par ailleurs tournée dans un stu­dio de Non Stop Peo­ple et non pas dans les locaux de la chaîne. “Moran­di­ni Live” est égale­ment tou­jours privée d’an­non­ceurs ».

Parcours militant

Non ren­seigné

Sa nébuleuse

Vin­cent Bol­loré.

Ce qu’il gagne

En 2011, dans une inter­view accordée au mag­a­zine Pub­lic daté du 15 novem­bre, JMM déclare gag­n­er pour l’ensemble de ses activ­ités plus de 19 000 euros par mois. En 2014, invité à l’émission « C à vous » sur France 5, il con­fie à la jour­nal­iste Anne-Sophie Lapix gag­n­er 9000 bruts par mois à la radio. En revanche, il ne dévoile rien con­cer­nant ses revenus à NRJ 12.

Le 22 févri­er 2016, en direct sur Europe1, il répond à une ques­tion sur son salaire : « C’est une ques­tion ? 19.000 euros, je fais de la radio et de la télé et je dis que mes deux salaires cumulés sont de 19.000 euros ».

Publications

  • Le Bal des faux-culs, Édi­tions L’Archipel, 2004
  • L’en­fer du décor, Édi­tions L’Archipel, 2005
  • Télé-vérité : Par­ents, vos enfants sont en dan­ger !, L’Archipel, 2006
  • Télé, l’im­plo­sion : Chronique d’un désas­tre annon­cé, L’Archipel‎, 2007

Il l’a dit

« Bien sûr que je suis un priv­ilégié, mais je dois avouer que je n’ai pas honte de ce que je gagne. J’ai tou­jours pen­sé que si on payait beau­coup les ani­ma­teurs et les jour­nal­istes, c’est qu’ils devaient rap­porter beau­coup plus à leur employeur. Je crois franche­ment que le scan­dale ce ne sont pas les gens qui gag­nent bien leur vie, mais ceux qui ne gag­nent pas assez ! C’est à eux qu’il faut penser », Pub­lic, novem­bre 2011.

« Pour ma mère, jour­nal­iste n’était pas un méti­er. Elle me dis­ait tou­jours : Qu’est-ce que tu vas aller faire dans ce monde-là ? C’est un méti­er d’apparence… Moi, j’avais vrai­ment envie de faire ça. Je crois que déjà au fond d’elle elle pen­sait que c’était un méti­er de faux cul. Elle a devancé ce que ce que j’allais décou­vrir plus tard. Elle avait pas tort du tout », « Tout le monde en par­le », France 2, mars 2004.

« Je préfère faire des émis­sions pop­u­laires au sens noble du terme et non pas des pro­grammes éli­tistes qui ne vont s’adress­er qu’aux bobos parisiens ! », Pub­lic, août 2012

« J’ai appris par le passé qu’on ne gagne jamais con­tre une presse déchaînée et mal inten­tion­née. », Fluc­tu­at, 2006.

Ils l’ont dit

« Étrange retourne­ment de sit­u­a­tion : depuis qu’il est « media-watch­er », l’ancienne vic­time fait tout pour pass­er du temps avec ses anciens bour­reaux. Expli­ca­tion, Jean-Marc ? “Gac­cio, j’ai envie de par­ler avec lui. Je voudrais surtout qu’il me dise s’il se rend compte à quel point il peut faire du mal aux gens, à quel point il les fait souf­frir”. Et lorsqu’il se retrou­ve à inter­view­er le mec qui l’a viré de TF1, ça le fait ? “Ben, je me rends compte que c’est juste du busi­ness, finale­ment. L’humain n’a pas beau­coup d’importance là-dedans”. Le lende­main, Guy Car­li­er, un autre de ses anciens tor­tion­naires, nous appelle du volant de sa RAV4 (“Ne vous en faites pas, j’ai un mains-libres”) pour nous livr­er sa pro­pre lec­ture du par­cours de notre héros : “C’est un chemin psy­ch­an­a­ly­tique logique : le syn­drome de Stock­holm, la vic­time dev­enue com­plice de ses bour­reaux. Il a fait son émis­sion comme on blan­chit de l’argent sale, ça lui a per­mis d’avoir un cer­tain suc­cès d’estime. Mais, à force de se blanchir, il est devenu le cheva­lier blanc, chantre de la pseu­do-médi­ocrité à la télé”. Effec­tive­ment, que penser de ses salves bien-pen­santes con­tre la télé-trash, lui qui en est — quelque part — le papa ? », Lau­rence Remi­la, Tech­nikart, avril 2004.

« En 1997, il était le paria du PAF. Aujourd’hui, Jean-Marc Moran­di­ni se pose en cheva­lier blanc. L’ex-présentateur “trash” de TF1 présente depuis 2003 “Ren­dez-vous avec la télé” sur Europe 1. Et vient de pub­li­er Télé Vérité (éd. L’Archipel), troisième livre, en trois ans à pour­fendre la lucarne. Cette fois, ce sont “nos enfants” qu’il veut pro­téger d’un petit écran, dont il fait pour­tant son miel », Dan Israel, 20 minutes.fr, avril 2006.

« Jean-Marc Moran­di­ni, un égo sur­di­men­sion­né ? Si peu … Son blog ne fonc­tionne qu’au­tour de son nom, vis­i­ble absol­u­ment partout. Rien que sur la page d’ac­cueil de son blog, on trou­ve plus de 15 fois le mot « Moran­di­ni » et 5 pho­tos de lui. Son émis­sion sur Direct 8 ? Facile de trou­ver le nom ! Tout sim­ple­ment : « Moran­di­ni ! » Et là encore, sur la page inter­net de l’émis­sion, 4 fois le mot « Moran­di­ni » et trois pho­tos de l’an­i­ma­teur », Luc Man­dret, marianne.net, juin 2008.

« Le mécan­isme est sim­ple : Moran­di­ni relaie une rumeur sur son blog, la dément sur Europe 1 puis résume toute la polémique sur Direct 8. A lui seul, il fait l’ac­tu », Erwann Des­plan­ques, Téléra­ma, octo­bre 2008.

« La plaisan­terie a assez duré. Que Vin­cent Bol­loré envoie Moran­di­ni ani­mer des soirées en Afrique, mais qu’il libère l’an­tenne, ça me paraît telle­ment aber­rant », Stéphane Guil­lon sur C8, 20/10/2016.

« Au-delà des intérêts des jour­nal­istes et des tech­ni­ciens engagés dans ce mou­ve­ment, il y a un enjeu de morale publique. Ce n’est pas du Moran­di­ni bash­ing que l’on fait. On fait un choix de neu­tral­ité. La pru­dence nous pousse et nous oblige à refuser de par­ticiper à une antenne qui donne une vit­rine à une per­son­ne mise en exa­m­en pour ces faits-là. On pense aux vic­times pré­sumées », Guil­laume Auda, un des porte-paroles de la rédac­tion d’i>Télé en grève, Europe 1, 18/10/2016.

« Ce qui s’est passé entre hier et aujour­d’hui, c’est la pre­mière de Moran­di­ni Live. Elle mon­tre exacte­ment le con­traire, sur le fond et sur la forme, de ce que l’on a tou­jours fait à iTélé, à savoir du jour­nal­isme de qual­ité et intè­gre. Sur la forme, c’é­tait bricolé. Sur le fond, quand on a la pré­ten­tion jour­nal­is­tique d’être une émis­sion de l’ac­tu­al­ité des médias, on traite de l’ac­tu­al­ité des médias : une grève à i>Télé et la plainte con­tre X mais égale­ment con­tre Vin­cent Bol­loré de Nico­las Vesco­v­ac­ci, Geof­frey Livol­si et Jean-Pierre Canet, les trois jour­nal­istes et auteurs du reportage sur le Crédit Mutuel dépro­gram­mé par Canal+. Mais cela n’a pas été traité », ibid.

« L’ar­rivée de Moran­di­ni sur iTélé était la ligne rouge à ne pas dépass­er. Mais il y a des reven­di­ca­tions morale­ment beau­coup plus impor­tantes que son arrivée », un jour­nal­iste d’i>Télé gréviste, op. cit.

« Il était le sym­bole, selon les salariés, du sac­ri­fice de leur chaîne sur l’au­tel de la reprise en main du groupe Canal+ par le mag­nat Bol­loré », Le Point, 04/09/2017.

« Ce lun­di à 11 heures, et après Pas­cal Praud, l’an­i­ma­teur-pro­duc­teur a repris son émis­sion comme il l’avait lais­sée l’an passé : pleine de prob­lèmes tech­niques et lais­sant l’im­pres­sion d’avoir été pré­parée au dernier moment », ibid.

« Le prob­lème, c’est que Moran­di­ni m’avait pro­posé le rôle prin­ci­pal des Fau­cons, explique celui-ci. Et ce n’est qu’au qua­trième épisode qu’on s’est ren­du compte que ça virait vrai­ment au porno gay. Ça a clashé ! Mais c’était trop tard… Les pre­mières images étaient déjà sur Inter­net. Pen­dant longtemps, il suff­i­sait de taper mon nom dans un moteur de recherche pour voir mon sexe. Aujourd’hui encore, on me trou­ve sur Porn­hub », 20 Min­utes 26/11/2018, un des deux acteurs de la série Les Fau­cons à l’origine de l’affaire JMM.

Crédit pho­to : Nico­las Genin via Wiki­me­dia (cc)

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