Poubelle la vie : un dossier exclusif

Après le dossier Yann Barthes, voici un dossier exclusif sur la série Plus belle la vie alias “Poubelle la vie”, machine de guerre idéologique du monde libéral lib­er­taire. Pour le recevoir rejoignez nos dona­teurs (avec un reçu fis­cal de 66 %). Pour nous soutenir c’est ici.

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Les « bourgeoises » du Groupe Canal+ ne font pas recette

La pre­mière du « Grand 8 » avait attiré 240 000 téléspec­ta­teurs, soit 1,9% des qua­tre ans et plus et 2,1% des ménagères de moins de cinquante ans. Effet curiosité, con­séquence d’un matraquage pub­lic­i­taire à 3,1 mil­lions d’eu­ros sans compter la pro­mo mai­son (Canal, I>télé, etc.)… pour tout juste égaler les per­for­mances de la série Papa Schultz un an plus tôt sur la défunte Direct 8 !

Il faut dire que regarder « cinq bour­geois­es médi­a­tiques (Lau­rence Fer­rari, Rose­lyne Bach­e­lot, Audrey Pul­var, Élis­a­beth Bost et Hap­satou Sy, ndlr) faire sem­blant de ressem­bler à la femme au foy­er » n’a rien de pas­sion­nant (elles sont toutes d’ac­cord sur presque tout, le plateau est froid…) et donne même par­fois envie de cass­er sa télévi­sion.

Quant à « La mati­nale d’Ar­i­ane Massenet », sur Canal+, elle est passée de 190 000 fidèles (4,5% de PDA) l’an dernier à 147 000 (3,6%).

Christine Ockrent réclame 650.000 euros

Déjà sévère­ment épinglée par Airy Routi­er le 14 févri­er 2011 dans le défunt France-Soir pour un salaire de numéro deux de l’Au­dio­vi­suel extérieur français (AEF) s’élevant à 750.000 € annuels, Chris­tine Ock­rent refait par­ler d’elle en récla­mant à cette société, financée sur fonds publics, des indem­nités de départ à hau­teur de 650.000 €.

« Ce départ négo­cié, s’il avait finale­ment lieu, serait d’au­tant plus éton­nant que Chris­tine Ock­rent, au titre de man­dataire sociale, est révo­ca­ble sans indem­nités. A moins que son con­trat ait prévu un para­chute doré », écrivait à l’époque Airy Routi­er.

Camille Pas­cal, ancien con­seiller de Nico­las Sarkozy à l’Élysée, con­firme dans son livre Scènes de la vie quo­ti­di­enne à l’Élysée, que Chris­tine Ock­rent n’a perçu aucune indem­nité de départ, l’ancien locataire de l’Elysée ne souhai­tant pas que l’on puisse dire que cette évic­tion coûterait au con­tribuable.

La somme de 650.000 € serait pour­tant pro­vi­sion­née par l’AEF, au cas où le tri­bunal de com­merce don­nerait rai­son à l’an­ci­enne jour­nal­iste. Dans ce cas, c’est donc bien le con­tribuable qui met­trait la main à la poche.

Pho­to : Olivi­er Ezrat­ty via Wikimé­dia (cc)

Procès Agrif/Houria Bouteldja, désinformation à FR3 ?

L’Agrif (Alliance Générale con­tre le Racisme et pour le respect de l’ Iden­tité Française et chré­ti­enne) de Bernard Antony pour­suit Houria Bouteld­ja (Par­ti des Indigènes de la République) pour ses pro­pos où elle qual­i­fi­ait les « blancs » de « sous-chiens » à « édu­quer ». L’Agrif a été déboutée en pre­mière instance et le procès en appel s’est tenu le 15 octo­bre le devant la Cour d’Appel de Toulouse.

Après les plaidoiries des avo­cats de l’Agrif et avant celle de l’avocat de la prév­enue, l’Avocat Général a plaidé la cul­pa­bil­ité d’Houria Bouteld­ja et req­uis très fer­me­ment sa con­damna­tion par « une amende adap­tée à la grav­ité des faits ».

FR3, par un procédé atténu­atif a rap­porté cette plaidoirie comme la demande d’une amende « légère » et les moti­va­tions de la réqui­si­tion de con­damna­tion ont été passées sous silence. Par un procédé clas­sique de symétrie des fauss­es fenêtres, FR3 a répété que l’accusée était une « mil­i­tante anti-raciste » alors que l’Agrif était une « asso­ci­a­tion proche de l’extrême droite ». Le pas­teur Saïd Ouji­bou a envoyé au tri­bunal une let­tre de sou­tien à l’Agrif.

Le juge­ment a été mis en délibéré.

Boulevard Voltaire de Robert Ménard : déjà cent mille visiteurs uniques

100000 vis­i­teurs uniques après 17 jours d’existence. Boule­vard Voltaire lancé par Robert Ménard le 1er octo­bre est en avance sur son plan de marche.

Étroite­ment asso­cié au site, l’écrivain et jour­nal­iste Dominique Jamet a souligné : “Deux idées prési­dent au lance­ment de ce site. La pre­mière est “lib­erté”, lib­erté d’ex­pres­sion, de ton et de parole. Le sec­ond est “plu­ral­isme” afin de per­me­t­tre à des opin­ions qui ne sont pas for­cé­ment offi­cielles et autorisées par les grands groupes de presse et les grands par­tis poli­tiques de s’ex­primer”.

Selon Robert Ménard Boule­vard Voltaire est un “pro­jet indépen­dant du pou­voir médi­a­tique, un lieu ouvert à toutes les sen­si­bil­ités, où les jour­nal­istes ne tri­ent pas entre ce qui est con­ven­able et ce qui ne l’est pas”. Même si Libéra­tion a classé Boule­vard Voltaire « Rive droite », la présence de plumes aus­si divers­es que celles de Jean-Yves Le Gal­lou (ex du FN et prési­dent de la Fon­da­tion Polemia) et Michel Car­doze (tou­jours com­mu­niste) assure la présence d’un large éven­tail d’opinions.

Libération au régime sec ou pire ?

Depuis 2006 le quo­ti­di­en parisien Libéra­tion vit sous le régime d’une procé­dure de sauve­g­arde. Bruno Ledoux (Fon­cière Col­bert), pro­prié­taire des locaux de Libéra­tion rue Bel­langer a déjà ver­sé plus de 5 mil­lions d’euros sans pour autant pou­voir ren­tr­er dans la hold­ing de tête qui coiffe le jour­nal. Libéra­tion ne survit que grâce aux aides de l’État à la presse qui dépassent les 6 mil­lions d’euros par an, encore ces aides n’incluent elles pas les aides indi­rectes (détax­a­tion du papi­er, aide au portage etc). Édouard de Roth­schild sem­ble un peu fatigué de sa danseuse de presse.

Alors qui vien­dra au sec­ours du quo­ti­di­en ? Matthieu Pigasse déjà action­naire du Monde ? Un cheva­lier blanc ? Bernard Tapie ? Ou l’État par des aban­dons de créances sociales ? Les nuages s’amoncellent sur la tête de Nico­las Demor­and dont la « une » sur Bernard Arnault n’a pas fait l’unanimité sans compter les grèves à répéti­tion du dis­trib­u­teur Presstal­is dont le sort n’est tou­jours pas réglé.

Les Échos passent au paiement à la demande sur Internet

La presse quo­ti­di­enne française va mal. Entre la baisse du lec­torat, la baisse con­comi­tante de la pub­lic­ité, l’équilibre entre for­mat papi­er et for­mat toile, les quo­ti­di­ens sont à la recherche d’un nou­veau mod­èle économique. La presse économique quo­ti­di­enne ne fait pas excep­tion. Mal­gré la dis­pari­tion de la ver­sion papi­er de La Tri­bune, Les Échos con­tin­u­ent d’être dans le rouge même si la perte sera moin­dre en 2012 qu’en 2011. Après le New York Times, Les Échos ten­tent le web payant. Une for­mule à la demande mari­ant arti­cles gra­tu­its avec un pla­fond puis un abon­nement au-delà du pla­fond. Le quo­ti­di­en a déjà sup­primé 55 postes en 2012 (dont 15 jour­nal­istes) dans le cadre d’un plan de départs volon­taires plus 25 rup­tures con­ven­tion­nelles.

Source : Jean-Marie Charon, 6ème Assis­es du jour­nal­isme, Poitiers, 3 octo­bre 2012

Saut de Baumgartner : la naissance de la télé sur Internet ?

Après le mariage princi­er entre Kate et William, la vidéo de l’ex­ploit sportif et sci­en­tifique de Félix Baum­gart­ner a été suiv­ie en direct sur le site de partage de vidéos YouTube, et abon­dam­ment com­men­tée sur les réseaux soci­aux comme Twit­ter et Face­book. Cet ancien para­chutiste de l’armée autrichi­enne voulait bat­tre le record du plus haut saut en para­chute et dépass­er la vitesse du son en chute libre.

L’événe­ment a été dif­fusé en dif­féré de 20 sec­on­des, pour per­me­t­tre d’en stop­per la dif­fu­sion en cas d’ac­ci­dent. La planète retient son souf­fle : Baum­gart­ner ouvre le hublot de son bal­lon, s’a­vance sur le marchep­ied par une tem­péra­ture de ‑45°, procède aux ultimes véri­fi­ca­tions, et se jette dans le vide d’une alti­tude de 39 km. Neuf min­utes plus tard, il se pose, ayant atteint tous ses objec­tifs : record du plus haut saut en para­chute du monde, à 39 045 mètres d’alti­tude, record de chute libre avec 36 529 mètres, et dépasse­ment du mur du son durant sa chute !

Au même instant, Youtube compt­abilise plus de 8 mil­lions de spec­ta­teurs : le suc­cès est total pour le site, et sa stratégie de télévi­sion par Inter­net validée.

Une cen­taine de télés par Inter­net exis­tent déjà aux États-Unis, qui atteignent les audi­ences des petites chaînes du câble. Youtube entend bien pour­suiv­re sur sa lancée en Europe, avec bien­tôt 30 chaînes par Inter­net qui con­cur­renceront la télévi­sion clas­sique, sur les smart­phones, tablettes, ordi­na­teurs, ain­si que sur la TV con­nec­tée qui arrive pro­gres­sive­ment dans les foy­ers.

Le pari est sim­ple : trans­former les spec­ta­teurs des 2 mil­liards de vidéos vues chaque jour sur Youtube en cibles pub­lic­i­taires.

Un média suisse résiste à François Hollande

C’est sans doute le suc­cès inter­na­tion­al du por­tail d’in­for­ma­tions Romandie.com qui a poussé l’Élysée à deman­der la mod­i­fi­ca­tion d’un arti­cle con­sacré à la porte-parole du gou­verne­ment français, Najat Val­laud-Belka­cem, celle-ci ayant déclaré que l’an­cien pre­mier min­istre François Fil­lon avait lais­sé les finances français­es “en état de fail­lite aggravée”.

La dif­fu­sion de cette déc­la­ra­tion mal­heureuse, et le com­men­taire de Romandie.com évo­quant les dif­fi­cultés de la France à défendre sa nota­tion « Triple A », sem­blent avoir inquiété les hautes sphères de l’État français, au point de déclencher ces coups de fil élyséens qu’on pen­sait d’un autre temps…

Attaché à sa lib­erté, un trait typ­ique des suiss­es, Ste­fan Ren­ninger n’a pas cédé aux pres­sions pour­tant répétées et a lais­sé cette « brève » sur Romandie.com.

Romandie.com, por­tail d’informations créé en 1995 par Ste­fan Ren­ninger, est devenu une source d’in­for­ma­tion com­pa­ra­ble aux agences de presse fran­coph­o­nes les plus con­nues.

Ce suisse de 42 ans, que ses études à HEC Genève des­ti­naient à une car­rière clas­sique dans la banque ou la finance, a trou­vé sa voie dans les bal­bu­tiements d’In­ter­net en 1995 ; il perçoit le poten­tiel de lib­erté totale que promet ce nou­v­el out­il, et suiv­ant son instinct, plonge dans cette jun­gle encore inex­plorée.

La clé de son suc­cès est d’avoir déposé un nom con­nu de tous autour de lui, puisqu’il s’agis­sait de celui de sa région : l’in­térêt fut immé­di­at chez les inter­nautes locaux, puis l’a­jout d’ac­tu­al­ités nationales et inter­na­tionales don­neront à son por­tail d’in­for­ma­tions une audi­ence con­sid­érable.

Le JT de TF1 à la peine

53.000 euros. C’est le prix d’un spot de 30 sec­on­des dif­fusé après le JT de TF1, d’après une enquête du mag­a­zine Cap­i­tal con­sacré aux dif­fi­cultés du « 20 Heures » de la Une. Or le même spot était fac­turé 64.000 euros en 2008. Alors même que le coût du « 20 Heures » a aug­men­té, les pub­lic­ités qui le suiv­ent ne génèrent plus que 5% des recettes de la chaîne con­tre 7% il y a un an.

Com­ment en est-on arrivé là ? Plus que dans le cast­ing, le prob­lème réside dans la for­mule du JT, peu intéres­sante, voire ennuyeuse, pour des téléspec­ta­teurs qui, pour 95% d’entre eux, sont déjà au courant des nou­velles du jour quand ils allu­ment leur téléviseur pour le « 20 Heures ». Bref, le prob­lème de fond est une absence de direc­tion et de vision stratégique. Résul­tat : des départs volon­taires de jour­nal­istes et une « opéra­tion fit­ness » des­tinée à dégraiss­er la chaîne d’une cen­taine de postes, toutes choses qui pour­raient bien aggraver encore la sit­u­a­tion.

Source : Cap­i­tal, octo­bre 2012, Emmanuelle Andreani et Marc Endeweld

Un journaliste de « droite » nommé par Hollande

Le jour­nal­iste François Bachy a quit­té TF1, dont il dirigeait le ser­vice poli­tique, pour la direc­tion de la com­mu­ni­ca­tion de la Caisse des dépôts et consigna­tions. Ce jour­nal­iste ayant fait toute sa car­rière à TF1, et reçu l’Ordre nation­al du Mérite des mains de Chirac, sa nom­i­na­tion peut sur­pren­dre. Mais cet homme réputé de « droite », pressen­ti pour faire par­tie de l’équipe Sarkozy en 2007, a toute l’amitié de Valérie Tri­er­weil­er, et la con­fi­ance de François Hol­lande dont il fut le biographe.

Les recyclées de D8

Ce pour­rait être “le Club des cinq le retour” ou “Femmes en dif­fi­culté recherchent vis­i­bil­ité hon­or­able.” D8 recy­cle les anci­ennes gloires au chô­mage comme la pétu­lante Rose­lyne Bach­e­lot (retraite d’an­cien min­istre et d’an­cien député, n’en­voyez pas de dons), la belle Lau­rence Fer­rari (exilée des sun­lights de TF1) ou par­fois un peu chahutées comme la douce Audrey Pul­var (mais si, vous savez, la femme de…) et d’autres moins con­nues. Le mag­a­zine Ragemag salue cette œuvre de char­ité en ter­mes choi­sis.

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Qui a dit…

« Les Français sont beau­coup plus racistes que les Alle­mands à cause de leur manque d’éducation antiraciste »

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