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L’Ojim a mis en ligne le 6 juil­let une let­tre de lecteur qui cri­ti­quait le jour­nal­iste Alain Duhamel. Le 22 juil­let, Face­book sup­pri­mait sans aver­tisse­ment tous les liens vers l’article ; 7 jours plus tard, nous subis­sions une attaque qui nous paraly­sait pen­dant 17 heures.

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Les États-Unis au cœur de l’information française

Selon l’Institut National de l’Audiovisuel (Ina) et son dernier baromètre Ina Stat’ consacré à la place des États-Unis dans l’information internationale des journaux télévisés français, le pays de l’oncle Sam est au cœur de l’actualité.

« Au cours des 5 dernières années, et quelle que soit l’ac­tu­al­ité inter­na­tionale, les USA s’af­fir­ment tou­jours comme l’É­tat le plus présent dans l’in­for­ma­tion télévisée, occu­pant de 4,5 % des JT en 2007 — l’an­née la plus basse — à 8 % en 2008 — l’an­née la plus haute », a ain­si con­clu l’INA. L’étude con­cerne les prin­ci­pales chaînes de télévi­sion français­es que sont TF1, France 2, France 3, Canal+, Arte et M6.

2 498 sujets traités en 2012

C’est Canal + qui arrive en tête des chaînes ayant le plus traité l’information venue d’outre-Atlantique avec 9,8 % de son jour­nal télévisé du soir. La chaîne cryp­tée est suiv­ie par Arte (8 %), France 2 (6 %), TF1 (5 %), M6 (4,7 %) et France 3 (3,6 %).

Le pic de 2008 est dû notam­ment à l’élection de Barack Oba­ma (881 sujets) ain­si qu’au début de la crise économique (407 sujets). En 2012, le nom­bre de sujets con­sacrés exclu­sive­ment à l’élection prési­den­tielle améri­caine est retombé à 476, soit un de plus qu’en 2004 (475). Force est de con­stater, au regard de ces chiffres, que l’élection prési­den­tielle améri­caine trou­ve tou­jours un large écho dans les médias de l’hexagone.

Crédit pho­to : Cap­ture d’écran LCI via lci.fr

Bernard Tapie (suite) : commission d’enquête parlementaire ?

Le député social­iste des Bouch­es-du-Rhône, Patrick Men­nuc­ci, réclame une com­mis­sion d’enquête par­lemen­taire sur le rachat par Bernard Tapie des jour­naux du pôle sud du groupe de presse Her­sant Medias (GHM). Dans un cour­ri­er adressé au prési­dent du groupe social­iste à l’Assemblée nationale, Bruno Le Roux, le par­lemen­taire demande qu’une com­mis­sion exam­ine d’éventuelles manœu­vres qui, « en lim­i­tant la con­cur­rence, ont fait dimin­uer le prix d’acquisition ». Patrick Men­nuc­ci, qui est can­di­dat déclaré aux élec­tions munic­i­pales de Mar­seille en 2014, s’inquiète vis­i­ble­ment de l’influence soudaine­ment acquise par Bernard Tapie qui pos­sède doré­na­vant de nom­breux jour­naux dans la région, notam­ment La Provence et Nice Matin, et à qui l’on prête égale­ment des ambi­tions munic­i­pales…

Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo Europe1

TF1 et Discovery finalisent leur accord

L’accord entre TF1 et le groupe Discovery Communications vient d’être finalisé.

De par cet accord, le groupe audio­vi­suel améri­cain prend part à hau­teur de 20% au cap­i­tal d’Eurosport, pour une valeur d’entreprise de 170 mil­lions d’euros. Aus­si, Dis­cov­ery a acquis 20% du cap­i­tal des chaînes de télévi­sion payantes suiv­antes : TV Bre­itz, His­toire, Ushaïa TV et Stylía. La valeur d’entreprise est estimée à 14 mil­lions d’euros.

Pour le PDG de TF1, Nonce Paoli­ni, « cet accord per­met à TF1 Pro­duc­tion de dévelop­per son savoir-faire dans la créa­tion de con­tenus au-delà de nos fron­tières ». Il vient finalis­er deux semaines de dis­cus­sions entre deux poids lourds de l’audiovisuel et mar­que le début d’une nou­velle alliance stratégique.

Crédit pho­to : Dis­cov­ery Com­mu­ni­ca­tions

Mediapart : 700 000 euros de profits en 2012

Selon les informations du site Le Point, le média en ligne Mediapart devrait dégager pour cette année 2012 un résultat net de 700 000 euros pour un chiffre d’affaire de 6 millions d’euros.

C’est à l’issue d’un con­seil d’administration tenu mer­cre­di 19 décem­bre 2012 que l’information a été lâchée. Ces 700 000 euros de prof­its représen­tent une rentabil­ité de 11,6 %. C’est la deux­ième année que Medi­a­part est béné­fi­ci­aire (572 300 euros de prof­its et 5 mil­lions d’euros de chiffre d’affaire en 2011), signe que la presse en ligne payante tient désor­mais un exem­ple de mod­èle économique viable.

Medi­a­part, dirigé par Edwy Plenel, ancien directeur de la rédac­tion du jour­nal Le Monde, compte près de 60 000 abon­nés et emploie une quar­an­taine de salariés. Ce jour­nal en ligne créé en 2008 a notam­ment joué un rôle cen­tral dans l’affaire Woerth-Bet­ten­court en déci­dant de pub­li­er des écoutes télé­phoniques sauvages, s’attirant les foudres de cer­tains élus de droite qui n’avaient pas hésité à qual­i­fi­er ses méth­odes de « fas­cistes ».

Plus récem­ment, le jour­nal en ligne a refait par­ler de lui en accu­sant le min­istre délégué au bud­get, Jérôme Cahuzac, de fraude fis­cale pour avoir pos­sédé, d’après Medi­a­part, un compte ban­caire secret en Suisse jusqu’en 2010. Après une pre­mière plainte pour diffama­tion con­tre le site, le min­istre a déposé jeu­di 20 décem­bre une nou­velle plainte pour diffama­tion, mais « avec con­sti­tu­tion de par­tie civile » cette fois-ci. Min­istre ou Medi­a­part : l’une des deux par­ties y lais­sera donc vraisem­blable­ment des plumes…

Crédit pho­to : cap­ture d’écran mediapart.fr

Pas photogénique, Marine Le Pen ?

Vendredi dernier, 14 décembre, lors d’une conférence de presse, Marine Le Pen a refusé l’accès à un photographe de presse de l’Agence France Presse.

Pour jus­ti­fi­er ce refus, Char­lotte Soula, sa direc­trice de cab­i­net, a déclaré à l’AFP : « Vous vendez des pho­tos d’elle qui sont aber­rantes, telle­ment laides qu’elles frisent l’in­sulte. » « Ce n’est pas un truc de midinette. On a l’im­pres­sion que c’est délibéré » a‑t-elle ajouté.

Invitée à s’exprimer à ce sujet sur LCI, Marine Le Pen a con­sid­éré « que ces gens font de l’argent sur notre image, puisqu’ils vendent les pho­tos qu’ils pren­nent. » Et la prési­dente du Front Nation­al de répon­dre aux accu­sa­tions d’atteinte à la lib­erté d’expression : « C’est la lib­erté de faire de l’argent avec notre image ? Eh bien ma lib­erté c’est de leur dire non. Pour des raisons trop longues à expli­quer. Ce n’est pas la lib­erté de la presse, c’est une entre­prise com­mer­ciale. Vous faites de l’argent bien sou­vent avant de faire de l’information, c’est en tout cas le cas de ce pho­tographe qui prend un malin plaisir à déformer des pho­tos, ce qui ne me paraît pas très pro­fes­sion­nel, pour pou­voir les ven­dre. Donc j’ai dit stop. »

De son côté, l’AFP a récusé « les accu­sa­tions portées con­tre le pho­tographe mis en cause auquel elle apporte tout son sou­tien » et a rap­pelé que ses jour­nal­istes « appliquent comme tous les jour­nal­istes de l’a­gence les règles d’im­par­tial­ité qui sont l’un des fonde­ments de la mis­sion de l’AFP ». Même lors de l’agres­sion d’un mil­i­tant du Front Nation­al ?

Crédit pho­to : blandinelc via Flickr (cc)

Podcasts : France Culture devance France Inter

La société Médiamétrie, spécialisée dans les mesures d’audience, publie chaque mois un classement concernant les téléchargements de podcasts, c’est-à-dire les émissions de radios déjà diffusées à l’antenne disponibles sur le web ou l’internet mobile.

Celui de novem­bre, ren­du pub­lic le 19 décem­bre 2012, réserve des sur­pris­es.

La sta­tion d’Olivier Poivre d’Arvor, France Cul­ture, avec 4 mil­lions de télécharge­ments, devance celle de Philippe Val, France Inter (3,9 mil­lions). Europe 1, avec ses émis­sions phares telles que « On va s’gêner », « La revue de Presque de Nico­las Can­teloup » ou encore « Au cœur de l’histoire », reste large­ment en tête du classe­ment (6,2 mil­lions de télécharge­ments, soit une aug­men­ta­tion de 30% en 1 an), suivi par RTL et ses 4,4 mil­lions de télécharge­ments.

Le pod­cast est un for­mat de plus en plus écouté, l’étude révélant au pas­sage que les télécharge­ments sont plus nom­breux en début qu’en fin de semaine.

Crédit pho­to : iTunes Store

Au secours : Tapie est là !

Marseille tremble ! L’arrivée de l’homme d’affaire aux commandes de Nice-Matin, Var-Matin, Corse Matin et surtout La Provence, ne semble pas plaire à tout le monde…

Ain­si, Libéra­tion du 20 décem­bre titre « Bernard Tapie : main basse sur la presse », avec en « une », la pho­to du nou­veau patron de presse, l’œil som­bre, sur fond noir. Dans son édi­to­r­i­al, Eric Decouty dénonce une « pap­inade », en sou­venir des prouess­es foot­bal­lis­tiques de Jean-Pierre Papin, ancien joueur de l’Olympique de Mar­seille, de l’époque Tapie : « acheter un jour­nal, pour con­quérir la ville promise… Mais, passé le choc en imag­i­nant Bernard Tapie en patron de presse — quand on se sou­vient qu’il pou­vait box­er un jour­nal­iste coupable d’avoir écrit un papi­er déplaisant -, appa­raît l’image du politi­cien du siè­cle dernier, traî­nant tou­jours son chapelet de casseroles et usant de méth­odes d’un autre temps ». Le quo­ti­di­en con­sacre trois pages à l’évène­ment, rap­pelant que « les rela­tions entre le busi­ness­man et la presse mar­seil­laise ont tou­jours été ten­dues ».

Plus mesuré, Serge Merci­er, élu au comité d’en­tre­prise de La Provence, se plaint dans L’Ex­press. « Il y a de grandes inter­ro­ga­tions et beau­coup d’in­quié­tudes chez les jour­nal­istes. Quels sont les réels pro­jets pour notre groupe de Tapie et Her­sant ? Quelles sont les inten­tions poli­tiques de Bernard Tapie ? »

Le syn­di­cat nation­al des jour­nal­istes (SNJ-CGT) a, quant à lui, pub­lié un com­mu­niqué, dénonçant « un scan­dale absolu » : « les jour­nal­istes ont toutes les raisons d’être inqui­ets de cette asso­ci­a­tion, dont l’un des dirigeants a quand même con­nu la prison et n’est pas à l’abri de nou­veaux démêlés avec la jus­tice ». Et le syn­di­cat de son­ner les trompettes de l’in­sur­rec­tion : « l’information est en dan­ger » !

Côté poli­tique, on ne rigole pas plus que chez les jour­nal­istes. « On n’a pas besoin de Bernard Tapie », clame haut et fort Patrick Menuc­ci, pré­ten­dant social­iste déclaré à la mairie de Mar­seille, se posant, sur France Info, lui aus­si, en défenseur du quo­ti­di­en provençal. « On con­naît les pra­tiques de Bernard Tapie. On peut s’in­quiéter aujour­d’hui, quand on est mar­seil­lais ». Jean-Claude Gaudin, maire de Mar­seille, inter­rogé par le site d’in­for­ma­tion local Mars­ac­tu, s’est quant à lui réjoui de voir un Français repren­dre les titres, « plutôt qu’un émir du Qatar ou un Belge même si c’est à la mode », ajoutant tout de même « qu’en poli­tique, quand on dit ” jamais”, ça veut dire “pas pour l’in­stant” ». En d’autres ter­mes, cha­cun en est sûr : Bernard Tapie n’a pas renon­cé à se présen­ter aux prochaines munic­i­pales à Mar­seille.

Ce dernier l’a cepen­dant démen­ti devant la rédac­tion de La Provence : « il faut être con pour croire que parce que tu as tel jour­nal, tu peux te présen­ter à la mairie et la gag­n­er ». Durant cette ren­con­tre avec les employés du jour­nal, Bernard Tapie a égale­ment annon­cé l’in­stau­ra­tion d’une « charte d’at­ti­tude » pour les jour­nal­istes, les invi­tant à tra­vailler sur les « faits, rien que les faits », souhai­tant enfin que « l’i­den­tité du jour­nal soit forte ».

Il y a quelques années, l’homme d’af­faire répé­tait sou­vent : « A quoi ça sert d’a­cheter un jour­nal, quand on peut acheter un jour­nal­iste ? » Vis­i­ble­ment, aujour­d’hui, acheter un jour­nal est beau­coup plus sim­ple.

Source : Libéra­tion. Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo Europe1

2012 : une « hécatombe » pour les journalistes

Le bilan annuel 2012 publié par Reporters Sans Frontières s’est avéré particulièrement morbide.

En effet, selon les chiffres pub­liés ce mer­cre­di 19 décem­bre, on relate en 2012 « 88 jour­nal­istes tués (+33 %), 879 jour­nal­istes arrêtés/interpellés, 1993 jour­nal­istes agressés ou men­acés, 38 jour­nal­istes enlevés, 73 jour­nal­istes qui ont fui leur pays, 6 col­lab­o­ra­teurs des médias tués, 47 net-citoyens et citoyens-jour­nal­istes tués » ain­si que « 144 blogueurs et net-citoyens arrêtés ». Ces 88 vic­times dans l’exercice de leurs fonc­tions « ont été vic­times de la cou­ver­ture de con­flits ou d’attentats, ou assas­s­inés par des groupes liés au crime organ­isé (mafia, nar­co­traf­ic, etc), des mil­ices islamistes ou sur ordre d’officiels cor­rom­pus ».

Christophe Deloire, secré­taire général de RSF, ajoute que « le nom­bre his­torique­ment élevé de jour­nal­istes tués en 2012 est prin­ci­pale­ment imputable au con­flit en Syrie, au chaos en Soma­lie et à la vio­lence des tal­iban au Pak­istan ». La Syrie, juste­ment, a été bap­tisée « cimetière des acteurs de l’information » avec « au moins 17 jour­nal­istes, 44 citoyens-jour­nal­istes et 4 col­lab­o­ra­teurs des médias ont été tués ». La Soma­lie et le Pak­istan y sont égale­ment pour beau­coup avec respec­tive­ment 18 et 10 jour­nal­istes tués.

L’année 2012 a ain­si été, selon RSF, « l’année la plus meur­trière pour les jour­nal­istes depuis la pre­mière pub­li­ca­tion du bilan annuel de Reporters sans fron­tières en 1995 ».

Beau palmarès pour les Gérard de la télévision 2012

Lundi 17 décembre 2012 se sont déroulés, en direct sur Paris Première, les traditionnels « Gérard de la Télévision », remise de prix parodique visant, la plupart du temps, à égratigner quelques vedettes et émissions du petit écran.

Autant dire que nom­bre d’animateurs en ont pris pour leur grade. Frédéric Lopez, allias « machin Lopez » a reçu le Gérard de la « per­son­nal­ité qui n’en a aucune ». Lau­rence Fer­rari, côté femme, et Vin­cent Cerut­ti, côté homme, ont été élus « plus mauvais(e) animateur(trice) ». Arthur a, de son côté, reçu le prix de « l’animateur qui fait de la scène mais qui ferait mieux de se jeter dedans ». Audrey Pul­var (« Le Grand 8 », D8) et Nat­acha Polony (« On n’est pas couché », France 2) ont été décorées de la « Légion Don­neur de leçon ». Enfin, Christophe Hon­de­lat­te est « l’animateur si vôplè mis­siou-dames qui la voudrait une émis­sion sivô­plè ».

Les émis­sions ne sont pas en reste. « Le Grand 8 » sur D8, ani­mé par 6 femmes dont Lau­rence Fer­rari, Audrey Pul­var et Rose­lyne Bach­e­lot, a reçu le Gérard de « l’émission de bonnes femmes qui don­nent leur opin­ion ». Le « Gérard de l’accident indus­triel » a été décerné à l’émission de Bruce Tou­s­saint « Vous trou­vez ça nor­mal ? » sur France 2, quand celui de « l’émission dont on n’a jamais enten­du par­ler et c’est nor­mal, elle est sur France 3 » a été remis à « Le monde d’après (FR3) » de Franz-Olivi­er Gies­bert. Aus­si, les émis­sions de téléréal­ité ou de vie privée comme « Qui veut épouser mon fils (TF1) » et « L’amour est dans le pré (M6) » ont bien été moquées. En par­al­lèle, les émis­sions intel­lectuelles n’ont pas pour autant échap­pé à la cri­tique : « Philoso­phie avec Raphaël Enthoven (Arte) » a reçu le prix de « l’émission que tu regardes pour te taper une bonne bran­lette intel­lectuelle ».

Sacré Gérard !

Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo Paris Pre­mière via Youtube

Racisme anti-Français : Minute dévoile un scandale

Dans un article consacré au « racisme anti-Français », l’hebdomadaire Minute révèle qu’« une jeune femme travaillant pour un grand hebdomadaire national » aurait été licenciée pour avoir témoigné du racisme dont elle était victime dans une vidéo. Une affaire dont aucun autre média ne s’est fait l’écho.

Début décem­bre, le Front Nation­al Jeunesse (FNJ) lance une cam­pagne de sen­si­bil­i­sa­tion visant à dénon­cer le « racisme anti-Français ». La cam­pagne com­porte deux volets : une affiche et trois vidéos pub­liées sur le site du FNJ. L’affiche mon­tre une jeune femme, le vis­age peint aux couleurs nationales, en train de crier, avec ce slo­gan : « Assez de racisme anti-Français. On est chez nous ! ». Les vidéos sont des témoignages à vis­age caché de deux jeunes filles et d’un garçon vic­times de ce racisme.

Selon Minute, l’une de ces trois vidéos, celle de Char­lotte, aurait été retirée du site car des con­frères de la jeune femme tra­vail­lant « pour un grand heb­do­madaire nation­al » auraient recon­nu sa voix. « Dénon­cée par ses col­lègues, elle a été con­vo­quée par ses employeurs qui ont très vite mis les points sur les « i », lui inti­mant notam­ment l’ordre de retir­er son témoignage ». N’étant pas employée en CDI, la jeune femme serait ain­si sur le départ.

« Imag­ine-t-on le scan­dale si un salarié pré­caire, d’origine immi­grée, subis­sait des pres­sions de son employeur et la vin­dicte de ses con­frères, sim­ple­ment pour avoir osé racon­ter sa souf­france dans le cadre d’une cam­pagne antiraciste ? » se demande l’hebdomadaire.

Au-delà de ce cas qui révèle un « deux poids deux mesures » gênant, le « la » en la matière sem­ble avoir été défini­tive­ment don­né par Le Monde du 1er octo­bre 2012, dans lequel on pou­vait lire : « Certes, nier cer­taines “réal­ités” nour­rit le sen­ti­ment de ne pas être enten­du et fait le jeu du FN, mais en “par­ler” légitime tout autant les prob­lé­ma­tiques posées par l’extrême droite ».

Nier, c’est faire le jeu de l’extrême-droite. En par­ler, c’est égale­ment faire le jeu de l’extrême-droite. Qu’est-ce qu’on fait alors ?

La solu­tion serait peut-être que les jour­nal­istes cessent de con­di­tion­ner la recherche de la vérité à ses con­séquences poli­tiques éventuelles. En bref, qu’ils fassent leur boulot.

Source : Minute 2594, 19 décem­bre 2012. Crédit pho­to : cap­ture d’écran fnjeunesse.fr

Grève à France Bleu vendredi

Un préavis de grève a été déposé par l’intersyndicale SNJ Radio France, CFDT, CGT et Sud qui a appelé les salariés de France Bleu à stopper leur travail pendant 24 heures à partir de jeudi 20 décembre à minuit.

Ces derniers protes­tent con­tre la poli­tique de redé­ploiement engagée à Radio France et surtout con­tre la sup­pres­sion d’un poste à France Bleu Guéret dans la Creuse. « Cette sup­pres­sion va dégrad­er les con­di­tions de tra­vail, porter atteinte au poten­tiel de pro­duc­tion et va avoir des con­séquences sur l’an­tenne et ses con­tenus. Le fait que cette nou­velle spo­li­a­tion se fasse à Guéret prou­ve de sur­croit que la direc­tion de Radio France mène cette poli­tique de redé­ploiements sans aucune logique », ont affir­mé les syn­di­cats dans un com­mu­niqué, avant de con­clure que sup­primer un poste à Guéret reve­nait à « nier la réal­ité des radios locales ».

Crédit pho­to : cap­ture d’écran francebleu.fr

Grève suivie à France Télévisions

Le mouvement de grève prévu ce mardi 18 décembre 2012 à France Télévisions a été « très bien suivi » selon les syndicats et « significatif » selon la direction.

L’appel avait été lancé par les syn­di­cats pour pro­test­er con­tre le plan d’économies imposé par la réduc­tion de la dota­tion de l’État, impli­quant 85 mil­lions d’euros de bud­get en moins et env­i­ron un mil­li­er de départs volon­taires. Les négo­ci­a­tions sont en cours entre le min­istère de la Com­mu­ni­ca­tion et la direc­tion de la chaine autour du Con­trat d’Objectifs et de Moyens (COM).

« C’est un mou­ve­ment sig­ni­fi­catif qui traduit l’in­quié­tude d’une par­tie des salariés dans un con­texte économique dif­fi­cile », a estimé Philippe Papet, directeur général des ressources humaines de France Télévi­sions. « Ce mou­ve­ment de grève, c’est un gros coup de colère autant envers la direc­tion de la tutelle qu’en­vers la direc­tion. La tutelle parce qu’elle impose la baisse de bud­get, la sec­onde parce qu’elle met en place un plan d’é­conomies dras­tique », a de son côté dénon­cé Marc Chau­velot, secré­taire général du SNRT-CGT.

Au cours de cette grève, plus de 200 salariés s’étaient rassem­blés devant le siège de France Télévi­sions en bran­dis­sant des slo­gans tels que : « Sarko m’a tuer, Hol­lande m’enterre », ou encore : « Fil­ip­pet­ti : moins belle la vie ». Selon la direc­tion, le taux de grévistes était de 23,8 %. Antoine Chuzeville, secré­taire adjoint du comité cen­tral d’en­tre­prise, a quant à lui avancé un chiffre de 50% pour les jour­nal­istes et un taux encore supérieur pour les autres métiers.

Ce mar­di, plusieurs pro­grammes ont été per­tur­bés dont le mag­a­zine « C’est à vous » sur France 5, « Soir 3 », « Midi en France » et « Ce soir (ou jamais !) » sur France 3 ou encore « C’est au pro­gramme » sur France 2.

Crédit pho­to : marsupilami92 via Flickr (cc)

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Qui a dit…

« Au harem des idées, le jour­nal­iste est néces­saire­ment can­ton­né dans le rôle de l’eunuque. Il doit rester neu­tre. Sinon c’est un mil­i­tant, et ce n’est pas bon pour son avance­ment, pas du tout même. […] Si le jour­nal­iste a des com­bats, ça ne peut donc être soit que de grandes général­ités con­cer­nant les lib­ertés publiques, soit le fact check­ing com­pul­sif qui tient trop sou­vent lieu de seule colonne vertébrale aujourd’hui à la pro­fes­sion. »

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