Poubelle la vie : un dossier exclusif

Après le dossier Yann Barthes, voici un dossier exclusif sur la série Plus belle la vie alias “Poubelle la vie”, machine de guerre idéologique du monde libéral lib­er­taire. Pour le recevoir rejoignez nos dona­teurs (avec un reçu fis­cal de 66 %). Pour nous soutenir c’est ici.

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Selon que vous serez puissant ou misérable…

« Selon que vous serez puis­sant ou mis­érable,
Les juge­ments de cour vous ren­dront blanc ou noir
».
Jean de La Fontaine, Les ani­maux malades de la peste

La leçon de la fable n’a pas per­du une ride, et c’est Éric Met­tout, directeur édi­to­r­i­al de L’Express.fr, qui le rap­pelle.

Selon lui, trois raisons prin­ci­pales expliquent le manque de sou­tien de la presse à Medi­a­part aux débuts de l’af­faire Cahuzac. Les deux pre­mières sont con­nues et admis­es de tous : l’ex­as­péra­tion de la pro­fes­sion face aux « inces­santes leçons de déon­tolo­gie d’Edwy Plenel » et la prox­im­ité des jour­nal­istes et des hommes poli­tiques. Jusqu’i­ci, rien de neuf.

Mais Éric Met­tout va plus loin, avec, pré­cise-t-il, une « hypothèse acro­ba­tique qui n’en­gage que » lui : « Cahuzac est social­iste et autant les attaques con­tre le clan Sarkozy parais­saient aller de soi, autant les accu­sa­tions à l’encontre d’un respectable (!) et respec­té (y com­pris, jadis, par ses opposants poli­tiques) père la rigueur de gauche heur­taient les con­vic­tions – je devrais dire les préjugés, défaut pour­tant réd­hibitoire dans notre pro­fes­sion ». Autrement dit : selon que vous serez de droite ou de gauche, les juge­ments du sys­tème médi­a­tique vous ren­dront blanc ou noir !

Est-ce donc une (dernière?) pudeur cor­po­ratiste qui empêche Éric Met­tout de qual­i­fi­er son « hypothèse acro­ba­tique » de con­stat, d’au­t­o­cri­tique ou, puisqu’il s’ag­it de l’af­faire Cahuzac, d’aveu ?

Source : L’Ex­press — blog Nou­velle for­mule — Crédit Pho­to : Razak via Nou­velle For­mule (cc)

Koh-Lanta : le CSA se couche

La mort d’un candidat à Koh-Lanta, suivi du suicide de son médecin le 1er avril dernier, a provoqué de nombreuses réactions dans les médias.

Pour la jour­nal­iste Françoise Labor­de, mem­bre du CSA depuis 2009, « dans Koh-Lan­ta, le dépasse­ment de soi a quelque chose de par­fois trou­blant : il y a des élé­ments, des ingré­di­ents, qui débouchent sur une forme de vio­lence qui pose prob­lème ». Le 2 avril 2013, elle esti­mait sur Europe 1 que « ces émis­sions, d’une manière générale, ce type de phénomène médi­a­tique, oui, ça ten­dance à broy­er les gens ». « On va réfléchir à de nou­velles sig­nalé­tique », con­tin­u­ait-elle. « Il y a l’article 1 d’une recom­man­da­tion du CSA de 2005 qui inter­dit toute vio­lence à la télévi­sion entre 6h et 22h. C’est un arti­cle qui est assez peu util­isé. Peut-être qu’on va la réu­tilis­er, c’est une des réflex­ions que nous avons en cours ».

Le même jour, Françoise Labor­de tenait le même dis­cours à un jour­nal­iste de L’Express qui lui demandait : « Si une sig­nalé­tique est imposée, le pro­gramme ne pour­ra plus être dif­fusée en prime-time, mais seule­ment en deux­ième par­tie de soirée, les con­séquences pour­raient être nom­breuses… » Réponse de Labor­de : « Effec­tive­ment, il pour­rait y avoir des con­séquences notam­ment au niveau des audi­ences. Mais, c’est la règle du jeu. Les chaînes ont l’oblig­a­tion de ne pas dif­fuser de pro­grammes vio­lents entre 6h et 22h ». Ligne rouge franchie ?

Invité du Buzz-Médias Orange-Le Figaro, six jours plus tard, Olivi­er Schrameck, prési­dent du CSA, recadrait les pro­pos de François Labor­de qui s’était selon lui exprimée avec « la pas­sion, l’énergie et la volon­té de con­vic­tion qui la car­ac­térisent », façon polie de dire qu’elle a par­lé beau­coup trop vite. « Je souhaite d’abord dire qu’il ne s’agit pas pour le CSA de stig­ma­tis­er, de généralis­er, ni de se sub­stituer à des respon­s­abil­ités édi­to­ri­ales dans la con­cep­tion des pro­grammes. Le CSA n’est ni censeur, ni moral­isa­teur », con­tin­u­ait Schrameck, avant d’évoquer « les évène­ments trag­iques qui se sont pro­duits, et à l’égard desquels le CSA a exprimé sa sym­pa­thie très émue et sa com­pas­sion très forte, et à pro­pos desquels aus­si il a bien mar­qué qu’il ne souhaitait en rien inter­fér­er dans l’enquête en cours ». Le CSA n’a donc « pas à tir­er des con­clu­sions de ces évène­ments trag­iques ».

His­toire d’enfoncer le clou, vient enfin la ques­tion des gros sous : « Pour Tf1, l’arrêt de Koh-Lan­ta est un coup dur. L’an dernier, l’émission a généré plus de 50 mil­lions d’euros bruts de recettes pub­lic­i­taires, selon Yacast. Koh-Lan­ta est, selon vous, une mar­que appelée à dis­paraître des écrans ? » « Je n’ai aucune rai­son de le penser », répond le prési­dent du CSA. « J’ai tou­jours dit que j’étais extrême­ment attaché aux enjeux économiques et financiers du secteur audio­vi­suel. Je suis per­suadé qu’une pro­duc­tion peut con­tin­uer en redou­blant les pro­tec­tions et les préven­tions néces­saires pour que des inci­dents, qui ne peu­vent jamais être totale­ment évités, soient ren­dus de plus en plus improb­a­bles ».

Con­clu­sion : Au regard des 50 mil­lions de recettes pub­lic­i­taires, les « évène­ments trag­iques » pour lesquels le CSA a exprimé « sa sym­pa­thie très émue et sa com­pas­sion très forte » sont devenus des « inci­dents » inévita­bles et la téléréal­ité a de beaux jours devant elle.

Le pape piégé par le Grand Rabbin de France

Le grand Rabbin de France Gilles Bernheim publiait le 18 octobre 2012 une plaquette intitulée Mariage homosexuel, homoparentalité et adoption, ce qu’on oublie souvent de dire, dont Le Figaro avait publié de larges extraits et qui avait conquis le public.

Le Pape Benoît XVI lui-même en avait lu un large extrait dans son dis­cours annuel à la Curie romaine du 21 décem­bre 2012. C’était du reste la pre­mière fois qu’un pape citait si longue­ment un rab­bin. Las, selon L’Express, tout comme ses Quar­ante médi­ta­tions juives, ce texte aurait égale­ment été plag­ié par le rab­bin, qui usurperait d’autre part son titre d’agrégé…

D’après l’universitaire Jean-Noël Darde, spé­cial­iste du pla­giat, Bern­heim aurait cette fois-ci pil­lé un livre inti­t­ulé L’idéologie du Gen­der. Iden­tité reçue ou choisie ? pub­lié en mars 2012 par Joseph-Marie Ver­linde (édi­tions Le Livre Ouvert). Il aurait notam­ment recopié, mot pour mot, une grande par­tie des pages 96 et 97.

Mots interdits

Novlangue. A la suite de l’agence de presse Associated Press, ce ne sont pas moins de 1400 journaux américains qui n’utiliseront plus le terme « illégal » pour désigner les immigrés clandestins qui vivent aux États-Unis.

Par­mi eux, le New York Times, qui il y a encore six mois con­sid­érait ce terme comme « clair et facile­ment com­préhen­si­ble » selon les mots util­isés par Mar­garet Sul­li­van, le médi­a­teur du jour­nal.

Si AP et le New York Times annon­cent claire­ment la couleur, force est de con­stater que le terme « illé­gal » n’est pas plus employé par la presse française, qui évoque plus sou­vent un « sans-papi­er en sit­u­a­tion irrégulière » qu’« un immi­gré clan­des­tin entré illé­gale­ment sur le sol français ».

Source : latinosusa.blog.lemonde.fr

Zemmour, une certaine idée du journalisme à la française

Quoi qu’on en pense, avec Éric Zemmour, on sait Qui parle et d’Où. Ses convictions ne sont un secret pour personne, contrairement à la très large majorité de la profession qui parvient à les faire passer plus sournoisement, sous couvert d’objectivité.

Le bagage intel­lectuel et lit­téraire de Zem­mour rap­pelle ce jour­nal­isme d’un autre âge, cul­tivé et au fait de l’histoire de son pays, aujourd’hui dis­paru. Ain­si l’écrivain fait-il encore par­tie – pour com­ment de temps ? – des rares dinosaures d’une pro­fes­sion en perdi­tion.

Aus­si, dans un entre­tien accordé le 23 mars dernier au Figaro Mag­a­zine, Éric Zem­mour con­fi­ait écrire ses chroniques radio « avec beau­coup de soin. C’est un exem­ple de ce qui incar­ne à mon sens l’idée du jour­nal­isme à la française. Un mélange de lit­téra­ture, de poli­tique et de jour­nal­isme. Ain­si le « Bloc-notes » de François Mau­ri­ac est mon nir­vana. J’es­saie de faire per­dur­er cette tra­di­tion. »

Mais est-il un jour­nal­iste à pro­pre­ment par­ler ? Dans un récent entre­tien au Nou­v­el Obser­va­teur, il con­fie : « J’utilise les tech­niques jour­nal­is­tiques pour défendre mes idées. À la télé, vous remar­querez d’ailleurs que je ne pose pas de ques­tions. Je débats. » Il recon­naît égale­ment utilis­er « la télévi­sion comme un vecteur de dif­fu­sion de mes con­vic­tions et de mes idées. Et c’est d’ailleurs pour ça que j’ai per­du mon poste chez Ruquier. »

Alors, il est vrai, le définir reste dif­fi­cile. Jour­nal­iste ? Écrivain ? Chroniqueur ? Quoi qu’il en soit, il incar­ne cette « idée du jour­nal­isme à la française » qui se perd en ces temps de con­som­ma­tion de masse de l’information. Dans un milieu de plus en plus abêti et idéol­o­gisé par la gauche et la bien-pen­sance, sa présence reste un souf­fle d’air frais. Un air venu du passé…

Zemmour : « Je suis à 100 % du côté de Taddeï »

Interrogé par Le Nouvel Observateur ce jeudi 4 avril, Éric Zemmour a pris position dans la polémique qui oppose Frédéric Taddeï à Patrick Cohen.

Ce dernier avait en effet reproché à l’animateur de « Ce soir ou jamais ! » (France 3) d’inviter des per­son­nes jugées peu fréquenta­bles, des « cerveaux malades » comme Dieudon­né, Alain Soral ou encore Tarik Ramadan.

« Dans cette his­toire, je suis à 100 % du côté de Tad­deï. Sans hésiter. Ça ne se dis­cute même pas », a estimé le chroniqueur de RTL avant d’ajouter : « Je suis pour la lib­erté d’expression. Tad­deï a rai­son d’inviter tout le monde et c’est d’ailleurs lui qui fait la meilleure émis­sion. Quant à Cohen, il a tort sur toute la ligne. Il ne doit pas y avoir de liste noire, c’est un scan­dale. »

Ayant lui-même été vic­time de la bien-pen­sance médi­a­tique, que cela soit à France 2 ou sur RTL, Zem­mour con­nait la chan­son. « J’ai débat­tu avec Tariq Ramadan chez Ruquier et sur le plateau de “Zem­mour et Naul­leau”. On s’est dit des choses rudes, et rude­ment. Il n’empêche : elles ont été dites. » Un point de plus pour la lib­erté d’expression.

Crédit pho­to : The­su­per­mat via Wiki­me­dia (cc)

Dans la famille Tapie, je demande la fille !

Bernard Tapie tient ses promesses ! Il l’avait affirmé, les yeux dans les yeux, « je n’interviendrai jamais sur l’éditorial » !

Mais ce qu’il n’avait pas pré­cisé, c’est que rien ne l’empêcherait d’« inter­venir » sur les autres pages du jour­nal. Ain­si, il a plus que large­ment ouvert ses colonnes à sa fille : une vidéo sur le site de La Provence, il y a quelques jours et une dou­ble page, avec manchette en une, dans Nice matin du 4 avril

En effet, made­moi­selle par­ticipe à l’émis­sion The Voice. Et, pour percer dans ce méti­er, les jour­naux de papa, c’est quand même bien pra­tique…

Source : Le Nou­v­el Obser­va­teur / Nice matin / La Provence

Le Groupe Sud-Ouest cherche à se moderniser

Le Groupe Sud-Ouest cherche un nouvel actionnaire suite à ses difficultés économiques dans le but de se relancer dans le numérique.

Après avoir essuyé des pertes de 4,5 mil­lions d’euros en 2012, après avoir vu sa dif­fu­sion baiss­er de 2,75 % et après avoir évo­qué plus de 100 licen­ciements économiques afin de baiss­er la masse salar­i­ale, le GSO veut se relancer. Face à la crise des pub­lic­i­taires et des ventes que con­nais­sent tous les jour­naux, le groupe se dirige tout naturelle­ment vers le numérique.

Ain­si ce dernier a‑t-il chargé le cab­i­net PWC Cor­po­rate Finance d’une « lev­ée de fonds à car­ac­tère minori­taire » pour financer cet investisse­ment et espér­er un renou­veau, annonce Le Monde. Détenu par la famille de Jacques Lemoine (80 %), fon­da­teur, et par les sociétés du per­son­nel (20 %), il souhait­erait ain­si voir arriv­er un troisième acteur. « Notre objec­tif est d’ar­riv­er à une lev­ée de fonds de 15 à 20 mil­lions d’eu­ros », a déclaré Olivi­er Gero­la­mi, le PDG.

Faute de val­ori­sa­tion récente, nous ne con­nais­sons pas le pour­cent­age que cela pour­rait représen­ter. Cepen­dant, selon Fabi­en Pont, gérant de la société civile des jour­nal­istes, « on pense qu’avec 15 mil­lions on pour­rait avoir 20 % ». Sachant que le groupe était estimé, en 2008, à près de 300 mil­lions d’euros, cela pour­rait être le mar­queur d’une forte chute.

Mal­gré ses dif­fi­cultés, Sud-Ouest reste le deux­ième quo­ti­di­en le plus lu en France, der­rière Ouest France.

Causeur souhaite amener « un peu de bagarre civilisée »

Interrogé par « Le buzz Orange-Le Figaro », Élisabeth Lévy a réagi à la parution en kiosque de son magazine, Causeur.

Au micro d’Enguérand Renault, la jour­nal­iste s’est défendu d’être à la tête d’un « Mar­i­anne de droite ». « C’est un mag­a­zine plu­ral­iste. Cer­tains de nos con­frères nous qual­i­fient de réacs ou de néo réacs. Mais il y en a de droite comme de gauche. Nous sommes un jour­nal d’opin­ion, de com­men­taires et d’analy­ses et en plus, un peu rigo­lo. Nous assumons le fait que sur l’in­for­ma­tion, il y a déjà d’ex­cel­lents médias ; nous voulons pour notre part ren­dre l’in­for­ma­tion intel­li­gi­ble », a‑t-elle déclaré, ajoutant qu’« au sein même de Causeur, il y a dif­férents points de vue. Il y a une aile libérale dure et une aile chevène­men­tiste car j’en viens. »

Causeur, qui vise grâce à cette dis­tri­b­u­tion en kiosque la barre des 15 000 ventes, doit faire ses preuves dans le « grand bain ». « Il faut des moyens car on ne peut pas faire tra­vailler les gens avec des salaires chi­nois ! Si on veut se dévelop­per et s’amélior­er, nous avons besoin de moyens », a déploré Élis­a­beth Lévy. Car pour elle, Causeur a fait ses preuves d’« util­ité sociale ».

Au sujet de ses action­naires, dont Xavier Niel, copro­prié­taire du Monde et action­naire de Médi­a­part, elle se défend de toute influ­ence extérieure : « Xavier Niel est notre témoin de mariage avec Médi­a­part ! Mais cela n’est pas le signe d’un quel­conque rap­proche­ment entre les deux. » Et d’ajouter que « Médi­a­part a besoin de Causeur comme nous avons besoin de Médi­a­part. Il faut qu’il y ait des con­tre-pou­voirs, des gens qui posent des ques­tions, qui cri­tiquent, et il faut un peu de bagarre civil­isée. »

Enfin, la pub­li­ciste a ren­du hom­mage à Edwy Plenel suite à l’affaire Cahuzac. « Je tire un coup de cha­peau à Edwy Plenel car il a eu le culot de faire un jour­nal en ligne sur un mod­èle payant. Nous n’avons pas eu ce culot car nous nous seri­ons prob­a­ble­ment plan­tés en rai­son du manque de notoriété. Je trou­ve cela juste que les gens payent pour accéder à l’in­for­ma­tion », a‑t-elle estimé.

Crédit pho­to : Le Figaro / le.buzz.media

Pays-Bas : Naissance d’un journal financé par ses lecteurs

Aux Pays-Bas, un nouveau journal « alternatif » va naître du financement de ses abonnés.

Un appel à finance­ment avait été lancé à la mi-mars, et dépasse déjà toutes les espérances. Pour s’abonner à ce nou­veau jour­nal numérique sans pub­lic­ité, il suff­i­sait de pren­dre un abon­nement d’un an à hau­teur de 60 euros. Si les sommes réu­nies n’étaient pas suff­isantes, l’argent aurait été rem­boursé.

Mais alors que l’échéance est encore loin, la barre des 15 000 abon­nés espérés a déjà été franchie. À ce jour, plus de 17 300 per­son­nes y ont souscrit. « Nous avons déjà récolté plus d’un mil­lion d’eu­ros, soit plus que ce que nous estimions néces­saire pour le lance­ment », a déclaré à l’AFP Rob Wijn­berg, l’un des fon­da­teurs du pro­jet qui devrait débuter en sep­tem­bre.

Les objec­tifs de ce nou­veau jour­nal, bap­tisé De Cor­re­spon­dent, est de se vouloir un quo­ti­di­en « de qual­ité met­tant l’ac­cent sur les enquêtes et les sujets de fonds, les formes alter­na­tives de jour­nal­isme ». Et Rob Wijn­berg d’ajouter que « les médias par­lent sou­vent des excep­tions, des acci­dents dans la société, comme une banque qui fait fail­lite par exem­ple. Nous souhaitons met­tre l’ac­cent sur les struc­tures présentes dans la société ». En bref, selon sa for­mule, par­ler de ce qui se passe tous les jours, et pas unique­ment de ce qui se passe aujourd’hui.

Pour Wijn­berg, les médias tra­di­tion­nels « ont sou­vent peur de man­quer ce que leurs con­cur­rents ont », ce qui fait dis­paraitre toute dif­férence entre eux. « Mais cela a égale­ment pour con­séquence qu’il y a plus de place sur le marché pour des alter­na­tives », ajoute-t-il.

« Jamais aupar­a­vant et nulle part ailleurs dans le monde n’y a‑t-il eu autant de per­son­nes prêtes à devenir mem­bres d’une nou­velle plate­forme jour­nal­is­tique en con­struc­tion », se vante De Cor­re­spon­dent sur son site inter­net.

Vous avez dit « presse indépendante » ?

Dialogue savoureux, entre Jean-Marc Ayrault et David Pujadas, sur France 2, mardi 2 avril dernier, au sujet des aveux de Jérome Cahuzac.

Au cours de l’en­tre­tien, le pre­mier min­istre salue « le jour­nal Médi­a­part », qui « joue son rôle de presse indépen­dante ». Ques­tion de David Pujadas : « Vous saluez la presse indépen­dante, ce soir, et son tra­vail » ? Réponse de Jean-Marc Ayrault : « Absol­u­ment, c’est néces­saire dans une démoc­ra­tie mod­erne parce qu’il ne peut pas y avoir de sur-pou­voir » !

Comme le dit Daniel Schnei­der­mann, « c’est donc offi­ciel, rat­i­fié par le Pre­mier min­istre et le speak­er d’État : il y a “les médias indépen­dants”, et les autres. Reste à trou­ver un nom pour les autres ».

À quelle genre de presse appar­tient David Pujadas ?

Source : France 2Rue89 — crédit pho­to : ΛΦΠ via Wiki­me­dia (cc)

Bertelsmann va réduire sa participation dans RTL

Le groupe allemand Bertelsmann vient d’annoncer ce jeudi 4 avril qu’il allait diminuer sa participation dans RTL d’ici cet été.

Alors qu’il détient 92,3 % des droits de vote au sein de RTL, le groupe souhaite néan­moins con­serv­er au mois les trois quarts de la sta­tion parisi­enne. Il va donc céder 17,3 % de ses parts d’ici à l’été. Ce désen­gage­ment n’est pas lié à la sit­u­a­tion de RTL mais à une volon­té pour Ber­tels­mann de financer ses ambi­tions de crois­sance. Une refonte de son porte­feuille est prévue afin de s’adapter aux nou­veaux marchés, numériques notam­ment.

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Qui a dit…

« Aujourd’hui, nous sommes plus sur-infor­més que sous-infor­més. De plus, nous faisons davan­tage con­fi­ance à nos proches qu’aux médias pour s’informer. Par exem­ple, pour un film, la cri­tique de Téléra­ma ou des Inrocks a moins d’influence que celle d’un ami. C’est un change­ment fon­da­men­tal qui sacre le pou­voir de la recom­man­da­tion sociale dans la con­som­ma­tion d’informations. Si un média attend que ses lecteurs tapent son URL dans la barre de recherche de son nav­i­ga­teur, il est mort. Il doit aller les chercher là où ils se trou­vent, et notam­ment sur les réseaux soci­aux. »

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