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Les Français passent de plus en plus de temps devant la télévision

Un nouveau record vient d’être atteint en ce qui concerne la durée d’écoute individuelle (DEI) de la télévision.

Pour l’année 2012, les Français de 4 ans et plus ont passé 3h50 par jour devant la télévi­sion, selon le Média­mat annuel de Médi­amétrie pub­lié lun­di 7 jan­vi­er 2013, soit trois min­utes de plus que l’année précé­dente. L’étude pré­cise que toutes les tranch­es d’âge sont en pro­gres­sion à l’exception des 4–14 ans, qui enreg­istrent une baisse de 3 min­utes par rap­port à l’année 2011.

Une con­clu­sion demeure : la mul­ti­pli­ca­tion des écrans (télévi­sion, ordi­na­teur, smart­phone…) ne réduit en rien le temps passé devant la télévi­sion mais a, au con­traire, ten­dance à le faire aug­menter. Le prin­ci­pal per­dant, dans cette his­toire, reste le temps libre hors écran qui se voit ain­si amput­er au prof­it de l’utilisation d’ordinateurs et de télé­phones porta­bles (au dépend, évidem­ment, du temps de lec­ture, de sor­tie, et autres activ­ités sociales et famil­iales…). Un record dont on se serait, au final, bien passé…

La revue XXI plaide pour un « autre journalisme »

Pour ses cinq ans, la revue XXI, qui fait dans le journaliste de récit, a proposé un manifeste pour un « autre journalisme », « sans publicité ».

Dans ce man­i­feste de 20 pages, les deux fon­da­teurs plaident pour un « jour­nal­isme utile », sans pub­lic­ité, financé par les lecteurs, et où la qual­ité prime sur la quan­tité. Les con­seils s’articulent autour de qua­tre piliers : pren­dre le temps de réalis­er de bonnes enquêtes, se ren­dre sur le ter­rain, renouer avec le pho­tore­portage et la belle image, et enfin être « cohérent ». Et ces derniers de cri­ti­quer « la fig­ure du jour­nal­iste assis der­rière son écran » qui « agrège, trie, com­mente et nour­rit la con­ver­sa­tion ».

Pour eux, sur inter­net, « l’équation économique reste insol­u­ble ». « Pour la presse habituée à compter sur la pub­lic­ité, la rentabil­ité sur le Web est une ligne d’horizon qui se dérobe per­pétuelle­ment » ajoutent-ils, voy­ant dans le pas­sage au numérique un gouf­fre financier où « au bout de deux heures, une infor­ma­tion est con­sid­érée comme old, démonétisée ». La course au buzz, à l’audience n’est pas une bonne recette pour les auteurs.

Bien-sûr, la revue trimestrielle, ven­due 15,50 euros et où ne fig­ure aucune pub­lic­ité, s’érige implicite­ment comme un mod­èle du genre. Dif­fusée à près de 50 000 exem­ples, par abon­nement ou en librairie, XXI est béné­fi­ci­aire et a ren­con­tré un franc suc­cès dès son lance­ment en 2008. Sur 200 pages, jour­nal­istes et pho­tographes souhait­ent racon­ter « l’information grand for­mat » et priv­ilégi­er à tout prix la qual­ité édi­to­ri­ale.

Cohen et Marianne, c’est fini !

C’est une page qui se tourne chez Marianne. PresseNews annonce en effet que Philippe Cohen, l’un des fondateurs de l’hebdomadaire quittera le journal à la fin du mois.

On savait que les rela­tions entre Mau­rice Szafran, directeur de l’hebdo, et Philippe Cohen n’étaient pas faciles. Déjà, durant l’été 2012, ce dernier avait démis­sion­né de son poste de rédac­teur en chef de la ver­sion Web de l’hebdo, en désac­cord avec son patron sur la stratégie numérique à adopter pour relancer et renou­vel­er le site.

La sor­tie du livre de Philippe Cohen et de Pierre Péan, Le Pen, une his­toire française, avait été l’occasion d’un nou­v­el accrochage entre les deux hommes. On se sou­vient, en effet, que Pierre Szafran avait pub­lié deux pages dans l’hebdomadaire, accu­sant le livre et ses auteurs – et donc son jour­nal­iste — d’avoir lancé une « entre­prise de blanchi­ment » du Front Nation­al et de son fon­da­teur.

Aujourd’hui, la rup­ture est con­som­mée. On ignore cepen­dant quel accord financier a été con­clu.

Source : Presse­News — Crédit pho­to : cap­ture d’écran BFMTV

Kahn et Marianne, c’est également fini !

Décidément, beaucoup de changements à Marianne. Après Philippe Cohen, l’un des fondateur du journal, qui claque la porte, en désaccord avec Maurice Szafran, on apprend que Jean-François Kahn vient de quitter définitivement l’hebdo.

En effet, un peu avant Noël, ce dernier a cédé à Mau­rice Szafran, ses parts de la société Mar­i­anne finances (37% de Mar­i­anne SA). Presse­News, qui révèle l’information, pré­cise que « le pro­duit de la ces­sion per­me­t­tra en pre­mier lieu à JFK de rem­bours­er plusieurs prêts con­trac­tés auprès des indus­triels Mar­tin Bouygues et François Pin­ault lors de la créa­tion de Mar­i­anne en 1997 ».

Le jour­nal­iste, aujourd’hui âgé de 74 ans, n’exerce plus aucune fonc­tion édi­to­ri­ale dans l’hebdomadaire depuis 2008 et a annon­cé qu’il ces­sait le jour­nal­isme en 2011, après avoir, notam­ment, évo­qué un « trous­sage de domes­tique » qui avait choqué, au moment de l’affaire Strauss Kahn. Cette retraite ne l’empêche cepen­dant pas de sign­er plusieurs fois par semaine des con­tri­bu­tions sur le site du Huf­fig­ton­Post, « le tweet de Jean-François Kahn ».

Quoiqu’il en soit, il est clair qu’aujourd’hui Mar­i­anne et Kahn, c’est fini !

Source : Presse­News — Crédit pho­to : cap­ture d’écran TV5 Monde

Irlande : on ne rigole pas avec internet

Alors qu’en règle générale, les violations du droit d’auteur concernent plutôt les reproductions, partielles ou complètes, d’un article de presse, en Irlande cela s’étend jusqu’aux liens hypertextes.

En effet, selon l’association des jour­naux irlandais nationaux (NNI) « la pub­li­ca­tion de liens représente une vio­la­tion du droit d’auteur », surtout lorsqu’il s’agit d’une util­i­sa­tion com­mer­ciale.

La semaine dernière, une organ­i­sa­tion irlandaise de lutte con­tre les vio­lences con­ju­gales en a fait les frais. Women’s Aid a ain­si révélé qu’une fil­iale de la NNI lui avait réclamé près de 300 euros pour la repro­duc­tion de cinq liens sur son site inter­net…

Crédit pho­to : Ben Lan­cast­er via sxc (cc)

Wikipédia perd 37,5 % de contributeurs en 5 ans

Selon une étude menée par Aaron Halfaker, de l’université du Minnesota, publiée la semaine dernière dans American Behavioral Scientist, les contributeurs à l’encyclopédie en ligne Wikipédia sont passés de 56 000 en 2007 à 35 000 en 2012, soit une baisse de 37,5 %.

En cause ? Un dur­cisse­ment des con­di­tions de par­tic­i­pa­tion afin d’éviter les nou­veaux rédac­teurs médiocres, pub­liant du con­tenu erroné ou mal rédigé et faisant ain­si per­dre de sa crédi­bil­ité à Wikipé­dia, qui se veut mal­gré tout une ency­clopédie gra­tu­ite et par­tic­i­pa­tive. « Plusieurs change­ments apportés par la com­mu­nauté de Wikipé­dia pour assur­er la qual­ité et la cohérence du ser­vice, en prise avec une crois­sance très rapi­de de ses con­tribu­teurs, ont, de façon para­doxale, entravé la crois­sance qu’ils étaient cen­sés accom­pa­g­n­er », ont souligné les chercheurs, met­tant en cause l’effet dis­suasif du « mécan­isme de con­trôle qual­ité » et des « out­ils algo­rith­miques util­isés pour rejeter cer­taines con­tri­bu­tions ».

L’encyclopédie en ligne, qui vient de lever 25 mil­lions de dol­lars de dons en un mois, doit inces­sam­ment choisir entre qual­ité et quan­tité, entre crédi­bil­ité et pro­duc­tiv­ité.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran Wikipé­dia

Quatre quotidiens français augmentent leur prix

En ce début d’année 2013, quatre quotidiens ont augmenté leur prix dans un contexte de grave crise de la presse papier.

Le Figaro, qui était à 1,50 euros, vient de pass­er à 1,60 euros. La Croix a égale­ment pris 10 cen­times et pas­sant de 1,40 à 1,50 euros. De son côté, Libéra­tion passe de 1,50 à 1,60 euros, comme Le Figaro, avec les expli­ca­tions de son directeur, Nico­las Demor­and, qui explique dans un édi­to­r­i­al les raisons de cette aug­men­ta­tion : « la pro­duc­tion d’informations de qual­ité coûte cher, comme une pho­togra­phie inédite, à la une ou en pages intérieures, qui mar­quera durable­ment l’œil et l’esprit de celui qui la regarde. La mise en scène, la mise en forme, la styl­i­sa­tion des «news» requièrent des équipes douées de savoir-faire rares, aux con­fins de l’art. » Aus­si, ce dernier rap­pelle que « la dis­tri­b­u­tion de la presse » est « en crise pro­fonde, endémique ». Et de juger ces 1,60 euros comme « le prix de la dif­férence ».

Dès la mi-décem­bre, c’est le grand quo­ti­di­en du soir, Le Monde, qui avait annon­cé une aug­men­ta­tion de son prix d’ici 2013, cette fois-ci de 20 cen­times. Cette aug­men­ta­tion, faisant pass­er le jour­nal de 1,60 à 1,80 euros, en fait le quo­ti­di­en le plus cher de France devant Les Échos (1,70 euros). À not­er que les prix des jour­naux français est l’un des plus élevés en Europe.

Crédit pho­to : miy­oneza via Flickr (cc)

« En pays catalan, tous les talents ont de l’avenir ! »

Cette année, en Pyrénées-Orientales, les vœux 2013 ont comme un arrière-goût superficiel. Fort de sa volonté de mettre en avant le dynamisme du département, le Conseil Général s’est permis quelques négligences pour sa carte de vœux 2013.

En effet, sur cette dernière fig­ure en bonne place, sous le slo­gan « En pays cata­lan, tous les tal­ents ont de l’avenir ! », une série de pho­togra­phies cen­sées représen­ter, en principe, les habi­tants. Mais comme l’a révélé François Liet­ta, prési­dent des jeunes UMP 66, ces per­son­nes de tout âge n’ont rien de Cata­lan… Elles sont russ­es, alle­man­des voire même ital­i­ennes, le Con­seil Général ayant acheté ces pho­tos sur une banque d’images en ligne.

« Il est assez osé de faire une cam­pagne de com­mu­ni­ca­tion met­tant en avant les tal­ents cata­lans et d’être inca­pable d’en trou­ver un seul ! » fait remar­quer M. Liet­ta avant de soulign­er qu’un jeune gui­tariste russe, présent sur la carte, avait égale­ment été util­isé en pleine page dans le mag­a­zine du Con­seil Général. Selon lui, ce genre de pra­tique est courant « mais dans ce cas-là on ne met pas en avant “des Cata­lans qui ont du tal­ent”, le côté ter­ri­to­r­i­al et iden­ti­taire. Le jeune gui­tariste, il est russe ! Là, la supercherie est fla­grante ! »

Ces ban­ques d’images en ligne fac­turent en général de 1,50 à plus de 60 euros l’image. L’identité n’a pas de prix…

Crédit pho­to : DR

Mediapart enquête sur Xaviel Niel

Quelques semaines après la publication d’une infographie de l’OJIM sur la galaxie Xavier Niel, c’est au tour de Mediapart de lancer une grande enquête sur le propriétaire de Free, actionnaire du Monde, de la télévision N23, ainsi que d’un certain nombre de pure player, dont… Mediapart, de façon très minoritaire, il est vrai (12,88% de la Société des amis de Mediapart, détenant elle-même 12,99% du capital).

D’après Le Point, Lau­rent Mauduit, qui a con­duit l’enquête, avait cher­ché à join­dre l’industriel. Dans un cour­ri­er, pub­lié par Le Point, ce dernier avait décliné la propo­si­tion, refu­sant « tout arti­cle “per­son­nel” », esti­mant même ne « pas être une “per­son­nal­ité très impor­tante des affaires” », mem­bre « d’aucun cer­cle, d’aucun syn­di­cat, d’aucune loge ou équiv­a­lent ». Une mod­estie sur­prenante, pour un homme aux réseaux impres­sion­nants et très présent dans le monde des médias.

A la fin de son cour­riel, Xavier Niel passe à l’attaque et dénonce la « volon­té forte » de Medi­a­part de lui « taper dessus ».

Dans sa présen­ta­tion, Medi­a­part explique les raisons qui l’ont poussé à réalis­er cette enquête : « de tous les grands patrons français, Xavier Niel est sûre­ment celui dont l’ascension ces dernières années a été la plus spec­tac­u­laire. Mais aus­si l’un de ceux qui se mon­trent le plus secret. Mul­ti­pli­ant les procé­dures con­tre les jour­nal­istes, il n’aime guère en par­ti­c­uli­er que l’on s’attarde sur son par­cours. »

A décou­vrir donc, cette enquête en six volets, sur Medi­a­part

Source : Le Point, Medi­a­part — Crédit pho­to : cap­ture d’écran www.mediapart.fr

Avec Sérillon, la communication, c’est maintenant !

La rumeur existait depuis le mois de novembre. C’est officiel depuis quelques jours : Claude Sérillon, ancien présentateur du JT de France 2, a été nommé conseiller en communication auprès du Président de la République, François Hollande.

Il est vrai qu’après six mois de cafouil­lages, la com­mu­ni­ca­tion prési­den­tielle avait bien besoin de ren­fort. C’est donc un ancien jour­nal­iste, qui va « aider le prési­dent de la République à don­ner une image plus claire de sa com­mu­ni­ca­tion » selon Jean-Christophe Cam­badélis, député social­iste et can­di­dat mal­heureux au poste de pre­mier secré­taire du par­ti.

Selon Le Monde, Claude Séril­lon ne devrait d’ailleurs pas être en con­tact direct avec les médias. « Son périmètre est assez vague. Il sera chargé de la com­mu­ni­ca­tion, mais aus­si de la stratégie et de la coor­di­na­tion avec Matignon. » Pour Le Point, Claude Ser­il­lon aura égale­ment comme mis­sion de rabi­bocher François Hol­lande et les médias, rap­pelant que « dernière­ment, les directeurs des rédac­tions de France Inter, France Info, RTL et Europe 1 ont protesté, car leurs jour­nal­istes avaient été tenus à l’écart de la vis­ite de François Hol­lande à Rungis ».

Du pain sur la planche, donc, pour Claude Séril­lon, d’autant plus que cette nom­i­na­tion est large­ment com­men­tée… et déjà con­testée. Ain­si, le spé­cial­iste médias de L’Express, Renaud Rev­el, estime que « les jour­nal­istes sont sou­vent les moins bien placés pour occu­per de telles fonc­tions », évo­quant même un « curieux mélange des gen­res ».

Spin doc­tor ? Sim­ple con­seiller en com­mu­ni­ca­tion ? « Mon­sieur anti-couac », comme le bap­tise déjà Le Point ?

A suiv­re.

Source : Le Monde — Crédit pho­to : Claude Séril­lon inter­ro­geant François Hol­lande — cap­ture d’écran BFMTV

Valeurs actuelles : S. Denis et Ch. Clerc sur le départ ?

Le 17 janvier prochain, l’hebdomadaire Valeurs actuelles, que dirige depuis peu Yves de Kerdrel fera peau neuve, avec une nouvelle maquette qui laissera plus de place aux sujets de société et réduira les chroniques régulières afin de dynamiser l’hebdomadaire.

Selon nos infor­ma­tions, Stéphane Denis et Chris­tine Clerc ne seront pas asso­ciés à la nou­velle for­mule et seraient ain­si sur le départ.

Stéphane Denis, écrivain et jour­nal­iste né en 1949, Prix Inter­al­lié 2001 pour Sis­ters et can­di­dat mal­heureux à l’Académie française en 2007, a écrit pour Le Quo­ti­di­en de Paris, Paris Match, Mar­i­anne et Le Figaro avant de tenir une chronique dans Valeurs actuelles. Stéphane Denis a été mêlé à l’affaire Clearstream, affir­mant en 2006 avoir trans­mis à deux repris­es à Nico­las Sarkozy, alors min­istre de l’Intérieur, un mes­sage oral du général Ron­dot, « un par­ent et ami ». Le mil­i­taire l’aurait ain­si chargé de faire savoir à Nico­las Sarkozy qu’il avait enquêté sur l’Affaire et tenait le dossier com­plet à sa dis­po­si­tion, ce que le prin­ci­pal intéressé a démen­ti.

Chris­tine Clerc, née en 1942, a com­mencé sa car­rière à L’Express avec François Giroud avant de pass­er au Point, à RMC, à RTL et au Figaro. En 2006, Le Monde la classe dans « les sou­tiens éclec­tiques » de Ségolène Roy­al qu’elle admire en effet sans s’en cacher. Elle quitte alors Le Figaro et devient « jour­nal­iste indépen­dante », écrivant prin­ci­pale­ment pour Le Télé­gramme de Brest (elle tient depuis 25 ans une chronique chaque lun­di), Midi-libre et Valeurs actuelles où elle tient une chronique heb­do­madaire inti­t­ulée « Le car­net de Chris­tine Clerc ». Elle est une des rares femmes à avoir obtenu le pres­tigieux prix Albert Lon­dres (1982) qui couronne chaque année le meilleur « Grand Reporter de la presse écrite » (et depuis 1985 le meilleur « Grand Reporter de l’audiovisuel »).

Crédit pho­to : DR / col­lage Ojim

Free met en péril des milliers d’éditeurs sur Internet

Jeu­di, Free a ren­du télécharge­able une mise à jour pour sa célèbre box qui, en plus de résoudre des bugs du con­trôle parental et de la télé­phonie, con­tient un adblock activé par défaut inter­dis­ant toute liste blanche (et pas facile à dés­ac­tiv­er pour le com­mun des mor­tels).

Si le four­nisseur d’accès à Inter­net (FAI) n’a, pour l’instant, don­né aucune expli­ca­tion, il sem­ble que nous assis­tions en direct au dernier épisode du con­flit larvé qui l’oppose à Google sur la ques­tion du finance­ment de la bande pas­sante donc des infra­struc­tures, ce dernier tirant l’immense majorité de ses revenus de la pub­lic­ité en ligne, dont il est le leader mon­di­al. Jusqu’en décem­bre, c’est à un autre ser­vice de Google (le site de vidéo en stream­ing YouTube) que s’en était pris Free, pour la même rai­son. Ses qua­tre mil­lions de foy­ers abon­nés sem­blent servir de « boucliers humains » (Pierre-Olivi­er Car­les) dans cette lutte entre les deux géants.

For­cé­ment, une par­tie d’entre eux (pas les anti-pubs, les autres, notam­ment les webmestres de petits sites tirant l’essentiel de leurs revenus de la pub­lic­ité en ligne) n’apprécient que mod­éré­ment. Pour eux, le site Free­box AdBlock Sucks pro­pose un script javascript qui per­met de « rediriger les util­isa­teurs de Free­box AdBlock vers l’URL de votre choix, blo­quant ain­si l’accès au con­tenu de votre site ». « Je vous sug­gère de rediriger les vis­i­teurs ayant Free­box AdBlock activé vers une page où est affiché un mes­sage (ou une image..) expli­quant poli­ment que le fait de blo­quer vos pub­lic­ités met en péril votre mod­èle économique et ne vous per­met pas de con­tin­uer à fournir du con­tenu de qual­ité gra­tu­ite­ment », écrit son créa­teur.

Au-delà de la ques­tion de la neu­tral­ité de l’Internet et du pou­voir des FAI, des inter­ro­ga­tions tech­niques posées par le fil­tre (qui sem­ble hétérogène) et des con­séquences dom­mage­ables sur le plan de l’éthique (la fin for­cée de la pub ver­rait vite l’émergence de pub­li-arti­cles/­posts rémunérés) c’est l’équilibre — déjà pré­caire — de mil­liers d’acteurs de l’Internet qui est en jeu. Fleur Pel­lerin, la min­istre déléguée à l’Economie numérique, doit ren­con­tr­er Xavier Niel pour évo­quer le fil­tre la semaine prochaine. Affaire à suiv­re…

Crédit pho­to : DR.

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Qui a dit…

« Nous devons arrêter de céder du ter­rain. Assumer nos idées, affirmer que l’immigration fait par­tie de l’ADN de la France et porter un pro­jet de démoc­ra­tie européenne. »

Pour le découvrir, cliquez ici