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L’Express surveille l’Instagram d’Erik Tegnér pour s’occuper

Erik Tegnér, ardent défenseur de l’alliance des droites et à l’origine – avec quelques autres - de la Convention de la droite de septembre 2019, est sorti en soirée (comme le font une grande partie des jeunes) dans la nuit du 16 au 17 octobre. Il a par la suite publié des “stories” sur son compte Instagram de cette dernière, sans doute un peu trop rapides (là aussi, comme le font une grande partie des jeunes). Mais Camille Vigogne Le Coat, de L’Express, n’ayant sans doute que peu de choses à écrire, a trouvé le moyen d’en faire tout un article.

Attention lors de vos soirées, L’Express veille !

A l’origine de cet article, deux photos publiées par Tegnér. L’une d’elles montre deux personnes faisant semblant d’être voilées avec la légende “Hallal” et la seconde montre des gens faisant la fête avec la légende “Alcool, fête, femmes... L'islam politique, pas mon truc”.

L’Express s’est donc empressé de récupérer des captures d’écran de ces deux photos pour en faire tout un article interrogatif sur le possible “dérapage islamophobe” (sic) du militant “en plein débat sur le voile”. Allant jusqu’à demander des explications à ce dernier qui leur a répondu “C'est de la provoc pour mes potes, mais ce n'est pas non plus choquant. Je fais ce que je veux en soirée : faire la fête, boire, s'amuser sans prise de tête. C'est aussi ça être Français. J'ai pas envie d'être prudent et de me mettre au Coca, de devenir cinglé du contrôle. A moins qu'on ne soit déjà dans une société de vigilance et de délation ?"

Mais L’Express, pensant tenir un vrai sujet, souligne la suppression de ces deux photos par Tegnér et conclut par un “Trop tard”, sonnant comme un glas. La journaliste, passant pourtant du temps sur Instagram, ignore sans doute qu'une "story" Instagram ne dure que 24h après quoi elle s'efface automatiquement...

Cette fois, la sauce ne prend pas

Libération aurait aussi repris cette “information” comme le confie Tegnér à Valeurs Actuelles, mais le journal a probablement fait demi-tour devant le ridicule de cette non-information, car aucune trace d’un quelconque article n’est trouvable. Au final, n’en déplaise aux « grands reporters » de L’Express, la presse se fiche de ce non-événement.

Lors de l’émission “Le Grand Jury RTL - Le Figaro - LCI”, Marine Le Pen a tout de même été interrogée sur cette pseudo-polémique mais elle a coupé court au sujet, rappelant le ridicule de commenter deux photos Instagram. Et flop. Les journalistes ne semblent d’ailleurs pas l’avoir contredite ni poursuivi sur le sujet.

Pas facile tous les jours de sortir des articles vraiment intéressants quand on est journaliste d’un média de grand chemin. A moins que l’Express en train de perdre la moitié de ses effectifs et une grande partie de ses lecteurs, n’en soit à racoler les photos Instagram de la moitié de la France… Plus dure sera la chute ?

PS : Il semble que le « journalisme de dénonciation » soit l’apanage de certains (pas de tous, bien entendu) journalistes de l’hebdomadaire. Fin 2018, Jérôme Dupuis appelait tranquillement au saccage de la Nouvelle Libraire (considérée droitiste) à peine ouverte au Quartier Latin. Un appel suivi d’effet puisque la librairie – au milieu d’un remarquable silence médiatique – a été plusieurs fois victime d’attaques et de déprédations par la suite. Un esprit caustique (ou cynique) pourrait dire qu’au moins cette fois un article de l’hebdomadaire a été lu et que sa conclusion a été mise en application pratique et rapide.

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Claude Chollet
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