Ojim.fr

Je fais un don

En soutenant aujourd’hui l’OJIM, vous nous aidez à vous informer sur ceux qui vous informent et vous maintenez un espace de liberté sur la toile. Vous avez besoin de l'OJIM ? Nous avons besoin de votre soutien ! Ensemble "on les aura !"

Je fais un don

En soutenant aujourd’hui l’OJIM, vous nous aidez à vous informer sur ceux qui vous informent et vous maintenez un espace de liberté sur la toile. Vous avez besoin de l'OJIM ? Nous avons besoin de votre soutien ! Ensemble "on les aura !"

Laurence Ferrari

30 janvier 2026

Temps de lecture : 26 minutes
Accueil | Portraits | Laurence Ferrari
Accueil | Portraits | Laurence Ferrari

Laurence Ferrari

Temps de lecture : 26 minutes

Talons aiguilles sur écran plat à Match

Laurence Ferrari, née le 5 juillet 1966 à Aix-les-Bains (Savoie). Fille de Gratien Ferrari, maire d’Aix-les-Bains de 1987 — 1995, député RPR de la Savoie de mars 1986 à mai 1988 et de mars 1993 à avril 1997 député de la Savoie (première circonscription), UDF-AD. Président du Parti Républicain de Savoie de 1980 à 1983. Comme Sonia Mabrouk elle prend ses distances avec la direction de CNews qui a maintenu l’émission de Morandini, ce dernier ayant été condamné pour corruption de mineurs.

Nom­inée aux Bobards d’Or 2010. Le 3 avril 2009, TF1 dif­fu­sait dans son jour­nal de 20 heures, présen­té par Lau­rence Fer­rari, des images biaisées au sein d’un reportage cen­tré sur le vote du pro­jet Hadopi ou Créa­tion et Inter­net. Les images en ques­tion mon­traient en fait l’hémicycle de l’Assemblée Nationale plein à cra­quer, alors qu’en réal­ité, lors du vote en ques­tion l’hémicycle était occupé par 16 députés seule­ment. Le Con­seil supérieur de l’audiovisuel (CSA) impose la lec­ture d’un com­mu­niqué à TF1 pour sig­ni­fi­er que “dans un jour­nal du 3 avril 2009, pour illus­tr­er l’adop­tion du pro­jet de loi Hadopi, TF1 a dif­fusé des images de l’Assem­blée Nationale qui ne cor­re­spondaient pas à la séance invo­quée et pou­vaient induire en erreur sur le nom­bre de députés présents”.

Mar­iée une pre­mière fois en 1993 au jour­nal­iste Thomas Hugues dont elle se sépare à l’amiable en 2007, elle s’est remar­iée en juil­let 2009 avec le vio­loniste Renaud Capuçon à la mairie du 16e arrondisse­ment de Paris et sous l’autorité du maire Claude Goas­guen. Le cou­ple s’est ren­con­tré en 2008, lors d’un dîn­er de Savo­yards organ­isé par Michel Barnier, alors min­istre de l’Agriculture.

Formation

Quand Lau­rence Fer­rari est inter­rogée sur son enfance, elle préfère met­tre en avant ses « par­ents profs » (Ques­tions de femmes, 22 juin 2004), plutôt que l’ac­tiv­ité poli­tique de son père. Après son bac D, elle com­mence des études de médecine, mais échoue en pre­mière année. Elle ren­tre donc à l’E­FAP, l’é­cole française des attachées de presse. Elle obtient, en 1992, un DESS de com­mu­ni­ca­tion poli­tique et sociale à la Sorbonne.

À l’automne 2018 elle révèle le sui­cide de sa mère, dépres­sive, alors qu’elle n’avait que 22 ans et tra­vail­lait à Europe 1.

Parcours militant

Si son père était élu RPR, Lau­rence Fer­rari ne sem­ble pas avoir été mem­bre d’un par­ti poli­tique, ni avoir eu d’en­gage­ment politique.

En revanche, elle milite ouverte­ment en faveur du mariage pour tous. Le 27 jan­vi­er 2013, c’est elle qui ani­me la grande soirée peo­ple en faveur de la loi Taubi­ra, organ­isée par Pierre Bergé au théâtre du Rond Point à Paris. Dans une inter­view à Têtu.com, elle jus­ti­fie ain­si son engage­ment : « je trou­vais logique à un moment de m’en­gager, de porter les valeurs qui moi m’ani­ment. À savoir : la tolérance, l’é­gal­ité des droits, la sol­i­dar­ité… J’ai ressen­ti le besoin d’ap­porter ma voix à ceux qui sou­ti­en­nent le mariage pour tous ».

Quinze jours après la mobil­i­sa­tion mas­sive des familles con­tre la loi Taubi­ra, Lau­rence Fer­rari con­tin­ue : « je ne suis pas une mil­i­tante dans l’âme, c’est vrai […]. Mais je trou­ve que cette cause – le mariage pour tous — est telle­ment impor­tante que je ne pou­vais plus rester dans mon coin sans rien dire ».

Un engage­ment très vis­i­ble, notam­ment lorsque les invités sont hos­tiles au pro­jet de loi. Frigide Bar­jot, pre­mière égérie de la Manif pour tous, en fera notam­ment les frais à deux repris­es : une pre­mière fois sur le plateau du « Grand 8 », face aux cinq ani­ma­tri­ces toutes favor­ables au mariage homo­sex­uel et une deux­ième fois sur le plateau de « Tirs croisés », face à une Lau­rence Fer­rari « vin­dica­tive ». « Per­son­ne ne revien­dra sur cette réforme. La droite l’a dit ; les respon­s­ables de droite l’ont dit », assène la journaliste.

Son mari le vio­loniste Renaud Capuçon a été reçu à l’Élysée début octo­bre 2018 dans le cadre des « jeu­di de l’Élysée », organ­isés une fois par mois par Brigitte et Emmanuel Macron autour d’un musi­cien… de cour ?

Elle même été con­viée à l’Élysée, notam­ment le 19 mars 2018 avec d’autres poli­tiques et stars du PAF pour une récep­tion en l’honneur du Grand Duc et de la Grande Duchesse du Lux­em­bourg. Et pen­dant la cam­pagne prési­den­tielle, elle a trou­vé « absol­u­ment génial » l’engagement de sa con­sœur et col­lègue Lau­rence Haïm aux côtés d’Emmanuel Macron.

Parcours professionnel

En 1986, Lau­rence Fer­rari, alors âgée de 20 ans, devient pigiste à l’AFP et au Figaro Mag­a­zine Rhône-Alpes. Elle intè­gre, la même année Europe 2 Lyon, où elle présente les flashs d’in­for­ma­tion. La même année, elle ren­tre à Europe 1, où elle est en charge de la cir­cu­la­tion routière depuis Ros­ny-sous-Bois, mais aus­si de la rubrique san­té. La jour­nal­iste poli­tique mai­son Cather­ine Nay la prend sous son aile et se rap­pelle d’une jeune femme qui « était toute timide, […] ne con­nais­sait rien du méti­er, on aurait dit la poupée de Peynet ».

À par­tir de 1994, elle com­mence à « piger » au ser­vice poli­tique du Point, tout en faisant ses début à la télévi­sion, avec Michel Druck­er dans « Stu­dio Gabriel », et Jean-Pierre Per­naut, dans « Com­bi­en ça coûte ».

En 1997, elle devient pigiste au ser­vice poli­tique de L’Ex­press et chroniqueuse pour une émis­sion de mode sur M6. À la fin de la même année, elle présente les jour­naux du matin (entre 6 et 10 heures) sur LCI.

À par­tir de sep­tem­bre 2000 et jusqu’en 2006, elle ani­me avec son mari, Thomas Hugues, (mar­iés en 1994, ils divor­cent en 2007), le mag­a­zine heb­do­madaire « Sept à Huit ». L’an­née suiv­ante, elle ani­me « Vis ma vie », tou­jours sur TF1 puis, en juin 2002, elle est nom­mée « jok­er » de Claire Chaz­al, pour présen­ter le jour­nal de 20 heures de TF1, le week-end et durant les vacances.

C’est à cette époque que Lau­rence Fer­rari sort réelle­ment de l’anony­mat. Elle mul­ti­plie les inter­views dans les mag­a­zines peo­ple et se laisse inter­roger sur deux thèmes prin­ci­paux : son cou­ple avec Thomas Hugues, « unis à la ville comme à l’écran » (Téléloisirs, 26 novem­bre 2005), les « ken et bar­bie de l’in­for­ma­tion », et sa rival­ité avec Claire Chaz­al. Lau­rence Fer­rari assume d’ailleurs par­faite­ment la médi­ati­sa­tion de son cou­ple, dans le but de faire con­naître son émis­sion : « Au début, Sept à Huit n’ex­is­tait pas, c’é­tait une émis­sion qui démar­rait, il fal­lait bien « ven­dre » quelque chose entre guillemets, j’aime pas le terme, mais bon quand même, il fal­lait faire par­ler de l’émis­sion… » (Match TV, 21 sep­tem­bre 2003)

En 2004, elle présente Ques­tion de famille sur RTL qui sera rem­placée l’an­née suiv­ante par « Tête à tête ».

Pre­mier réel fait d’arme de sa car­rière, le 30 octo­bre 2005, quand elle glisse, à la fin d’un entre­tien avec Nico­las Sarkozy, alors min­istre de l’In­térieur, « c’é­tait Nico­las Sarkozy, can­di­dat à la prési­den­tielle pour 2007 ». Pour Le Monde, « TF1 tou­s­sote devant tant d’au­dace : Lau­rence Fer­rari n’est pas qu’un char­mant sourire. »

En mai 2006, blo­quée dans sa car­rière, elle quitte TF1, en même temps que son mari – dont elle se sépare à l’amiable en 2007. À par­tir de sep­tem­bre, elle ani­me « Dimanche+ » sur Canal+. Pour cela, elle crée sa pro­pre mai­son de pro­duc­tion, Sto­ry Box, avec Thomas Hugues et Lor­raine Willems. Elle présente égale­ment « Le jour­nal inat­ten­du », sur RTL.

Deux ans plus tard, en 2008, elle retourne à TF1, pour présen­ter le jour­nal de 20 heures, en lieu et place de Patrick Poivre d’Ar­vor. L’évic­tion de PPDA et la pro­mo­tion de Lau­rence Fer­rari donne lieu à une médi­ati­sa­tion impor­tante, qual­i­fiée de « Fer­rari-pro­mo », par la rédac­tion d’« Arrêt sur images » : « com­ment mul­ti­pli­er les inter­views pro­mo­tion­nelles dans la presse française et fran­coph­o­ne, quand on a stricte­ment rien à dire ? C’est le prob­lème ren­con­tré par Lau­rence Fer­rari, qui doit “créer l’évène­ment” autour de sa pre­mière présen­ta­tion (comme tit­u­laire) du 20 Heures de TF1 ».

Selon Renaud Rev­el, c’est Nico­las Sarkozy lui-même, alors prési­dent de la République, qui serait inter­venu pour faciliter le retour de Fer­rari sur la pre­mière chaîne, en manœu­vrant avec Mar­tin Bouygues, pour rem­plac­er le présen­ta­teur vedette du 20 heures.

C’est d’ailleurs ce que sem­ble con­firmer Anne Ful­da, jour­nal­iste au Figaro (et anci­enne con­quête de Nico­las Sarkozy). Inter­rogée par Renaud Rev­el pour son livre Les Ama­zones de la République, celle-ci déclare : « en restant dix-huit mois aux côtés de Nico­las Sarkozy, j’ai gag­né un bil­let d’humeur dans les colonnes du Figaro, quand d’autres, qui l’ont fréquen­té deux mois, ont hérité d’un JT. » Dans son livre, le même Renaud Rev­el évoque, quant à lui, les « liens d’ami­tié, rela­tions de con­nivences, com­plic­ité ou plus encore… » entre Fer­rari et Sarkozy.

D’ailleurs, dès novem­bre 2007, le tabloïd anglais The Dai­ly mail, évo­quait la rumeur d’une liai­son entre Lau­rence Fer­rari et Nico­las Sarkozy. Une infor­ma­tion reprise par Metro et Clos­er, qui seront con­damnés respec­tive­ment à 5 000 et 12 000 euros de dom­mages et intérêts.

La presse européenne va dans le même sens. Le Cor­riere de la Sera, du 10 juin 2008, titre « Sarkozy lance Lau­rence au jour­nal de 20h ». The Inde­pen­dent titre, quant à lui, « la favorite de Sarkozy rem­place le plus con­nu des présen­ta­teurs français ». Enfin, le Dai­ly Tele­graph : « le présen­ta­teur le plus con­nu de la télévi­sion va être rem­placé par une blonde très glam­our, après, dit-on, qu’elle a reçu le sou­tien ent­hou­si­aste du prési­dent Nico­las Sarkozy ».

Libéra­tion résume ain­si les rela­tions entre Nico­las Sarkozy et Lau­rence Fer­rari : « leurs itinéraires se croisent, leurs intro­n­i­sa­tions se suc­cè­dent et leurs intérêts se recoupent. Jeune jok­er des JT, elle tit­ille un rien le pré­ten­dant élyséen et en récolte l’onc­tion d’im­per­ti­nence cal­i­brée sans laque­lle il n’est pas de car­rière flat­teuse. Automne 2007, le Nico­las d’a­vant Car­la B. aurait côtoyé la Lau­rence d’après Thomas H. Cha­cun, cha­cune a beau avoir droit à sa lib­erté chérie, elle dément en grand, entonne l’air de la calom­nie. La main sur le cœur, elle affirme : « qu’est ce qu’on peut faire con­tre une rumeur ? Il ne sert à rien de la démon­ter. J’ai lais­sé dire. » Recon­nais­sons que sa nom­i­na­tion comme prési­dente de la République des images n’avait pas for­cé­ment besoin du blanc-seing sarkozien ».

Pour pro­fes­sion­nalis­er son jour­nal, Lau­rence Fer­rari va aux États-Unis et vis­ite les rédac­tions de chaines améri­caines ABC, NBC, CBS, « his­toire de voire com­ment se con­fec­tion­nent les jour­naux de ces grands net­works ». En 2009 elle épouse le musi­cien Renaud Capuçon et a un enfant avec lui.

Les débuts à TF1 ne sont pour­tant pas faciles, « tem­pétueux », même pour Libéra­tion: « audi­ence en baisse, procès en usurpa­tion instru­it par PPDA, inter­ro­ga­tion sur son charisme ». « En qua­tre édi­tions, le JT de Lau­rence Fer­rari a per­du un mil­lion de téléspec­ta­teurs » souligne Emmanuel Berret­ta dans Le Point, du 29 août 2008, et d’ap­puy­er notam­ment sur « un style d’in­ter­view qui a choqué ». « Le rebou­ti­quage cos­mé­tique du jour­nal télévisé appa­raît dès lors pour ce qu’il est : un plan com’ dans la ren­trée télé. Tout le tra­vail reste à faire ».

Deux mois après ses débuts, Lau­rence Fer­rari répond dans le Jour­nal du Dimanche : « j’en ai marre de ces attaques compt­a­bles stériles. L’in­for­ma­tion mérite mieux qu’une sem­piter­nelle bataille de chiffres. Ce n’est pas un pro­duit mar­ket­ing, mais une matière noble ». Au bout d’un an, elle con­sid­ère sa pre­mière année aux com­man­des du JT comme « une épreuve du feu » : « dès que vous posez un pied au jour­nal de 20 heures d’une chaine comme TF1, croyez-moi, tout s’ef­face, les comp­teurs se met­tent soudaine­ment à zéro. […] D’un jour à l’autre, ce qui fai­sait votre notoriété, ou votre image glam­our, ne vaut plus un sou : vous démar­rez de rien ».

En sep­tem­bre de la même année, elle est la pre­mière présen­ta­trice de jour­nal à ouvrir un compte twit­ter.

Nou­velle polémique, pour cette jour­nal­iste qui se plait à ne pas faire d’his­toire, en juin 2010, lorsqu’elle inter­roge, à Téhéran, Mah­moud Ahmadine­jad, le prési­dent iranien. Pour l’oc­ca­sion, la jour­nal­iste porte le voile. L’af­faire fait scan­dale. « Est-ce qu’on est obligé de se déguis­er dans l’ac­cou­trement exigé par un dic­ta­teur non-élu ? » tonne Bernard-Hen­ri Lévy au Grand Jour­nal de Canal+. Pour Lau­rence Fer­rari, la cause est enten­due : « le devoir d’in­for­ma­tion prime donc sur mes con­vic­tions per­son­nelles ». « Je respecte les règles des pays où je me rends. Je ne me suis pas posée la ques­tion de savoir si cela m’é­tait agréable ou désagréable », se jus­ti­fie-t-elle au Figaro.

En 2011, les audi­ences du JT du 20 heures sont tou­jours en berne. Chaque mois, il perd des téléspec­ta­teurs (7,2 mil­lions en jan­vi­er, 6,8 en mars). Au même moment, dans un sondage pub­lié par Télé 2 semaines, Fer­rari ne recueille que 12% des répons­es à la ques­tion « qui préfèreriez-vous voir présen­ter le jour­nal de 20h de TF1 en semaine ? »

Le 8 mai 2012, Renaud Rev­el, sur son blog Immé­dias, pose la ques­tion : « sommes-nous à la veille d’un cat­a­clysme dans le paysage télé ? Pour la pre­mière fois depuis la pri­vati­sa­tion de TF1, en 1987, le jour­nal de 20 heures de cette chaine a fait pra­tique­ment jeu égal, hier soir, avec celui de France 2, avec un écart infinitési­mal de 143 000 téléspec­ta­teurs ».

Trois semaines plus tard, le 31 mai, elle présente son dernier jour­nal et rejoint D8, chaine reprise par le groupe Canal+. À par­tir du 8 octo­bre 2012, elle ani­me une émis­sion quo­ti­di­enne Le Grand 8 avec Audrey Pul­var, Élis­a­beth Bost, Hap­satou Sy et Rose­lyne Bach­e­lot. Pour Lau­rence Fer­rari, cette émis­sion d’« une heure et demie de direct chaque jour, du lun­di au ven­dre­di. Rien que des femmes, aucun sujet tabou », est un « gros chal­lenge ».

Les débuts sont plus que laborieux. « Pointu sur l’ac­tu, de per­ti­nence vari­able sur des sujets féminins d’un intérêt relatif, le club des cinq se cherche encore. […] Citoyennes, mais com­plices, c’est le con­cept. Donc Lau­rence et son big band se tutoient et évo­quent leurs expéri­ences per­so, papa émi­gré, gamin en CP, pareil que des copines en goguette chez Ladurée. Sauf que Pul­var a le doigt sur la gâchette et Fer­rari, le sourire crispé ».

Avec cette émis­sion, Lau­rence Fer­rari quitte le reg­istre de l’in­for­ma­tion pour celui de l’info­tain­ment. Aus­si, en 2013, elle se voit refuser le renou­velle­ment de sa carte de presse par la Com­mis­sion de la carte d’i­den­tité des jour­nal­istes pro­fes­sion­nels (CCIJP), qui con­sid­ère Le Grand 8, comme une émis­sion de diver­tisse­ment. Une déci­sion qu’elle con­sid­ère comme injuste.

Cette émis­sion vau­dra aus­si, fin 2012, à Lau­rence Fer­rari, qua­tre nom­i­na­tions à la céré­monie par­o­dique des Gérards de la télévi­sion, pour un « Gérard de l’accident indus­triel », « Gérard de l’ambulance dans laque­lle on va tir­er quand même », « Gérard de la plus mau­vaise ani­ma­trice » et « Gérard de l’émission de bonnes femmes qui don­nent leur opin­ion » ! Au final, la jour­nal­iste n’ob­tient que les deux dernières distinctions.

En 2013, elle obtient, tou­jours pour Le Grand 8, le « Gérard de l’émission où les chroniqueurs ser­vent à rien, mais comme l’animateur non plus, ça se voit moins ».

Cepen­dant, après de nom­breux amé­nage­ments (change­ment de décors, etc.), le Grand 8 gagne peu en parts d’au­di­ence.

Seule­ment quelques jours après la polémique sur la carte de presse de Lau­rence Fer­rari – son émis­sion est qual­i­fiée de « diver­tisse­ment » par la com­mis­sion de la carte d’identité des jour­nal­istes pro­fes­sion­nels, celle-ci annonce com­mencer une nou­velle émis­sion quo­ti­di­enne d’actualité, « Tirs croisés », sur i>Télé. Avec elle, deux inter­venants : Audrey Pul­var et Jean-Claude Dassier. C’est dans ce cadre retrou­vé de jour­nal­iste, qu’elle ani­me, par exem­ple, des débats pour les élec­tions munic­i­pales de Paris et les soirées élec­torales pour la chaine d’information du groupe Canal+. Élargie de 18 à 20 heures à la ren­trée 2015, elle est renom­mée Le direct Ferrari.

En 2016, le Grand 8 est arrêté le 30 juin faute d’audience. Tirs croisés con­tin­ue sur I‑Télé, et une nou­velle émis­sion est mise en place sur C8 à la ren­trée, Punch­line – pro­duite par la société Ele­phant d’Emmanuel Chain. Mal­gré les récents échecs d’audience de la jour­nal­iste, Vin­cent Bol­loré, nou­veau pro­prié­taire du groupe Canal, appuie la créa­tion de l’émission.

Punch­line est arrêtée une fois de plus faute d’audience en juin 2017 et Lau­rence Fer­rari reprend alors le Grand Ren­dez-vous, dif­fusé en simul­tané sur Europe 1, après le départ d’Audrey Pul­var de C News. En sep­tem­bre 2017 elle devient aus­si jok­er d’Yves Calvi dans l’Info du vrai.

A la ren­trée 2018 elle arrive sur Radio Clas­sique où elle ani­me chaque jour en semaine Entrée des artistes, émis­sion dans laque­lle elle fait décou­vrir de jeunes musiciens.

Punch­line reprend plus tard sur CNews avec plus de suc­cès et Lau­rence Fer­rari se partage alors entre CNews et Europe 1 à la suite du rap­proche­ment entre les deux sta­tions sous l’égide de Vin­cent Bolloré.

Le 13 sep­tem­bre 2022, Lagardère News, par la voix de Con­stance Ben­qué, Prési­dente de Lagardère News, Patrick Mahé et Car­o­line Mangez, respec­tive­ment Directeur général de la rédac­tion et Direc­trice de la rédac­tion de Paris Match, annonce la nom­i­na­tion de Lau­rence Fer­rari au poste de rédac­trice en chef poli­tique de Paris Match, effec­tive au 19 sep­tem­bre. Cette déci­sion sur­prend les obser­va­teurs de la vie médi­a­tique dans la mesure où la presse écrite n’est pas le domaine de prédilec­tion de la jour­nal­iste. Par­al­lèle­ment, elle con­serve ses émis­sions sur CNews (Punch­line) et Europe 1.

Une fois Paris Match entré dans le giron de Bernard Arnault, elle est replacée à la tête de d’une autre rédac­tion, celle du flam­bant neuf JDNews.

Le 25 jan­vi­er 2026, dans une déc­la­ra­tion au Parisien, après le main­tien de Jean-Marc Moran­di­ni — con­damné pour cor­rup­tion de mineurs — à l’antenne de CNews, elle exprime ses inquiétudes :

« En tant que femme et mère de famille, je me sens inter­pel­lée au-delà du plan professionnel ».

Tout en se ten­ant aux côtés des vic­times elle affirme sa loy­auté pro­fes­sion­nelle totale et appelle à garder son calme pour que l’affaire ne trou­ble pas le tra­vail de la chaîne notam­ment à la veille de la péri­ode des élec­tions municipales.

Publications

Poulenc : L’His­toire de Babar — Debussy : La boite à jou­joux, inter­prété par Lau­rence Fer­rari et son mari, le vio­loniste Renaud Capuçon, Era­to, 2012

Collaborations

Comme beau­coup de jour­nal­istes, Lau­rence Fer­rari « fait des ménages ». Ain­si, en avril 2007, elle ani­me le forum élec­tions, organ­isé par le jour­nal Elle. En 2013, elle ani­me égale­ment, le col­loque « Familles mono­parentales : sor­tir de l’impasse », en présence, notam­ment de Chris­tiane Taubi­ra, min­istre de la Justice.

Ce qu’elle gagne

« Je gagne très bien ma vie, c’est vrai. […] Je suis gâtée car des maisons de cou­ture me prê­tent des habits, alors pas de coups de folie dans les mag­a­sins », Télé 2 semaines, du 20 août au 2 sep­tem­bre 2005.

En 2008, Lau­rence Fer­rari obtient 143 000 euros de dom­mages et intérêts pour atteinte à la vie privée, soit plus que n’im­porte qui en France, dans le cadre de 16 procès con­tre des journaux.

En 2010, alors qu’elle inter­roge Nico­las Sarkozy sur le salaire d’Hen­ri Proglio, alors patron d’EDF, le Prési­dent de la République lui répond : « Bien sûr que je pour­rais vous deman­der votre salaire,… Je suis sûr que si je le com­para­is à un smi­card, cela cho­querait beau­coup de Français. Ne jouons pas à ce jeu-là ».

Le 26 octo­bre 2010, sur RMC, Jean-Luc Mélen­chon s’en prend au salaire de Lau­rence Fer­rari : « elle gagne 1,1 mil­lion d’eu­ros par an. Elle va en con­gé mater­nité pen­dant que des mater­mit­tentes (sic!), par cen­taines sur son pro­pre média, n’ont même pas le droit d’être au chô­mage ni en con­gé mater­nité ».

Bien enten­du, TF1 dément « Lau­rence Fer­rari ne gagne pas 1,1 mil­lion d’eu­ros par an ». Pour Le Point, « la rémunéra­tion de la jour­nal­iste, elle se situe plutôt autour de 30.000 euros par mois. Donc, sur 13 mois, le salaire de Lau­rence Fer­rari s’élèverait à 400.000 euros annuels (sans compter l’in­téresse­ment, etc.) »

Sur son blog, Mélen­chon per­siste : « Allez hop ! Je repro­duis l’article du « Matin » suisse. « La nou­velle recrue de charme du 20 h de TF1 toucherait une for­tune pour lire un promp­teur. Gré­goire Corthay – le 02 sep­tem­bre 2008, 21h33. Le Matin Bleu. À TF1, Lau­rence Fer­rari gag­n­erait un revenu aligné sur celui de son prédécesseur, Patrick Poivre d’Ar­vor, selon Renaud Rev­el, rédac­teur en chef à «L’Ex­press». Elle toucherait 115 000 francs par mois ain­si qu’une prime annuelle de 418 600 francs, soit un revenu annuel total de 1,8 mil­lion! Selon Renaud Rev­el, la jolie Savo­yarde a pu négoci­er ce pont en or dans la mesure où, en quit­tant Canal+, elle a fait une croix sur une par­tie des revenus de sa société de pro­duc­tion. Inter­rogé sur RTL, David Pujadas, jour­nal­iste du 20h de France 2, a avoué que le salaire sup­posé de Lau­rence Fer­rari le « fai­sait rêver », pré­cisant qu’à France Télévi­sions « ce ne sont pas du tout les mêmes ordres de grandeur… »

Un an plus tard, tou­jours sur TF1, Jean-Luc Mélen­chon retir­era ses pro­pos après que la jour­nal­iste lui ait dit : « Vous avez dit beau­coup de bêtise sur mon salaire, M. Mélen­chon ».

En 2015 Télé2Semaines révèle qu’elle gagne entre 10.000 et 15.000 euros par mois – hors primes d’antenne, con­tre 50.000 à l’époque où elle présen­tait le JT de TF1.

Nébuleuse

Jacques Duquesne, Jean Pierre Mon­tanay (ancien rédac­teur en chef des reportages de « Punch­line »), Thomas Hugues, Cor­rine Bouloud (anci­enne d’Europe 1 où elle débute en même temps que Fer­rari), Lor­raine Willems avec lesquels elle partage le cap­i­tal de Sto­ry Box, une mai­son de pro­duc­tion, Stéphane Ruet (pro­duc­teur, pho­tographe pour Sto­ry Box et con­seiller en com­mu­ni­ca­tion), Laeti­cia Hal­ly­day, Cather­ine Nay, Jean-Claude Dassier, Audrey Pul­var, Rose­lyne Bach­e­lot, Élis­a­beth Bost, Hap­satou Sy, Emmanuel Macron, Yan­nick Bol­loré, Hélène Merci­er (pianiste, femme de Bernard Arnault), Aline Foriel-Destezet (mécène du monde de la musique clas­sique, veuve du fon­da­teur d’Adecco).

Sa cou­sine, Mari­na Fer­rari, est nom­mée min­istre déléguée chargée de l’économie du tourisme en sep­tem­bre 2024.

Vie privée

Dans son livre Mou­ve­ment Per­pétuel, Renaud Capuçon évoque sa femme en ses ter­mes : « Elle est mon guide dans chaque déci­sion à pren­dre ». L’homme est désor­mais le musi­cien le plus influ­ent de France et cumule les postes insti­tu­tion­nels en France et en Suisse (directeur du Fes­ti­val de Pâques d’Aix-en-Provence, des Ren­con­tres musi­cales d’Évian et des Som­mets musi­caux de Gstaad) et les respon­s­abil­ités d’entrepreneur privé (fon­da­teur des sociétés Beau Soir Pro­duc­tions, RC Prod…). Selon son pro­fesseur au Con­ser­va­toire nation­al de Paris, « il a très vite com­pris qui il fal­lait côtoy­er. Il était adroit et suff­isam­ment flat­teur pour réus­sir à obtenir ce quil souhaitait. La car­rière en musique est très dif­fi­cile. La mod­estie mène rarement à la notoriété ».

Elle a dit

« Je ne pense pas que lorsqu’on fait de l’an­tenne, on puisse être pro­fondé­ment dérangeant. La présen­ta­tion de cer­taines émis­sions implique d’être con­sen­suel : il nous faut rassem­bler le plus grand nom­bre », Ques­tions de femmes, 22 juin 2004.

« Ce qu’on vous demande avant tout (même si le physique compte, c’est évi­dent !), c’est d’être une bonne jour­nal­iste. C’est la com­pé­tence qui prime, on ne fait pas une car­rière de jour­nal­iste sur un physique », Ques­tions de femmes, 22 juin 2004.

« Moi, je suis une fille de l’é­cole publique, fer­vente défenseur de l’é­cole laïque. Mes par­ents étaient profs. Pour­tant, j’ai mis mes enfants dans le privé. […] parce que je pense qu’ils sont mieux encadrés, que l’on exige plus de rigueur », Top famille, jan­vi­er 2005.

« Oui, je suis ambitieuse ! J’i­rai aus­si haut que je peux aller », Télé 2 semaines, du 20 août au 2 sep­tem­bre 2005.

« Je vous inter­dis de me faire pass­er pour la nou­velle « bombe » de Canal ! Je suis avant tout une jour­nal­iste poli­tique », Télé 7 jours, novem­bre 2006.

À la ques­tion : « Trou­vez-vous que les infor­ma­tions à la télévi­sion sont impar­tiales ? » Elle répond : « cela dépend de la chaîne, des horaires, des émis­sions et des jour­nal­istes. Ces derniers, dont je suis, ne sont peut-être pas com­plète­ment impar­ti­aux, car cha­cun a son style, sa couleur… Mais je crois que, en regar­dant ce qui se fait sur l’ensem­ble des chaînes, on arrive à se faire une opin­ion objec­tive », TV Mag­a­zine, 15 au 21 avril 2007.

« C’est vrai que la bulle dans laque­lle nous évolu­ons nous fait par­fois pass­er à côté de la réal­ité de ce pays », L’Ex­press, 21 décem­bre 2009.

« Je pars du principe que nos enfants sont des citoyens du monde », Psy­cholo­gie mag­a­zine, mars 2011.

« Pas ques­tion d’in­viter Marine Le Pen à tout bout de champ, pour faire de l’au­di­ence et, au pas­sage le lit du FN », L’Ex­press, 11 mai 2011.

« On peut être attaché à l’indépen­dance d’une rédac­tion sans dire ‘Je fais la grève’. Faire la grève, c’est détru­ire l’outil de tra­vail, et ça a été le cas. Le résul­tat, c’est qu’on a détru­it l’outil de tra­vail », Europe 1, 24 octo­bre 2017.

« Nous sommes dans un con­texte de sécu­rité très ten­du. Agres­sions con­tre les forces de lordre, pas­sage à l’acte de déséquili­brés, vio­lence acharnée entre ban­des de jeunes, con­tre des livreurs, con­tre des femmes, encore et tou­jours. La sor­tie du con­fine­ment et de la pandémie ressem­ble à un véri­ta­ble chaos. Qu’est-ce que vous pro­posez pour endiguer cette mon­tée de la vio­lence ? Est-ce que nous sommes dans une France orange mécanique ? », ques­tion posée à Marine Le Pen, CNEWS, 01/06/2021.

« La vio­lence gra­tu­ite et impunie, c’est la fin de la démoc­ra­tie et le début de la bar­barie, nous n’en sommes hélas pas loin », CNEWS, 29/04/2024.

Ils ont dit

« Mélange de Cen­drillon pour la grâce et de Robo­cop pour la volon­té de fer », VSD, 6 juil­let 2005.

« Elle a com­pris très tôt quon ne réus­sit pas si on ne tra­vaille pas. Et après ses études, elle a tout de suite voulu par­tir à Paris car daprès elle, il ny avait que là quon pou­vait s’épanouir pro­fes­sion­nelle­ment. Et elle a eu la chance d’être soutenue par Cather­ine Nay à Europe 1. Après, elle est oppor­tuniste et elle na jamais lais­sé pass­er sa chance. Dailleurs, elle voulait telle­ment réus­sir dans lunivers des médias quelle me répé­tait tout le temps : Même si je dois bal­ay­er les stu­dios, je le ferai mais jy arriverai.” », son père, Gra­tien Fer­rari, Lyon Mag, 25 août 2008.

« Une femme à l’am­bi­tion chique­ment pure et aux straté­gies évi­dentes der­rière une banal­ité sym­pa », Luc Le Vail­lant, Libéra­tion, 20 jan­vi­er 2010.

« Le pla­fond de verre, elle ne con­naît pas. Ça a l’air d’être une blonde qui sourit, en fait c’est une brune à poigne. Elle est en aci­er trem­pé. Et, elle est sans com­plexe dans le plaisir qu’elle prend à y arriv­er », un jour­nal­iste cité par Libéra­tion, 20 jan­vi­er 2010

« Le pire c’é­tait cette per­ruche de Lau­rence Fer­rari péro­rant que je n’ai “ni idée, ni pro­gramme” et donc que je voulais juste qu’on par­le de moi. Mais c’est elle qui en par­lait! Et qui aurait osé lui dire, sur ce plateau de fruits de mer, que, pré­cisé­ment, le livre que je viens de pub­li­er en est un, à sa façon, et que de toutes façons j’en ai déjà écrit dix autres, des livres, et quelques mil­liers de pages de blog! On me dira d’ac­cord mais il n’y a avait aucune page à col­o­ri­er dedans. Je le recon­nais. Et ce n’est pas écrit en corps 92 comme sur un promp­teur. Tout s’ex­plique ! », Jean-Luc Mélen­chon, sur son blog, 17 octo­bre 2010

« Cette femme a osé dire, sur un plateau de télé, sans qu’un seul de ses con­frères lui dis­ent qu’elle est dev­enue folle : “les poli­tiques passent, les chaînes restent”. C’est du Mau­r­ras traduit dans la langue de 2010 ! », Jean-Luc Mélen­chon, 26 octo­bre 2010, sur RMC.

« Je ne dis pas qu’elle accepterait tout, dit une con­nais­sance. Mais elle a plus d’ambition que de morale. » Que reste-t-il de celle qui en 2011 déclarait : « Pas ques­tion d’inviter Marine Le Pen à tout bout de champ pour faire de l’audience et, au pas­sage, le lit du FN ! » Ou de celle qui ani­mait un con­cert de sou­tien au mariage pour tous, puis remer­ci­ait Chris­tiane Taubi­ra pour «son courage» ? La blondeur autre­fois estampil­lée TF1 évoque aujourd’hui les têtes d’affiche con­ser­va­tri­ces de Fox News ». Adrien Franque, 16 sep­tem­bre 2021, Libéra­tion.

« Évo­quée par la presse bri­tan­nique fin novem­bre 2007, la rumeur bruisse bien­tôt sur la Toile: Nico­las Sarkozy aurait emmené Lau­rence Fer­rari à bord de son Fal­con prési­den­tiel pour une escapade dans un riad de Mar­rakech. Dans la foulée, la présen­ta­trice de Dimanche plus, sur Canal Plus, est dis­crètement pistée par un paparazzi: durant quelques semaines, il la pho­togra­phie se ren­dant dis­crètement à l’Élysée, par­fois der­rière les vit­res fumées dun véhicule offi­ciel venu la récupérer en face de RTL, rue Bayard », Off Inves­ti­ga­tion, 19/09/2022.

«La rédac­tion était vent debout con­tre elle, nous a con­fié une anci­enne de la SDJ. Con­frontée aux baiss­es daudi­ence, elle prô­nait tou­jours moins dinfo, priv­ilé­giant la vie quo­ti­di­enne et les micros-trot­toirs. Mais cela ne mar­chait pas », une anci­enne mem­bre anonyme de la SDJ de TF1, Ibid.

« J’ai en tête les mines con­sternées des collègues qui l’ont côtoyée depuis ses débuts et que je sonde dans le cadre de ce por­trait, leur gêne à la lec­ture de ses papiers « flagorneurs », leur acca­ble­ment devant « Punch­line », une émis­sion « cheap » et « indigne d’elle », leurs soupirs, aus­si, en évo­quant « la déchéance » de l’an­ci­enne star de TF1, cette jour­nal­iste qu’ils imag­i­naient pro­gres­siste dev­enue porte-éten­dard d’une antenne qui ne l’est guère », Ina/La revue des médias, 15/10/2023.

« De toutes les filles de sa généra­tion, beau­coup étaient plus bril­lantes ou matures qu’elle à leurs débuts. Mais c’est la seule qui reste. L’en­jeu, dans ce méti­er, c’est de dur­er », Cather­ine Nay, Ibid.

« Limage est encore dans les mémoires : le 8 juin 2024, Lau­rence Fer­rari accède au dîn­er d’État organ­isé par Emmanuel Macron en lhon­neur du prési­dent améri­cain Joe Biden et de son épouse Jill. Que lui a valu cet hon­neur, alors que quelques mois plus tôt, elle prof­i­tait dune con­férence de presse pour adress­er au prési­dent français une ques­tion en forme de dia­tribe, dans la pure ligne bol­loréenne? La réponse est : la grâce de son mari. Le vio­loniste joue ce soir-là avec son frère Gau­ti­er, vio­lon­cel­liste », Hei­di News, 13/09/2024.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo TF1 via Youtube (DR)

Ce portrait vous a plu ? Vous souhaitez en lire d’autres ? Soutenez l’OJIM, faites un don en ligne !