Jean-Jacques Bourdin

Dernière modification le 13/07/2017

Jean-Jacques Bourdin,
le pape cévenol de la « talk-radio »

« Quand Nicolas Sarkozy donne le 3 juin une conférence payée par Goldman Sachs, à Londres, Jean-Jacques Bourdin s’emporte à l’antenne : “Faut pas s’étonner que la finance gouverne le monde !” Il ne sait pas à quel point il a raison : la finance, il lui doit son job » « RMC : les recettes d’un franchouillard succès », lesinrocks.com, 19/06/2013.

Référence des émissions de libre antenne à la radio depuis plus de deux décennies, Jean-Jacques Bourdin cultive une image de journaliste indépendant, enraciné dans son terroir et proche du peuple. Il a longuement été la cible de ses confrères qui l’accusaient d’animer des discussions de café du commerce radiophoniques voire d’être populiste ! Pourtant, même s’il s’en défend en se présentant comme un animateur libre, il distille à ses auditeurs des prises de position conforme à la pensée unique. Né à Alès (ou Bois-Colombes) en juin 1949, Jean-Jacques Bourdin est d’origine cévenole. Aîné de 5 enfants, il a grandi à Alès, dans une famille protestante et « dans un milieu plutôt favorisé ». Son père Louis Bourdin, « avait une petite entreprise », sa mère Nicole [de son nom de jeune fille : Richard-Chabrol] n’a jamais travaillé » (source). Autodidacte, il a exercé divers métiers (vendeur d’assurance-vie, chauffeur livreur, VRP, joueur de poker…) avant d’entrer comme stagiaire à la station RTL par l’entremise de Raymond Castans, directeur des programmes de RTL. En 26 ans, il a « enchaîné sept ou huit ans de journalisme sportif, du reportage et la présentation des différents journaux », développant « le principe de la parole aux auditeurs » (source).

Marié une première fois à Marie-Laure Camus, il s’est remarié, selon plusieurs biographies, avec Anne Nivat, une journaliste ayant notamment travaillé comme reporter de guerre pour Le Point (Prix Albert-Londres 2000), qui a également collaboré à plusieurs journaux américains (Le Monde, 26 mars 2007). Elle est protestante alors que lui se dit athée.

Jean-Jacques Bourdin est par ailleurs gérant de la société HERSCHEL PRODUCTIONS, spécialisée dans la production audiovisuelle.

Formation

Jean-Jacques Bourdin est titulaire d’un baccalauréat littéraire obtenu en 1968

Parcours professionnel

1975 à 2001 : RTL

Juillet 1975 : il entre à RTL en tant que stagiaire, après avoir été introduit par le directeur de la radio, Raymond Castans qui était l’oncle de sa petite amie de l’époque, puis intègre le service des sports où il exerce en tant que journaliste sportif durant 8 ans. Il devient par la suite reporter et présentateur de journaux.

1990 : Il participe au lancement du magazine « J’accuse », dont l’intention est d’éclairer le labyrinthe judiciaire « en prenant systématiquement le parti du justiciable », selon Daniel Péressini, PDG de J’accuse. Les autres participants sont pour la plupart marqués à gauche voire à l’extrême gauche : « Des journalistes comme Noël Mamère (Antenne 2). Jean-Pierre Farkas (Radio-France), Jean-Jacques Bourdin (RTL), Frédéric Pottecher, Guy Thomas, Roger Colombani, etc., et des écrivains comme Gilles Perrault ou Jacques de Bonis, ainsi que des auteurs de ” polars ” (Didier Daeninckx, Gérard Delteil, Thierry Jonquet, etc.) », « Soixante ans après le premier Détective, J’accuse, la revue des faits divers », Le Monde, 15/03/1990.

1991 : il devient rédacteur en chef et présentateur du journal de la mi-journée.

1994-2000 : présentateur de l’émission d’interactivité : « Les auditeurs ont la parole ».

2001 à aujourd’hui : RMC

2001 : Jean-Jacques Bourdin rejoint RMC en tant que conseiller d’Alain Weill, le nouveau président de la station. Il devient animateur de « Bourdin & Co ».

2007 : Il rejoint BFM TV, chaîne du groupe d’Alain Weill, avec « Bourdin Direct » le matin qui est une diffusion de l’interview qu’il fait sur RMC Info dans « Bourdin & Co ».

2010 : Il présente l’émission sur la chaine TF1 « Abus de confiance » mais celle-ci sera déprogrammée au bout de quelques mois faute d’audience.

Depuis 2004, il est rédacteur en chef de RMC Info et animateur de l’émission matinale « Bourdin & Co ».

Décembre 2016 : sur son compte Twitter, il lance un sondage « est-ce que les médias nous mentent ? ». Le résultat est sans appel : oui à 91% avec près de 8000 votes.

Juin 2017 : « Exaspéré » par la publicité, il pique une colère en plein direct et laisse entendre qu’il ne reviendra pas à la radio à la rentrée. Sa femme affirme dès le lendemain qu’il n’a pas prévu de raccrocher les crampons.

Parcours militant

Lors de la présidentielle de 1965, Bourdin s’engage en faveur du candidat d’extrême-droite, Jean-Louis Tixier-Vignancour. « J’avais 16 ans et aucune conscience politique. Mon père était très “Algérie française”. Pour moi, ce combat relevait d’une forme de romantisme. Se réunir le soir chez quelqu’un, attendre la tombée de la nuit pour aller coller des affiches : tout cela m’amusait beaucoup. Mais je me suis vite éloigné de ce mouvement car je ne partageais pas les idées que j’entendais. Cet épisode a été mon seul et unique engagement politique », TéléObs, 13 février 2014.

À la question : « Vous avez voté Chirac en 2002, Bayrou en 2007, Hollande en 2012. Bourdin est-il de droite ou de gauche ? », il répond : « Ni l’un ni l’autre. Je suis très européen et, en même temps, très lucide et critique sur le fonctionnement de l’Europe », ibid.

Jean-Jacques Bourdin a fait partie de la campagne de « lynchage médiatique de l’ophtalmo d’Aix-en-Provence » (« Union des Chirurgiens de France »), accusé d’avoir proféré des insultes racistes à l’encontre d’un homme d’origine maghrébine et de sa fille. Le procureur d’Aix-en-Provence a confirmé par la suite : « L’enquête est faite. L’ensemble des témoins ont été entendus. Et, en l’absence d’infraction, nous avons décidé de classer cette plainte sans suite. »

Dans M, le magazine du Monde (10 octobre 2013), le journaliste vedette de RMC et de BFM-TV indique qu’il a voté au premier tour de l’élection présidentielle de 2012 pour François Bayrou (comme en 2007) et au second tour pour François Hollande (en 2007, il s’était abstenu).

Le Nouvel Observateur (« Le grand secret sur Cahuzac », 25 avril 2013) le déclare « proche du clan Strauss-Kahn ». En mars 2004, à l’invitation d’Alain Weill (voir « Sa nébuleuse »), il inaugure une nouvelle formule d’émission, en laissant les manettes à Dominique Strauss-Kahn. L’ancien ministre de l’économie répondant dès lors directement aux questions des auditeurs afin de « répondre au plus grand nombre » et « d’aller au contact des Français de façon plus directe », « DSK aux manettes », Le Figaro, 02/03/2004.

En février 2014, Libération affirme qu’il n’a jamais eu d’engagement militant depuis sa jeunesse, « sauf contre l’exploitation des gaz de schistes qui menace son Gard natal. Lui vivant, « il n’y aura jamais un derrick dans les Cévennes ! ».

En avril 2015, il clame avoir été à l’origine des dissensions au FN entre Marine et Jean-Marie le Pen : « Agitateur de mauvaises idées ? J’assume d’avoir provoqué la scission au sein du FN ».

Aux Échos (11/06/2016), il affirme qu’il a décidé de ne plus inviter « aucun sarkozyste », depuis que Sarkozy a loupé sa réélection en 2012 et n’a pas arrêté la politique comme il l’avait promis.

Fin mai 2017, il affirme ne pas avoir voté à la présidentielle : « Je n’ai pas voté! Vous savez pourquoi ? Parce que j’ai été radié des listes à Paris, voilà ».

Publications

À l’écoute, Jean-Jacques Bourdin (avec Anne Nivat), éditions Anne Carrière, 2007.

Collaborations

Juin 2012 : il participe à l’inauguration et au cocktail organisé par la maison de ventes Europ Auction en compagnie de Pierre Lellouche (député de Paris), Karine Fauvet (LCI), Philippe Seguy (Point de Vue), Armelle Malvoisin (Journal des Arts), Alexandre Crochet (Le Quotidien de l’Art), Olivier Lange (Gazette Drouot) et les experts Caroline Herrburger, Laure Nejman et Bill Pallot.

Novembre 2011 : il est invité au lancement de la marque « Alès avec un A comme Audace ».

2010 : il participe à la campagne de sensibilisation aux besoins en matière de réinsertion réalisée par « Les prisons du cœur » avec Yannick Noah, l’acteur Pierre Arditi, les animateurs Michel Drucker et Jean-Pierre Foucault.

2007 : Jean-Jacques Bourdin fait partie du comité éditorial « Manifeste 2007 » avec Frédéric Filloux, Nicolas Gerbert et François Miquet-Marty. Ce manifeste expose « 4 tendances de notre société : un désir de changement ; la demande d’un certain retour de l’autorité ; une prise de conscience du fait économique ; une exigence de participation et de responsabilité ».

Novembre 2002 : animateur d’une table ronde sur le thème « la prise de risque raisonnée, élément de la construction identitaire de l’adolescence. » à l’occasion de la journée commémorative de la déclaration internationale des droits de l’enfant organisée par Christian Jacob, Ministre délégué à la famille.

Ce qu’il gagne

Il refuse de s’étendre sur la question. Les Échos (11/06/2016) précisent qu’il « touche une rémunération de salarié pour sa prestation radio et détient une société, Herschel, domiciliée dans le sud de la France qui facture ses passages sur les chaînes de télé du groupe – elle ne travaille pour aucune autre société. Là aussi, le secret est bien gardé, puisqu’il n’y a pas d’informations publiques sur les comptes ces dernières années ».

Sa nébuleuse

Philippe Labro, Alain Weill. Sa femme Anne Nivat.

Il l’a dit

« Entre deux pages de pubs, on va essayer de faire un peu de radio, ça va pas être facile. À mon âge maintenant, ou je reste à l’antenne et je dis ce que je pense ou je me casse. Ou je me me barre… J’en ai assez. Et je commence vraiment à en avoir marre de tout ça. Je respecte l’auditeur et je me mets à la place de l’auditeur… Alors justement, peut-être que je ne reviendrai pas après les vacances, car maintenant ça suffit et je commence à en avoir ras le bol », sur RMC, 13/06/2017.

« L’audience ne dégringole pas vraiment quand je ne suis pas là, personne n’est irremplaçable », Les Échos, 11/02/2016.

« Je suis très indépendant ici tant du point de vue éditorial que de mes équipes, je n’aurais jamais l’équivalent ailleurs », ibid.

« Nicolas Sarkozy est le seul qui refuse de venir, peut-être parce qu’il avait dit chez moi qu’il arrêterait la politique s’il perdait en 2012. Il m’avait assuré qu’il reviendrait. Promesse non tenue, raconte-t-il. Depuis, je suis très ferme, j’ai décidé de ne plus inviter aucun sarkozyste », ibid.

« Quand je pratique une interview, je ne peux pas avoir le moindre sentiment. Et pourtant, ce n’est pas mon caractère, je suis obligé de me faire violence », Libération, 23/02/2014.

« Il y avait en 1931 deux fois plus d’Italiens qu’il n’y avait d’Algériens en 2007 », « Bourdin & Co », RMC, 25/04/2012.

« Je préfère voir une Marine Le Pen, un Dominique de Villepin, un Philippe Poutou candidats, plutôt que de voir de faux candidats ! Qui s’appellent Mme Boutin, M. Chevènement, M. Morin, qui ont négocié des postes de député ou des missions qui leur seront confiées par ceux qui seront élus ! », « Bourdin & Co », RMC, 17/02/2012.

Nominé aux Bobards d’Or 2012 pour : « Marine Le Pen défend la priorité nationale […] réservée aux Français de souche », BFMTV, 10 janvier 2012.

« La France est parfois raciste », « Bourdin & Co », RMC, 03/06/2011.

« Des hommes et des femmes qui ont envie d’enrichir le pays. (…) Nous allons nous appauvrir en fermant nos frontières. (…) Pour donner du travail aux Français, aussi aux Français, et bien on accueille des hommes et des femmes qui sont prêts à venir travailler dans notre pays », « Bourdin & Co », RMC, 12/04/2011.

« On est manipulé en permanence, alors quand ça va dans l’autre sens, c’est pas mal non plus. Le citoyen a quand même le droit de se défendre », Technikart, mai 2010.

« Si j’étais électeur là bas [troisième circonscription du Vaucluse, ndlr], je ne voterais pas pour elle [Marion Maréchal Le Pen] (…) C’est moi qui choisis, et c’est moi qui décide. Et c’est pas une jeune fille de 22 ans qui débute en politique qui va choisir pour moi qui commence et quelles sont les questions qu’on peut lui poser. Mais qu’est-ce que c’est que ça ! Qu’est-ce que c’est que ces pratiques ! Je vais vous dire une chose : si j’étais électeur de la 3e circonscription du Vaucluse, jamais je ne voterais pour elle. Jamais », « Bourdin & Co », RMC, 15/06/2012

« Sur RMC, nous allons défendre la marque France. Et je serai le premier à le faire. C’est du protectionnisme ? Eh bien oui », « RMC : les recettes d’un franchouillard succès », lesinrocks.com, 19/06/2013

« Vous voyez que les pensées xénophobes sont quand même très présentes ! Vous voulez que je vous les montre, les mails ? Vous voulez que je vous montre qu’il y en a, des pensées xénophobes ? Il suffit que j’accumule les mails que je reçois tous les matins ! », « Bourdin & Co », RMC, 07/11/2013.

« Quelles valeurs avez-vous hérité de la culture protestante dans laquelle vous avez été élevé ? Le goût de la tolérance. Mon livre de chevet est d’ailleurs Lettre sur la tolérance de John Locke. Tolérer ne veut pas dire adopter ni accepter, mais écouter. Et ça ne me gêne pas de recueillir les propos les plus violents, « RMC : les recettes d’un franchouillard succès », lesinrocks.com, 19/06/2013

« On n’a pas favorisé sa montée [au Front National, ndlr], il est d’ailleurs redescendu, proportionnellement à la percée de l’expression publique. À l’époque, donner la parole aux auditeurs était considéré comme incongru. C’était ôter aux journalistes leurs prérogatives. Et puis, au début des émissions interactives, seules les extrêmes s’exprimaient. Les débuts ont été difficiles, il a fallu du temps pour imposer ce type de radio. Ensuite, on s’est aperçu qu’au-delà de ces intolérances, il y avait des témoignages de souffrance, de réussite… Il y avait la vie », Ibid.

« Son côté cévenol, Bourdin le définit comme suit : “Je suis un des seuls de la profession à refuser catégoriquement les invitations à l’Elysée. C’est mes racines cévenoles ! Si le président veut me voir, ça sera chez moi, dans mon studio et selon mes conditions. Je tiendrai bon.”», « La vie cévenole de Jean-Jacques Bourdin », levigan.blogs.midilibre.com, 09/11/2010

« Nicolas Canteloup commence à me fatiguer. Si ça continue, je prendrai les décisions qu’il faut, j’irai l’attraper au collet et lui dire ce que je pense, ce n’est pas un homme. Attaquer les gens bassement, alors que je ne l’ai jamais rencontré de ma vie. Si ça continue, je réagirai comme un mec. Monsieur Canteloup fait un sketch pathétique sur moi. C’est insultant, je n’aime pas me faire insulter. Et si ça continue, je ferai ce qu’il faut, que ce soit bien entendu M. Canteloup ? Vraiment je me mets en colère, je suis calme jusqu’à maintenant, mais mettre en doute mon intégrité professionnelle, ça suffit ! Vous ne me connaissez pas mais je me laisserai pas faire. » RMC, 09/09/2014

« Il est sous influence juive ? », au sujet de Manuel Valls, au cours d’un entretien avec Roland Dumas. Une question qui a débouché sur une procédure du CSA, qui a émis une mise en demeure à l’encontre de BFMTV. BFMTV, 16 février 2015

« Je vais revenir sur les liens entre Daesh et le Front National. Enfin pas les liens directs mais ce repli identitaire, qui finalement est une communauté d’esprits, parce que l’idée pour Daesh, c’est de pousser la société française au repli identitaire. » 16 décembre 2015, BFMTV/RMC

En réaction aux critiques de Nicolas Canteloup, accusant Bourdin de complaisance envers le Front National : « Si ça continue comme ça je prendrai les décisions qu’il faut. J’irai l’attraper au collet et j’irai lui dire ce que je pense ! Je ne pense pas que ça soit un homme, franchement. Attaquer les gens bassement et lâchement sans même que je l’ai rencontré une fois dans ma vie. Moi, si ça continue, je réagirai comme un mec ! Vous m’avez compris ! » RMC, 10 septembre 2014

« Agitateur de mauvaises idées ? J’assume d’avoir provoqué la scission au sein du FN. » Twitter, 8 avril 2015.

Sa nébuleuse

Le 26 février 2007, Jean-Jacques Bourdin a été fait chevalier de la Légion d’honneur par Dominique de Villepin.

Alain Weill (membre du Club Le Siècle), président du groupe NextRadioTV, propriétaire de RMC, BFM Business, BFM TV, du Groupe 01 (ex Groupe Tests). « En 2000, Alain Weill recrute Frank Lanoux, ancien de NRJ et actuel directeur général de RMC. Il l’envoie aux Etats-Unis pour étudier le principe des talk-radios, qui donnent la parole aux auditeurs. Avec un consultant américain, ils mettent en place une grille très lisible partagée en deux grandes tranches : actu de 5 heures à 14 heures, sport de 16 heures à minuit. (…) Le second élément clé, c’est la libération de la parole. Tandis que la crise fait rage, RMC fait témoigner des personnes précaires qui posent une réalité palpable sur des chiffres et des discours. (…) Aux accusations de démagogie, Jean-Jacques Bourdin répond : “Le travail d’enquête et de recoupement du journaliste demeure le complément du témoignage.” Le problème, c’est que pour l’enquête et le recoupement, il faut chercher ailleurs », « RMC : les recettes d’un franchouillard succès », lesinrocks.com, 19/06/2013

Ils ont dit

« Quand Nicolas Sarkozy donne le 3 juin une conférence payée par Goldman Sachs, à Londres, Jean-Jacques Bourdin s’emporte à l’antenne : “Faut pas s’étonner que la finance gouverne le monde !” Il ne sait pas à quel point il a raison : la finance, il lui doit son job », « RMC : les recettes d’un franchouillard succès », lesinrocks.com, 19/06/2013.

« C’est un problème, dès que Jean-Jacques dit quelque chose qui sort un peu du cadre (…), tout est commenté immédiatement », Anne Nivat, Le Figaro, 14/06/2017.

« Jean-Jacques était très énervé parce qu’il y avait trop de pub. Voilà, c’est tout!». Et de rassurer: «Il ne s’est rien passé de spécial, il avait envie de dire des choses. Jean-Jacques Bourdin sera bien là à la rentrée après s’être bien reposé », ibid.

« Depuis leur rencontre, en 2004, sur le plateau radio de Bourdin, on a vu plusieurs fois le couple, ensemble, à la télé ou la radio, pour commenter leur travail respectif, raconter leur histoire d’amour, ou… parce que Bourdin recevait Anne Nivat dans sa matinale à l’occasion de la sortie de son dernier livre. Ils sont beaux, amoureux, et ils sont tous les deux journalistes. Jean-Jacques Bourdin, intervieweur de la matinale de RMC et BFMtv et Anne Nivat, reporter de guerre respectée, étaient cette semaine dans la matinale de RMC. Invités ? Oui, mais seulement Anne Nivat. Elle était interviewée par son mari, Bourdin, à propos de son dernier livre, Dans quelle France vit-on. Manifestement, le couple était à l’aise », Arrêts sur Images, 07/04/2017.

« C’est là [à RMC] que Bourdin crée le style qui fera son succès : un ton sans concession et l’organisation de son plateau pouvant susciter une certaine tension entre l’invité et le présentateur, face à face à moins d’un mètre de distance. Critique vis-à-vis de ses confrères auxquels il reproche leur proximité, voir leur connivence avec la classe politique, Jean-Jacques Bourdin refuse les invitations à déjeuner ou à dîner », Entreprendre.fr, 24/05/2017.

«  Bourdin, c’est la voix de la France qui grogne, celle des mutins solitaires qui pestent en écoutant leur autoradio dans les bouchons, celle des « tout-fout-le camp », Pierre Jaxel-Truer interrogé par Entreprendre.fr, op. cit.

« Jean-Jacques Bourdin est sympathique mais il dévalorise le niveau des débats. Avec lui, c’est intéressant sur le fond 5 minutes, mais ensuite, il dérive très vite vers la conversation de bistrot, symbolisée par son fameux « Les Français veulent savoir ! » Et durant la campagne présidentielle, avec le titre de son émission « Entretien d’embauche », Bourdin s’est un peu pris pour le futur recruteur du chef de l’État. Une démarche que j’ai trouvée démagogique et simpliste… », un lieutenant de Mélenchon, op. cit.

« Avec son émission matinale sur RMC, mais aussi BFMTV et RMC Découverte, Jean-Jacques Bourdin est devenu un actif stratégique de NextRadioTV », Les Échos, 11/2/2016.

« Il y a un côté très incarné chez RMC avec une forte personnalisation, alors que d’autres matinales ont, elles, plutôt une équipe avec un animateur et plusieurs personnalités », ibid.

« Chaque matin, Bourdin réussit l’exploit de tenir 4h l’antenne (de 6h à 10h), la plus longue tranche d’une radio généraliste. Les concurrents ont beau jeu de dire que les audiences se tassent sur la station RMC et qu’elle n’est que 5ème sur la tranche 7h-9h en audience moyenne. Bourdin, qui profite de la puissance des chaînes de télévision du groupe NextRadioTV sur lesquelles il intervient, affiche une audience cumulée de 2,5 millions d’auditeurs sur RMC, 1,2 million sur BFMTV entre 8h30 et 9h, et 431.000 téléspectateurs entre 6h et 8h30 sur RMC Découverte », ibid.

« Jean-Jacques Bourdin ait fait jusqu’à 4 % de part d’audience sur RMC Découverte (contre une moyenne de 1,4 % pour la chaîne en journée) et jusqu’à 28 % sur BFMTV (contre une moyenne d’un peu plus de 2 % pour la chaîne) », ibid.

« Il a pour règle de ne jamais déjeuner ou prendre de café avec aucun homme politique. « Je ne suis pas journaliste politique, je suis journaliste tout terrain », ibid.

« Journaliste qui ne laisse personne indifférent, fuyant toute connivence, n’épargne aucun conservatisme politique ou citoyen, rappelle à chacun ses responsabilités », Jean-Jacques Bourdin à propos de lui-même dans son livre L’Homme libre, 2014

« Tous les matins, dans son émission Bourdin & Co, l’homme à la voix de bronze prend en ligne des auditeurs qui lui confient leurs bonheurs et leurs malheurs. Il a fait de sa proximité avec les Français son argument de vente. Un démagogue, disent les uns. Un homme libre, répondent les autres. Qu’on l’adule ou qu’on le déteste, Bourdin est devenu une star. Plus personne n’ignore sa “gueule”, ses yeux noirs perçants, son sourire d’enfant, ses cheveux en broussaille, ses costumes trop larges, sa voix surtout, une exceptionnelle voix de radio, grave et légèrement rocailleuse, où pointe un reste d’accent méridional », Challenges, 28/02/2014.

« Au début des années 1970, Bourdin débute en vendant des assurances-vie pour l’UAP, parcourant la Lozère au volant de sa Simca 1000 Rallye 2 orange à bandes noires. Inspecteur commercial pour la société de VPC Quelle, il sillonne la région d’Orléans dans une Opel Ascona bleue, déjeune dans les routiers et dort dans les hôtels étapes VRP. Le jeune célibataire se montre habile à recueillir les confidences de ses clientes, et parfois davantage… Pour l’entreprise de son père, grossiste en mercerie et bonneterie à Alès, il vend des soutiens-gorge et des chaussettes entre l’Ardèche et l’Hérault. Glisser le pied dans la porte, inspirer confiance, faire l’article, amener son interlocuteur à se découvrir : tout ce que Jean-Jacques Bourdin a appris à ses débuts lui sert aujourd’hui, qu’il dialogue avec une auditrice de la Creuse ou avec le ministre du Budget », ibid.

« Depuis trente ans, Jean-Jacques Bourdin se lève à l’aube. Tous les matins, à 4h15, ses deux réveils sonnent. Tous les matins, il tient l’antenne pendant quatre heures, dont une vingtaine de minutes consacrées à l’exercice très physique de l’interview politique. A moins d’un mètre de son interlocuteur, le journaliste porte ses coups, tel un boxeur, ne perdant pas un instant de vue son adversaire, attendant que celui-ci baisse la garde », ibid.

« Diffusé sur RMC et BFM TV à l’heure des embouteillages du matin, c’est le rendez-vous éprouvant mais incontournable des ministres et des candidats. Pour aller à ce casse-pipe, il faut se déplacer aux aurores, au fin fond du XVe arrondissement de Paris. S’asseoir «à portée de baffes» du boss, devant un micro vintage style la Guerre des mondes. Et s’attendre à tout, même au jeu des mille euros sans euros », Libération, 23/02/2014.

« Il lui arrive de mettre les dirigeants en quarantaine, comme le député PS Bruno Le Roux, banni pour avoir comparé BFM à la radio populiste américaine Fox News. Sur son plateau, le patron, c’est Bourdin. Et le roi n’est pas l’invité, mais l’auditeur », ibid.

« Dans son costume noir, il fait son autopromo en fumant un havane dans le restaurant d’un ami corse. Là, rive gauche de la Seine, à côté de chez lui, il joue au poker avec ses copains, 400 euros maxi la mise. Le week-end, quand il n’est pas dans sa maison deMars (Gard), c’est pétanque au Champ-de-Mars à Paris. «Sport de beauf», juge sa femme Anne Nivat, journaliste réputée pour sa connaissance de la Russie et son caractère bien trempé », ibid.

« Un bouffeur de micro, très pro. Et très séducteur, malgré son look de représentant en vins fins », un ancien de RTL à son sujet, ibid.

« Forte personnalité, journaliste incontestablement libre, pas calculateur », Alain Weill à son sujet, ibid.

Crédit photo : RTS via Youtube (DR)

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