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Yann Moix

Toto écrivain

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 27/04/2017

« Je voudrais une Mar­i­anne qui soit à la fois arabe, africaine, asi­a­tique, blanche aus­si, et indi­enne »

État-civil et formation

Né en mars 1968 à Nevers. Fils d’un kiné et d’une secrétaire, il fait ses études primaires et secondaires à Orléans. Baccalauréat scientifique en 1987, puis école de commerce à Reims, dont il sort diplômé en 1992. Il affirme avoir mené parallèlement des études de philosophie. Il entre ensuite à Sciences-Po Paris et termine son mémoire de fin d’études sous la direction de Jean-Noël Jeanneney en 1995. Entretemps, il a rencontré Bernard-Henri Lévy sous la protection de qui il se place.

Parcours professionnel

Il com­mence à écrire dans La Règle du Jeu, la revue de BHL, dans le numéro 14 daté de sep­tem­bre 1994 : il y par­ticipe à un dossier sur Bernard Tapie, aux côtés de Jacques Jul­liard et Guy Konop­nic­ki. Il enchaîne avec L’Infini, la revue de Philippe Sollers aux édi­tions Gal­li­mard, dans le numéro 54 de juin 1996. Adoubé par ces deux man­darins des let­tres, assistés de Pierre Assouline, il pub­liera dix romans chez Gras­set, dans l’écurie de BHL, de Jubi­la­tions vers le ciel (1996) à Nais­sance (2013) pour lequel il obtient enfin le Renau­dot, après avoir été sélec­tion­né pour un prix lit­téraire impor­tant à qua­si­ment cha­cune de ses paru­tions.

Out­re sa col­lab­o­ra­tion con­tin­ue à La Règle du jeu depuis vingt ans, dans la revue papi­er puis sur le site où il dis­pose de son pro­pre blog, « Suiv­ez-Moix », Yann Moix pub­lie dans les pages cul­ture de Mar­i­anne de 1998 à 2002, puis à Madame Figaro et à L’Express. A par­tir de 2008, il tient un feuil­leton dans le Figaro lit­téraire où, con­tre l’avis de la rédac­tion et à rebours des opin­ions du pub­lic du quo­ti­di­en con­ser­va­teur, il est imposé par BHL par le truche­ment de Philippe Labro. Il offi­cie aus­si dans Voici, pas­sage obligé des jour­nal­istes branchés des années 2000. De jan­vi­er 2011 à juil­let 2012, il pub­liera aus­si une petite bande-dess­inée récur­rente dans l’hebdomadaire Le Point. Il a col­laboré par ailleurs, de manière anec­do­tique, à Transfuge, Elle, L’Événement du jeu­di, La Revue des deux mon­des, Bor­del, au Figaro mag­a­zine, Paris Match et VSD. Du côté de la télévi­sion, out­re de nom­breuses invi­ta­tions sur dif­férents plateaux, on le ver­ra offici­er deux mois, de jan­vi­er à mars 2014, sur « L’Émission pour tous » de Lau­rent Ruquier, avec qui il avait déjà tra­vail­lé à la radio dans « On va s’gêner » (Europe 1).

À la manière d’un Frédéric Beigbed­er ou d’un Nico­las Rey, la con­tri­bu­tion de Yann Moix au méti­er de jour­nal­iste se sera lim­itée à la rédac­tion de tri­bunes, de bil­lets d’humeurs ou de cri­tiques lit­téraires, générale­ment des­tinées à faire la pro­mo­tion des œuvres de ses amis, ou à ren­voy­er des ascenseurs à des puis­sants de la presse, de l’édition et du ciné­ma. Peu d’enquêtes, peu de reportages, de rares infor­ma­tions, il aura jusqu’ici surtout étalé ses opin­ions, ses lec­tures, ses con­damna­tions à l’emporte-pièce, dans un chaos peu créa­teur.

Il se sera surtout illus­tré dans trois affaires obscures où son rôle reste con­tro­ver­sé.

La pre­mière, lorsque dans Le Figaro du 10 août 2009, il com­pare un tract du ciné­ma Utopia sur le film fran­co-israé­lo-pales­tinien du réal­isa­teur Elia Suleiman Le Temps qui reste à la prose du col­lab­o­ra­teur Robert Brasil­lach. Il sera con­damné ain­si que son jour­nal pour « délit d’injures envers par­ti­c­uliers » en octo­bre 2010.

La sec­onde con­cerne l’affaire Polan­s­ki, sur laque­lle il pub­lie un livre La meute, dont un extrait, paru sur le site de La règle du jeu, lui attir­era les foudres des citoyens suiss­es : il y traite en effet leur nation de « pute », de « pays inutile » et ses habi­tants de « mous salauds » au motif que la Suisse a accep­té d’extrader le cinéaste pour­suivi aux États-Unis.

La troisième est la plus étrange puisqu’elle l’a fait soupçon­ner de fray­er avec l’antisémitisme et le néga­tion­nisme, lui qui clame depuis sa nais­sance béhachéli­enne à Saint-Ger­main sa volon­té de devenir juif. Fin 2010, il signe une péti­tion pour l’abrogation de la loi Gayssot sur laque­lle fig­urent les para­phes de Dieudon­né, de Robert Fau­ris­son et de Noam Chom­sky. Moix se récriera et jur­era qu’il ne savait pas avec qui il sig­nait. Pour­tant, selon le blog Droite(s) extrême(s), on trou­vait dans le pre­mier texte de sa main au sujet de cette péti­tion une phrase dis­ant explicite­ment qu’il savait qu’il sig­nait aux côtés « des pires ordures ». De même, Paul-Eric Blan­rue, agi­ta­teur con­nu pour être néga­tion­niste de tout (notam­ment de l’authenticité du Saint-Suaire), assur­era à cette époque que Yann Moix avait accep­té de pré­fac­er son livre pour le moins ambiva­lent, Le Monde con­tre soi : antholo­gie des pro­pos con­tre les Juifs, le judaïsme et le sion­isme.

De manière générale, le rap­port de Yann Moix, issu d’une famille catholique française clas­sique, vis-à-vis du judaïsme est étrange. Il se qual­i­fie de « mar­rane », clame son désir de vouloir devenir juif, dans cet instinct de revanche sociale qui car­ac­térise à peu près toute son œuvre.

Depuis la ren­trée 2015, il est chroniqueur de l’émission « On n’est pas couché » sur France 2, aux côtés de Léa Salamé. Il s’y est illus­tré au cours d’un vio­lent échange avec le philosophe Michel Onfray, à qui il a reproché d’utiliser à out­rance le mot « peu­ple », qui n’aurait selon lui aucune déf­i­ni­tion absolue, et d’avoir « une pen­sée de bistrot ». En réponse, il a été très large­ment ridi­culisé par Michel Onfray qui a pointé, avec une grande fer­meté argu­men­ta­tive, son incul­ture et ses obses­sions mondaines. Yann Moix a par la suite con­fié à <ahref=“https://www.ojim.fr/portraits/natacha-polony/” target=“_blank”>Nat­acha Polony, dans son émis­sion « Polo­ni­um » : « Onfray est un mau­vais exem­ple parce que je n’ai pas été bon pen­dant l’interview parce que je lui ai hurlé dessus, ce qu’il ne faut jamais faire, a con­fié l’écrivain. Je ne sais pas si je devrais le dire mais je vais le dire quand même c’est que j’avais prévu, quoiqu’il arrive, d’essayer d’être méchant avec l’invité. […] Je ne sais pas pourquoi, je voulais essay­er un truc, pour­suit-il. C’était ma deux­ième ou troisième émis­sion ou qua­trième et donc je voulais essay­er toutes les gammes avant de trou­ver mon style. Je voulais met­tre les mains sur la plaque chauf­fante mais je ne savais pas que ça allait être Onfray. L’avant-veille, on me dit c’est Onfray et je dis: “Merde”. Mais je l’ai fait quand même ».

Le 2 jan­vi­er 2016 il a un échange très mus­clé sur ONPC avec le con­seiller munic­i­pal de Courbevoie Arash Der­am­barsh, auteur du Man­i­feste con­tre le gaspillage. Yann Moix l’accuse d’avoir « récupéré une cause incri­ti­quable » pour sat­is­faire son égo et le com­pare à Christophe Rocan­court, l’escroc des stars. L’élu altoséquanien a saisi la 17e cham­bre du TGI de Paris (qui s’occupe des dél­its de presse) pour diffama­tion.

Yann Moix est spé­cial­iste des échanges ten­dus, où sou­vent ses inter­locu­teurs l’accusent de dire des choses fauss­es : avec Eric Woerth le 8 octo­bre 2016, Ségolène Roy­al le 31, Patrick Sébastien, le rappeur Sli­mane etc…

Le 11 févri­er 2017 il cri­tique vio­lem­ment le livre de Christophe Alévêque sur les dérives du web, Bien­v­enue à Web­land. « Tout est inven­té en fait », con­clue-t-il, en assé­nant à l’humoriste de gauche : « je trou­ve que vous êtes telle­ment aveuglé, pas par votre haine ou votre ran­coeur, mais par votre agace­ment con­tre inter­net, vous en arrivez à dire des choses fauss­es ».

Lors de la cam­pagne prési­den­tielle 2017, il a une série d’échanges très ten­dus avec les petits can­di­dats (notam­ment Dupont-Aig­nan, Las­salle et Poutou) avec lesquels il se mon­tre très con­de­scen­dant, tout comme sa col­lègue Vanes­sa Burggraf. Il est la cible de vio­lentes cri­tiques et doit faire son mea cul­pa. Il est néan­moins retenu avec Vanes­sa Burggraf pour une année de plus sur On n’est pas couchés. De son côté, Poutou a par­o­dié avec suc­cès l’émission de Moix et Burggraf (ONPC) dans son clip de cam­pagne.

Parcours militant

Il affirme au Nou­v­el Obs (10/10/2015) : « je n’ai jamais voté de ma vie, sauf en 1988, Waechter au pre­mier tour et Chirac au sec­ond. J’adore Bay­rou. J’aimais bien Sarkozy en privé. Je l’ai ren­con­tré trois fois, un show-man. Comme être humain, il me fascine, il est hyper­mnésique, d’une intel­li­gence extra­or­di­naire, c’est inouï. J’adore écouter Mélen­chon par­ler de Robe­spierre, même si je pense l’inverse de lui. »

Il sou­tient la can­di­da­ture de Bay­rou en 2012.

Publications

Romans
  • 1996 : Jubi­la­tions vers le ciel, Gras­set
  • 1997 : Les cimetières sont des champs de fleurs, Gras­set
  • 2000 : Anis­sa Cor­to, Gras­set
  • 2002 : Podi­um, Gras­set
  • 2004 : Par­touz, Gras­set
  • 2006 : Pan­théon, Gras­set
  • 2013 : Nais­sance, Gras­set
Autres
  • 2004 : Trans­fu­sion (poèmes), Gras­set
  • 2007: Appren­ti-juif (Hors-com­merce)
  • 2008 : Mort et vie d’Edith Stein, Gras­set
  • 2009 : Cinquante ans dans la peau de Michael Jack­son, Gras­set
  • 2010 : La Meute, Gras­set
Prix
  • Prix Goncourt du pre­mier roman pour Jubi­la­tions vers le ciel
  • Prix François Mau­ri­ac de l’Académie française pour Jubi­la­tions vers le ciel
  • Prix Air-Inter Europe du Pre­mier roman pour Jubi­la­tions vers le ciel
  • Prix Renau­dot 2013 pour Nais­sance

Collaborations

Le 8 jan­vi­er 2015, à la suite de l’attentat con­tre Char­lie Heb­do, il lance une péti­tion pour la pan­théon­i­sa­tion de Wolin­s­ki, Cabu, Charb et les autres vic­times de la tuerie.

En mars 2014, il signe un « appel à la fra­ter­nité », « suite à l’affaire Dieudon­né et aux scores obtenus par le FN au pre­mier tour des munic­i­pales ». Inti­t­ulée « Après la haine, la fra­ter­nité », la péti­tion est égale­ment signée par Yan­nick Noah, Patrick Bru­el, Josiane Bal­asko, Yvan Attal, Bernard-Hen­ri Lévy, Tahar ben Jel­loun, Pierre Bergé, Car­o­line Fourest, Dominique Sopo, etc…

Le 17 novem­bre 2013, il se mobilise (avec Bernard-Hen­ri Lévy, Car­o­line Fourest, Dominique Sopo, etc…) et par­ticipe à la soirée « les écrivains et les intel­lectuels se mobilisent » en sou­tien à Chris­tiane Taubi­ra au ciné­ma Saint-Ger­main, pro­priété de BHL.

En 2013 tou­jours, il lance une péti­tion : « Pour une Mar­i­anne métisse » qu’il présente ain­si dans une petite vidéo : « Il est temps de s’attaquer aux sym­bol­es. Mar­i­anne est un de ces sym­bol­es. Le buste de Mar­i­anne a tou­jours été blanc (…) C’est pourquoi j’appelle, avec La Règle du jeu, aujourd’hui à sign­er une péti­tion pour que Mar­i­anne ressem­ble aux Français­es et aux Français. J’appelle à une Mar­i­anne dont le buste ne serait plus blanchi au har­nais, ne serait plus éclaboussé de blancheur mais au con­traire totale­ment métis­sé. Je voudrais une Mar­i­anne qui soit à la fois arabe, africaine, asi­a­tique, blanche aus­si, et indi­enne. Je voudrais en fait que Mar­i­anne ait le vis­age de la France dans laque­lle moi j’évolue, dans laque­lle je me sens heureux, une France métis­sée, qui n’a pas honte de l’être et qui ne sup­porte pas qu’on la stig­ma­tise pour son racisme qui est sim­ple­ment le fait de deux, trois abrutis qui voudraient nous faire croire que de toute éter­nité, Mar­i­anne a été, com­ment dire, immac­ulée… Signez cette péti­tion, mer­ci ».

Chaque pre­mier dimanche du mois à 11 h il ani­me le sémi­naire de la revue La Règle du jeu au ciné­ma Saint-Ger­main. Il col­la­bore à la revue depuis 1994.

Moix a en out­re écrit des chan­sons, notam­ment pour Arielle Dom­basle et Diane Tell.

Ce qu’il gagne

Début 2014, 15 000 € men­su­els, pour sa seule par­tic­i­pa­tion à L’Émission pour tous de Lau­rent Ruquier.

Il a dit

« Ce serait la pire chose qui pour­rait m’arriver [avoir un enfant, ndlr]. J’ai moi déjà. Il m’est arrivé de ne pas pou­voir vivre avec des jeunes femmes parce qu’elles avaient des enfants. Faits par d’autres, certes, mais faits par elles. Je préfère quand même quand il n’y a aucun lien […] je suis inadap­té à la famille. Je déteste en voir, en crois­er. La notion de famille m’agresse. Quand il y a plusieurs per­son­nes d’une même famille dans une pièce, tout cet ADN regroupé me donne la nausée. Pour moi être à table avec ses par­ents, c‘est déjà de l‘inceste. Quand mes amis ont des enfants, je ne les vois plus jusqu’à ce qu’ils soient libérés […] C’est des liens du sang que sont venus le racisme, la monar­chie absolue […] la vraie révo­lu­tion, la vraie égal­ité totale, ce serait de mélanger les bébés à la nais­sance comme dans La vie est un long fleuve tran­quille. On devrait inter­dire aux par­ents d’élever leurs enfants biologiques. Cette manière de plac­er son égo dans la chair me donne le ver­tige », Gala, 29 mai 2015.

« Il y a qua­tre per­son­nes con­tre lesquelles on ne peut rien : Tariq Ramadan, Jean- Marie Le Pen, Michel Onfray et Bernard Tapie. », Le Nou­v­el Obs, 10 octo­bre 2015.

« Mora­no, on a quand même réus­si à lui faire dire que la France est, selon elle, le pays de la race blanche. Extrême­ment choquant », ibid.

« J’ai beau­coup été con­tre parce que c’était pour moi une manière d’exister. Avec l’âge, j’ai 47 ans, on s’adoucit. Pour se faire une place, on est par­fois ten­té d’endosser un rôle de méchant. Mais faire le malin, au bout d’un moment, devient impos­si­ble. On a mau­vaise répu­ta­tion, on n’est pas soi-même, on vous ren­voie en boomerang ce que vous avez pro­jeté, et là… », ibid.

« Les penseurs de gauche sont des astres morts. Du coup, aujourd’hui, j’ai envie d’être un peu de gauche. Ce ne sont pas des fachos, bien sûr, mais les penseurs de gauche, comme Debray, Onfray, Bruck­n­er… font désor­mais l’apologie des fron­tières ou expri­ment des pen­sées très con­ser­va­tri­ces… Il faut dire que les livres des intel­lectuels de gauche ne se vendent plus. » ibid.

« Moi, je suis une vraie girou­ette, je n’ai aucune colonne vertébrale poli­tique… », ibid.

« J’ai réfléchi sur moi-même. C’est vrai que j’ai eu par­fois une sorte de con­de­scen­dance en rece­vant les petits can­di­dats », ONPC 8 avril 2016

« Ayez des idées dégueu­lass­es avec des amis pro­pres ! », à Flo­ri­an Philip­pot, ONPC, 1er avril 2016

« J’ai peur d’avoir un rire nerveux à chaque fois que j’entends ‘ouvri­er’ ou ‘salaire’ main­tenant », Yann Moix à Philippe Poutou, ONPC, 1er avril 2016

« encore un dirigeant injuste­ment car­i­caturé par le micro­cosme parisien, en vrai, il n’est pas si méchant”. Mais si vous deman­dez au chien de Hitler com­ment était Hitler, il va vous dire qu’il était sym­pa… », au sujet des pro­pos de Dupont-Aig­nan sur Orban, ONPC, 25 mars 2017

« J’ai des défauts, quand j’accuse une grande fatigue, je suis iras­ci­ble », Yahoo, 21 mars 2017

« La suff­i­sance n’est pas un défaut que j’ai. Mais je suis beau­coup trop mod­este et hum­ble, je m’excuse plus de vivre qu’autre chose, j’oublie tou­jours que j’ai fais telle ou telle chose, donc des gens pour­raient se van­ter toute leur vie d’avoir eu le Prix Renau­dot, moi ça m’a fait plaisir une semaine après j’ai oublié que je l’avais. La dernière fois j’ai fait un lap­sus en dis­ant à une copine si un jour je fais du ciné­ma, alors que j’ai déjà fait deux films, un troisième là sur la Corée. Donc si vous voulez je suis vrai­ment pas un type suff­isant, pré­ten­tieux », ibid.

« Mais enfin, tu par­les peut-être au prochain prési­dent de la République ! », au sujet de Poutou, ONPC, 25 févri­er 2017

« Un arabe, c’est fait pour vol­er » (pro­pos qual­i­fié d’humoristique à l’émission Hap­py hour de Thier­ry Ardis­son), Canal+, 31 décem­bre 2013.

« Le jour où Dieu­do sera malade, il fau­dra inven­ter l’eutha-nazisme ».

François Hol­lande a prêté son vis­age à la République pour par­ler à Leonar­da, qui a prêté son vis­age aux Roms (…) Le Prési­dent n’a pas fait acte de faib­lesse, mais d’humilité ; la cinquième puis­sance mon­di­ale vient de prou­ver sa force en se met­tant à la hau­teur d’une enfant et en lui par­lant comme à une adulte. Les Roms aga­cent et nar­guent nom­bre de Français parce qu’ils sem­blent heureux mal­gré leur mis­ère, quand nous sommes dépres­sifs au milieu de ce qui, en regard de la détresse des pop­u­la­tions nomades, doit être appelé le con­fort. Leonar­da et les siens refusent la société de con­som­ma­tion et préfèrent la famille à l’entreprise”, « Le nom des roms » La Règle du jeu (à pro­pos de l’Affaire Léonar­da), 23 octo­bre 2013.

« Le Prési­dent n’a pas fait acte de faib­lesse, mais d’humilité ; la cinquième puis­sance mon­di­ale vient de prou­ver sa force en se met­tant à la hau­teur d’une enfant et en lui par­lant comme à une adulte”. Mer­ci pour cette phrase, cher Mr Moix », com­men­taire à l’article « Le nom des Roms », 8 novem­bre 2013.

« Pierre Bergé a mille fois rai­son : les remu­gles de la man­i­fes­ta­tion anti-mariage pour tous éclaboussent toutes les ver­mines, qui se réveil­lent. Car la ver­mine d’extrême-droite se recon­naît à ceci qu’elle ne meurt jamais ; elle est en veille. Tou­jours prête à dis­sémin­er son choléra. L’extrême-droite n’est pas même là pour don­ner la mort, injecter la mort, prodiguer la mort, comme hier encore envers une petite vic­time appelée Clé­ment Méric, non : l’extrême-droite est la mort (…) L’extrême-droite ne tue pas : elle est elle-même le meurtre. Meurtre con­tre tout ce qui est inno­cent, con­tre tout ce qui est inof­fen­sif, con­tre tout ce qui est seul, con­tre tout ce qui est faible, con­tre tout ce qui ne demande rien à per­son­ne (…) L’extrême-droite a raté sa vie – elle veut rater, elle veut ratur­er la vie des autres. On nous dit que l’extrême-droite n’aime pas les Juifs, les Noirs, les Arabes, les homo­sex­uels, les « gauchistes ». Mais si les Juifs, les Noirs, les Arabes, les homo­sex­uels et les « gauchistes » n’existaient pas, elle les haïrait quand même. Elle les inven­terait à la seule fin de les haïr, de les per­sé­cuter, de les mas­sacr­er, de les assas­sin­er. Pour l’extrême-droite, nous sommes tous, absol­u­ment tous, nous serons tous, absol­u­ment tous, tour à tour, des Juifs, des Noirs, des Arabes, des homo­sex­uels et des « gauchistes ». L’extrême-droite ne peut pas mourir : la mort ne peut pas mourir. A nous tous, en atten­dant, de lui don­ner une bonne, une vraie leçon de vie », L’extrême droite est la mort », La Règle du jeu (à pro­pos de l’affaire Méric) 6 juin 2013.

« Mer­ci, quel beau texte, plein de poésie j’en ai la larme à l’œil. Vive­ment le livre et le film de Yann Moix sur cet événe­ment », com­men­taire à l’article « L’Extrême-droite est la mort » du 7 juin 2013 (prob­a­ble­ment posté par un « ser­i­al flat­teur »).

Mes livres sont vigoureux, quand bien même ils seraient laids. Je les vois qui provo­quent des attaques vio­lentes. Qui récoltent des injures, amassent des indig­nités. Ce pire des accueils, qui sans doute atteint son but, mul­ti­plie l’énergie, provoque de nou­veaux romans en moi – bref me ressource. (…) Je ne compte pas m’affaisser cet après-midi. Dom­i­nant ma paresse, mon mau­vais car­ac­tère, les occa­sions d’aller nag­er plutôt qu’écrire : je suis ici, devant la feuille, encre noire, exalté, défen­sif, acharné. Non seule­ment je suis en vie, mais je suis vivant”, Hiv­er, La règle du jeu, 21 décem­bre 2012.

Mag­nifique, mon cher Yann. Morceau d’anthologie à dif­fuser à tous les écrivains en herbe (les autres, trop tard, déjà). Comme je ressens (et vis) ce tu exprimes si bien. Mer­ci. F”, com­men­taire à l’article « Hiv­er » du 22 décem­bre 2012.

« À tra­vers les déserts, sur les eaux, au som­met des drames, per­du alen­tour des fleuves et chem­i­nant au-delà des ruines, il est là : en cos­tume som­bre, celui du chaos, de la destruc­tion de deux Tem­ples, et en chemise blanche, immac­ulée, en chemise qui ne peut sup­port­er la souil­lure. Lui ? C’est le juif, le juif en tenue de juif, en tenue de deuil per­pétuel et en tenue de dig­nité. En tenue de ténèbres, par le cos­tume, et en tenue de lumière, par la chemise. Est-ce incon­sciem­ment, ou con­sciem­ment, qu’on reproche à Bernard-Hen­ri Lévy, fût-il en train de sec­ourir les Arabes avec sa plume ou sa pel­licule (et très notoire­ment avec son courage) d’être vêtu en juif, d’être vêtu comme un juif, d’être vêtu juif ? Est-ce con­sciem­ment, ou incon­sciem­ment, que cet homme s’habille, se vêt, depuis qu’il se bat et com­bat, depuis qu’on voudrait le bat­tre et qu’on ne cesse de le com­bat­tre, comme le juif qu’il est ? Un juif que ceux-là accusent d’être obsédé par le sion­isme (le sion­isme existe-t-il encore ? Non : c’est l’Etat d’Israël à présent qui existe) quand ce même homme aban­donne son énergie, livre son temps à la défense des peu­ples arabes, opprimés, sup­pli­ciés ; quand ce même homme, dans la stricte même foulée, pub­lie son meilleur livre depuis dix ans, La Guerre sans l’aimer, et son film le plus abouti, Le ser­ment de Tobrouk. Quand ce même homme, qu’on dit tourné vers sa seule gloire, prend la parole et la dis­tribue, et la rend, et la redis­tribue, neuve, aux foules rassem­blées pour le remerci­er.Bernard-Hen­ri Lévy ne s’intéresse pas à lui-même, je le con­nais bien : Bernard-Hen­ri Lévy n’a qu’une pas­sion ; cette pas­sion, c’est son œuvre. C’est la lit­téra­ture qu’il pour­suit par tous les moyens, par de la vie vivante, du risque risqué, des films, des con­férences et des voy­ages, des ren­con­tres et une inépuis­able soif de faire total­ité – ce qu’on lui reproche, ce n’est pas seule­ment d’être l’homme à la chemise des juifs, à la chemise juive, au cos­tume som­bre des heures som­bres des juifs, au cos­tume som­bre juif, mais c’est évidem­ment cette volon­té d’écrire, d’écrire son œuvre, d’écrire sa vie, d’écrire la vie de son œuvre et d’écrire l’œuvre de sa vie. C’est parce qu’il aimerait beau­coup s’aimer qu’il s’écrit lui-même, tan­dis qu’on lui fait le procès de s’écrire à lui-même », « “Le ser­ment de Tobrouk” et Bernard-Hen­ri Lévy » La Règle du jeu (à pro­pos du film de BHL, Le ser­ment de Tobrouk), 19 juin 2012.

« Quand on assas­sine un juif parce que c’est un homme, c’est un assas­si­nat. Quand on assas­sine un homme parce que c’est un juif, c’est un acte anti­sémite. Quand on assas­sine un groupe d’hommes parce que ce groupe est com­posé de juifs, c’est un atten­tat anti­sémite”, «Coper­nic 2 », La Règle du jeu (à pro­pos de l’attentat de Toulouse), 19 mars 2012.

« “Quand on assas­sine un groupe d’hommes parce que ce groupe est com­posé de juifs, c’est un atten­tat anti­sémite. ” Très bien exprimé. Je deman­derai la per­mis­sion de pub­li­er cet arti­cle sur mon blog. Mer­ci », com­men­taire à l’article « Coper­nic 2 » du 21 mars 2012.

« Cet homme sera prési­dent de la République. Sans doute l’est-il déjà depuis un moment, plus qu’il n’est réelle­ment dans « l’opposition ». Il occupe une sorte d’Elysée hors-les-murs, comme il existe une Vil­la Médi­cis hors-les-murs. François Bay­rou est davan­tage un homme qui s’affirme qu’un homme qui s’oppose. […] Nul n’est moins impos­teur que lui. », La Règle du Jeu, 2 févri­er 2012.

« La société est dev­enue incom­préhen­si­ble : on ne sait plus qui décide, ni de quoi, ni qui gou­verne, ni com­ment. Les Français voudraient bien (on les sent ten­tés) que François Bay­rou vienne, dans cette langue des paysans si prompte à trans­met­tre les com­plex­ités par la sim­plic­ité, traduire le volapük du chaos en quelques phras­es lis­i­bles. Comme Péguy, auquel il est fidèle depuis l’âge de 16 ans, ce pop­u­laire homme du peu­ple vom­it le pop­ulisme, cet homme sim­ple exècre le sim­plisme. D’ailleurs, François Bay­rou hait les mots en « isme ». Les Français deman­dent à François Bay­rou de penser la réal­ité, puis de la leur restituer intacte », ibid.

« Le monde est recou­vert de tech­nic­ité, de tech­nolo­gie, il est sat­uré de modes opéra­toires, de cal­culs, de méthodolo­gies, de soci­olo­gies ; il est devenu une accéléra­tion tweet­ée, un arti­fice sur­com­men­té, où tous les lan­gages sont mêlés, mais d’où aucune parole ne sem­ble plus émerg­er : la réal­ité est enfouie, engluée comme l’albatros, sous un goudron de bavardage inces­sant. Recou­vert, voilé, aus­si par un total­i­tarisme du diver­tisse­ment savam­ment mis au point pour décon­necter un peu plus encore, au gré des émis­sions débiles et des jeux vidéos régres­sifs, le peu­ple de ses devoirs, de ses droits – de son des­tin », ibid.

« Le cliché qui m’intéresse le plus con­cerne l’hygiène en France. On dit que les Français sont sales, ne se lavent pas alors que c’est faux. Au con­traire, ce que je reproche à la France, c’est sa trop grande pro­preté », « les clichés selon Moix » ? La Règle du jeu, 30 novem­bre 2011.

« Je te hais, Suisse. Je te demande de m’arrêter, moi aus­si, le jour où je viendrai te voir. Pour cracher sur ton sol immonde », pro­pos pub­lié sur le site La Règle du jeu en févri­er 2010 durant l’Affaire Polan­s­ki, puis retiré quelques jours plus tard.

« J’aime Polan­s­ki et je hais la Suisse. (…) La Suisse ne se donne même pas, comme le feraient des salopes ordi­naires : la Suisse se prête au plus fort. (…) Elle prête sa soumis­sion. C’est une pute », La Meute, 2010.

« Oui, un salaud au sens sar­trien du terme. (…). Dans le cas de Zem­mour, ça donne un juif hon­teux qui croit que sa citoyen­neté française passe avant la judéité, ce qui selon moi est une aber­ra­tion ! », à pro­pos d’Éric Zem­mour.

« Pass­er sa vie à dire qu’on veut être le plus grand écrivain du monde ne fait pas de vous le plus grand écrivain du monde  », Evene.fr, août 2006.

« Que Bernard Hen­ri-Lévy me vienne en aide, c’est l’ultime cat­a­stro­phe du film. Je lui demande de faire une bonne cri­tique. C’est mal­adroit et per­son­ne n’est dupe, d’autant que j’avais écrit un bon arti­cle sur son film Le Jour et la Nuit qui avait été mas­sacré partout », Tech­nikart (à pro­pos de son film Cin­e­man qui a fait un bide absolu).

Sa nébuleuse

Bernard-Hen­ri Lévy : le tout-puis­sant « patron » de Gras­set et fon­da­teur de La Règle du jeu est fon­da­men­tale­ment celui qui a créé Yann Moix en le prenant sous son aile dès 1994. Depuis, ils sont insé­para­bles et se sou­ti­en­nent mutuelle­ment. C’est lui qui a intro­n­isé Moix dans le comité d’honneur de l’Institut d’Etudes lév­inassi­ennes et lui offre une tri­bune dans son ciné­ma Le Saint-Ger­main.

Jean-Paul Enthoven : ami intime du précé­dent, il a par­ticipé à la pro­duc­tion des films de Moix et son fils Julien a tourné dans Cin­e­man.

Lau­rent Ruquier : l’animateur-vedette de radio et de télévi­sion l’a sou­vent fait par­ticiper à ses émis­sions.

Ils ont dit de lui

« un névrosé auquel on a don­né une audi­ence », I-media sur TV Lib­ertés, 19 avril 2017.

« Yann Moix et Vanes­sa Burggraf sont des cons… qui nous ser­vent », Nico­las Dupont Aig­nan dans Téléloisirs, 17 avril 2017.

« Vous savez, il y a des gens qui sont jour­nal­istes dans le ser­vice pub­lic et qui ont pré­facé des livres épou­vanta­bles », Flo­ri­an Philipot, ONPC 01/4/2017 au sujet de la pré­face par Yann Moix du livre de Paul-Eric Blan­rue.

« si c’est pour me taper les deux blaireaux [Yann Moix et Vanes­sa Burggraf, les deux chroniqueurs, ndlr]… Je pense que, même dans mon état, je peux arracher un œil à Yann Moix », Pierre Ménès dans Téléloisirs 29 mars 2017.

« Écoutez mon­sieur Moix, l’excès, la car­i­ca­ture, on la con­naît. (…) C’est un dic­ta­teur élu et qui a fait plus de voix que vos films, de recettes. C’est pour vous mon­tr­er que la car­i­ca­ture est facile. A un moment, il faut respecter la démoc­ra­tie. Je sais qu’elle vous gêne », Nico­las Dupont-Aig­nan, ONPC 25 mars 2017.

« Ça a été assez mus­clé, ani­mé, ils ont ten­té un peu de pos­er plein de ques­tions, de couper la parole, c’est passé hyper vite” », Philippe Poutou sur Face­book le 25 févri­er 2017 après son pas­sage dans ONPC. Il y juge aus­si « désagréables » les deux chroniqueurs.

« Dans Ter­reur, le romanci­er dis­serte sur les récents atten­tats, sans jamais per­dre de vue la seule chose qui l’intéresse vrai­ment : lui-même », Valeurs Actuelles 19 févri­er 2017.

« Il y a plusieurs raisons de faire de la lit­téra­ture : parce que l’on a quelque chose à dire qui ne peut l’être que par vous — cela donne Pas­cal, Racine, Proust, Julien Green ou Houelle­becq. Parce que c’est un méti­er plus agréable que d’autres et que la notoriété a bien des avan­tages — et c’est Frédéric Beigbed­er. Ou parce que l’on a un besoin éper­du de recon­nais­sance — c’est le cas de Yann Moix », ibid.

« Dès qu’un micro se tend, Moix se débou­tonne, racon­te sa vie intime, dis­sèque le moin­dre de ses états d’âme, par­le de lui en bien ou en mal, peu importe, l’important étant qu’il en par­le », ibid.

« En chroniqueur dans l’émission de Lau­rent Ruquier On n’est pas couché, Moix n’est pas plus con­va­in­cant, alter­nant envolées intel­lec­tu­al­istes fumeuses qu’il sem­ble seul à com­pren­dre et une agres­siv­ité tor­ren­tielle, sou­vent gra­tu­ite (comme lorsqu’il accuse Bén­abar d’avoir le QI d’un enfant, ou Nat­acha Polony de ne pas com­pren­dre son pro­pre livre) et qui sem­ble plus des­tinée à faire bour­don­ner les réseaux soci­aux qu’à ali­menter un débat. », ibid.

« Celui qui, au fond de lui-même, doit dis­simuler une pro­fonde insécu­rité que révè­lent des yeux de faon affolé au creux de son vis­age de boxeur décavé com­pense par une con­fi­ance en lui gigan­tesque et sur­jouée. Il pense seul, donc. Et écrit ce qui lui vient à l’esprit. Et tant pis si c’est sou­vent n’importe quoi »

« on est saisi du ver­tige de lire quelqu’un qui fait le malin sur des cadavres, de l’obscénité d’un auteur qui se regarde écrire sur l’horreur. Il y avait l’homme qui rit dans les cimetières, Moix est l’écrivain qui s’admire dans les nécrop­oles. Jeux de mots débiles (quand Coulibaly accède à l’existence médi­a­tique dans la vit­rine de l’Hyper Cacher, c’est une « nais­sance in vit­ri­no »), apho­rismes à deux balles (« Les ter­ror­istes sont à la vie ce que le cen­dri­er est à la cig­a­rette »), inven­tions de con­cepts foireux (« Les Kouachi, Coulibaly et leurs sem­blables ne sont pas des nihilistes. Ce sont des rien­nistes » : euh, Yann, c’est quoi la dif­férence ? ) jalon­nent des dis­ser­ta­tions d’une bêtise péroreuse, qui se croit intel­li­gente parce qu’elle est intariss­able », ibid.

« Qui a dit ren­voi d’ascenseur, Gras­set con­nex­ion, copinage insen­sé ? Je me sens d’autant plus trahi que j’ai sou­vent aimé ce qu’a écrit BHL, dussé-je, quand je l’avouais, sup­port­er rires et quoli­bets d’amis et col­lègues. Mais là, c’est un peu fort. Pas d’autre cause à défendre, cette semaine-là, pas d’autre événe­ment du monde à analyser que la sor­tie du nanar d’un écrivain médiocre et mau­vais cinéaste ? », Aurélien Fer­enczi, Téléra­ma, 30 octo­bre 2009 (à pro­pos de Cin­e­man et de sa défense par BHL).

« Chaque semaine, il vous fera partager ses ent­hou­si­asmes, ses indig­na­tions. Vous fera rire ou pester. Nous lui avons fait jur­er de vous émou­voir, d’amitié ou de colère. Tout lui est per­mis, pourvu qu’il vous sur­prenne », Eti­enne de Mon­té­ty, directeur du Figaro lit­téraire, Le Figaro lit­téraire, 13 novem­bre 2008.

« En gros, si on fait un con­den­sé de ce que tu écris, parce qu’il est juif [Polan­s­ki, ndlr], que ses par­ents sont morts dans le ghet­to, etc… il a le droit de bais­er une gamine de 13 ans. C’est qua­si­ment ça. Ce qui est ter­ri­ble, c’est que tu con­tin­ues après et tu écris page 222 que ‘le méti­er du juif est d’être per­pétuelle­ment accusé, être juif c’est être coupable d’une seule chose, être coupable’. Donc ça veut dire qu’il est accusé parce qu’il est juif. C’est déli­rant! (…) Mais lâche-leur les bas­kets aux juifs! Oublie-les ! », Éric Zem­mour, On n’est pas couché, 14 févri­er 2010.

« Yann Moix ne met de mes­sage nulle part. Il assume con­stam­ment la débil­ité intrin­sèque de son his­toire, l’absence de rigueur absolue de son réc­it, qui a dû être écrit dans un état de semi-con­science », Les Inrocks, 23 octo­bre 2009 (à pro­pos de Cin­e­man).

« J’ai dit que vous étiez un excel­lent romanci­er, ce que je crois tou­jours. Mais il ne faut pas vous essay­er à la pen­sée, ce n’est pas pour vous », Michel Onfray à Yann Moix, ONPC, 19/09/2015.

« Ce n’est pas vrai. C’est pas bien de men­tir tout le temps. Votre méti­er c’est de men­tir ou c’est d’écrire ? », Eric Woerth à Yann Moix, ONPC, 08/10/2016.

« Yann Moix et Medi­a­part, c’est la société de la malveil­lance », Le JDD, 20/10/2016.

Crédit pho­to : RTL (DR)

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