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Après l’attaque de Complément d’enquête contre Jordan Bardella, France Télévisions contraint de marquer une pause

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28 janvier 2024

Temps de lecture : 2 minutes
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Après l’attaque de Complément d’enquête contre Jordan Bardella, France Télévisions contraint de marquer une pause

Temps de lecture : 2 minutes

Après le scandale de la véritable mise en accusation de Jordan Bardella — sous couvert de reportage — sur France 2 le 18 décembre 2023, France Télévisions mal à l’aise met en place une pause des magazines politiques consacrés à une personnalité politique.

Bardella “liquidé” par Complément d’enquête

Nous en avons par­lé, l’émission était un con­cen­tré des préjugés idéologiques de l’équipe de réal­isa­teurs. Un véri­ta­ble guet-apens sous forme de témoins anonymes, de faux compte improb­a­ble, d’entretien inven­té, de com­para­isons incom­plètes. Jor­dan Bardel­la et le RN avaient pro­duit une mise en demeure à France 2 pour sup­primer un grand nom­bre de pas­sages trop litigieux ; en vain comme on pou­vait le prévoir.

France Télévisions décide d’une pause

Trop c’est trop, devant un oura­gan de protes­ta­tions, la direc­tion de l’information de France télévi­sions a annon­cé le 19 jan­vi­er 2024 sa déci­sion de faire une pause sur ce type de for­mats. Le pré­texte est tout trou­vé, les élec­tions européennes du 9 juin et le respect de l’équilibre de temps de parole entre les par­tis qui se présen­teront. À ceci près que l’annonce que Jor­dan Bardel­la allait pren­dre la tête de liste du RN est faite depuis plusieurs semaines et qu’il sera la seule vic­time dans l’affaire.

Voir aus­si : Rien à redire sur France Télévi­sions, selon Élise Lucet. Vraiment ?

Les syndicats de journalistes entre deux feux

Les émis­sions de débats seront priv­ilégiées aux dépens des mag­a­zines. Sus­ci­tant les protes­ta­tions du très pro­gres­siste SNJ, le Syn­di­cat Nation­al des jour­nal­istes, qui y voit « une forme de chan­tage ». D’après Le Monde, le bureau du SNJ a exprimé « son pro­fond désac­cord vis-à-vis de cette déci­sion et de cette stratégie » , son « inquié­tude quant à sa per­cep­tion par le pub­lic ». Ajoutant « Nous ne pou­vons accepter que le tra­vail d’enquête (réalis­er des tour­nages et men­er des inter­views par exem­ple) soit inter­rompu. Il y va de notre indépen­dance qui doit être per­ma­nente et ne peut être “mise en pause”.

À notre con­nais­sance, le SNJ n’a pas protesté con­tre les manip­u­la­tions du reportage con­sacré à Jor­dan Bardel­la. Un oubli, peut-être ?

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