Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Julian Bugier

18 mai 2020

Temps de lecture : 7 minutes
Accueil | Portraits | Julian Bugier

Julian Bugier

Un « beau mec » dans un costume trop grand ?

Présentateur remplaçant des journaux télévisés sur France 2, Julian Bugier est né en 1981 à Blois (Loir-et-Cher). Son père, Jacques Bugier, journaliste indépendant, a collaboré notamment pour le quotidien Le Monde et La Nouvelle République. En parallèle, Jacques Bugier a travaillé en 2001–2002 comme chargé de mission au sein du cabinet de Jack Lang, avant d’être membre de l’équipe de campagne de candidat François Bayrou à l’élection présidentielle de 2007 et rédacteur en chef du site France Démocrate (association créée « dans la foulée du lancement du Mouvement démocrate » de François Bayrou) de 2006 à 2009.

Formation

DEUG d’é­co non validé, il part à l’âge de 19 ans en Grande-Bre­tagne, tra­vaille d’abord comme sta­giaire pour la chaîne économique Bloomberg TV avant d’être engagé pour réalis­er des reportages sur l’ac­tu­al­ité économique et de présen­ter des jour­naux.

Parcours professionnel

2005 à 2009 : Par­ticipe au lance­ment de la chaîne d’in­for­ma­tion en con­tinu BFMTV (présen­ta­teur du jour­nal de l’économie et des jour­naux).

2009 à 2011 : Il rejoint la chaîne d’in­for­ma­tion en con­tinu i>Télé afin de présen­ter « La mati­nale du week-end ». En sep­tem­bre 2010, il prend en charge une nou­velle tranche horaire du lun­di au ven­dre­di entre 17h et 19h avec Sonia Chi­roni et la par­tic­i­pa­tion de Robert Ménard, puis entre 17 h et 20 h à par­tir de novem­bre 2010 et la sus­pen­sion de l’émis­sion d’Audrey Pul­var.

2011 : Il devient sur France 2 le rem­plaçant de Lau­rent Dela­housse à la présen­ta­tion des jour­naux de 13 heures et de 20 heures du week-end puis jok­er de David Pujadas, à la présen­ta­tion du jour­nal de 20 heures en semaine sur France 2. À par­tir de jan­vi­er 2012, il présente un pro­gramme court, inti­t­ulé « Élysée-moi » du lun­di au same­di à 19 h 55 juste avant le jour­nal sur France 2.

Dès juin 2014, il présente les émis­sions esti­vales « C’est l’é­conomie cette semaine » et « C’est l’é­conomie demain » sur Europe 1. À la ren­trée suiv­ante, France 2 le charge de présen­ter les soirées con­tin­ues (télé­film inédit suivi d’un débat) en rem­place­ment du défunt Benoît Duquesne.

Le 27 mai 2015, lors de l’en­trée au Pan­théon de Pierre Brosso­lette, Geneviève de Gaulle-Antho­nioz, Ger­maine Tillion et Jean Zay, il présente l’émis­sion spé­ciale de France 2 Qua­tre résis­tants au Pan­théon avec comme con­sul­tants à ses côtés Stéphane Bern et Nathalie Saint-Cricq.

Julian Bugi­er s’est vu attribuer, en plus des rem­place­ments en semaine, ceux des jour­naux du week-end entre mars et juil­let 2015 en rai­son de la grossesse de Marie Druck­er.

À par­tir du 5 sep­tem­bre 2015, il présente un mag­a­zine heb­do­madaire de con­som­ma­tion, Tout compte fait le same­di à 14 h 40 sur France 2. Il dit au sujet de cette émis­sion (TéléObs 09/7/2016) : « Les retours des téléspec­ta­teurs sont très bons, les enquêtes qual­i­ta­tives, pos­i­tives, et l’ho­raire de l’émis­sion a été avancé de quar­ante min­utes, ce qui est un gage d’in­térêt de la chaîne. L’émis­sion est recon­duite à la ren­trée et j’en suis ravi car c’est mon bébé, je l’ai créée de toutes pièces, j’en suis le présen­ta­teur mais aus­si le rédac­teur en chef ».

Juil­let 2017 : Pris au dépourvu par la nom­i­na­tion d’Anne-Sophie Lapix qui le con­damne à son rôle de jok­er, il rem­place cepen­dant Pujadas, vic­time sac­ri­fi­cielle de Del­phine Ernotte, sur le plateau de Cel­lule de Crise, émis­sion con­sacrée à la ges­tion de crise éta­tique d’une sit­u­a­tion excep­tion­nelle (atten­tats ter­ror­istes de 2015, cat­a­stro­phe de Fukushi­ma, affaire du lait con­t­a­m­iné).

2018 : Il ani­me l’éphémère émis­sion de débats Ques­tions directes sur France 2 entre mars et mai 2018. Il a toute­fois l’occasion de présen­ter les grandes mess­es télévi­suelles que sont la céré­monie du 14 juil­let ou les Vic­toires de la Musique la même année.

Parcours militant

Il n’est pas encar­té, et se tient à une ligne « répub­li­caine mod­érée » (Libéra­tion, 3 sep­tem­bre 2015). Il affirme aus­si, après l’in­ter­view : « je suis à 100 % pour le mariage gay ».

Le jour­nal­iste s’est déclaré publique­ment en faveur du con­gé pater­nité. Il fait par­tie des dix per­son­nal­ités qui s’associent à l’appel de Marie Claire pour éten­dre la durée légale du con­gé pater­nité. « Mod­erne et engagé pour l’é­gal­ité homme-femme, le beau trente­naire avait en effet tenu à pren­dre les onze jours légaux de con­gé pater­nité après la nais­sance de ses petits afin de “per­me­t­tre à Claire de se repos­er”. Il souhait­erait d’ailleurs que la durée de ce con­gé soit allongée : “Nous sommes en retard, les clichés ont la vie dure dans notre pays.” »  (PurePeo­ple)

Ce qu’il gagne

Selon Libéra­tion, en tant que jok­er des présen­ta­teurs de France 2 il ne gagne « pas plus de 5000 € par mois » ; son émis­sion Tout compte fait lui apporte cepen­dant des revenus sup­plé­men­taires.

Vie privée

Père de deux enfants, Lucien (8 ans) et Gabrielle (6 ans), Julian Bugi­er évolue à la ville au bras de sa con­sœur Claire Fournier, avec laque­lle il s’est mar­ié à Tahi­ti.

Sa femme a débuté sa car­rière sur BloombergTV et a ensuite offi­cié sur i>Télé dans Le Jour­nal de l’é­conomie en tant que rédac­trice en chef. Après un pas­sage sur France 5 dans C’est notre affaire de 2008 à 2013, elle est rev­enue sur i>Télé pour par­ler d’é­conomie. Depuis 2017, Claire Fournier est sur LCI, où elle assure les chroniques économiques de la mati­nale de Pas­cale de la Tour du Pin.

Il l’a dit

« Eric Zem­mour ne sera pas sur mon plateau, Alain Finkielkraut non plus. Ce nest pas une his­toire de camp, affirme-t-il. Il y en a juste marre de ces édi­to­crates qui monop­o­lisent la parole et assènent tou­jours les mêmes vérités. », Les Inrocks, 26 mars 2018.

« Je me place tou­jours du point de vue du spec­ta­teur, et pas celui du spé­cial­iste. Or, l’écueil des jour­nal­istes poli­tiques cest de vouloir faire des inter­views de spé­cial­istes. Moi, je suis le petit gars qui a gran­di à Blois et qui aujourdhui inter­viewe le prési­dent de la République. Je pense à mes amis, ma famille et je me demande quelles ques­tions ils se poseraient. », Ibid.

« Je nai jamais caché mon ambi­tion, alors il y a for­cé­ment une forme de décep­tion. Il y a quelques années, je pense que je naurais pas pu pré­ten­dre rem­plac­er David. Ce que jai con­stru­it durant ces six années à France 2, au jour­nal, mais aus­si à la présen­ta­tion de mag­a­zines, de soirées con­tin­ues, d’éditions spé­ciales, me donne une légitim­ité. », sur la nom­i­na­tion d’Anne-Sophie Lapix, Le Figaro, 6 juil­let 2017.

« À France Télévi­sions, j’ai appris la patience, un gage d’ex­péri­ence. Comme en poli­tique, il faut savoir atten­dre le bon moment. Oui, j’ai envie d’oc­cu­per ce poste et je me sens légitime pour le faire, ce qui n’é­tait pas le cas il y a encore quelques années », TéléObs, 9 juil­let 2016.

« J’aime faire des ren­con­tres, je suis curieux, je m’in­téresse à tous les sujets d’ac­tu­al­ité. Choisir un angle ou une image pour racon­ter l’in­fo, c’est une forme d’édi­to­ri­al­i­sa­tion, c’est ce qu’on fait tous les soirs dans nos jour­naux. J’ai envie de délivr­er l’in­for­ma­tion telle que je la perçois et telle que je pense qu’elle peut intéress­er le plus grand nom­bre de téléspectateurs.La fab­ri­ca­tion de l’in­fo me plaît et m’ex­cite. Et puis c’est un méti­er d’en­gage­ment, il faut se nour­rir en per­ma­nence, sor­tir de son plateau pour aller humer l’é­tat de la société française et l’é­tat de la planète », ibid.

« Je pense qu’il y avait claire­ment un angle de départ : le ser­vice pub­lic perd de son audace et de sa sin­gu­lar­ité, et moi, je suis devenu, l’e­space d’un por­trait, l’in­car­na­tion de cette perte de sin­gu­lar­ité », ibid. au sujet du por­trait que Libéra­tion lui a con­sacré le 03/9/2015

« Je suis un peu hors cadre, auto­di­dacte, ce qui est plutôt rare dans ma généra­tion et j’en suis assez fier. Et puis je fais par­tie de cette généra­tion de jour­nal­istes trente­naires “anti-con­nivence” issus, pour beau­coup, des chaînes d’in­fo en con­tinu, et rel­a­tive­ment indépen­dants par rap­port aux poli­tiques et aux pres­sions divers­es », ibid.

« Les gens cra­vatés avec des objec­tifs de rentabil­ité et des tableaux Excel, ce n’est pas ma came. Tout cela ren­force ma con­vic­tion que le ser­vice pub­lic est l’en­droit où ça se passe en ter­mes d’indépen­dance », ibid. (au sujet d’i>Télé).

« L’infamante Une de Minute sur Chris­tiane Taubi­ra. Hon­teux et franche­ment indigne de notre République. » Ozap, 26 décem­bre 2013

« Je ne suis pas d’ac­cord avec vous Robert [sur la peine de mort]. Rien ne jus­ti­fie qu’on enlève la vie, à mon sens, mer­ci Robert » « L’info sans inter­dit » (i>Télé, 15 décem­bre 2012).

« Ça ame­nait for­cé­ment une réponse de notre part : un parce que Robert Ménard fait du Robert Ménard en dis­ant ce qu’il pense [sur la peine de mort], il a le droit de le penser mais, dans ce cas pré­cis, il m’a­pos­trophait par mon prénom puisqu’il a dit “Julian – vir­gule”, donc sous-enten­du “Je te demande ton avis Julian Bugi­er” ; et deux­ième­ment, étant quand même estampil­lé édi­to­ri­al­iste de la chaîne, ça pou­vait laiss­er penser que ce qu’il dis­ait à ce moment pré­cis, de par notre silence, était validé et adoubé par les présen­ta­teurs de la chaîne. Après, tout ça s’est fait très rapi­de­ment, je ne me suis pas posé toutes ces ques­tions au moment où je lui ai répon­du mais il n’y avait pas de quoi cass­er trois pattes à un canard. », « Julian Bugi­er : “J’ai envie qu’on me juge sur mon tra­vail” » (Ozap, 27 jan­vi­er 2011).

« Sur le moment, j’ai été 1/ Assez sur­pris, 2/ Flat­té et après, 3/ Je me suis ren­du compte qu’on ne me par­lait plus que de ça. Ouais, dans le fond, le truc de Têtu [élu plus beau mec du PAF par le mag­a­zine gay Têtu] m’a un peu gon­flé », « Julian Bugi­er: “Plus beau mec du PAF? Ca m’a un peu gon­flé” » (jeanmarcmorandini.com, 13 juin 2011).

« Tra­vailler au sein d’un grand groupe comme France télévi­sions est un chal­lenge. Il y a une super-rédac­tion, dont j’ad­mire le tra­vail. Je trou­ve les JT plus auda­cieux que ceux de la con­cur­rence, les choix sont assurés et cohérents, donc je n’ai pas hésité », « Julian Bugi­er: “Le JT le plus auda­cieux” » (TVma­gle­fi­garo, 22 juil­let 2011).

« La star ce n’est pas moi, la star c’est l’in­fo », Tech­nikart, juin 2011.

Collaboration

Non ren­seigné.

Sa nébuleuse

Thier­ry Thuil­li­er : Julian Bugi­er est le pro­tégé de cet ancien respon­s­able de la rédac­tion de la chaîne d’in­for­ma­tion en con­tinu i>Télé (2008 à 2010), et désor­mais directeur général adjoint chargé des rédac­tions et des mag­a­zines d’information de France Télévi­sions. Depuis mars 2011, Thier­ry Thuil­li­er est égale­ment mem­bre du Comité Per­ma­nent de la Diver­sité.

Marc Cantarel­li, qui l’embauche à Bloomberg TV à Lon­dres. « En 2005, con­tre l’avis de son père, il suit son nou­veau men­tor à Paris, accom­pa­g­né de quelques mem­bres de la bande à Bloomberg. Par­mi eux, sa future femme, Claire Fournier, de huit ans son aînée et aujourd’hui présen­ta­trice sur i‑Télé. Ils lan­cent alors BFM TV, chaîne de l’instant, à laque­lle per­son­ne ne croit vrai­ment » (Libéra­tion 03/9/2015)

Pas­cal Doucet-Bon, directeur délégué de l’information de France Télévi­sions.

Ils ont dit

« J’aime beau­coup Julian, il a beau­coup de tal­ent, mais nous ne sommes pas tou­jours d’accord, voilà tout. C’est aus­si cela le plu­ral­isme de l’info », Robert Ménard.

« Il incar­ne la toy-boy­i­sa­tion de l’in­fo », Tech­nikart, juin 2011

« entre deux coupures pub il pian­ote studieuse­ment sur son clavier, prêt à débus­quer le moin­dre hoquet phénomé­nal pour le trans­former en break­ing news », ibid.

« “C’é­tait le poulain de Thier­ry Thuil­li­er (ex-directeur de la rédac­tion) à i‑Télé. C’est nor­mal qu’il l’ait fait venir à France 2, mais c’est l’ar­naque du siè­cle !”, s’in­surge une ex-col­lab­o­ra­trice de Bugi­er. Elle pour­suit : “Julian n’est pas meilleur qu’un autre jour­nal­iste de chaîne d’in­fo en con­tinu. Il a juste un physique avan­tageux. En plus, il a une très mau­vaise ges­tion du direct. On ne peut pas dire qu’il soit très à l’aise à l’an­tenne. Franche­ment, le cos­tume est un peu trop grand pour lui. Mal­heureuse­ment, ce n’est pas le tal­ent et les capac­ités qui font le suc­cès.” », « Julian Bugi­er : Le nou­veau poulain de France 2, descen­du par ses ex-col­lègues » (Purepeo­ple, 06/08/2011).

Quartiers d'été !

L'Observatoire du journalisme Ojim prend ses quartiers d'été jusqu'au 17 août et propose à ses lecteurs une sélection des meilleurs articles du premier semestre. Bonnes vacances pour ceux qui en prennent et bonne lecture.
Claude Chollet

Les réseaux Soros
et la "société ouverte" :
un dossier exclusif

Tout le monde parle des réseaux de George Soros, cet influent Américain d’origine hongroise qui consacre chaque année un milliard de dollars pour étendre la mondialisation libérale libertaire.

En effet, derrière un discours "philanthropique" se cache une entreprise à l'agenda et aux objectifs politiques bien précis. Mais quelle est l’étendue de ce réseau ?

Pour recevoir notre dossier rejoignez nos donateurs (avec un reçu fiscal de 66% de votre don).