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Julian Bugier

Un « beau mec » dans un costume trop grand ?

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 15/12/2016

Présentateur remplaçant des journaux télévisés sur France 2, Julian Bugier est né en 1981 à Blois (Loir-et-Cher). Son père, Jacques Bugier, journaliste indépendant, a collaboré notamment pour le quotidien Le Monde et La Nouvelle République. En parallèle, Jacques Bugier a travaillé en 2001–2002 comme chargé de mission au sein du cabinet de Jack Lang, avant d’être membre de l’équipe de campagne de candidat François Bayrou à l’élection présidentielle de 2007 et rédacteur en chef du site France Démocrate (association créée « dans la foulée du lancement du Mouvement démocrate » de François Bayrou) de 2006 à 2009 (source).

Mar­ié à Claire Fournier, jour­nal­iste et présen­ta­trice du mag­a­zine « C’est notre affaire » sur France 5.

Formation

DEUG d’éco non validé, il part à l’âge de 19 ans en Grande-Bre­tagne, tra­vaille d’abord comme sta­giaire pour la chaîne économique Bloomberg TV avant d’être engagé pour réalis­er des reportages sur l’actualité économique et de présen­ter des jour­naux.

Parcours professionnel

2005 à 2009 : Par­ticipe au lance­ment de la chaîne d’information en con­tinu BFMTV (présen­ta­teur du jour­nal de l’économie et des jour­naux).

2009 à 2011 : Il rejoint la chaîne d’information en con­tinu i>Télé afin de présen­ter « La mati­nale du week-end ». En sep­tem­bre 2010, il prend en charge une nou­velle tranche horaire du lun­di au ven­dre­di entre 17h et 19h avec Sonia Chi­roni et la par­tic­i­pa­tion de Robert Ménard, puis entre 17 h et 20 h à par­tir de novem­bre 2010 et la sus­pen­sion de l’émission d’Audrey Pul­var.

2011 : Il devient sur France 2 le rem­plaçant de Lau­rent Dela­housse à la présen­ta­tion des jour­naux de 13 heures et de 20 heures du week-end puis jok­er de David Pujadas, à la présen­ta­tion du jour­nal de 20 heures en semaine sur France 2. À par­tir de jan­vi­er 2012, il présente un pro­gramme court, inti­t­ulé « Élysée-moi » du lun­di au same­di à 19 h 55 juste avant le jour­nal sur France 2.

Dès juin 2014, il présente les émis­sions esti­vales « C’est l’économie cette semaine » et « C’est l’économie demain » sur Europe 1. À la ren­trée suiv­ante, France 2 le charge de présen­ter les soirées con­tin­ues (télé­film inédit suivi d’un débat) en rem­place­ment du défunt Benoît Duquesne.

Le 27 mai 2015, lors de l’entrée au Pan­théon de Pierre Brosso­lette, Geneviève de Gaulle-Antho­nioz, Ger­maine Tillion et Jean Zay, il présente l’émission spé­ciale de France 2 Qua­tre résis­tants au Pan­théon avec comme con­sul­tants à ses côtés Stéphane Bern et Nathalie Saint-Cricq.

Julian Bugi­er s’est vu attribuer, en plus des rem­place­ments en semaine, ceux des jour­naux du week-end entre mars et juil­let 2015 en rai­son de la grossesse de Marie Druck­er.

À par­tir du 5 sep­tem­bre 2015, il présente un mag­a­zine heb­do­madaire de con­som­ma­tion, Tout compte fait le same­di à 14 h 40 sur France 2. Il dit au sujet de cette émis­sion (TéléObs 09/7/2016) : « Les retours des téléspec­ta­teurs sont très bons, les enquêtes qual­i­ta­tives, pos­i­tives, et l’horaire de l’émission a été avancé de quar­ante min­utes, ce qui est un gage d’intérêt de la chaîne. L’émission est recon­duite à la ren­trée et j’en suis ravi car c’est mon bébé, je l’ai créée de toutes pièces, j’en suis le présen­ta­teur mais aus­si le rédac­teur en chef ».

Parcours militant

Il n’est pas encar­té, et se tient à une ligne « répub­li­caine mod­érée » (Libéra­tion, 3 sep­tem­bre 2015). Il affirme aus­si, après l’interview : « je suis à 100 % pour le mariage gay ».

Ce qu’il gagne

Selon Libéra­tion, en tant que jok­er des présen­ta­teurs de France 2 il ne gagne « pas plus de 5000 € par mois » ; son émis­sion Tout compte fait lui apporte cepen­dant des revenus sup­plé­men­taires.

Il l’a dit

« À France Télévi­sions, j’ai appris la patience, un gage d’expérience. Comme en poli­tique, il faut savoir atten­dre le bon moment. Oui, j’ai envie d’occuper ce poste et je me sens légitime pour le faire, ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques années », TéléObs, 9 juil­let 2016.

« J’aime faire des ren­con­tres, je suis curieux, je m’intéresse à tous les sujets d’actualité. Choisir un angle ou une image pour racon­ter l’info, c’est une forme d’éditorialisation, c’est ce qu’on fait tous les soirs dans nos jour­naux. J’ai envie de délivr­er l’information telle que je la perçois et telle que je pense qu’elle peut intéress­er le plus grand nom­bre de téléspectateurs.La fab­ri­ca­tion de l’info me plaît et m’excite. Et puis c’est un méti­er d’engagement, il faut se nour­rir en per­ma­nence, sor­tir de son plateau pour aller humer l’état de la société française et l’état de la planète », ibid.

« Je pense qu’il y avait claire­ment un angle de départ : le ser­vice pub­lic perd de son audace et de sa sin­gu­lar­ité, et moi, je suis devenu, l’espace d’un por­trait, l’incarnation de cette perte de sin­gu­lar­ité », ibid. au sujet du por­trait que Libéra­tion lui a con­sacré le 03/9/2015

« Je suis un peu hors cadre, auto­di­dacte, ce qui est plutôt rare dans ma généra­tion et j’en suis assez fier. Et puis je fais par­tie de cette généra­tion de jour­nal­istes trente­naires “anti-con­nivence” issus, pour beau­coup, des chaînes d’info en con­tinu, et rel­a­tive­ment indépen­dants par rap­port aux poli­tiques et aux pres­sions divers­es », ibid.

« Les gens cra­vatés avec des objec­tifs de rentabil­ité et des tableaux Excel, ce n’est pas ma came. Tout cela ren­force ma con­vic­tion que le ser­vice pub­lic est l’endroit où ça se passe en ter­mes d’indépendance », ibid. (au sujet d’i>Télé).

« L’infamante Une de Minute sur Chris­tiane Taubi­ra. Hon­teux et franche­ment indigne de notre République. » Ozap, 26 décem­bre 2013

« Je ne suis pas d’accord avec vous Robert [sur la peine de mort]. Rien ne jus­ti­fie qu’on enlève la vie, à mon sens, mer­ci Robert » « L’info sans inter­dit » (i>Télé, 15 décem­bre 2012).

« Ça ame­nait for­cé­ment une réponse de notre part : un parce que Robert Ménard fait du Robert Ménard en dis­ant ce qu’il pense [sur la peine de mort], il a le droit de le penser mais, dans ce cas pré­cis, il m’apostrophait par mon prénom puisqu’il a dit “Julian – vir­gule”, donc sous-enten­du “Je te demande ton avis Julian Bugi­er” ; et deux­ième­ment, étant quand même estampil­lé édi­to­ri­al­iste de la chaîne, ça pou­vait laiss­er penser que ce qu’il dis­ait à ce moment pré­cis, de par notre silence, était validé et adoubé par les présen­ta­teurs de la chaîne. Après, tout ça s’est fait très rapi­de­ment, je ne me suis pas posé toutes ces ques­tions au moment où je lui ai répon­du mais il n’y avait pas de quoi cass­er trois pattes à un canard. », « Julian Bugi­er : “J’ai envie qu’on me juge sur mon tra­vail” » (Ozap, 27 jan­vi­er 2011).

« Sur le moment, j’ai été 1/ Assez sur­pris, 2/ Flat­té et après, 3/ Je me suis ren­du compte qu’on ne me par­lait plus que de ça. Ouais, dans le fond, le truc de Têtu [élu plus beau mec du PAF par le mag­a­zine gay Têtu] m’a un peu gon­flé », « Julian Bugi­er: “Plus beau mec du PAF? Ca m’a un peu gon­flé” » (jeanmarcmorandini.com, 13 juin 2011).

« Tra­vailler au sein d’un grand groupe comme France télévi­sions est un chal­lenge. Il y a une super-rédac­tion, dont j’admire le tra­vail. Je trou­ve les JT plus auda­cieux que ceux de la con­cur­rence, les choix sont assurés et cohérents, donc je n’ai pas hésité », « Julian Bugi­er: “Le JT le plus auda­cieux” » (TVma­gle­fi­garo, 22 juil­let 2011).

« La star ce n’est pas moi, la star c’est l’info », Tech­nikart, juin 2011.

Collaboration

Non ren­seigné.

Sa nébuleuse

Thier­ry Thuil­li­er : Julian Bugi­er est le pro­tégé de cet ancien respon­s­able de la rédac­tion de la chaîne d’information en con­tinu i>Télé (2008 à 2010), et désor­mais directeur général adjoint chargé des rédac­tions et des mag­a­zines d’information de France Télévi­sions. Depuis mars 2011, Thier­ry Thuil­li­er est égale­ment mem­bre du Comité Per­ma­nent de la Diver­sité.

Marc Cantarel­li, qui l’embauche à Bloomberg TV à Lon­dres. « En 2005, con­tre l’avis de son père, il suit son nou­veau men­tor à Paris, accom­pa­g­né de quelques mem­bres de la bande à Bloomberg. Par­mi eux, sa future femme, Claire Fournier, de huit ans son aînée et aujourd’hui présen­ta­trice sur i-Télé. Ils lan­cent alors BFM TV, chaîne de l’instant, à laque­lle per­son­ne ne croit vrai­ment » (Libéra­tion 03/9/2015)

Ils ont dit

« J’aime beau­coup Julian, il a beau­coup de tal­ent, mais nous ne sommes pas tou­jours d’accord, voilà tout. C’est aus­si cela le plu­ral­isme de l’info », Robert Ménard.

« Il incar­ne la toy-boy­i­sa­tion de l’info », Tech­nikart, juin 2011

« entre deux coupures pub il pian­ote studieuse­ment sur son clavier, prêt à débus­quer le moin­dre hoquet phénomé­nal pour le trans­former en break­ing news », ibid.

« “C’était le poulain de Thier­ry Thuil­li­er (ex-directeur de la rédac­tion) à i-Télé. C’est nor­mal qu’il l’ait fait venir à France 2, mais c’est l’arnaque du siè­cle !”, s’insurge une ex-col­lab­o­ra­trice de Bugi­er. Elle pour­suit : “Julian n’est pas meilleur qu’un autre jour­nal­iste de chaîne d’info en con­tinu. Il a juste un physique avan­tageux. En plus, il a une très mau­vaise ges­tion du direct. On ne peut pas dire qu’il soit très à l’aise à l’antenne. Franche­ment, le cos­tume est un peu trop grand pour lui. Mal­heureuse­ment, ce n’est pas le tal­ent et les capac­ités qui font le suc­cès.” », « Julian Bugi­er : Le nou­veau poulain de France 2, descen­du par ses ex-col­lègues » (Purepeo­ple, 06/08/2011).

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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