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Éric Naulleau

La gauche qui agace la gauche

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 04/12/2017

Éric Naulleau est né en mars 1961 à Baden-Baden en Allemagne, fils d’un père travaillant dans la parfumerie (notamment chez Dior et Nina Ricci) et d’une mère professeur. Éric Naulleau est animateur de télévision, chroniqueur, éditeur, essayiste, critique littéraire et se déclare appartenir à une « classe moyenne issue d’une lignée de paysans et de militaires ».

Formation

Éric Naul­leau a fait ses études à la fac­ulté de let­tres de Nan­terre, où il a décroché un DEA avec un mémoire inti­t­ulé « Poé­tique des ruines chez quelques auteurs mécon­nus du XXème siè­cle ».

Parcours professionnel

1988

Éric Naul­leau part en Bul­gar­ie au titre de coopérant. Il exercera le méti­er de pro­fesseur de français. Il décou­vre à cette occa­sion la lit­téra­ture bul­gare, et plus générale­ment balka­nique, pour laque­lle il se pas­sion­nera. C’est égale­ment durant ce séjour qu’il ren­con­tr­era sa femme Veroni­ka Nentche­va. Ensem­ble ils traduiront des romans bul­gares.

1990

Éric Naul­leau revient en France et devient l’assistant par­lemen­taire du séna­teur social­iste du Val d’Oise, Louis Per­rein. Il racon­te son expéri­ence dans la revue Charles : « Je cher­chais du boulot et un copain ren­con­tré lors de mon ser­vice mil­i­taire en Bul­gar­ie m’a par­lé d’un séna­teur social­iste du Val-d’Oise, Louis Per­rein, qui recher­chait un col­lab­o­ra­teur. C’était un rocar­di­en, qui avait été maire de Vil­liers-le-Bel pen­dant trente ans. Ça s’est fait à l’ancienne, sans entre­tien d’embauche. Le séna­teur a juste demandé si mes con­vic­tions n’étaient pas en con­tra­dic­tion avec les siennes, ce qui sig­nifi­ait “est-ce que tu es mem­bre du Front nation­al ? ». « Sur cette base min­i­male, j’ai été engagé comme attaché par­lemen­taire » alors qu’il a un pro­fil plutôt léger : « cinq années d’études et deux ans comme pro­fesseur de français pour des étrangers en Bul­gar­ie. Je pense qu’il était intéressé par mon pro­fil lit­téraire parce qu’il souhaitait que je dirige la revue de l’IMCOM (Insti­tut méditer­ranéen de la com­mu­ni­ca­tion), dont il était prési­dent ».

S’il a estimé sa col­lab­o­ra­tion plutôt for­ma­trice sur le plan lit­téraire, il n’en a pas tiré un plus grand engage­ment poli­tique : « j’avais cette con­cep­tion un peu naïve que la poli­tique, c’était un mec qui voulait chang­er le monde. J’ai été d’une cer­taine façon déni­aisé. On ne voy­ait pas bien la dif­férence entre un appa­ratchik du PS et un appa­ratchik du RPR. D’ailleurs, j’ai observé au Sénat des unions trans­ver­sales qui tran­scendaient le cli­vage gauche-droite. Mon séna­teur apparte­nait à la franc-maçon­ner­ie. Quand on avait besoin de quelque chose – des aides ou des salles pour mon­ter un col­loque, des arti­cles pour la revue etc. – la sol­i­dar­ité des francs-maçons était sou­vent plus effi­cace que celle du par­ti. ».

1993

Cette année, il crée la mai­son d’édition L’esprit des Pénin­sules (sous forme d’association dans un pre­mier temps), une mai­son qui s’imposera bien­tôt dans le paysage édi­to­r­i­al français et qui pub­liera pas loin de deux cents titres avant sa mise en liq­ui­da­tion judi­ci­aire en 2007. Le nom de la mai­son lui est inspiré par l’écrivain bul­gare Yor­dan Raditchkov qui lui avait expliqué le suc­cès de ses livres dans les pays scan­di­naves (et la rel­a­tive indif­férence à leur égard en France) par cette expres­sion : « peut-être s’agit-il d’un esprit des pénin­sules ! Vous savez, per­son­ne ne con­sid­ère que le couloir est une pièce de l’appartement. L’Europe non plus ne s’occupe pas des couloirs, des pénin­sules ». Le but est donc clair : éditer une lit­téra­ture étrangère en dehors des sen­tiers bat­tus et explor­er les ter­rains incon­nus (en France). Un pari auda­cieux qui sera large­ment tenu avec des auteurs comme Raditchkov, Yovkov, Anton Dontchev, Angel Wagen­stein, le serbe Vidosav Ste­vanovic, le slovène Dra­go Jan­car, les tchèques Bohu­mil Hra­bal et Vlas­tim­il Tres­nak ou le hon­grois Atti­la Haz­ai. Quelques essais vien­dront com­pléter le cat­a­logue, dont La lit­téra­ture sans estom­ac de Pierre Jourde qui déclenchera une polémique, avec Le monde des livres notam­ment. Son pre­mier livre édité est le roman bul­gare Le Cœur dans la boite en car­ton de Kon­stan­tin Kon­stan­ti­nov et Sve­toslav Minkov (1998)

1998

La mai­son d’édition est financée par l’écrivain et musi­cien espag­nol Rodri­go de Zavas et se trans­forme en SARL dont Éric Naul­leau assure la ges­tion.

1999

Après la col­lec­tion « Balka­niques » (1995), il crée la col­lec­tion « de l’Est ».

2000

La mai­son d’édition L’esprit des Pénin­sules se dote de deux revues : « Arspoéti­ca : de la poésie inter­na­tionale »  et « Seine et Danube ».

2003

Éric Naul­leau dépose la mar­que L’esprit des Pénin­sules à son nom sans en informer son asso­cié, ce qui lui vau­dra une con­damna­tion pour « manœu­vre fraud­uleuse » en 2010.

2005

Éric Naul­leau ani­me durant deux ans une émis­sion sur France Inter inti­t­ulée « j’ai mes sources », ce qui con­stitue ses pre­miers d’animateur à la radio.

2006

Il devient édi­teur chez Bal­land.

2007

À la suite du départ de Michel Polac de l’émission de Lau­rent Ruquier « On n’est pas couché », Éric Naul­leau est désigné pour le rem­plac­er comme cri­tique avec Éric Zem­mour.

La mai­son d’édition l’Esprit des Pénin­sules est placée en redresse­ment judi­ci­aire, puis liq­uidée. La même année, son cat­a­logue est racheté par Jean-Claude Gawse­witch et les édi­tions Bal­land, pour lesquelles Éric Naul­leau tra­vaille juste­ment comme édi­teur depuis 2006.

2008

Éric Naul­leau devient chroniqueur pour le compte du quo­ti­di­en Aujourd’hui Sport. Il ani­me égale­ment l’émission « Star­mag » sur TPS Star, une émis­sion trai­tant de l’actualité cul­turelle. Émis­sion qu’il ani­me en com­pag­nie de Valérie Amarou et qu’il quit­tera en 2010.

2009

Éric Naul­leau est cri­tique lit­téraire pour l’émission « D@ns le texte » du site inter­net Arrêt sur images ain­si que pour la chaine câblée Arrêt sur images.tv. L’émission est alors présen­tée par Judith Bernard.

À l’occasion du 200éme numéro de l’émission « ça bal­ance à Paris » de la chaine Paris Pre­mière, Éric Naul­leau est invité en tant que chroniqueur.

Il est cette année égale­ment invité régulière­ment du jeu télévisé « En toutes let­tres », mais aus­si de « Mot de Passe » sur France 2.

2010

Il devient con­sul­tant pour France 3 dans l’émission « Le match des experts ». Éric Naul­leau rem­place Pierre Les­cure à la tête de l’émission « ça bal­ance à Paris ».

2011

Éric Naul­leau pos­tule pour le fau­teuil n°30 de l’Académie française, il déclar­era plus tard qu’il s’agissait d’un can­u­lar. Cette même année, il est cri­tique lit­téraire pour Paris Match.

Lau­rent Ruquier met à la porte de son émis­sion « On n’est pas couché » Éric Zem­mour et Éric Naul­leau. Le présen­ta­teur jugeant la con­damna­tion de Éric Zem­mour pour « inci­ta­tion à la haine » mal­v­enue. Les deux Éric, sup­posés représen­ter respec­tive­ment un avis de gauche et un de droite ne faisant plus qu’un pour le présen­ta­teur.

Avec Éric Zem­mour il ani­me alors l’émission « Zem­mour et Naul­leau » sur Paris Pre­mière, et red­if­fusé sur M6. Une émis­sion conçue par les deux ex-cri­tiques de l’émission « On n’est pas couché » pour con­tin­uer à faire vivre leur duo à sen­sa­tions.

Éric Naul­leau tient une chronique lit­téraire sur la radio RTL dans l’émission « À la bonne heure » de Stéphane Bern, sa chronique s’intitulera « Pitié pour les arbres ».

2012

Éric Naul­leau ani­me avec Xavier de Moulins, Nathalie Renoux et Éric Zem­mour les deux soirées dédiées à l’élection prési­den­tielle française de 2012 sur la chaine M6.

2013

Accom­pa­g­né de Thier­ry Chèze, il ani­me l’émission « On revit le match » sur les ondes radios de RTL.

Éric Naul­leau échange une série de e-mails avec Alain Soral. De ces échanges un livre est pub­lié Dia­logues désac­cordés. Com­bat de Blancs dans un tun­nel qui vau­dra à Éric Naul­leau une incom­préhen­sion générale de la part de ces con­frères.

2015

À par­tir de mars, il tient une chronique cul­turelle, « J’ai le dernier mot », dans le mag­a­zine VSD.

À par­tir de sep­tem­bre 2015, le ven­dre­di à 8h45, il ani­me une chronique lit­téraire et ciné­matographique sur Sud Radio en com­pag­nie de Chris­tine Bouil­lot.

Il fig­ure dans un épisode de la série télévisée À votre ser­vice aux côtés de Flo­ri­an Hes­sique.

2017

Son fils est agressé dans un Uber fin novem­bre 2017, il a deux frac­tures au vis­age selon son père, qui lance le hash­tag #Bal­ance­TonU­ber et une grosse polémique. L’initiative s’inspire de la cam­pagne #Bal­ance­Ton­Porc pour encour­ager les femmes à dénon­cer les affaires de har­cèle­ment et d’agression sex­uelles dont elles ont été vic­times, dans le sil­lage de l’affaire Wein­stein.

Prix / récompenses

En 2002, La lit­téra­ture sans estom­ac de Jourde obtient le prix de la cri­tique de l’Académie française.

En 2004 Éric Naul­leau et Veroni­ka Nentche­va reçoivent le prix de la tra­duc­tion de l’Unesco pour Abra­ham le poivrot d’Angel Wagen­stein.

La même année, Adieu Shang­hai, du même auteur reçoit le prix Jean Mon­net de Lit­téra­ture européenne.

Fes­tins secrets de Pierre Jourde obtient en 2005 le prix Renau­dot des lycéens et le prix Thyde-Mon­nier, puis l’année suiv­ante le prix Valéry-Lar­baud.

En 2006, En atten­dant le roi du monde, pre­mier roman d’Olivier Maulin, obtient le prix Ouest-France éton­nants voyageurs.

En 2013, Éric Naul­leau est récom­pen­sé du prix du livre incor­rect  pour son recueil de cri­tiques lit­téraires (la plu­part parus dans la revue lit­téraire Le matricule des anges) inti­t­ulé Pourquoi tant d’E.N ? 

Publications

Essais
  • Bul­gares, textes sur pho­togra­phies de Jacko Vas­silev, Con­tre­jour, 1994.
  • « Jour­nal d’un cri­tique de la cri­tique », L’Atelier du Roman, no 27, La Table Ronde, 2001.
  • Petit déje­uner chez Tyran­nie, La Fos­se aux ours, 2003.
  • Le Jourde & Naul­leau. Pré­cis de lit­téra­ture du XXIe siè­cle, Mot et Cie, 2004
  • Au sec­ours, Houelle­becq revient !, en col­lab­o­ra­tion avec Christophe Absi et Jean-Loup Chi­flet, Chi­flet & Cie, 2005.
  • La Sit­u­a­tion des esprits, en col­lab­o­ra­tion avec Jean-Philippe Domecq, La Mar­tinière, 2006.
  • Pourquoi le Foot­ball, Klinck­sieck, 2006.
  • Parkero­mane, Jean-Claude Gawse­witch Édi­teur, 2010.
  • Pré­face à Pierre Dac,  Mes meilleures pen­sées,  Le Cherche midi, 2010.
  • Pré­face au Petit traité des ver­tus réac­tion­naires d’Olivier Bar­dolle, L’Éditeur, coll. « Lit­téra­tures », 2010.
  • Pourquoi tant d’E.N. ? Chroniques et polémiques, Jean-Claude Gawse­witch Édi­teur, 2012.
  • Dia­logues désac­cordés. Com­bat de Blancs dans un tun­nel, en col­lab­o­ra­tion avec Alain Soral, Édi­tions Blanche, 2013
  • « Place cen­trale. Döblin et Fass­binder », L’Atelier du Roman n°82, Flam­mar­i­on, 2015
Traductions
  • Le Cœur dans la boite en car­ton, de Sve­toslav Minkov et Kon­stan­tin Kon­stan­ti­nov, tra­duc­tion du bul­gare en col­lab­o­ra­tion avec Kras­simir Kavald­jiev, L’Esprit des Pénin­sules, coll. « Balka­niques », 1998.
  • La Prose géorgi­en­ne des orig­ines à nous jours, choix présen­ta­tion et tra­duc­tion col­lec­tive, L’Esprit des péninsules/UNESCO, 1998.
  • L’épopée du livre sacré, d’Anton Dontchev, tra­duc­tion du bul­gare en col­lab­o­ra­tion avec Veroni­ka Nentche­va, Actes Sud/L’Esprit des pénin­sules, 1999.
  • Le Pen­ta­teuque ou les cinq livres d’Isaac, d’Angel Wagen­stein, tra­duc­tion du bul­gare en col­lab­o­ra­tion avec Veroni­ka Nentche­va, L’Esprit des pénin­sules, coll. « Balka­niques », 2000.
  • Abra­ham le poivrot, d’Angel Wagen­stein, tra­duc­tion du bul­gare en col­lab­o­ra­tion avec Veroni­ka Nentche­va, L’Esprit des Pénin­sules, coll. « Balka­niques », 2002.
  • À la can­tine, de Ike Eze-Anyi­ka, tra­duc­tion de l’anglais en col­lab­o­ra­tion avec Rodri­go de Zayas, L’Esprit des Pénin­sules, coll. « L’Europe est un », 2002.
  • Quelque part dans les Balka­ns II, de Sev­da Sevan, tra­duc­tion du bul­gare en col­lab­o­ra­tion avec Marie Vri­nat, L’Esprit des Pénin­sules, coll. « Balka­niques », 2002.

Ce qu’il gagne

Dans une inter­view au mag­a­zine Voici (2015), Éric Naul­leau revient sur le salaire qu’il perce­vait du temps ou il était sur la plateau de l’émission « On n’est pas couché » : « On devait être payés, genre, 2500 euros par émis­sion ».

Parcours militant

En 1993 Éric Naul­leau est assis­tant par­lemen­taire pour le séna­teur social­iste du Val d’Oise, Louis Per­rein.

Collaborations

Durant l’année 2005 Éric Naul­leau fait une appari­tion dans le film « Impos­ture » de Patrick Bou­ch­itey.

Il a dit

« Vous n’êtes ni philosophe ni de gauche », s’adressant à Bernard-Hen­ri Levy sur la plateau de l’émission « On n’est pas couché », 2007.

« Il (Éric Zem­mour) n’a, sem­ble-t-il, pas d’ami qui lui veuille du bien dans le ser­vice pub­lic audio­vi­suel », L’Express, 2011.

« Il y a eu claire­ment des pres­sions poli­tiques, en tous les cas con­cer­nant mon cama­rade (Éric Zem­mour). Et le show­biz n’a pas été en reste puisque de plus en plus de per­son­nal­ités refu­saient de venir », Éric Naul­leau à pro­pos de son évic­tion de l’émission « On n’est Pas Couché », L’Express, 2011.

« J’ai le sen­ti­ment que nous arrivons dans une ère où l’on va revenir à moins de franc-par­ler, tout du moins dans la cul­ture — l’industrie cul­turelle, plus exacte­ment. Si l’on peut dire à peu près ce que l’on veut dans le domaine poli­tique ou économique, notre société refuse la mise à mal du règne de la pro­mo­tion qui, au mieux, peut être seule­ment con­tre­bal­ancé par quelques petites attaques de sur­face. Pas plus. On est juste là pour ven­dre et faire ven­dre, hélas », L’Express, 2011.

« Il fal­lait par­fois lire jusqu’à cinq livres — y com­pris des ouvrages de BHL, et ça, je peux vous affirmer que c’est douloureux… », L’Express, 2011.

« Mon séna­teur apparte­nait à la franc-maçon­ner­ie. Quand on avait besoin de quelque chose – des aides ou des salles pour mon­ter un col­loque, des arti­cles pour la revue etc. – la sol­i­dar­ité des francs-maçons était sou­vent plus effi­cace que celle du par­ti », à pro­pos du séna­teur social­iste Louis Per­rein, Charles la revue poli­tique, 2012.

« La poli­tique à plein-temps, je ne pour­rais pas. J’ai beau­coup appris, mais cette expéri­ence a achevé de me dégoûter de ce milieu », à pro­pos de son poste d’assistant par­lemen­taire, Charles la revue poli­tique, 2012.

« J’ai envie de clash­er tous les nuls », Éric Naul­leau sur le plateau de TV5 Monde, 2013.

« En tout cas, Zem­mour et Naul­leau restent le talk-show poli­tique le plus inat­ten­du, le seul qui puisse pren­dre une tour­nure non plan­i­fiée à l’avance. S’y ren­dre avec sa langue de bois risque de ne pas suf­fire. Et, vu le nom­bre d’invités qui refusent tou­jours de venir, notre répu­ta­tion ne doit pas être entière­ment usurpée… », Le Figaro, 2015.

« Quand il y a un homme seul face à la meute, je prends tou­jours le par­ti de l’homme seul. », Le Figaro, 2015.

« La télé-réal­ité c’est de la merde. Les con­cep­teurs ont leur place en prison (…) On est dans le délit cul­turel. Il y a des gamins qui biberon­nent à ça, plusieurs heures par jour, je trou­ve ça très triste franche­ment », sur le plateau de l’émission « Touche Pas à Mon Poste », 2015.

« S’il ne s’agit que de rem­plac­er Nat­acha Polony, pour garder un niveau intel­lectuel homogène, il faut engager Nabil­la (…) Là, ce sera par­fait, ça fera un très joli petit cou­ple avec Aymer­ic Caron », Le Point, 2014.

« BHL est le plus grand auteur comique des XXème et XXIème siè­cles », sur le plateau de LCI, 2015.

« L’auteur désigne ici à la vin­dicte générale le grand coupable du cham­barde­ment, l’ennemi de classe entre tous, le par­fait salaud : le bobo », au sujet du Cré­pus­cule de la France d’en haut de Guil­luy, Libéra­tion, 29/09/2016.

« il faut de même savoir recon­naître ce qui se cache der­rière l’outrance par­fois comique du pro­pos de Guil­luy, der­rière cette soci­olo­gie de comp­toir à laque­lle quelques graphiques ser­vent de cache-sexe. En pre­mier lieu, le dévoiement du con­cept de «décence com­mune» inven­té par George Orwell devenu la base d’une pré­ten­due supéri­or­ité morale et naturelle du peu­ple. En sec­ond lieu, la réac­ti­va­tion de rhé­toriques total­i­taires, stal­in­i­enne ou maoïste, selon lesquelles on ne saurait tran­siger avec pareille caste de rapaces, un gang plutôt qu’une classe auquel il fau­dra bien faire un sort, réé­d­u­ca­tion ou élim­i­na­tion, si on veut que les choses changent enfin dans le bon sens. Si quelques têtes doivent bien­tôt tomber, Guil­luy a choisi celles qu’il fau­dra mon­tr­er au peu­ple », ibid.

« Quand le per­sé­cuté est de con­fes­sion musul­mane, les gens s’en foutent. Il n’est pas de con­fes­sion musul­mane, cela émeut davan­tage. Cela ne devrait être pas être comme ça, tous les per­sé­cutés devraient avoir la même atten­tion », au sujet des Rohingyas dans l’émission 28 Min­utes sur Arte, 05/9/2017.

« Impos­ture lit­téraire, impos­ture poli­tique avec l’affaire Fil­lon et main­tenant impos­ture médi­a­tique », au sujet de Chris­tine Angot, dans Salut les Ter­riens sur C8 le 30/09/2017.

Ils ont dit

« Le sniper des plateaux télé », Paris Match, 2010.

« Il est intel­li­gent, cul­tivé et rieur. Ses défauts ? Être parisien et par­fois atten­du », Lau­rent Ruquier, Paris Match, 2010.

« Le flingueur du same­di soir », L’Express, 2008.

« Éric Naul­leau est un par­a­site qui com­pense son manque de tal­ent par l’injure (…) Dans le règne ani­mal, Éric Naul­leau est classé dans la caté­gorie des par­a­sites, c’est-à-dire de ceux qui ne peu­vent vivre qu’aux dépens des autres. Il com­pense son manque de tal­ent par l’injure et l’invective car il sait que c’est comme ça que cela va créer du buzz. Il sait que c’est comme ça que l’on va par­ler de lui », AymÉric Caron, Ozap.com, 2015.

« Moi, je suis con­sid­éré par la gauche comme un enne­mi. Elle me com­bat. C’est ain­si. Mais Naul­leau, lui, est con­sid­éré comme un traître ! Et c’est bien pire… » Éric Zem­mour, Valeurs Actuelles, 2012.

« Il va fal­loir qu’il se calme un jour, Éric Naul­leau », Lau­rent Ruquier, Europe 1, 2013

« C’est dom­mage dans la vie parce qu’au fond, je partage (…) 90% des idées d’Éric Naul­leau (…) Je ne partage qua­si­ment aucune idée poli­tique d’Éric Zem­mour mais dans la vie, qu’est-ce qu’il est sym­pa­thique (…) ! Je préfère Zem­mour à Naul­leau, dans la vie », Lau­rent Ruquier, Europe 1, 2013

« Lorsque débutèrent Zem­mour et Naul­leau, le con­trat fut respec­té, puis, au fil des saisons, l’amitié ayant ses raisons que la rai­son ignore, tan­dis que Zem­mour cam­pait de plus en plus à droite, Naul­leau cam­pa de moins en moins à gauche », Bruno Roger-Petit, 2011.

Sa nébuleuse

Éric Zem­mour, Lau­rent Ruquier, Stéphane Bern, Valérie Amarou, Judith Bernard, Thier­ry Chèze.

Crédit pho­to : Fran­to­gian via Wikimé­dia (cc)

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