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Censure de Facebook et piratage du site, nous avons besoin de votre soutien

L’Ojim a mis en ligne le 6 juil­let une let­tre de lecteur qui cri­ti­quait le jour­nal­iste Alain Duhamel. Le 22 juil­let, Face­book sup­pri­mait sans aver­tisse­ment tous les liens vers l’article ; 7 jours plus tard, nous subis­sions une attaque qui nous paraly­sait pen­dant 17 heures.

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Alain Frachon nommé directeur par intérim du Monde

Alain Frachon, le directeur éditorial du journal Le Monde, a été nommé directeur des rédactions par intérim suite au décès d’Erik Izraelewicz.

Un nou­veau directeur sera pro­posé avant la fin du mois et sera soumis à l’approbation de la Société des rédac­teurs du grand quo­ti­di­en. Alain Fra­chon, qui est con­nu pour ses ouvrages con­cer­nant les rap­ports Occi­dent – Ori­ent ain­si que l’euro, auquel il est favor­able, a d’ores et déjà déclaré qu’il ne se présen­terait pas. Il avait fait de même en 2004 alors que tout le monde le voy­ait à la suc­ces­sion d’Edwy Plenel.

Crédit pho­to : Drum­aboy via Flickr (cc)

Monétisation des contenus : la presse s’y met

Toujours à la pointe de l’innovation et de la recherche d’un modèle économique viable pour la presse à l’heure d’Internet, le New York Times a ouvert la voie en instaurant son « paywall » (système de monétisation au compteur) en mars 2011 : l’internaute peut consulter gratuitement jusqu’à 20 articles par mois, au-delà de quoi il doit s’abonner et payer. Depuis avril 2012, le NYT a ajusté son tir et ramené le nombre d’articles gratuits à 10.

Un des écueils à éviter sem­ble être en effet de pass­er bru­tale­ment de la gra­tu­ité totale au tout payant, erreur qu’a com­mise le Times de Lon­dres en 2010. Le pub­lic n’a pas suivi.

Suiv­ant l’exemple probant du NYT, partout et de plus en plus, les sites Web des quo­ti­di­ens moné­tisent ain­si leur con­tenu : Los Ange­les Times, Toron­to Star, Die Welt, Cor­riere del­la Sera, La Rep­pub­li­ca… la liste des jour­naux con­cernés est un véri­ta­ble tour du monde occi­den­tal.

La presse économique, dont le con­tenu est plus facile à moné­tis­er que celui de la presse général­iste, a fait office de précurseur en la matière : c’est ain­si que le Finan­cial Times a récem­ment franchi un cap haute­ment sym­bol­ique en devenant le pre­mier quo­ti­di­en dont la ver­sion papi­er est moins dif­fusée que la ver­sion numérique (312 000 abon­nés numériques con­tre 296 326 exem­plaires papi­er ven­dus le mois dernier).

En France, Les Échos ont inau­guré le mois dernier un nou­veau site Inter­net avec un sys­tème de monéti­sa­tion au comp­teur. Mais c’est bien toute la presse française qui prend le pli avec retard, comme en témoignent les dernières annonces de Libéra­tion (voir brève récente) et la refonte du site du Figaro, prévue en févri­er prochain et qui don­nera plus de place au payant et à la vidéo.

Les expéri­men­ta­tions en matière de pay­wall sont nom­breuses. Le groupe slo­vaque Piano Media a mis en place un pay­wall nation­al per­me­t­tant d’accéder indif­férem­ment aux con­tenus de jour­naux con­cur­rents pour un prix for­faitaire glob­al. Autre idée : le Tele­graph bri­tan­nique vient de lancer un pay­wall unique­ment des­tiné aux inter­nautes en dehors du Roy­aume-Uni.

Pour lire gra­tu­ite­ment sur le Web un con­tenu de qual­ité, il ne restera bien­tôt plus que le Guardian et le Wash­ing­ton Post. Mais est-ce un hasard si ce sont pré­cisé­ment ces jour­naux qui réduisent aujourd’hui les effec­tifs de leur rédac­tion ?

Audiovisuel : la culture se porte mieux

Pour sa deuxième saison, « Entrée libre », le journal quotidien de la culture de France 5, animé par Laurent Goumarre, enregistre une hausse de plus de 33% de son public par rapport à la première saison (276 000 téléspectateurs).

Certes, on n’en est pas aux chiffres d’« Apos­tro­phes » de Bernard Piv­ot (deux à qua­tre mil­lions de téléspec­ta­teurs pen­dant les quinze ans qu’a duré l’émission, de 1975 à 1990). Mais à l’heure du tout-talk show, il est dif­fi­cile à une émis­sion spé­ci­fique­ment cul­turelle de tir­er son épin­gle du jeu, qu’elle soit axée sur la lit­téra­ture ou sur le ciné­ma. Un score à rap­procher du record de France Cul­ture à la ren­trée 2012 (1,1 mil­lion d’auditeurs cumulés, en hausse de 17% par rap­port à l’année précé­dente) et du boom d’Arte (+ 33% en novem­bre).

Source : Le Point, 22 novem­bre

Alexandre Lebedev : un oligarque sous pression

Le milliardaire russe, Alexandre Lebedev, patron de presse en Russie et en Grande-Bretagne, est sous pression. Copropriétaire, avec Mikhaïl Gorbatchev, du journal libéral Novaïa Gazeta, principal journal d’opposition en Russie, l’oligarque est accusé de « hooliganisme » et pourrait bien être prochainement condamné à de la prison ferme pour avoir agressé en direct un autre oligarque, le roi de l’immobilier Sergei Polonsky, en septembre 2011, à la télévision russe.

Côté bri­tan­nique, Lebe­dev est pro­prié­taire du Lon­don Evening Stan­dard, dont il a fait un gra­tu­it, et du très sérieux Inde­pen­dent, mais les deux jour­naux enreg­istrent des pertes que le mil­liar­daire ne peut plus guère se per­me­t­tre car ses autres affaires (banque, com­pag­nie aéri­enne) vont mal, elles aus­si. Résul­tat : en Russie, comme en Grande-Bre­tagne, Lebe­dev vend des parts de ses jour­naux.

Début novem­bre 2012, son fils Evgueni Lebe­dev, a mis la clé sous la porte de la « Fon­da­tion pour le jour­nal­isme », lancée à Lon­dres par son père un an plus tôt. Une fon­da­tion dont l’objectif affiché était la pro­mo­tion d’un jour­nal­isme « libre et éthique », et qui finançait des pro­jets aus­si bien en Tunisie ou au Sud-Soudan que dans les ban­lieues bri­tan­niques.

L’empire de Lebe­dev est-il en train de s’effondrer ?

Crédit pho­to : Chatham House via Wiki­me­dia (cc)

Grande Bretagne : le rapport Leveson enfin publié

La Grande-Bretagne retenait son souffle. Eh bien ça y est ! Le rapport Leveson a enfin été rendu public jeudi 29 novembre 2012. Un rapport de 2000 pages, fruit de 16 mois d’enquête sur « la culture, les pratiques et la déontologie de la presse », en particulier de la presse tabloïd. La commission Leveson a été mise en place en juillet 2011, suite à l’électrochoc provoqué par le scandale du journal News of the World, un tabloïd aujourd’hui disparu qui avait mis sur écoutes des centaines de personnalités dans le but d’obtenir des scoops.

Ver­dict du juge Leve­son et de sa com­mis­sion : le principe de l’autorégulation de la presse ayant mon­tré ses lim­ites, il faut des change­ments. À la place de la Press Com­plaints Com­mis­sion (PCC, Com­mis­sion des plaintes en matière de presse), où siè­gent des jour­nal­istes, Lord Leve­son pré­conise un organ­isme beau­coup plus indépen­dant de l’industrie médi­a­tique, et crée par la loi. Si le Pre­mier min­istre, David Cameron, s’est égale­ment déclaré en faveur d’un nou­v­el organ­isme de régu­la­tion, il est en revanche défa­vor­able à l’intervention du lég­is­la­teur.

David Cameron s’est donc décidé pour une voie inter­mé­di­aire par rap­port aux deux options qui étaient sur la table : main­tenir le sys­tème en l’état (ce que souhaitaient les médias) ou encadr­er plus stricte­ment les pra­tiques des jour­nal­istes par une nou­velle loi.

Le sujet divise la classe poli­tique. 80 hommes poli­tiques de tout bord ont adressé une let­tre au Pre­mier min­istre pour lui deman­der de ne pas s’engager dans la voie de l’encadrement, en réponse à la quar­an­taine de députés qui s’étaient, au con­traire, déclarés favor­ables à de nou­velles règles du jeu beau­coup plus strictes…

Le com­pro­mis choisi par David Cameron ne plaît évidem­ment pas à tout le monde. Il est cri­tiqué par les tra­vail­listes, ce qui est logique, mais aus­si par les Libéraux-Démoc­rates, pour­tant mem­bres de la coali­tion au pou­voir… Jeu­di, au Par­lement, le Pre­mier min­istre con­ser­va­teur et son vice Pre­mier min­istre Lib-Dem, Nick Clegg, ont don­né cha­cun une réponse dif­férente aux recom­man­da­tions du rap­port… Un désac­cord pub­lic qui est une pre­mière depuis le début de la coali­tion gou­verne­men­tale, en mai 2010. La presse en Grande-Bre­tagne est aujourd’hui un sujet explosif…

Mort d’Erik Izraelewicz : quand Télérama s’autocensure

Mardi soir, Télérama, qui appartient au groupe Le Monde, publiait un article sur la disparition d’Erik Izraelewicz, directeur du célèbre journal du soir, décédé le matin même suite à un malaise cardiaque.

L’article n’hésitait pas à porter un regard cri­tique sur le bilan du jour­nal­iste, mort subite­ment à l’âge de 58 ans. Des cri­tiques qui n’auront pas fait long feu. En effet, dès le lende­main matin, un cer­tain nom­bre de pas­sages avaient dis­parus. Ayant fait une copie du papi­er orig­i­nal, Rue89 a pub­lié les extraits en ques­tion :

« Effacé, Erik Izraelewicz a cepen­dant eu du mal, pen­dant ces presque deux ans, à s’imposer face à une rédac­tion qui lui recon­nais­sait ses qual­ités de jour­nal­iste, mais lui reprochait son manque d’autorité. Récem­ment encore, les prob­lèmes de man­age­ment avait été l’objet d’un com­mu­niqué interne. »

« Elle laisse aus­si une place vacante, qui ne pour­ra le rester longtemps. Une place aus­si con­voitée que com­plexe, à l’heure où la presse quo­ti­di­enne tra­verse une crise grave. »

Les affinités strauss-kah­ni­ennes d’Izraelewicz, dont la pre­mière ver­sion de l’article fai­sait état, ont égale­ment dis­paru suite à cette dis­crète mise à jour noc­turne. Inter­pel­lée, la rédac­tion de Téléra­ma a fourni l’explication suiv­ante : « La direc­tion de Téléra­ma a en effet décidé de couper une par­tie de l’article, con­sid­érant qu’il n’était pas oppor­tun d’établir ain­si à chaud un bilan de la direc­tion édi­to­ri­ale d’Erik Izraelewicz ».

Libération joue son avenir sur le numérique

Comme chacun sait, la presse papier est en crise. Devant la montée d’internet et son torrent d’informations gratuites, les grands quotidiens et magazines cherchent à se recycler.

C’est dans cet optique que Nico­las Demor­and, directeur de Libéra­tion, a présen­té en interne les grandes lignes de l’avenir du jour­nal. Car les ventes au numéro sont en chute libre. Ain­si, l’an­i­ma­teur d’Europe 1 a étalé ses objec­tifs : inciter les lecteurs réguliers qui achè­tent au numéro à s’abon­ner, puis les diriger pro­gres­sive­ment vers le dig­i­tal. La presse écrite n’a plus le choix : migr­er vers le numérique, ou se regarder som­br­er.

Crédit pho­to : Matthieu Riegler via Flickr (cc)

Trois licenciements suspects à « Enjeux-Les Échos »

Suite à une Assemblée Générale tenue ce mardi à la rédaction des Échos, la réunion d’un comité d’entreprise exceptionnel (CEE) a été programmée pour le 3 décembre.

En cause, trois annonces de licen­ciement envoyées à un maque­t­tiste, un icono­graphe et un rédac­teur, sans motif par­ti­c­uli­er. Si la direc­tion affirme que « rien n’est décidé », elle évoque tout de même « des motifs réels et sérieux ». De leur côté, les syn­di­cats s’étonnent : « Ce sont des per­son­nes qui sont là depuis longtemps et n’ont jamais posé de prob­lème ».

Une déci­sion d’autant plus sur­prenante que les raisons ne sem­blent pas économiques – l’entreprise ayant récem­ment lancé un plan de départs volon­taires – et que les trois salariés en ques­tion par­tic­i­paient à la con­cep­tion de la nou­velle for­mule de Enjeux-Les Échos, un mag­a­zine papi­er dis­tribué gra­tu­ite­ment chaque semaine avec le jour­nal du ven­dre­di.

Crédit pho­to : Enjeux-Les Échos

Tweets antisémites : l’UEJF assigne Twitter en référé

Après avoir obtenu le retrait des tweets précédés du hashtag #UnBonJuif sur Twitter, l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) vient d’assigner le réseau social en référé.

Le but : obtenir rapi­de­ment le nom des util­isa­teurs ayant posté des mes­sages jugés anti­sémites, en par­ti­c­uli­er celui de l’auteur de « #UnBon­Juif est un juif mort ». De son côté, le par­quet de Paris a ouvert une enquête prélim­i­naire suite à une plainte du Bureau nation­al de vig­i­lance con­tre l’an­tisémitisme (BNVCA) pour « provo­ca­tion publique à la dis­crim­i­na­tion, à la haine ou la vio­lence à l’é­gard d’une per­son­ne ou d’un groupe en rai­son de son orig­ine ou son appar­te­nance à une eth­nie, une nation, une race ou une reli­gion ».

Crédit pho­to : Scott Beale via Flickr (cc)

Slate.fr rentable : Slate Afrique en profite !

Alors qu’une étude récente du Reuters insti­tute for the study of jour­nal­ism de l’Université d’Oxford sig­nalait l’ab­sence de « mod­èle économique con­va­in­cant » pour les pures play­ers d’in­for­ma­tion français, Slate.fr, fondé par Jacques Attali, Jean-Marie Colom­bani, Johan Huf­nagel, Éric Le Bouch­er et Éric Leser, annonce, pour la pre­mière fois de son exis­tence, un compte de résul­tat à l’équili­bre pour l’an­née 2012.

Selon La Let­tre A, « la rentabil­ité du titre servi­ra d’abord à ren­forcer la fil­iale Slate Afrique, lancée en févri­er 2011 », notam­ment par l’embauche de nou­veaux jour­nal­istes, l’ou­ver­ture de bureaux et la pré­pa­ra­tion d’une ver­sion anglaise prévue pour 2014.

Source : La Let­tre A

Der Spiegel annonce une cure d’austérité

Le paysage médiatique allemand est en crise. Après le dépôt de bilan du quotidien Frankfurter Rundschau, de l’agence de presse dapd, et la mort annoncée du Financial Times Deutschland, c’est au tour de Der Spiegel de faire part de ses difficultés.

Dans un entre­tien accordé au Süd­deutsche Zeitung ce jeu­di, le directeur exé­cu­tif du plus grand heb­do­madaire alle­mand, Ove Saffe, a déclaré que son « chiffre d’af­faires glob­al va baiss­er cette année de 6%, à 307 mil­lions d’eu­ros, son niveau de 2003 ». Aus­si, « Der Spiegel a per­du env­i­ron 10% de recettes pub­lic­i­taires, et même les recettes de dis­tri­b­u­tion pour­raient être en baisse pour la pre­mière fois depuis de nom­breuses années ». « Nous devons économiser et adapter notre struc­ture de coûts » a‑t-il annon­cé, affir­mant que cela ne se ferait pas au détri­ment de la qual­ité du titre.

Ove Saffe a aus­si voulu insis­ter sur la supéri­or­ité de son quo­ti­di­en sur la con­cur­rence, pour ne rien perde de son pres­tige : « Les salariés du groupe Spiegel béné­fi­cient de con­di­tions de tra­vail par­ti­c­ulière­ment bonnes, avec des ser­vices, des presta­tions sociales élevées et un salaire supérieur à la moyenne. C’est jus­ti­fié puisque ce que nous pro­duisons est aus­si supérieur à la moyenne. Pour autant, des économies sont pos­si­bles dans tous les secteurs. » Si le numérique se porte bien, cela « ne com­pensera pas les pertes dans notre cœur de méti­er à moyen-terme », a‑t-il regret­té. Ain­si, des sup­pres­sions de postes n’ont-elles pas été écartées par le directeur de l’hebdomadaire.

Crédit pho­to : Wolf­gang Mein­hart via Wiki­me­dia (cc)

Anne-Sophie Lapix reçoit le prix Caloni

La présentatrice de Dimanche, Anne-Sophie Lapix, a reçu le prix Caloni 2012, succédant à Frédéric Taddeï (2007), Emmanuel Laurentin (2008), Nicolas Demorand (2009), Jean-Jaques Bourdin (2010) et Jean-Michel Aphatie (2011).

Anne-Sophie Lapix a été récom­pen­sé pour sa pugnac­ité « dans la con­duite de l’en­tre­tien avec son invité(e), sans pour autant se dépar­tir de son calme cour­tois », selon Jean-Noël Jeanneney, prési­dent du jury, cité par Le Point.

Depuis 2007, ce prix, du nom du jour­nal­iste Philippe Caloni, décédé en 2003, récom­pense « un jour­nal­iste ayant fait preuve de tal­ent et d’éclectisme, en par­ti­c­uli­er dans l’exercice de l’interview ou de l’entretien ». Ce prix est soutenu par la SCAM, société civile des auteurs mul­ti­me­dia.

Source : Le Point

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Qui a dit…

« Aujour­d’hui, un cer­tain jour­nal­isme se fonde sur la vio­la­tion de la loi. Toutes les grandes affaires que vous évo­quez sont basées sur la vio­la­tion du secret de l’in­struc­tion. Le jour­nal­iste dit ‘d’in­ves­ti­ga­tion’ a des pou­voirs et des moyens exor­bi­tants du droit com­mun. »

Pour le découvrir, cliquez ici