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Presse écrite, après L’Équipe, Le Parisien en crise

19 juin 2020

Temps de lecture : 2 minutes
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Presse écrite, après L’Équipe, Le Parisien en crise

Temps de lecture : 2 minutes

Les temps sont rudes pour les quotidiens nationaux, entre l’agonie de leur distributeur Presstalis, les grèves, les fermetures de points de ventes pendant le Covid ; par voie de conséquence, les mesures d’économies se multiplient .

L’Équipe au régime sec

Nous avons déjà par­lé du « Plus 10/Moins 10 » du quo­ti­di­en sportif et de ses pub­li­ca­tions adja­centes : plus 10% de jours tra­vail­lés, moins 10% de salaires, au moins tem­po­raire­ment. Sans sur­prise, les salariés se sont indignés de ces mesures. Curieuse­ment au même moment et de façon dis­tincte les pro­prié­taires du groupe, la famille Amau­ry, annonçait les nom­i­na­tions d’Aurore Amau­ry et de Jean-Éti­enne Amau­ry à la direc­tion générale. Marie-Odile Amau­ry assur­era tou­jours la prési­dence du groupe.

Le Parisien aussi

Le quo­ti­di­en à la fois local (Le Parisien et ses édi­tions départe­men­tales et locales) et nation­al (Aujourd’hui en France) appar­tient depuis 2015 à LVMH le groupe de Bernard Arnault. Ce dernier y a investi mas­sive­ment tout en étant aidé très large­ment par les biais des aides à la presse qui prof­i­tent aux groupes les plus rich­es. Mais le jour­nal, très dif­fusé sous forme papi­er est très en retard sur le dig­i­tal avec env­i­ron 35.000 abon­nés, chiffre qu’il veut porter à 200.000 en cinq ans.

Pour cela il faut faire des économies, on par­le d’une dizaine de mil­lions d’euros par an et de trente départs non con­traints de jour­nal­istes sur 435. Le PDG du groupe Les Échos Le Parisien (voir notre info­gra­phie sur Les Échos) Pierre Lou­ette par­le suave­ment de « mobil­ité » des jour­nal­istes. Ce sont les jour­nal­istes des rédac­tions départe­men­tales qui paieront les pots cassés, les-dites édi­tions locales seront réduites de 9 à 4 ou 5. Le prix de l’abonnement men­su­el dig­i­tal passerait de 8 à 10€. Une AG des salariés réu­nie le 17 juin « refuse toute sup­pres­sion de poste, pigistes y compris ».