Accueil | Portraits | Charline Vanhoenacker

Charline Vanhoenacker

Fer de lance de l’humour autorisé

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 07/06/2018

Née le 31 décembre 1977 à la Louvière (Hainaut, Belgique), de parents enseignants – le père était professeur de morale laïque et a tenu à lui donner un « baptême séculier » quand elle était enfant, pour marquer son athéisme militant, cette journaliste belge, également animatrice et productrice est devenue le fer de lance de l’humour autorisé sur France Inter, un humour hard discount, avec force gags facile contre les concurrents des chaînes privées et les opposants désignés par la bien-pensance.

Sacrée « femme la plus drôle de France » par France Inter – elle est surtout une mas­cotte assumée de la direc­tion qui manie l’humour au ser­vice de la pro­pa­gande du sys­tème. Il est loin le temps où cette cor­re­spon­dante per­ma­nente de la RTBF en France allumait crû­ment et avec brio les jour­nal­istes français qui par­tic­i­paient au Hol­lande Tour en 2012 et se voy­aient déjà à l’Élysée !

Elle fait par­tie du « batail­lon de Belges » qui a pris ses quartiers chez France Inter, le moule français du poli­tique­ment cor­rect ne réus­sis­sant vis­i­ble­ment plus à faire face au mécon­tente­ment général. Out­re Char­line, la Libre Bel­gique comp­tait, en 2013, Alex Vizorek, Car­o­line Gillet ou encore Stéphane de Groodt.

Formation

Un voy­age, à l’âge de 14 ans, sur un voili­er de la fon­da­tion de Nico­las Hulot est à l’origine de sa voca­tion jour­nal­is­tique.

Elle fait ses études à l’Université libre de Brux­elles puis à l’École supérieure de jour­nal­isme de Paris (ESJ), « non recon­nue par la pro­fes­sion, mais on s’en fout, comme ça, je ne suis pas for­matée comme les autres ! », affir­mait-t-elle au Monde (20/1/2015).

Parcours professionnel

  • Elle tra­vaille pour le jour­nal belge Le soir à par­tir de 2002
  • Elle entre à la RTBF en 2002 (Radio télévi­sion belge de la com­mu­nauté française), équiv­a­lent de France Télévi­sions en Wal­lonie, et devient cor­re­spon­dante per­ma­nente à Paris à par­tir de 2010
  • Elle suit pour la RTBF la cam­pagne de François Hol­lande en 2012
  • son blog @ Pèèèris est repéré par Daniel Schnei­der­mann qui l’invite durant la cam­pagne prési­den­tielle à chroni­quer dans son émis­sion Arrêt sur images
  • Elle arrive en sep­tem­bre 2012 sur France Inter où elle livre une chronique heb­do­madaire, « Char­line vous regarde », dans l’émission « Comme on nous par­le » de Pas­cale Clark
  • À l’été 2013, elle ani­me quo­ti­di­en­nement, avec son col­lègue belge l’humoriste Alex Vizorek, l’émission le « Sep­tante-cinq min­utes », émis­sion qui sera recon­duite l’été suiv­ant
  • Pen­dant la sai­son 2013–2014, elle ani­me quo­ti­di­en­nement le « 5/7 » avec Éric Del­vaux en ter­mi­nant par un bil­let d’humour à 6 h 55.
  • À par­tir de sep­tem­bre 2014 elle assure une chronique mati­nale humoris­tique, à 7 h 57 dans le « 7/9 » de Patrick Cohen
  • À la ren­trée 2015 elle devait présen­ter une émis­sion sur Canal + avec Antoine de Caunes, mais après une chronique cor­ro­sive sur Bol­loré le 8/9/2015, et un clash avec Maïte­na Biraben au sujet de la politesse avec les poli­tiques, la col­lab­o­ra­tion avec la chaîne cryp­tée a tourné court.
  • Elle pro­duit et ani­me « Si tu écoutes, j’annule tout » entre 17 h et 18 h, en com­pag­nie d’Alex Vizorek7 mais aus­si des chroniqueurs André Manoukian, Clara Dupont-Mon­od, Guil­laume Meurice, Samir Boua­di, Thomas VDB, Nicole Fer­roni, Mar­ius Coluc­ci ou Frédéric Fromet.
  • Elle fait par­tie depuis la ren­trée 2016 jusqu’à juin 2017 de « l’Émission poli­tique de France 2 », présen­tée par Léa Salamé et David Pujadas.
  • Avec Alex Vizorek et Guil­laume Meurice, elle se présente le 1er mars 2018 à la prési­dence de France Télévi­sions. Leur can­di­da­ture n’est pas retenue le 21 mars 2018 par le CSA, au con­traire de six autres can­di­dats. C’est finale­ment Sibyle Veil, (très) proche de Macron, qui est nom­mée.

Parcours militant

Elle n’est pas encar­tée, mais s’affirme à gauche. Elle vote en Bel­gique, pour les « antiréacs, aux pro­gres­sistes. Mon curseur est large à gauche. Je pour­rais vot­er pour un équiv­a­lent de Podemos, un social­iste pas trop cor­rompu, ou un vert prag­ma­tique. En France, même un Bor­loo m’intéresse » (Libéra­tion, 8/3/2016) Pour l’Obs en sep­tem­bre 2016 elle affirme « je me sens plus proche de la gauche alter­na­tive. Je suis en train de vir­er anar­chiste ». Tout aus­si logique­ment, elle s’affirme athée et « bouf­feuse de curés, imams et rab­bins » (ibid.).

Collaborations

  • Char­line Van­hoe­nack­er ani­me égale­ment en duo avec Alex Vizorek l’émission de télévi­sion « Revu et cor­rigé » chaque dimanche à 11 h 25 sur La Une de la RTBF jusqu’en décem­bre 2014 ;
  • En 2015, elle a présente deux émis­sions inti­t­ulées « Je vous demande de vous arrêter » sur France 4 ;
  • Elle a joué le per­son­nage de l’ex-belle sœur dans le film Solange et les vivants, sor­ti en 2016 ; en 2018 dans le film Ni juge ni soumise, elle donne sa voix à la con­clu­sion du film ;
  • Volon­taire d’une ONG, Avi­a­tion Sans fron­tières, elle se rend chaque année au Burk­i­na Faso ; elle y a dirigé pen­dant sept à huit ans un pro­jet de coopéra­tion, et tra­vail­lait par petites péri­odes pour l’association à l’époque où elle était pigiste (Le Monde, 20/12/2015) ;

Publications

  • Bon­jour la France, Paris, Robert Laf­font, 2015, 252 p.

Ce qu’elle gagne

Elle refuse de don­ner son salaire, mais affirme qu’elle gag­n­erait trois fois plus sur Europe 1 (Libéra­tion, 08/03/2016).

Sa nébuleuse

Pas­cale Clark, qui l’a lancée ; Patrick Cohen ; Lau­rence Bloch.

Les autres « humoristes » ou chroniqueurs de France Inter, dont André Manoukian, Clara Dupont-Mon­od, Guil­laume Meurice, Samir Boua­di, Thomas VDB, Nicole Fer­roni, Mar­ius Coluc­ci ou Frédéric Fromet.

Elle l’a dit

« La dis­pari­tion des longues ondes rend la “France Inter aux Français”, comme l’a titré récem­ment une feuille de chou d’ultra-droite. Sans les longues ondes, notre parole est stop­pée à la fron­tière. Après tout, ce sont les Français qui payent la rede­vance ! Mais à l’intérieur du pays, nos émis­sions ne parvien­dront plus dans les cam­pagnes où la FM est capricieuse. Certes, France Inter reste acces­si­ble au monde entier par inter­net, pour ceux qui se baladeraient avec leur ordi­na­teur depuis le fond de leur jardin jusque dans la salle de bains. Pour les autres, vous pour­rez tou­jours faire la vais­selle avec RTL et couper les sap­ins en écoutant Europe 1 », au sujet de l’arrêt de l’émission de France Inter en longues ondes, let­tre ouverte, 19/12/2016.

« Le ser­vice pub­lic con­tin­ue sa mis­sion d’utilité sociale, mais unique­ment pour la société con­nec­tée », ibid.

Le 22 novem­bre, elle se paie François Fil­lon sur France Inter, en racon­tant sa journée au lende­main du 1er tour des pri­maires. Extrait choisi : « Nou­veau SMS, cette fois c’est Vladimir Pou­tine. Toi gag­n­er. Moi savoir car toi avoir les mêmes sour­cils que Bre­jnev. 13 heures, autour d’un sand­wich ril­lettes-cor­ni­chons, son pre­mier cer­cle le rejoint pour une réu­nion de tra­vail sur le thème ”après avoir dégom­mé le nain, com­ment fumer le vieux ?” »

« Vous prônez une poli­tique tatchéri­enne, mais vous dites aus­si j’ai le bon sens d’un paysan sarthois. François Fil­lon, c’est une main de fer dans le pot de ril­lettes […] Vous avez été pre­mier min­istre de Nico­las Sarkozy, ça doit vous faire un tel paquet de points péni­bil­ité que vous devriez déjà être à la retraite […] Votre con­stat de la France qu’est-ce que c’est dép­ri­mant, on va à votre meet­ing, on cul­pa­bilise et on se rap­pelle que vous avez été cinq ans pre­mier min­istre, donc c’est un peu de votre faute », dans l’Émission poli­tique de France 2, 27/10/2016.

« Si je ne suis pas libre, je par­ti­rai. Ma con­di­tion sine qua non, c’est ma lib­erté de ton », TV Mag, 15/9/2016

« Il peut y avoir une notion de gra­tu­ité dans l’insolence: ça ne sert à rien. J’aime mieux l’irrévérence, car il y a la notion de ne pas faire de révérence. Mais je préfère le mot imper­ti­nence, parce que ça oblige d’abord à être per­ti­nent. J’aime que les choses soient un min­i­mum argu­men­tées », ibid.

« Je ne tiens pas à les crois­er, à leur par­ler, je refuse toute con­nivence [avec les poli­tiques]. Je n’ai pas besoin de tomber dans ce jeu de dupes qui existe dans les couloirs des médias. Les poli­tiques essayent de vous emballer, surtout les humoristes, les jour­nal­istes. Ces gens sont dans un rap­port de séduc­tion per­ma­nent et je n’ai pas envie d’y par­ticiper. Je m’empare de leur image médi­a­tique, et pour ce qui de leur propo­si­tions et déc­la­ra­tions je me base sur les arti­cles de jour­naux. Je m’arrange pour ne jamais les crois­er et je m’en porte très bien ! », ibid.

« Pen­dant dix ans, j’ai été con­sid­érée comme une jour­nal­iste de sec­onde zone, par­quée comme toute la presse étrangère loin du petit bus VIP qui accueil­lait les jour­nal­istes du “Monde” ou de France 2. Je sup­pli­ais en vain les ser­vices de com pour avoir deux min­utes avec les can­di­dats à la prési­den­tielle en 2012. Main­tenant, je suis à l’avant du petit bus. Ça va dépot­er ! », TéléObs, 11/9/2016

« Cela m’amusait de voir quel degré de lib­erté d’expression Vin­cent Bol­loré serait capa­ble d’accepter. Quand il a “zigouil­lé” Les Guig­nols en les pas­sant en cryp­té, moi qui déteste les reli­gions, j’ai réa­gi comme une croy­ante pra­ti­quante. Je suis venue en France, il y a quinze ans, pour la lib­erté de ton qui y rég­nait. On y por­tait atteinte et Maïte­na Biraben accep­tait de présen­ter “le Grand Jour­nal” sans Les Guig­nols. Que le Pre­mier min­istre, Manuel Valls, fasse la pre­mière émis­sion d’un pro­gramme qui entéri­nait la mort de la satire et la cen­sure, cela m’a mise hors de moi », ibid.

« Le courage est une ver­tu car­di­nale, que je recherche chez les autres. Mais je ne sais pas si j’en ai. Même si je pense n’avoir jamais reculé. Après l’attentat de “Char­lie”, j’ai fait à l’antenne une inter­view de Mahomet pour mon­tr­er qu’il faut con­tin­uer de blas­phémer. Mais je suis dans un stu­dio de radio, à l’abri… », ibid.

« Cher Jean-Luc Mélen­chon, mon méluche. Je prends mon plus beau micro pour te dire ceci : je ne sais pas si France Inter te manque, mais toi tu nous man­ques folle­ment, douloureuse­ment. Avec ton côté san­guin tu nous en veux de vouloir te tit­iller. Je te vois encore, tes petits poings fer­més, faire des moulinets avec tes bras, quand tu t’énerves comme ça tu as la déter­mi­na­tion d’un Rocky Bal­boa, tu es un petit peu notre Sylvester Staline. Jean-Luc, tu dis, tu dis que tu vis mal les ques­tions de Patrick, mais moi je sais pourquoi, je sais qu’elles te ren­voient aux brimades de Madame Carpa­chou, ta maîtresse du CM2 », France Inter, 11/3/2016, cité par Acrimed.

« En Afrique, j’avais l’impression de revenir dans le ven­tre de ma mère, c’est le berceau de l’humanité », Libéra­tion, 08/03/2016.

« C’est un véri­table saltim­banque comme on n’en fait plus : il faut être un sacré contor­sion­niste pour arri­ver à met­tre des nouilles dans le slip de ses chro­niqueurs tout en cirant les pom­pes de son patron », au sujet de Cyril Hanouna, France Inter, 01/07/2016.

« Je n’ai rien con­tre Maïte­na Biraben per­son­nelle­ment. Je m’en suis prise à son image médi­a­tique. Elle est le porte-dra­peau de l’ère Bol­loré à Canal avec tout ce qu’on con­naît, c’est-à-dire la main mise, une forme d’Anschluss sur Canal. Elle a accep­té de l’endosser et de repren­dre “Le Grand Jour­nal” sans “Les Guig­nols” », au sujet de Maïte­na Biraben, jan­vi­er 2016.

« Je ne veux pas céder un mil­limètre car­ré de lib­erté dans tout ce que je fais. Je ne serais pas arrivée là si je ne m’étais pas nour­rie, depuis que je suis gamine, de la satire poli­tique française. Je m’y suis intéressée avec les “Guig­nols de l’info” et en achetant, de temps en temps, Char­lie Heb­do et Le Canard enchaîné. Tout cela m’a beau­coup façon­née et fait qu’aujourd’hui, j’ai un regard un peu ancré dans la lutte des class­es. C’est indécrot­table chez moi. Mon tro­pisme c’est : con­tre les patrons, la finance, la poli­tique-spec­ta­cle et pour la lib­erté d’expression », Le Monde, 20/12/2015.

« J’ai mis deux à trois ans à me ren­dre compte à quel point ce pays que je voy­ais comme pays des Lumières, avec beau­coup d’esprit et de fan­taisie, était en fait dans le for­mol. Avant, les Français pre­naient les Belges pour des cons, main­tenant c’est le con­traire ! Quand je suis arrivée, en 2002, Le Pen venait d’accéder au sec­ond tour de la prési­den­tielle. Cela a été mon pre­mier choc. Je me demandais où j’avais mis les pieds. J’ai trou­vé la France con­ser­va­trice, et c’est de pire en pire. “La Manif pour tous” en est le stade ultime », ibid.

« Il y a beau­coup de non-dits parce que tout le monde se con­naît. Je pense que cela pose des soucis et par­ticipe aus­si à la révérence vis-à-vis du pou­voir. Aujourd’hui, Il y a un fos­sé entre les jour­nal­istes parisiens et le pub­lic qui les lit ou qui les écoute. Il y a une défi­ance envers le jour­nal­iste qui n’est pas éton­nante. Quand j’ai suivi Hol­lande pen­dant sa cam­pagne, des choses m’avaient frap­pée. Par exem­ple, lorsqu’il venait d’être élu, il a reçu dans son QG de cam­pagne les jour­nal­istes qui l’avaient suivi pour leur offrir le cham­pagne et fêter sa vic­toire : je suis désolée, cela ne se fait pas. Et quand on voit que Sci­ences Po Paris a eu l’idée d’ouvrir une école de jour­nal­isme… Si ça, ce n’est pas la meilleure idée du monde pour qu’ils se maque­nt ensem­ble, et que tout fonc­tionne en cer­cle fer­mé, c’est fab­uleux ! », ibid.

« Maïte­na Biraben a déclaré qu’elle voulait faire “une émis­sion polie”. Et avec le sourire. C’est par­fait. Après tout, on ne demande rien de plus aux domes­tiques », au sujet de Maïte­na Biraben le 8/9/2015 après qu’elle ait annon­cé vouloir faire des inter­views poli­tiques « polie avec le sourire ».

« J’ai retrou­vé l’esprit Canal : il est entré à la Bourse de Paris […] En deux mois, Vin­cent Bol­loré a décapité plus de monde que Daech », France Inter, 08/09/2015.

« Vous suiv­ez un can­di­dat 16 heures sur 24 pen­dant qua­tre mois. Ca crée des liens : il con­naît votre prénom, son entourage vous a à la bonne et votre rond de servi­ette est réservé en cas de vic­toire […] Dès lors, com­ment ne pas ten­ter de le ven­dre dans vos arti­cles et vos reportages ? (…) Bref, l’ivresse du pou­voir a déjà envahi une frange de mes con­frères », sur son blog @Pèèèris le 9/3/2012, Ces jour­nal­istes qui se voient déjà à l’Elysée, au sujet de l’esprit très favor­able à Hol­lande des jour­nal­istes qui cou­vrent sa cam­pagne. Ce post, cité par Arrêts sur Images, n’est plus disponible depuis.

« Ce sont tou­jours les mêmes qui sont VIP, TF1, France 2, Radio France, i>Télé, BFM et Le Monde. Et cela coupe donc tou­jours les mêmes de cer­taines infor­ma­tions. J’ai vite com­pris que pour tir­er quelque chose d’un suivi de can­di­dat, il faut désobéir aux con­signes du ser­vice de presse. Je passe la porte, le type de la sécu­rité est dis­trait, et je me retrou­ve nez-à-nez avec François Hol­lande », ibid.

« La lib­erté de la radio est sans égale », Téléra­ma, 02/01/2018

« Ce que je pense de Macron, an 1 ? C’est sim­ple : je n’aime pas l’autorité. Or je crains qu’il attise les colères. Il est le prési­dent des pre­miers de la classe », Le Temps (CH), 23/04/2018, op. cit.

« Surtout parce que les CRS sont à bout, ils sor­tent de trois semaines à mater les étu­di­ants de Nan­terre et Tol­bi­ac et à déter­rer les plants de carotte de la Zad à coups de matraque… alors imag­inez s’ils devaient avoir à faire à une bande d’encagoulés… là ce serait une autre paire de manch­es ! », France Inter, 02/05/2018.

« Il envis­age tout à tra­vers les prismes de l’économie et de la réus­site indi­vidu­elle. On peut fil­er la métaphore de l’entreprise à l’infini », au sujet de Macron, L’Express, 27/05/2018.

« Je n’ai jamais douté du poten­tiel comique d’Emmanuel Macron. En revanche, sa novlangue nous impose de pass­er plus de temps à expli­quer le fond de sa poli­tique libérale. Par exem­ple, il faut d’abord ren­dre compte de l’inanité des for­mules, comme son posi­tion­nement ‘ni de droite ni de gauche’ ou son atti­tude ‘à la fois ferme et flex­i­ble’, avant de pou­voir en rire. La langue de bois a fait place à la tech­nique de l’enfumage », ibid.

« Depuis que l’autre asperge du Puy-en-Velay m’a déposée au net­toy­age, j’en suis enfin débar­rassée pour six mois… Et j’espère secrète­ment qu’il va oubli­er de venir me chercher… Je rêve qu’il perde le tick­et et que la gérante du press­ing soit de gauche ! « Non mon­sieur, pas de tick­et, pas de par­ka » ! Je serais remisée aux vête­ments non réclamés, et avec un peu de chance à l’automne prochain, je me retrou­ve sur les épaules d’un migrant ! », Char­line Van­hoe­nack­er fait par­ler la par­ka de M. Wauquiez, France Inter, 27/05/2018.

« Avec Wauquiez, même quand je sors du press­ing, je me sens sale… Par­fois j’ai envie qu’il se coince une couille dans ma fer­me­ture éclair ! […] ça pour­rait être pire, j’aurais pu être une doudoune bleue, de celles qui réchauf­fent les mich­es des iden­ti­taires », ibid.

On l’a dit à son sujet

« Son nom, si belge, est, à lui seul, un casse-tête pour l’auditeur lamb­da de France Inter. Mais que dire de son style, savant mélange d’info et de déri­sion ? Bien que ceux qui la croisent n’ont jamais ignoré son poten­tiel comique, sa véri­ta­ble mon­tée en puis­sance caus­tique remonte à la dernière cam­pagne prési­den­tielle française. Un marathon durant lequel la pétil­lante trente­naire ne se gêna guère pour point­er du micro, ou du bout de son blog, les tra­vers de ses con­frères jour­nal­istes français lancés en pleine iden­ti­fi­ca­tion pro-Hol­lande », La Libre Bel­gique, 24/08/2013.

« J’ai gran­di face au mépris et aux don­neurs de leçons. Je voulais venir ici, avec vous, à France Inter, parce que vous bossez bien mais aus­si parce que c’est ici qu’il y a eu la plus grande expres­sion du mépris. Quand Char­line Van­hoe­nack­er a par­lé de ‘domes­tique’, c’est la plus grande expres­sion de mépris. Je par­le pour tous les salariés de Canal et de iTELE : que faut-il faire pour ne pas essuy­er votre mépris ? Il faut démis­sion­ner ? Nous ne le fer­ons pas ! », Maïte­na Biraben répond à Char­line Van­hoe­nack­er sur les ondes de France Inter, 01/10/2015

« Obser­va­trice pointue et enjouée, c’est sans doute au Burk­i­na Faso, sa deux­ième terre d’exploration favorite, qu’elle a soigné son sens de la réplique qui claque et de la descrip­tion haute en couleur », Libéra­tion, 08/03/2016.

« L’ex-pigiste débrouil­larde est dev­enue l’une des têtes de gon­do­le de la radio publique : soit un vis­age féminin”, incar­nant une généra­tion nou­velle”. C’était un pari, et Char­line Van­hoe­nack­er n’a pas déçu. En deux ans, elle a ressus­cité le bil­let d’humeur de 7 h 57, créneau le plus exposé de la Mati­nale, et a hissé son émis­sion de l’après-midi, Si tu écoutes, j’annule tout, au-dessus du mil­lion d’auditeurs, tout en raje­u­nis­sant sa cible », Libéra­tion, 08/03/2016.

« Un côté “mas­cotte de la direc­tion”, oui et alors ? Pour une fois qu’on a une mas­cotte qui ne nous fout pas la honte ! », Vanes­sa Descour­aux à son sujet, ibid.

« Je lui reprocherais peut-être ce côté mutin un peu mono­lithique. La légèreté, ça dédrama­tise tout, et on aimerait bien qu’elle aille dans la pure méchanceté, la dénon­ci­a­tion agres­sive », Didi­er Porte à son sujet, ibid.

« Son but n’est pas d’être imper­ti­nente, mais per­ti­nente. Ce n’est pas un sniper. Pas un Bisounours non plus. Elle égratigne du monde », Lau­rence Bloch à son sujet, ibid.

« Char­line n’a pas de réseau, juste sa bande à Inter. Elle n’a aucun sens de la stratégie. C’en est presque alar­mant, mais du coup, elle est 100 % bio », Daph­né Rouli­er à son sujet, ibid.

«Sous pré­texte d’audaces trans­gres­sives, on s’aligne en réal­ité sur ce pop­ulisme sym­pa qui donne le ton un peu partout dans l’audiovisuel », Jean-Claude Guille­baud, essay­iste, à son sujet.

« Athée revendiquée, elle n’en plaide pas moins pour une laïc­ité accom­modante, notam­ment sur le voile. Son père, prof de morale laïque, a tenu à lui don­ner un par­rainage séculi­er enfant. Une forme de bap­tême anti­catho. Ça plairait peut-être à Car­o­line Fourest mais j’ai trou­vé ça totale­ment con », Libéra­tion, 08/03/2016.

« L’humour de Char­line Van­hoe­nack­er, jour­nal­iste, mais qui fait des blagues est suff­isam­ment con­sen­suel pour qu’elle ne con­naisse pas le sort de deux de ses prédécesseurs humoristes sur France Inter, Didi­er Porte et Stéphane Guil­lon. Aus­si cor­rosif soit-il, son humour n’est en effet pas du genre à met­tre en ques­tion les intérêts de la frac­tion du micro­cosme social auquel appar­tient la chef­ferie de France Inter, ce qui lui per­met de se voir décern­er des brevets de rebel­li­tude par ses pairs », Acrimed, 22/04/2016.

« Je refuse d’être dif­fusée dans l’émission de cette con­nasse, vous pou­vez lui dire. De cette CONNASSE ! », Élis­a­beth Lévy, patronne de Causeur, à Guil­laume Meurice qui s’est invité aux 50 ans de Valeurs Actuelles le 05/10/2016. Son mon­tage devait être dif­fusé dans l’émission où inter­vient Char­line Van­hoe­nack­er, grat­i­fiée ain­si d’un mot doux.

« J’ai beau­coup de respect pour Char­line, je la trou­ve très drôle. Je ne suis pas totale­ment con­va­in­cu que ce soit par­ti­c­ulière­ment appro­prié de con­clure une émis­sion poli­tique de cette manière », François Fil­lon lors de l’Émission poli­tique de France 2, 27/10/2016, au sujet du bil­let d’humour au vit­ri­ol de Char­line Van­hoe­nack­er.

« Je dis bra­vo à Fil­lon [qui a cri­tiqué le bil­let d’humour de Char­line Van­hoe­nack­er à son sujet le 27/10/16]. Lors d’une précé­dente émis­sion, j’avais vu Sarkozy face à Char­line Van­hoe­nack­er. Même s’il n’est pas de mon bord, et bien que je n’aie pas une grande sym­pa­thie pour lui, j’avais envie de lui souf­fler de répon­dre à Char­line d’aller amuser les goss­es. Cette fille n’est pas méchante, mais sim­ple­ment, poussée par des ani­ma­teurs télé en mal d’audience, elle se croit autorisée à don­ner des leçons de bonne con­duite à tout le monde. Même face à Philip­pot, ça m’énerverait ! Fil­lon a prob­a­ble­ment dit ce que le pub­lic pen­sait », François Rollin, Causeur, 24/11/2016.

« Vous n’avez pas le droit de dire ça! Char­line, vous n’avez pas le droit. Je paye des coti­sa­tions! C’est scan­daleux ce que vous venez de faire. Moi, j’ai payé l’URSSAF. Pourquoi vous ne faites pas le bil­let quand Ben­jamin Griveaux est là ? J’appelle ça du pou­jadisme! Tout ce que j’ai lu de dégueu­lasse ces derniers jours, vous l’avez mis dans votre papi­er », Alex­is Cor­bière à Char­line Van­hoe­nack­er qui l’épinglait pour la remu­néra­tion de ses pas­sages dans les médias pen­dant la prési­den­tielle, France Inter, 19/03/2018.

« La jour­nal­iste-humoriste belge est dev­enue incon­tourn­able dans le paysage audio­vi­suel français. Son émis­sion «Par Jupiter!», référence directe au locataire de l’Elysée, est l’un des miroirs dans lesquels se reflè­tent les frac­tures, les couliss­es et les non-dits de l’an 1 du quin­quen­nat Macron », Le Temps, 23/04/2018.

« À 41 ans, Char­line Van­hoe­nack­er est de ces (rares) vedettes des ondes hexag­o­nales à répon­dre avec cour­toisie à vos SMS, à tenir l’heure con­v­enue ensem­ble pour par­ler au télé­phone, et à avoir la mod­estie d’avouer « ne voir la France que du petit bout de la lorgnette de France Inter », ibid.

« Char­line est gen­ti­ment énervée par la France. Le « gen­ti­ment » veut dire : les Français ont la poli­tique et le pays qu’ils méri­tent. Elle est la piqûre de rap­pel », un présen­ta­teur de France Inter à son sujet, ibid.

« Char­line est insoumise par tem­péra­ment plus que dans les urnes. Elle s’énerve de voir «des CRS pénétr­er dans les amphis cinquante ans après Mai 68», alors que défi­lent en boucle les images des policiers en train d’évacuer l’Université Paris-Tol­bi­ac », ibid.

« Le jour­nal­isme, par déf­i­ni­tion, est une mis­sion soli­taire qui con­siste à buter sur les murs du pou­voir. L’humour, telle qu’elle le conçoit, est une équipée col­lec­tive qui con­siste à franchir ce mur en l’abaissant sans le détru­ire. Char­line par­le d’ailleurs de «satire» plus que d’humour », ibid.

« Elle a l’indignation belge : ferme, savoureuse, lucide. Elle rage de voir les migrants aban­don­nés, pris pour cible, manip­ulés », ibid.

« Char­line Van­hoe­nack­er et sa bande (Par Jupiter, France Inter) voient en lui le patron infan­tile d’une start-up », au sujet d’Emmanuel Macron, L’Express, op.cit.

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

Ce portrait a été financé par les donateurs de l'OJIM

Aider l’Observatoire du jour­nal­isme, c’est con­tribuer au développe­ment d’un out­il indépen­dant, libre­ment acces­si­ble à tous et à votre ser­vice.

Notre site est en effet entière­ment gra­tu­it, nous refu­sons toute pub­lic­ité et toute sub­ven­tion — ce sont les lecteurs/donateurs qui assurent notre indépen­dance. En don­nant 100 € vous financez un por­trait de jour­nal­iste et avec l’avan­tage fis­cal de 66% ceci ne vous coûte que 33 €. En don­nant 200 € vous financez un dossier. Vous pou­vez régler par CB, par Pay­Pal, par chèque ou par vire­ment. Rejoignez les dona­teurs de l’Ojim ! Nous n’avons pas d’autres sources de finance­ment que nos lecteurs, d’avance mer­ci pour votre sou­tien.

17% récolté
Nous avons récolté 347,00€ sur 2.000,00€. Vous appré­ciez notre tra­vail ? Rejoignez les dona­teurs de l’Ojim !

Suivez-nous sur les réseaux sociaux