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Maïtena Biraben

Journaliste polyvalente et icône féministe du PAF

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 14/05/2019

« Sur le plateau, c’est moi le patron »

Maïtena Biraben est une présentatrice et productrice de télévision franco-suisse née à Épinay-sur-Seine en 2 juillet 1967 d’un père photograveur d’origine basque et d’une mère au foyer. Elle a notamment été la présentatrice des « Maternelles » sur France 5 et anime actuellement « Le Supplément » sur Canal+. Issue d’une fratrie composée de quatre frères aînés, elle a été mariée trois fois (d’abord avec un suisse, puis un producteur de TV anglo-belge, puis avec Pascal Clément, qu’elle rencontre sur France 5 alors qu’elle animait les Maternelles et lui était rédacteur chef adjoint ; il est licencié suite à cette relation) et vit actuellement avec son conjoint et ses deux fils en région parisienne. Elle est connue dans le milieu de la télévision pour son ambition, son style et son audace, mais aussi pour ses positions féministes.

Formation

Après être passée par un pen­sion­nat de sœurs domini­caines dans les Lan­des où elle est restée jusqu’à ses 18 ans, et une fois son bac­calau­réat en poche, elle part à Paris pour suiv­re un cur­sus d’Histoire à l’Université de Tol­bi­ac. À 21 ans, elle s’installe à Genève pour suiv­re son con­joint de l’époque. Elle y pour­suit ses études et obtient un diplôme de vente à l’Université de Lau­sanne.

Parcours Professionnel

  • 1989 à 1996 : Assis­tante de Pro­duc­tion puis ani­ma­trice et pro­duc­trice artis­tique à la Télévi­sion Suisse Romande (TSR)
  • 1997 : Ani­ma­trice sur M6 de l’émission en prime time, « Télé Cast­ing »
  • 1997 : Ani­ma­trice de l’émission « Vue sur la mer » sur France 2
  • 1998–2000 : Ani­ma­trice de l’émission « Emmenez-moi », un pro­gramme du Guide du Routard
  • 1999–2001 : Chroniqueuse ciné­ma dans « Télé­matin » sur France 2 (présen­tée par William Leymergie)
  • 2001 : Rédac­trice en chef du mag­a­zine cul­turel « Plumes z’et pail­lettes » puis de « Paris, cap­i­tale de la mode » sur France 3
  • 2001–2004 : Présen­ta­trice de l’émission « Les Mater­nelles » sur la Cinquième (puis France 5). L’émission sera récom­pen­sée du « 7 d’or de la meilleure émis­sion éduca­tive »
  • 2003 : Présen­ta­trice de l’émission « Psy­cholo­gies : un moment pour soi » (France 5), adap­ta­tion télévi­suelle heb­do­madaire de la pub­li­ca­tion de Jean-Louis Ser­van-Schreiber, Psy­cholo­gie Mag­a­zine et pro­duite par lui.
  • 2004 à 2006 : Présen­ta­trice de l’émission « Nous ne sommes pas des anges » sur Canal+
  • 2007 : Con­sul­tante pour RTL à l’occasion de la Coupe du monde de rug­by 2007 (elle pub­lie égale­ment des chroniques dans Rug­by Heb­do)
  • Décem­bre 2007 : Présente le jeu « Tête de Mioches » sur Canal+ Plus Décalé
  • Depuis 2007 : Présen­ta­trice du pro­gramme « Les Nou­veaux Explo­rateurs », série doc­u­men­taire con­sacrée au voy­age dif­fusée sur Canal
  • 2008 : Ani­me le pro­gramme « Planète 2048 » (qui imag­ine la planète dans 40 ans) sur Canal+
  • Sep­tem­bre 2008 – juin 2012 : Ani­ma­trice de « La Mati­nale » de Canal+ où elle suc­cède à Bruce Tou­s­saint
  • Depuis la ren­trée 2012, elle ani­me « Le Sup­plé­ment » sur Canal+ le same­di et dimanche midi.
  • 2013 : Tout d’abord pressen­tie pour ani­mer « Le Grand Jour­nal » à la place de Michel Denisot, Maïte­na Biraben se con­tentera finale­ment de jouer le rôle de « jok­er » d’Antoine de Caunes en rem­plaçant ce dernier lors de ses con­gés.
  • Sep­tem­bre 2015 : elle suc­cède à Antoine de Caunes pour ani­mer Le Grand Jour­nal. Cette sai­son s’avère très dif­fi­cile pour elle, entre pro­pos qui font polémique, sur le « dis­cours de vérité» du FN notam­ment, et forte chute des audi­ences.
  • Juin 2016 : elle est licen­ciée pour faute grave par Canal+ et con­teste son licen­ciement devant la jus­tice ; son procès aux prud’hommes se tien­dra le 1er mars 2018. Selon la chaîne, c’est elle qui voulait par­tir et se faire pay­er sa clause de sor­tie.
  • Été 2017 : elle ani­me un mag­a­zine socié­tal de 42 min­utes sur la Radio-Télévi­sion suisse.
  • Sep­tem­bre 2017 : elle suc­cède à Rose­lyne Bach­e­lot sur RMC pour l’an­i­ma­tion du créneau 15h-16h.
  • Sep­tem­bre 2018 : son licen­ciement est recon­nu sans cause réelle ni sérieuse, elle gagne 3.4 mil­lions d’euros con­tre Canal+ dont 38.456,22 € de salaire pour mise à pied con­ser­va­toire, 510.000 € d’indemnité de licen­ciement et 2.5 mil­lions d’euros d’indemnité con­tractuelle de rup­ture.
  • Novem­bre 2018 : elle explique à Paris Match qu’elle a accueil­li chez elle un migrant en séjour irréguli­er deux ans aupar­a­vant, et le revendique.
  • Print­emps 2019 : elle annonce à ses équipes qu’elle quit­tera RMC fin juin, mais pas pour aller dans une autre radio. RMC envis­age de la rem­plac­er par Eno­ra Mala­gré, selon Chal­lenges.

Sa nébuleuse

Maïte­na Biraben est proche de l’animateur du « Grand Jour­nal » Yann Barthès. Son émis­sion « Le Sup­plé­ment » est par ailleurs pro­duite par Bangu­mi Pro­duc­tions, la mai­son de pro­duc­tion de Yann Barthès et de Lau­rent Bon qui pro­duit égale­ment « Le Petit Jour­nal ». Elle est égale­ment proche de ce dernier pour qui elle con­fesse une cer­taine admi­ra­tion.

Elle a côtoyé par le passé Thier­ry Ardis­son qui l’avait repérée en 1997 et l’avait appelée après l’avoir vue sur TV5 Monde pour lui pro­pos­er une col­lab­o­ra­tion.
Maïte­na Biraben se serait récem­ment rap­prochée de François Hol­lande. En effet, selon un arti­cle de L’Ex­press du 21 avril 2015, elle aurait invité François Hol­lande à dîn­er chez elle à l’automne 2014 « au culot, sans l’avoir jamais ren­con­tré ». Tou­jours selon l’hebdomadaire, à la suite de ce dîn­er, François Hol­lande l’aurait con­viée en retour à un dîn­er à L’Élysée. C’est à cette occa­sion qu’elle lui aurait pro­posé une inter­view dans son émis­sion « Le Sup­plé­ment », laque­lle a eu lieu le dimanche 19 avril 2015. Ce genre d’invitation en direct est assez inédite, et c’est générale­ment le ser­vice de com­mu­ni­ca­tion de l’Élysée qui se charge de pro­pos­er des inter­views au chef de l’État. Mais pour ces dîn­ers « secrets », le con­seiller en com­mu­ni­ca­tion du prési­dent, Gas­pard Gantzer a assuré à L’Express ne pas avoir été infor­mé. Cela mon­tre chez Maïte­na Biraben une cer­taine audace ain­si qu’une forte dose d’entregent.

Dans l’article inti­t­ulé « Des médias sous influ­ences » paru dans Mar­i­anne (n°993) du 22 au 28 avril 2016, on pou­vait du reste lire ceci : « François Hol­lande n’est pas dupe des courbettes de l’en­tre­pre­neur [Vin­cent Bol­loré]. “Il me prend pour un idiot. Il prend Maïte­na Biraben au “Grand jour­nal”. Il a cru qu’il va m’avoir de cette manière parce que c’est une amie”, a d’ailleurs con­fié le chef de l’État à l’un de ses proches… »

Ce qu’elle gagne

Sur le plateau du « Sup­plé­ment » en octo­bre 2013, François Bay­rou lui ayant déclaré son salaire (7.000 euros) et lui ayant en retour demandé le sien, Maïte­na Biraben refu­sait de lui répon­dre.

On apprend à la faveur de sa procé­dure devant les Prud’hommes qu’elle gag­nait 84.167 € bruts par mois sur Canal+ : « Le salaire annuel est de 650 000 euros, 50 000 euros sur 13 mois. S’y ajoute une prime de présence de 360 000 euros brut, ce qui fait une moyenne men­su­elle de 84 167 euros brut », selon l’animatrice. L’avocat de Canal+ donne d’autres chiffres : « le salaire de référence. Il est de 55 944 euros men­su­els. La somme de 360 000 euros de prime de présence est à con­sid­ér­er sur une assi­ette de trois ans, pour récom­penser les 36 mois de salaire. Nous avons estimé cette somme au pro­ra­ta tem­po­ris, soit 120 000 euros pour 2016 que nous avons réin­té­grée au salaire de référence. »

Collaborations

Elle est mar­raine du Mon­di­al de tatouage 2017 qui s’est tenu du 3 au 5 mars 2017 à Paris.

Publications

  • Les enfants c’est bien, la pilule aus­si… (Illus­tra­tions de Marie Per­ron), Seuil, 2004.
  • Maïte­na Biraben et Pierre Etchemaït, Légumes ils vont vous sur­pren­dre : Mes recettes de tous les jours, Paris, édi­tions Marabout, mai 2017.

Elle a dit

« Lau­rent Bon et moi sommes de cul­tures dif­férentes. Il y a eu des frot­te­ments, mais j’ai con­science qu’il me cadre et me fait pro­gress­er. Il a la “vista”, le sens du moment, de la moder­nité. Moi, je ne suis que le camion sur la route qu’il a tracée », Téléra­ma, 8 mars 2014 à pro­pos de sa col­lab­o­ra­tion avec Lau­rent Bon, pro­duc­teur du « Petit Jour­nal » et du « Sup­plé­ment » de Canal+.

« Cela récom­pense beau­coup de tra­vail. Une bonne inter­view est une inter­view tra­vail­lée, que ce soit de Dave ou de Manuel Valls. Et je suis con­va­in­cue qu’on peut pos­er des ques­tions sérieuses avec le sourire. Je ne tenais pas absol­u­ment à faire des inter­views poli­tiques. D’ailleurs, je ne com­prends pas pourquoi je suis cen­sée con­sid­ér­er cet exer­ci­ce comme le Graal. Les gens pensent qu’il y a une très grande con­nivence entre les poli­tiques et les jour­nal­istes. C’est dom­mage­able de ne plus avoir con­fi­ance en ceux qui leur don­nent l’in­for­ma­tion. Moi, je tiens vrai­ment à m’en démar­quer. La télévi­sion, pour moi, doit être le même lieu d’échange que l’é­tait la place du vil­lage. », Télé Obs, 30 mars 2014 (répon­dant à une ques­tion sur le suc­cès d’au­di­ence du Sup­plé­ment de Canal+).

« J’avais 40 ans. Je voulais con­tin­uer à faire ce méti­er. Une ani­ma­trice n’a pas le droit de vieil­lir alors qu’une jour­nal­iste, un peu plus. J’ai donc pris une vraie déci­sion de développe­ment de car­rière. Ambitieuse ? Oui, peut-être que je le suis dev­enue », 30 mars 2014 à pro­pos de son acces­sion à la tête de « La Mati­nale » de Canal+ en 2008 après le départ de Bruce Tou­s­saint.

« Il est évi­dent que là où l’on dit que je suis car­ac­térielle, on dirait d’un homme qu’il est pro­fes­sion­nel. Et la vérité est celle-ci : je suis pro­fes­sion­nelle », 30 mars 2014.

« Je dois tout à moi-même. Je suis née en colère car j’ai com­pris, dès l’en­fance, que les choses sont plus faciles si l’on s’ap­pelle Jean-Christophe et que l’on porte un slip », JDD, 5 avril 2015.

« Il y a beau­coup de sno­bisme autour de cette carte. Je n’en ai pas besoin pour être curieuse et savoir remet­tre en cause mes cer­ti­tudes », 30 mars 2014, à pro­pos de son refus de deman­der la carte de presse.

« L’ami­tié, le tra­vail, le vin, m’ont davan­tage épanouie que la mater­nité », Voici, 6 avril 2015.

« Les pro­pos de la vérité sont sou­vent tenus et incar­nés par le Front nation­al aujourd’hui, rarement par le Par­ti social­iste, très rarement par les par­tis clas­siques » Le FN est «  le pre­mier par­ti de France.  Les Français se recon­nais­sent dans le dis­cours de vérité » qu’il tient. Le Grand Jour­nal, 24/09/2015.

« En octo­bre 2016, avec mon mari, sans en par­ler d’emblée à nos qua­tre enfants, nous déci­dons d’accueillir un jeune migrant dans notre foy­er. Il s’appelle Yacine, il a 18 ans et vient du Soudan. Dès le départ, nous sommes con­scients des risques. Sans papiers, au moin­dre con­trôle, Yacine peut être recon­duit à la fron­tière immé­di­ate­ment. Et nous, nous com­met­tons un « délit de sol­i­dar­ité ». Nous encourons cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende. Mais j’en suis cer­taine : quand le droit n’est pas juste, il faut l’outrepasser. C’est ce que j’apprends à mes enfants : la désobéis­sance civile ! », Paris-Match, 30/11/2018.

« L’assignation m’insupporte ! Etre rangé dans une case. Con­damné par sa couleur, son sexe, son âge ou sa reli­gion. Etre réduit à une par­tie de soi-même : met­tre un voile parce que femme, faire le ménage parce que noir, être con­sid­éré pour un bout de ce que l’on est plutôt que pour qui on est… Etre “réduit’’, c’est telle­ment bête et vio­lent », ibid.

Ils l’ont dit

« Maïte­na incar­ne par­faite­ment Canal+. C’est une des per­son­nal­ités les plus dans son époque du paf. Elle pro­pose une féminité mod­erne, sûre d’elle, qui n’est pas obsédée par son physique. Elle s’adresse à tout le monde d’é­gal à égal, dans une société dev­enue hor­i­zon­tale. Elle véhicule spon­tané­ment des valeurs human­istes. Et en plus, ce n’est pas un arte­fact du show-biz, mais quelqu’un de très authen­tique. », Rodolphe Belmer, Télé Obs, 30 mars 2014.

« J’ai été frap­pé par son imper­ti­nence et son côté cash. Je me suis dit qu’elle avait quelque chose de sin­guli­er. Je le pense tou­jours ! », Thier­ry Ardis­son, Télé Obs, 30 mars 2014.

« La présen­ta­trice de 48 ans a dû faire face à une chute ver­tig­ineuse des audi­ences, divisée par deux par rap­port à 2014, de vives ten­sions internes ayant mené à un jeu de chais­es musi­cales, et plusieurs polémiques à la suite de mal­adress­es qu’elle a com­mis­es lors d’in­ter­views. Après plus de 10 ans à pro­gress­er au sein de Canal+, Maïte­na Biraben s’est aus­si retrou­vée en charge d’une émis­sion au bout du rouleau, peinant à se renou­vel­er et ne faisant que per­dre de l’audi­mat face à Touche pas à mon poste, pro­gram­mé à la même heure sur D8, qui fait par­tie du groupe Canal+ », RTL, 02/06/2016.

« En ani­mant Le Sup­plé­mentde Canal+, elle avait révélé une nou­velle facette d’elle-même, celle d’une inter­vieweuse pugnace, et s’é­tait attiré l’ad­mi­ra­tion de ses con­frères », ibid.

« Maïte­na Biraben avait un autre hand­i­cap : très soutenue par Vin­cent Bol­loré lorsque l’émis­sion a été rail­lée pour ses mau­vais­es audi­ences, l’an­i­ma­trice a été vue comme une “chou­choute” du nou­veau patron con­tro­ver­sé de Canal+. Une de ses amies proches, Isabelle Siri, avait été placée au poste de pro­duc­trice édi­to­ri­ale de l’émis­sion. Elle avait finale­ment été évincée en févri­er 2016, rem­placée par la rédac­trice en chef du Grand 8 », ibid.

« La ten­sion sem­ble attein­dre son max­i­mum lorsque Maïte­na Biraben n’as­sure pas la présen­ta­tion du Grand Jour­nal pen­dant plusieurs jours, fin avril. Offi­cielle­ment, l’an­i­ma­trice dit avoir “quelques pépins de san­té”, mais on soupçonne plutôt un ras-le-bol général­isé », ibid.

« Maïte­na c’est moi qui l’ai fait venir en France, elle tra­vail­lait à la TSR (Télévi­sion suisse romande). Je pense qu’elle a fait de très bonnes émis­sions comme “Les Mater­nelles” et “Le Sup­plé­ment”, je pense que “Le Grand Jour­nal” c’é­tait un peu sur­di­men­sion­né pour elle. Je pense qu’elle aurait dû rester au “Sup­plé­ment” mais apparem­ment elle n’a pas eu le choix non plus», Thier­ry Ardis­son à son sujet, Europe 1, 13/06/2016.

« Maïte­na Biraben ayant négo­cié un con­trat très avan­tageux avec la chaîne cryp­tée au début de la sai­son, elle aurait dû par­tir avec un gros chèque. Pour Canal, la seule façon d’éviter de cass­er la tire­lire était d’invoquer la faute grave ou lourde… », TéléObs, 27/07/2016.

« La présen­ta­trice du Grand Jour­nal avait été élue ani­ma­trice préférée de Vin­cent Bol­loré en début de sai­son dernière. Un an plus tard, Maïte­na Biraben se retrou­ve sans emploi et sans indem­nités. L’animatrice a en effet appris le 29 juin lors d’un entre­tien préal­able à son licen­ciement qu’elle était con­gédiée pour «faute grave» et devra donc en pass­er par les prud’hommes si elle espère touch­er la généreuse enveloppe négo­ciée en début de sai­son. Il lui est reproché «d’avoir tout fait pour aboutir à une sit­u­a­tion de blocage pour se faire pay­er sa clause de sor­tie, alors qu’elle voulait par­tir ». Maïte­na Biraben était ren­trée à Canal+ à la grande époque de la chaîne cryp­tée, en 2008. », Libéra­tion, 28/07/2016.

« L’histoire se ter­mine donc fort mal entre Maïte­na Biraben et Vin­cent Bol­loré, à l’issue d’une année cat­a­strophique en ter­mes d’audience et d’image. L’animatrice a per­du de sa superbe au fil des émis­sions, des bour­des (« le dis­cours de vérité du Front Nation­al » restera la plus mar­quante) et des chutes d’audience (jusqu’à trois fois moins qu’Antoine de Caunes en fin de sai­son) », ibid.

« Elle a été licen­ciée pour faute grave. Vous savez que Cannes est tra­di­tion­nelle­ment le lieu de vil­lé­gia­ture de Canal+. Mais en 2016, on n’en­voie per­son­ne sauf Denisot. Lui seul y va. Cela va à tout le monde sauf à Maïte­na Biraben. Elle dit : “Je refuse de pass­er Denisot dans mon émis­sion.” On est le 20 avril 2016 et les mots employés sont: “Je m’y refuse.” La seule con­di­tion qu’elle le passe est qu’elle aus­si descende à Cannes ! Vous avez le droit de vous dire: “Je suis une vedette”, mais il y a une déci­sion d’or­dre économique qui impacte tout le monde.” », l’avocat de Canal + à son sujet lors du procès aux prud’hommes, L’Express, 25/06/2018.

« Quand on la con­voque à une réu­nion sur l’avenir le 21 juin, elle nous demande si c’est une réu­nion indis­pens­able puisqu’elle est en préavis. Elle a la main. On appren­dra pourquoi elle agit comme cela car sur cette péri­ode, elle est en pour­par­lers avec TF1. En ter­mes d’audi­mat, elle n’est pas trop sexy mais son employeur paye son salaire. On a le con­texte. On est dans la déloy­auté totale », ibid.

« Il y a trois mois, Maïte­na Biraben était présente avec son avo­cate au con­seil des prud’hommes de Boulogne (92) pour défendre sa demande finan­cière de 4 mil­lions d’eu­ros, dont 2,55 mil­lions d’eu­ros d’in­dem­nité de rup­ture, 1,01 mil­lion d’eu­ros pour licen­ciement sans cause réelle et sérieuse et 500 000 euros pour préju­dice moral. […] Pour jus­ti­fi­er ces sommes impor­tantes, l’av­o­cate de l’an­i­ma­trice avait mis en avant deux faits : “2015 est l’an­née où Bol­loré prend le pou­voir à Canal+. Antoine de Caunes qui ani­mait Le Grand Jour­nal est remer­cié. Il faut lui trou­ver un rem­plaçant. Mon­sieur Bol­loré veut que ce soit Maïte­na Biraben.”  Peut-on refuser une telle offre ? L’an­i­ma­trice hésite. “Vin­cent Bol­loré la veut absol­u­ment à ce poste et lui pro­pose 2 550 000 euros en cas de rup­ture. Son slo­gan d’alors est : ‘Maïte­na et moi jusqu’en 2022’ ”, rap­pelle l’av­o­cate », L’Express 27/09/2018.

Crédit pho­to : DR

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