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Antoine de Caunes

16 mai 2020

Temps de lecture : 9 minutes

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Antoine de Caunes

Antoine de Caunes

L’éternel jeune homme du PAF

« J’ai com­mis la ter­ri­ble erreur de croire qu’il y avait des choses plus impor­tantes dans la vie que la télé. »

Sur Canal+, pour la rentrée 2013, pas de surprise mais du recyclage. Après de nombreuses supputations, c’est en effet Antoine de Caunes, l’enfant chéri de la chaîne cryptée, qui a succédé à Michel Denisot à la tête du « Grand journal » pour deux ans. Il est évincé en 2015 au profit de Maïtena Biraben mais gardera son rond de serviette à Canal+ et à France Inter. Un parcours peu étonnant compte tenu de la carrière aux multiples facettes du fringant sexagénaire (né en 1953 à Boulogne-Billancourt) sur qui les années ne semblent pas avoir de prise. Peut-être parce qu’il manque d’aspérités ?

Formation universitaire

Fac­ulté de let­tres de Paris.

Parcours professionnel

Bien qu’il soit issu de la haute bour­geoisie (fils du jour­nal­iste Georges de Caunes et de la pro­duc­trice et ani­ma­trice Jacque­line Jou­bert), Antoine de Caunes a tra­vail­lé durant ses études en tant que cour­si­er pour un car­di­o­logue. De ses par­ents, il loue l’esprit d’indépendance et l’anticonformisme : « Mais la façon dont mes par­ents exerçaient leur méti­er reste exem­plaire à mes yeux. Mon père a tou­jours gardé sa lib­erté de com­men­taire, même s’il s’est fait vir­er deux ou trois fois du 20 Heures. Ma mère avait, elle, pris une part active dans les man­i­fes­ta­tions de Mai 68, ce qui lui a valu d’être «black­listée» pen­dant deux ans. Ils sont tou­jours restés droits et intè­gres, ça m’a tou­jours impres­sion­né. » Puis il entre comme assis­tant à la société Syg­ma et donne ses pre­miers papiers à la revue musi­cale Rock&Folk. Il entame sa car­rière télévi­suelle à la fin des années 70, sur Antenne 2, en créant et co-ani­mant, avec Jacky (Jacques Jakubow­icz), « Cho­rus », l’une des toutes pre­mières émis­sions à défendre le rock à la télévi­sion et à dif­fuser des con­certs en direct. Aspect moins con­nu, à la même époque il écrit et com­pose, sous pseu­do­nyme, divers génériques de dessins ani­més restés fameux tel que Cobra ou X‑OR.

À l’écran, son physique de jeune pre­mier, son phrasé énergique et rapi­de, fonc­tion­nent immé­di­ate­ment et lui ouvrent de nom­breuses portes du monde des médias.

Il pour­suit donc sa car­rière en pro­duisant et ani­mant l’émis­sion « Hou­ba-Hou­ba » puis « Les Enfants du rock » et « Rapi­do ». Par­al­lèle­ment, il fait égale­ment ses débuts à la radio, avec l’émis­sion « Marl­boro Music », qui traite elle-aus­si de l’u­nivers du rock.

Le suc­cès est crois­sant et son style nova­teur s’ex­porte même à l’é­tranger où il présente des ver­sions anglo­phones de ses émissions.

Mais c’est surtout son arrivée sur Canal qui va faire explos­er la notoriété d’An­toine de Caunes et le trans­former en l’une des plus grandes stars du Paf. En effet de 1987 à 1995, avec l’aide des auteurs Albert Algo­ud et Lau­rent Chalumeau, et en com­pag­nie de José Gar­cia, il va inter­préter le rôle d’hu­moriste trublion qui va assur­er le suc­cès de l’émis­sion vit­rine de la chaîne, « Nulle part ailleurs », présen­tée par Philippe Gildas. Au même titre que « Les Nuls » ou « les Guig­nols de l’in­fo », il fonde et incar­ne ce que l’on va rapi­de­ment appel­er « l’e­sprit Canal », mélange d’hu­mour potache et d’im­per­ti­nence mesurée, ne sor­tant jamais des lim­ites du « poli­tique­ment cor­rect » et adhérant par­faite­ment à l’e­sprit du temps. Ses per­son­nages de scout attardé (Ouin-Ouin dit Pine d’huître), de Français déla­teur (Gérard Languede­pute) ou de beauf à la Cabu (Raoul Bitem­bois) ravis­sent la « bour­geoisie bohème », cœur de cible de la chaîne à péage.

À par­tir de 1993, il ani­me aus­si, en com­pag­nie du cou­turi­er Jean-Paul Gaulti­er, une émis­sion bur­lesque sur la chaîne Bri­tan­nique Chan­nel 4, Euro­trash (« Europoubelle »), qui con­naît un cer­tain suc­cès de l’autre côté de la manche.

En 1995, il quitte « Nulle part ailleurs » pour se lancer dans une car­rière ciné­matographique, des deux côtés de la caméra. Une expéri­ence qui, mal­gré quelques petits suc­cès d’es­time, ne décollera jamais vrai­ment. Ce qui ne l’empêche pas de devenir le « maître de céré­monie » de la céré­monie des Césars, qu’il ani­mera 9 fois d’af­filée, record absolu pour ce genre d’exercice.

Pour com­pléter ses revenus, Antoine de Caunes appa­raît égale­ment dans divers­es pub­lic­ités comme celles pour le groupe Vin­ci Autoroutes ou l’op­ti­cien Krys.

Après avoir présen­té, en 2006, sur France 4, quelques émis­sions con­sacrées aux divers fes­ti­vals du sep­tième art (« Par­fum de Ciné­ma »), il revient aujour­d’hui à ses pre­miers amours en suc­cé­dant à Michel Denisot à la tête du « Grand Jour­nal » de Canal. La direc­tion espère ain­si relancer un pro­gramme « trop assa­gi », en y insuf­flant plus de légèreté et de « cul­ture pop ». Il tente de piéger (même si la séquence est ambiguë et qu’il est pos­si­ble que cette allu­sion soit involon­taire) Julie Gayet, alors que sa liai­son avec François Hol­lande n’est pas offi­cielle, en lui posant une ques­tion non dénuée de sous-enten­dus : « Et vous Julie, vous avez soutenu la can­di­da­ture de François Hol­lande au moment de l’élec­tion prési­den­tielle, je voulais savoir où vous en êtes aujour­d’hui ? ». Très cri­tiqué pour ses pre­mières presta­tions, l’émis­sion sem­ble pour­tant recueil­lir de meilleurs taux d’au­di­ence que ceux de l’an­née précé­dente. L’animateur apprend qu’il n’est pas recon­duit à l’issue de la sec­onde sai­son en 2015, alors que Vin­cent Bol­loré vient de pren­dre le con­trôle de la chaîne cryp­tée. Ce serait lui qui aurait sug­géré de rem­plac­er le mâle blanc sex­agé­naire par Maïte­na Biraben, qui ne ren­con­tr­era pas plus de suc­cès que son prédécesseur. Mais l’animateur n’en tien­dra pas rigueur au mil­liar­daire bre­ton : « j’ai très vite eu un ren­dez-vous avec Vin­cent Bol­loré et on est tombé d’ac­cord sur l’idée qu’on avait envie de tra­vailler ensem­ble après Le Grand Jour­nal. » (GQ).

Même s’il con­serve son éter­nel rond de servi­ette à Canal+ (La Gaule d’Antoine, L’Émission d’Antoine), il ani­me par­al­lèle­ment « Popopop », une émis­sion cul­turelle con­sacré à la « cul­ture pop », à 16h du lun­di au ven­dre­di depuis la ren­trée 2017 sur les ondes de France Inter.

En 2017, sa fille révèle dans le New York­er qu’elle aurait subi une agres­sion sex­uelle de la part d’Harvey Wein­stein en 2010 dans sa cham­bre d’hôtel can­noise. Son père qual­i­fie par la suite l’ancienne poule aux œufs d’or d’Hollywood de « gros porc puant » et de « fils de pute », en ajoutant qu’il « espère qu’il va manger sa race ».

Parcours militant

« Il vote à gauche en 1981 et 1988 et s’ab­stient en 1995, veuf pas trop éploré d’un «espoir démesuré» » (Libéra­tion).

Depuis 1993, Antoine de Caunes est le prési­dent d’hon­neur de l’as­so­ci­a­tion Sol­i­dar­ité Sida (qui béné­fi­cie de près de 2,5 mil­lions d’eu­ros de sub­ven­tions et de parte­nar­i­ats publics et privés ; les dons et coti­sa­tions ne représen­tant que 6% des ressources).

Il prof­ite de sa notoriété et de sa présence à l’écran pour dif­fuser de nom­breux mes­sages de préven­tion et par­ticipe à l’or­gan­i­sa­tion d’événe­ments cul­turels de sou­tien à l’as­so­ci­a­tion (tel le fes­ti­val « Sol­i­days » ou la « Nuit du Zap­ping » et la « Nuit de l’Hu­mour »). Antoine de Caunes définit son engage­ment comme une « lutte fes­tive con­tre le sida ».

Il s’im­plique égale­ment dans la vie locale de Trou­ville-sur-Mer, où il pos­sède une rési­dence sec­ondaire, en défen­dant les derniers pêcheurs du cru ou en con­tribuant à la réno­va­tion de mon­u­ments his­toriques dégradés.

Publications

  • Mag­ma, Albin Michel, Col­lec­tion Rock&Folk, 1978.
  • C’est bon, mais c’est chaud, Fleuve Noir, 1990.
  • C’est beau mais c’est triste, Fleuve Noir, 1998.
  • Dic­tio­n­naire Amoureux du Rock, Plon, 2010.

Recueils de ses allo­cu­tions de Nulle part ailleurs ; textes écrits avec Albert Algoud

  • Vous per­me­t­tez que je vous appelle Ray­mond ?, Seuil, 1990.
  • Pas mal pour un lun­di, Seuil, 1990.
  • J’aime beau­coup ce que vous faites, Albin Michel, 1991
  • Une ambu­lance peut en cacher une autre, Canal, 1992.
  • Bien enten­du, je plaisante, Canal+, 1993.
  • Le Petit Gildas illus­tré, Canal+, 1993.

Filmographie

Comme acteur

  • 1989 : Pen­ti­men­to de Tonie Marshall
  • 1996 : Les Deux papas et la Maman de Jean-Marc Long­val et Smaïn
  • 1997 : C’est pour la bonne cause de Jacques Fansten
  • 1997 : La Divine Pour­suite de Michel Deville
  • 1998 : L’homme est une femme comme les autres de Jean-Jacques Zilbermann
  • 1999 : Au cœur du men­songe de Claude Chabrol
  • 1999 : Chili con carne de Thomas Gilou
  • 2000 : Là-bas… mon pays de Alexan­dre Arcady
  • 2001 : Le Vélo de Ghis­lain Lam­bert de Philippe Harel
  • 2002 : Blanche de Bernie Bonvoisin
  • 2002 : Les Clefs de bag­nole de Lau­rent Baffie
  • 2006 : Un ami par­fait de Fran­cis Girod
  • 2007 : Les Vacances de Mr. Bean
  • 2008 : Tu peux garder un secret ? d’Alexandre Arcady
  • 2008 : 48 Heures par jour de Cather­ine Castel
  • 2009 : La Folle his­toire d’amour de Simon Eske­nazy de Jean-Jacques Zilbermann
  • 2010 : Mumu de Joël Seria

Comme acteur à la télévision

  • 1998 : Bob le mag­nifique (télé­film) de Marc Angelo
  • 2002 : Les Amants du bagne (télé­film) de Thier­ry Binisti
  • 2006–2008 : Kaamelott (série télévisée)
  • 2007 : Off Prime (série télévisée, sai­son 1, épisode 2)
  • 2010 : Du hard ou du cochon ! (série télévisée, épisode 3)
  • 2012 : Bref (série télévisée, épisode 53) de Kyan Kho­jan­di et Bruno Muschio
  • 2013 : L’homme à la tête de kraft (court-métrage) de Thier­ry Dupety et San­dra Joubeaud
  • 2013 : Dan­gereuses retrou­vailles (télé­film) de Jérôme Debusschère
  • 2013 : Hitch­cock by Mocky, épisode “Le don d’Iris”

Comme réal­isa­teur

  • 1997 : T’en as ?
  • 2001 : Les Mor­sures de l’aube
  • 2002 : Mon­sieur N.
  • 2006 : Désac­cord parfait
  • 2008 : Coluche, l’his­toire d’un mec
  • 2011 : Yann Piat, chronique d’un assassinat

Ce qu’il gagne

Non ren­seigné

Sa nébuleuse

Albert Algo­ud, José Gar­cia, Lau­rent Chalumeau, Luc Bar­ruet, Emma de Caunes (sa fille), Daph­né Rouli­er (qu’il a épousé en 2007). Char­line Roux (co-ani­ma­trice de Popopop sur Inter).

Il l’a dit

« Il est navrant de songer qu’après avoir survécu aux inva­sions bar­bares, à l’Inquisition, à la peste noire… l’humanité fini­ra par suc­comber, pour avoir pul­vérisé à l’aide de bombes aérosols, ces chlo­ro­flu­o­ro­car­bu­res fatals à la couche d’ozone. » (Almanach, 1991)

« Le pétard est la seule arme que le non vio­lent que je suis tolère. » (Almanach, 2011)

« J’ai com­mis la ter­ri­ble erreur de croire qu’il y avait des choses plus impor­tantes dans la vie que la télé. » (Le Grand Jour­nal, sep­tem­bre 2013)

« L’idée de ce rassem­ble­ment, c’est de crier qu’il est intolérable que l’on touche à des gens qui dessi­nent, qui car­i­ca­turent, dont la lib­erté d’ex­pres­sion est la rai­son d’être. Il est insup­port­able aus­si qu’on s’en prenne à des juifs dans la France d’au­jour­d’hui. Comme il est inac­cept­able de tuer des policiers, en exer­ci­ce ou non.
De la même manière, je trou­ve inviv­able qu’on stig­ma­tise les musul­mans comme s’il était juste de les ren­dre respon­s­ables du com­porte­ment psy­chopathe de certains.
Alors, oui, cette man­i­fes­ta­tion est un élan pour dire “on est avec vous”. C’est un pare-feu gigan­tesque dans un monde où les crispa­tions iden­ti­taires s’en­tremê­lent à la crise économique. Tous les fac­teurs sont réu­nis pour que ça pète. Et bien, non, ça ne pètera pas, au con­traire, la France entière se réveille, dans un sur­saut répub­li­cain, pour démusel­er la parole.
» Le Hufft­ing­ton Post, 10 jan­vi­er 2015.

« Je ne vais pas être très orig­i­nal en vous dis­ant que j’ai depuis plusieurs années remar­qué une désil­lu­sion vis-à-vis du poli­tique et de la poli­tique, que le fos­sé s’est creusé entre ceux qui pos­sè­dent et les autres. Ajouté au sen­ti­ment de ne pas être écoutés ni enten­dus, ça donne les «gilets jaunes». Avec ce vrai para­doxe: les gens sont fatigués de la poli­tique, mais si on met à la tête du pays des per­son­nes qui vien­nent d’un autre monde, avec très peu d’expérience, ça met le feu d’un seul coup et ça devient impos­si­ble. Le péché macronien, c’est de s’être fait élire sur un pro­jet par­tic­i­patif qui allait chang­er la donne, qu’il a immé­di­ate­ment con­tre­bal­ancé par un exer­ci­ce très Louis XIV du pou­voir. La con­tra­dic­tion entre les deux fait que ça ne marche pas du tout. », Le Temps, 16 févri­er 2019.

« Si vous pou­viez chang­er une chose à l’histoire du rock ?
Je dévierais la balle de Chap­man pour éviter la mort de John Lennon. Et elle irait rebondir sur Trump, qui con­stru­i­sait ses tours à l’époque. Ce serait une uchronie sym­pa­thique. », Ibid.

« France Inter est-elle dev­enue le Canal+ de la radio ? 
Je ne sais pas. Ce que je peux dire, c’est que je retrou­ve ici à Inter une forme de l’é­tat d’e­sprit qu’il y a eu à Canal dans les années 1980, où on avait l’im­pres­sion d’évoluer dans un labo où l’on pou­vait venir essay­er des choses en toute lib­erté, sans avoir en per­ma­nence la pres­sion de l’au­di­ence, du mar­ket­ing ou de l’im­age. Ca me rap­pelle cela, oui. En même temps, l’époque est dif­férente et on ne fab­rique pas la même chose. Mais pour ce qui est de la lib­erté dans le tra­vail, oui, cer­taine­ment, il y a des croise­ments. »
, PureMé­dias, 19 sep­tem­bre 2019.

Ils l’ont dit

« Ses maîtres étaient jésuites, ses copains trot­skistes, il en ressort «épi­der­mique­ment hos­tile aux dogmes, préférant les doutes aux cer­ti­tudes, et s’in­ter­dis­ant de militer active­ment de tel ou tel bord». Occupé à met­tre du poil à grat­ter sous les bras d’un morne pays majori­taire­ment con­ser­va­teur, cet «insoumis à l’au­torité» se décou­vre mem­bre dis­tan­cié de la généra­tion Mit­ter­rand. […] Sans s’appe­san­tir sur la tristesse d’une époque où le marché tri­om­phe («Je le con­state, je le déplore, je m’en alarme, mais qu’y puis-je?») et où se recon­stituent les ligues de ver­tu, de Caunes con­cède juste qu’il ne croit «qu’au mélange, qu’au métis­sage». » Luc Le Vail­lant, Libéra­tion, 24 avril 1996.

« Depuis Nulle part ailleurs, où il était sub­lime, il a réal­isé trois films ratés et n’a pas ren­con­tré le suc­cès en tant qu’ac­teur. Il doit con­cevoir une grande frus­tra­tion à désor­mais pass­er les plats dans une céré­monie couron­nant ceux qui ont réus­si au ciné­ma. Il ne recevra jamais de César pour ce rôle », Daniela Lum­broso, à pro­pos du rôle de « maître de céré­monie » des Césars dévolu à Antoine de Caunes lors des 9 dernières édi­tions. (TV Mag, mars 2011)

« La décep­tion face au Grand Jour­nal ver­sion De Caunes est pro­por­tion­nelle aux attentes sus­citées par le retour au bercail du Pine d’huître prodigue. (…) On allait voir ce qu’on allait voir : de la fan­taisie, de la bien­veil­lance, du late-show à l’améri­caine, plus de temps lais­sé à l’in­vité, moins de saucis­son­nage, moins de bruit, un plateau à taille humaine. Et lun­di, caram­ba : déjà raté », Libéra­tion, sep­tem­bre 2013.

« Antoine est un peu per­du dans un for­mat qui ne lui laisse pas la lib­erté dont il a absol­u­ment besoin. Il y a trois grandes séquences dans l’émis­sion, avec le zap­ping, les guig­nols, la météo, et cela laisse peu de place à quelqu’un d’aus­si inven­tif qu’An­toine, que je plains cer­tains jours de se retrou­ver dans cette sit­u­a­tion-là » Philippe Gildas, octo­bre 2014.

Crédit pho­to : Georges Biard via Wiki­me­dia (cc)

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