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Nicole Ferroni

« Mon inculture politique est devenue ma force »

Née en mars 1982 à Casablanca, Nicole Ferroni a fait des études d’enseignante ; France Télévisions en a fait une humoriste au service de la bien-pensance au pouvoir, dans l’émission « On n’demande qu’à en rire » sur France 2, entre 2011 et 2014.

Formation

Elle est née d’une mère prof d’allemand et d’un père ancien colonel devenu prof de chimie. C’est dans le cadre de ses fonc­tions mil­i­taires que le cou­ple se retrou­ve à Casablan­ca au Maroc quand ils don­nent nais­sance à Nicole. À l’âge de 7 ans, elle ren­tre en France avec ses par­ents et pour­suit sa sco­lar­ité à Aubagne (13).

Agrégée de sci­ences de la vie et de la Terre, Nicole Fer­roni devient pro­fesseur de SVT dans les quartiers nord de Mar­seille, au lycée Val-de-Durance à Per­tu­is puis, après qu’elle ait obtenu son agré­ga­tion, au lycée inter­na­tion­al Georges-Duby à Luynes.

Elle vit tou­jours chez ses par­ents à Aubagne.

Parcours professionnel

À la ren­trée 2009, elle demande un mi-temps pour pré­par­er son one-woman-show. La même année, elle ren­con­tre le comé­di­en Franck Kalous­t­ian, avec qui elle rejoint la com­pag­nie Wak’up Pro­duc­tion. Ils mon­tent ensem­ble la comédie Le grand cham­barde­ment de Gilles Azzopar­di avec son con­cours pour la mise en scène.

Elle monte ensuite son pre­mier one-woman-show L’œuf, la poule ou Nicole ?, joué pour la pre­mière fois le 5 novem­bre 2010 à Mar­seille. En 2011, après avoir quit­té son poste d’enseignante, elle choisit défini­tive­ment la car­rière de comé­di­enne en jouant plusieurs fois par semaine son spec­ta­cle au Théâtre du Point-Vir­gule à Paris.

En par­al­lèle, elle entre par­mi les humoristes vedettes dans l’émission « On n’demande qu’à en rire » présen­tée par Lau­rent Ruquier sur France 2 ; elle y fait 64 sketchs écrits et inter­prétés entre le 22 févri­er 2011 et l’arrêt de l’émission, le 4 juil­let 2014.

En jan­vi­er 2011, elle rem­porte les prix du pub­lic et de la presse au fes­ti­val du rire de Puy-Saint-Vin­cent alors qu’elle rem­place Olivi­er Giraud. En novem­bre 2011, elle devient la mar­raine du Fes­ti­val Top In Humour de Chartres.

À par­tir d’octobre 2012, Nicole par­ticipe au ONDAR Show, émis­sion qui regroupe les prin­ci­paux humoristes de « On n’demande qu’à en rire ». Cette émis­sion est sus­pendue le 26 jan­vi­er 2013, la chaîne esti­mant que ses audi­ences ne sont pas assez élevées. En 2012 elle par­ticipe aus­si aux émis­sions de France Inter « Les affran­chis » et « On va tous y pass­er » ain­si qu’« Une heure avec » (Rire et Chan­sons).

Depuis févri­er 2013, elle tient une chronique heb­do­madaire sur les ondes de France Inter dans la mati­nale de Patrick Cohen.

En jan­vi­er 2015, elle intè­gre l’équipe de « Si tu écoutes, j’annule tout » sur France Inter. Elle fait par­tie, en avril 2015, des chroniqueurs du talk-show « Je vous demande de vous arrêter » sur France 4. Le 14 avril 2016, jour du vote de la loi sur le secret des affaires au par­lement européen, elle pub­lie une vidéo con­tre le pro­jet de loi. En moins de deux jours, la vidéo est vue près de 7 mil­lions de fois. Entre novem­bre 2015 et mai 2016, elle présente une chronique de vul­gar­i­sa­tion sci­en­tifique dans l’émission heb­do­madaire « Folie pas­sagère » présen­tée par Frédéric Lopez sur France 2.

Parcours militant

Elle n’est pas encar­tée, mais affiche une sen­si­bil­ité de gauche.

Collaborations

Au théâtre

2003 : rôle d’Urielle de Mont­vaisin dans Château, scalpel et viande froide, de Gilles Azzopar­di.
2008 et 2011 : rôle de Fon Lock et Blanche dans Hal­lu­cin­e­ma­tion, de Gilles Azzopar­di.
2009–2011 : Le grand cham­barde­ment, de Gilles Azzopar­di.
2010 : J’espérons que je m’en sor­ti­ra, de Mar­cel­lo d’Orta.
2010 : Un air de famille, de Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri.
2010 : Et si les femmes venaient de Jupiter et les hommes d’Uranus ?

À la télévision

2011 : par­tic­i­pa­tion à « On a tout révisé », France 2.
2012–2013 : pro­tag­o­niste récur­rente dans ONDAR Show, France 2.
2013 : Appari­tions dans VDM, la série sur NT1.
2014 : rôle d’Octavia dans la mini-série Peplum, de Philippe Lefeb­vre.
2015 : Objec­tive­ment, série en stop motion créée par Guil­laume Le Gor­rec et Hadrien Cousin, sur Arte Cre­ative : rôles de la crème, Elle, Capote Capucine, la manette, le rouge à lèvres et la bougie.

Au cinéma

2013 : Diag­nos­tic, court-métrage de Fab­rice Bracq, avec Michel Cymes et Arnaud Cos­son.
2014 : rôle de San­dra dans N’importe qui de Raphaël Fry­d­man.
2014 : rôle de la guide dans L’Ex de ma vie de Dorothée Seb­bagh.
2015 : rôle de Sarah Deprez dans Toute pre­mière fois de Noémie Saglio et Maxime Govare.

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En 2016 elle a par­ticipé à une cam­pagne de pro­mo­tion de la con­serve, pour l’Uppia (union inter­pro­fes­sion­nelle pour la pro­mo­tion des indus­tries de la con­serve apper­tisée).

Publications

Néant.

Ce qu’elle gagne

Non ren­seigné. Le Parisien (19/05/2015) affirme qu’une chronique mati­nale est payée 230 € net sur France Inter.

Sa nébuleuse

Gilles Azzopar­di, Patrick Cohen sur France Inter. Les autres humoristes de France Inter : Char­line Van­hoe­nack­er, André Manoukian, Clara Dupont-Mon­od, Guil­laume Meurice, Samir Boua­di, Thomas VDB, Mar­ius Coluc­ci ou Frédéric Fromet

Elle l’a dit

« À la ren­trée 2011, j’ai démis­sion­né de mon poste de pro­fesseure agrégée en sci­ences naturelles. Comme, autour de moi, ma déci­sion restait incom­prise, j’ai envoyé ma let­tre de démis­sion au jour­nal Le Monde, qui l’a pub­liée. Cela m’a valu d’être invitée dans Les Affran­chis, l’émission qu’Isabelle Gior­dano présen­tait alors sur France Inter », Téléra­ma, 29/12/2016.

« Après avoir été per­fusée à la télévi­sion, j’ai été ini­tiée à la radio avec Fun Radio. J’ai beau­coup écouté Doc & Difool, comme beau­coup de gens de mon âge. Mais je suis aus­si l’enfant de Radio Star, une radio locale de chez moi qui avait le même principe que Fun, avec moins de moyens, et en plus local », ibid.

« [le micro] a un dou­ble effet para­dox­al. D’un côté il est notre haut-par­leur, nous per­met de nous ouvrir sur le monde, mais en même temps, je me sens comme attachée à lui par une san­gle. Moi qui bouge tout le temps, il m’oblige à une cer­taine sta­bil­ité », ibid.

« À peine instal­lée, elle alpague une col­lègue : “C’est quoi la dif­férence entre le siège et le par­quet ?” Ce matin, elle doit s’exprimer face à Jean-Michel Hay­at, prési­dent du TGI (tri­bunal de grande instance de Paris). Elle lui explique qu’elle ne com­prend pas grand-chose à la jus­tice antiter­ror­iste et que, pour elle, TGI sig­ni­fie plutôt “très grosse inter­ro­ga­tion” », Les Inrocks, 23/12/2016.

« Je suis un élec­tron libre ! Je viens faire mes chroniques et je m’en vais, mais c’est bien de respecter le cadre, de ne pas laiss­er l’affect — alors que c’est ma nature — tout manger », Télés­tar, 20/12/2016.

« J’ai com­pris qu’il n’y avait que deux nerfs de la guerre en poli­tique: c’est l’argent et l’image. Je n’ai pas l’argent, mais j’ai plus de fol­low­ers que Matthias Fekl [secré­taire d’Etat chargé du com­merce extérieur], par exem­ple, et ça ça compte énor­mé­ment. », L’Express, 19/12/2016.

« Elle m’inquiète, sa vic­toire [de Fil­lon aux pri­maires de la droite]. J’ai très peur que ce soit notre prochain prési­dent, son pro­gramme me paraît scan­daleux. Je suis dégoûtée en plus, j’ai filé qua­tre euros pour sa cam­pagne, puisque j’ai voté deux fois à la pri­maire de droite… Je suis dou­ble per­dante. Mais je suis vrai­ment effrayée quand je vois le rap­port de ce mon­sieur avec l’humour. Il aime telle­ment peu ça… On va arriv­er à un point où les humoristes n’auront plus leur place en poli­tique et c’est très inquié­tant », ibid.

Elle suit la guerre en Syrie sur Google pour « appren­dre com­ment écrire Alep en arabe » et suit sur Twit­ter un indi­vidu « qui se présente comme jour­nal­iste indépen­dant et je le suis lui parce que Twit­ter a mis un petit sigle bleu pour me sig­naler qu’il existe vrai­ment », France Inter, 14/12/2016.

« Soit vous ne changez rien et dans ce cas changez seule­ment le nom de votre pays en Lux­em­beurk, pour dire qu’il y a de l’argent sale […] ou alors vous allez enfin pren­dre votre respon­s­abil­ité de dirigeant européen et lut­ter con­tre l’optimisation, le dump­ing, l’évasion fis­cale et pro­téger les lanceurs d’alerte », vidéo pub­liée sur Face­book le 10/12/2016 où Nicole Fer­roni s’adresse à Jean-Claude Junck­er. Dans le même bil­let, où elle finit en larmes pour bien faire com­pren­dre à ses audi­teurs qu’elle est émue, elle en rajoute sur les plat­i­tudes dites avec émo­tion : « la guerre, ce n’est pas si loin que ça, la guerre, ce n’est pas un truc de loin là-bas. La guerre, ça peut avoir des allures d’un ici et de main­tenant qu’on prend, qu’on fra­casse. C’est pren­dre un présent et le réduire en cen­dres. C’est rem­plac­er le “cozy” par la ter­reur, met­tre un chaos qui ne laisse plus aucune place à la douceur pas même celle des pâtis­series, car la guerre avale toutes les couleurs et met du noir à la place. La guerre, c’est l’horreur, et pas si loin dans l’espace ni dans le temps ».

« J’ai appris que Don­ald Trump était en passe de devenir prési­dent des États-Unis. Entre-temps, il l’est devenu. Je me suis dit : on en est là dans l’histoire de l’Humanité ? Après avoir inven­té le feu, la cul­ture, l’écriture, la médecine, on en est à con­fi­er la pre­mière puis­sance mon­di­ale, c’est à dire le pays qui est la pre­mière puis­sance mil­i­taire, économique, à un Mon­sieur qui attrape les femmes par la chat­te, qui ne paie pas ses impôts pen­dant vingt ans, et qui s’apprête à con­stru­ire un mur de 1600 km entre lui et les Mex­i­cains », vidéo sur Face­book, 09/11/2016, red­if­fusée sur YouTube.

« Mon boulot de chroniqueuse ne per­met pas de chang­er les choses, mais de dire aux poli­tiques qu’on n’est pas dupe, qu’on sait, qu’on les voit. Je suis un peu une aler­teuse, je pointe du doigt », Le Monde, 21/04/2016.

« Mon incul­ture poli­tique est dev­enue ma force mal­gré moi, résume-t-elle. Je suis comme le citoyen lamb­da, scan­dal­isée par les injus­tices, les iné­gal­ités et par tout cet argent qui part dans l’évasion fis­cale », ibid.

«  Obser­va­tion, prob­lème, hypothèse, expéri­ence, résul­tat, inter­pré­ta­tion, con­clu­sion, je suis ce chem­ine­ment pour ten­ter de con­serv­er un regard neu­tre », ibid.

 Cette année, je ne man­i­feste pas, je démis­sionne. Je dois beau­coup à Sarkozy ! S’il n’avait pas sup­primé des postes, dont le mien, je n’aurais peut-être pas imag­iné une telle recon­ver­sion. Ce fut l’épisode de trop, je l’ai pris comme un signe du des­tin et je me suis dit : “Va-t’en” », ibid.

« Pen­dant l’année de stage, j’étais dans les quartiers nord de Mar­seille, dans un col­lège classé zone “ambi­tion réus­site”, ou “sen­si­ble”, ou “vio­lente”. “Ambi­tion réus­site”, c’est trop mignon ! J’ai eu un rire nerveux quand j’ai été affec­tée. J’ai décou­vert un autre monde. Tous mes élèves avaient deux ans de retard. “Dans ce col­lège c’est sim­ple, à part David, les blancs, c’est les profs”, m’avait dit un élève. En troisième, par exem­ple, je devais présen­ter un chapitre sur “Les chro­mo­somes sont le sup­port du pro­gramme géné­tique d’un indi­vidu”. J’avais un tiers d’élèves, pri­mo-arrivants, qui ne maîtri­saient pas le français. À quoi cela ser­vait de les faire écrire puisqu’ils ne com­pre­naient pas. Au bout d’un mois et demi, j’ai demandé à démis­sion­ner. », letudiant.fr, 02/03/2016.

« Mon père était enseignant-chercheur en chimie et ses échanges avec les élèves de fac étaient très grat­i­fi­ants. Ma maman était prof d’allemand, une matière qu’elle dis­pen­sait sou­vent devant une dizaine d’élèves seule­ment… ce qui a grande­ment par­ticipé à son bien-être ! Tout cela m’a don­né une vision biaisée de l’enseignement tel que le vivent les jeunes profs d’aujourd’hui », Vous­nousils, e-mag­a­zine de l’Éducation, 06/07/2015.

« J’avais une fibre d’enseignante très forte… mais pas celle d’éducatrice ! Lorsque je me suis retrou­vée pour la pre­mière fois devant des élèves de 3e, en “Zone ambi­tion réus­site” dans les quartiers nord de Mar­seille, une grande par­tie du pro­gramme s’intitulait, je cite,” les chro­mo­somes sont le sup­port du pro­gramme géné­tique d’un indi­vidu”. Or, un élève sur trois maîtri­sait très mal, voire pas du tout, le français. A l’époque j’avais beau­coup de mal à gér­er cette sit­u­a­tion. Je suis quelqu’un de très sen­si­ble et je n’arrivais pas à assumer un rôle d’assistante sociale », ibid.

« J’ai vite sen­ti que mon sort était géré par des gens qui con­sid­éraient ma vie comme un dossier. D’ailleurs eux-mêmes ne sont que des dossiers pour leurs supérieurs hiérar­chiques ; c’est une pyra­mide où les rangs du dessous ne sont que des dossiers pour les rangs du dessus. », ibid.

« Que cela soit dans une classe, sur scène ou à la radio, il faut con­va­in­cre, intéress­er, faire face à un audi­toire… Ma voca­tion d’enseignante con­tin­ue de s’exprimer donc dans ma nou­velle vie. Je suis tou­jours dans la trans­mis­sion d’un con­tenu à un pub­lic. La grande dif­férence c’est qu’aujourd’hui mon pub­lic est volon­taire et con­sen­tant… enfin j’espère ! », ibid. [le pub­lic, oui, mais l’ensemble des con­tribuables qui paient le ser­vice pub­lic audio­vi­suel, ça reste à voir, NDLA]

On l’a dit à son sujet

« Il faut la suiv­re, l’ex-prof de SVT (les anci­ennes “sci­ences nat”) aux airs furieux et aux raison­nements noueux, voire tirés par les cheveux, mais tou­jours tenus mal­gré l’embrouillamini d’idées qu’elle nous oblige à emprunter. Quel que soit le sujet qui l’occupe (l’écologie, l’enseignement), on l’écoute épaté par le regard oblique qu’elle jette sur la société et l’engagement que cette chroniqueuse — énergique et bar­rée – ne craint jamais de man­i­fester », Téléra­ma, 26/12/2016.

« La chronique de Nicole Fer­roni entre­tient-elle les idées reçues au sujet d’une Europe qui ne servi­rait que les puis­sants de ce monde, au détri­ment de ses citoyens. Si l’humoriste tenait à s’en pren­dre à la Com­mis­sion, il y a, au moins trente-six angles d’attaque, du pan­tou­flage de Bar­roso aux déra­pages d’Oettinger, en pas­sant par la com­plai­sance de l’exécutif européen face à un bud­get alle­mand qui trans­gresse le pacte de sta­bil­ité en rai­son de son excé­dent beau­coup trop impor­tant.

Mais, de grâce, essayons de ne pas ali­menter les fan­tasmes col­lec­tifs », Taurillon.org, 23/12/2016.

« À l’image, cette anci­enne enseignante agrégée en sci­ences de la vie et de la terre (SVT) appa­raît comme dans ses chroniques radio­phoniques : énergique, spon­tanée, les bras et le vis­age en mou­ve­ment per­ma­nent. », Le Monde, 21/04/2016.

« L’humoriste a par­fois du mal à ne pas faire appa­raître sa sen­si­bil­ité de gauche », ibid.

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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