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Frédéric Fromet

La vie en rose

Neveu de l’homme politique socialiste Michel Fromet, Frédéric Fromet est un chansonnier français originaire du Loir-et-Cher où il est né le 17 juillet 1971. À partir de 2013 il se produit sur France Inter après avoir rencontré le belge Alex Vizorek, fer de lance de l’humour autorisé et soutenu par le pouvoir socialiste pour dézinguer les adversaires politiques et idéologiques aux frais du contribuable.

Ce pio­nnier de la vanne grossière qui se veut intel­lo aux fortes racines de gauche ne perd jamais l’occasion de cri­ti­quer Fil­lon, la Clause Molière, Chris­tine Lagarde, Marine le Pen ou la police en don­nant des paroles dif­férentes à des airs con­nus. En revanche ses cri­tiques ignorent la gauche… sauf, curieuse­ment, le Par­ti com­mu­niste, et voient la vie en rose… idéologique. Mais ques­tion niveau, il est plutôt sous les pâquerettes !

Formation

Il a une for­ma­tion d’ingénieur en infor­ma­tique (après avoir fait math sup et maths spé) et a tra­vail­lé dans ce domaine pen­dant une dizaine d’années. Lassé, il com­mence à écrire des chan­sons au tour­nant des années 2000.

Parcours professionnel

  • 2002 : il monte pour la pre­mière fois sur scène ;
  • 2003 : pre­mier album, Chan­sons vach­es mais vache­ment bien ;
  • En 2008, lors de sa deux­ième par­tic­i­pa­tion au Fes­ti­val Off d’Avignon, il est repéré par Hugues Le Foresti­er, directeur du caveau de la République ;
  • 2009–2014 : il se pro­duit régulière­ment au Caveau de la République ;
  • 2013–2014 : il est chroniqueur dans le Sep­tante-cinq min­utes après avoir ren­con­tré Alex Vizorek ;
  • Depuis sep­tem­bre 2014: il inter­vient aus­si chaque ven­dre­di à 17h55 dans Si tu écoutes, j’annule tout, présen­té sur France Inter par Char­line Van­hoe­nack­er et Alex Vizorek et com­mence à appa­raître dans la mati­nale de Patrick Cohen.

Parcours militant

Son oncle Michel Fromet est une des fig­ures du social­isme blé­sois. Né en 1945 à Onzain, il milite à gauche dès 1965 et adhère au PS en 1969 après en avoir créé la fédéra­tion du Loir-et-Cher. Adjoint au maire à Onzain, il est adjoint aux finances de Jack Lang à Blois de 1989 à 2000, et par­al­lèle­ment député de 1988 à 1993 puis de 1994 à 1997 puis de 2000 à 2002.

Cumu­la­rd assumé, il a aus­si été con­seiller général du can­ton de Blois 3 de 1992 à 2000, puis de 2004 à 2015 pour le can­ton de Blois 2 ; il est aujourd’hui con­seiller munic­i­pal d’opposition à Blois, vice-prési­dent de la com­mu­nauté d’agglomération et con­seiller général depuis 2015 du nou­veau can­ton de Blois 3.

Son fils n’est pas encar­té mais ses chan­sons l’ancrent au cen­tre-gauche.

Collaborations

Publications (chansons)

  • 2003 : Chan­sons vach­es mais vache­ment bien
  • 2009 : quand la terre sera mou­rue
  • 2015 : Ça Fromet

Ce qu’il gagne

Non ren­seigné. Cepen­dant Le Parisien (19/5/2015) affirme qu’une chronique mati­nale est payée 230 € net sur France Inter.

Sa nébuleuse

Alex Vizorek, qui l’a lancé sur France Inter ; Hugues le Foresti­er, qui l’a fait con­naître au monde du théâtre ; Patrick Cohen ; Lau­rence Bloch.

Les autres « humoristes » ou chroniqueurs de France Inter, dont André Manoukian, Clara Dupont-Mon­od, Guil­laume Meurice, Samir Boua­di, Thomas VDB, Nicole Fer­roni, Mar­ius Coluc­ci…

Il l’a dit

« Ils ont des tronch­es de profs /Ils se bran­lent sur une stro­phe /De Fer­ré, Brel ou Brassens /Ils se retrou­vent à douze /Dans une cave à par­touze […] Don­nez une rime en ul /J’en ai une, j’suis pas sûr qu’ils aiment /Puis j’y con­nais que dalle /En chan­son médié­vale /J’écoute pas les chanteurs morts […] On les croise béats/ À la Fête de l’Huma /Au stand de la chan­son sociale /La Geor­gette éméchée /Chante à gorge déployée /C’est la dure lutte finale /Oh putain c’est l’enfer », au sujet de la chan­son française (2012)

« J’ai tout plein d’amis au MEDEF/Ma reli­gion c’est le bénef’/Mon dieu c’est le patron qui vire, qui dégraisse/Et qui impuné­ment se tire avec la caisse », au sujet du MEDEF (2013)

« C’est pas tes syn­di­cats qui vont me fil­er la frousse/Pas trois bolcheviks à la Bastille/C’est pas ta chien­lit qui va gou­vern­er, allez ouste!/En chœur chan­tons Tra­vail, Patrie, Famille, hop! », ibid.

« Maw­ine, Maw­ine, Mawine/Tu me cass­es les woustons/Fifille à papa ou coiffeuse/Tu west­es une gou­osse affoueuse/Dans ton salon, pas de p’tite bite/La fwange on l’aime ou on la quitte/L’entouée est intaidite aux Jouives/Sans l’étoile de Jean-Louis David », 2015, en adop­tant le ton d’une chan­son créole au sujet de Marine le Pen.

« Quand on a une petite qué­quette / Il faut une grosse mitrail­lette / Ah ah Allah akbar / Vous n’aviez rien dans le cal’bar (au moins ils risquent pas de faire du mal aux soix­ante-dix vierges) », Coulibaly Coulibalot les atten­tats expliqués aux enfants, jan­vi­er 2015

« Moi je sou­tiens Math­ieu Gal­let, je n’ai jamais aimé le par­quet. Moi je suis là, pour te défendre, dur, dur comme le palis­san­dre. Pour avoir un joli bureau, c’est vrai­ment rien 5.000 euros. Cette moquette, si elle te plait ! Je la posais, je pose, je la poserai. Mais quoi que tu fass­es, les rouges gueu­lent sous tes fenêtres ! T’as plus d’argent pour l’ébéniste, t’as qu’à vir­er quelques grévistes », au sujet du PDG de Radio France Matthieu Gal­let et de son bureau lux­ueux, 06/04/2015

« Je chante sur plein de choses drôles, avec tou­jours cette ligne de con­duite, qui s’applique à moi sur scène comme dans la vie : ne vrai­ment pas se pren­dre au sérieux », La Vie nou­velle, 03/11/2015

« Générale­ment je me penche sur mon texte le jeu­di, pour pass­er en fin d’après-midi en direct dans Si tu écoutes, j’annule tout. Il faut que ce soit drôle, et si moi ça ne me fait pas rire, il faut recom­mencer », ibid.

« Je trou­ve que l’insulte est tou­jours con­tre-pro­duc­tive, donc j’évite d’en plac­er dans mes chan­sons. Il arrive que par­fois on me prenne pour le porte-parole d’une cause ou d’une autre et que l’on m’envoie des mes­sages pour me don­ner des pistes sur ce que je dois chanter le ven­dre­di. La dernière fois, on m’a envoyé des mails pour me dire de faire quelque chose sur
“Mora­no la facho”. Mais je trou­ve ça com­plète­ment déplacé et ce n’est pas du tout ma manière de faire », ibid.

« Quand j’écris, ce n’est pas moi qui m’exprime en tant qu’artiste, mais c’est le citoyen. Je ne suis pas un chanteur engagé, mais un chanteur con­cerné, très con­cerné même par cer­tains sujets », ibid.

« J’ai une recon­nais­sance éter­nelle envers Char­line VANHOENACKER et Alex VIZOREK, les deux ani­ma­teurs de “Si tu écoutes, j’annule tout”, car ils m’ont per­mis de ren­tr­er dans une autre dimen­sion. », ibid.

« Franche­ment, je ne sais pas ce qui m’arrive. Je suis juste un mil­i­tant du par­ti d’en rire. L’idée, c’est de ne rien pren­dre au sérieux et de tout dédrama­tis­er. » Ouest-France Vendée, 14/05/2016

« Un atten­tat à Nice c’est un vrai sup­plice / Un atten­tat à Berlin ah ouais ça craint /Un atten­tat à Istan­bul c’est plus cool… » sur France Inter le 6/1/2017 au sujet de l’attentat du Reina d’Istanbul (40 morts)

On l’a dit à son sujet

« Il est bâti comme une allumette… et ça n’est pas un hasard, car il met le feu à l’actualité, tous les ven­dredis à l’aide de sa gui­tare », son men­tor Alex Vizorek à son sujet, sur France Inter.

« Il est plus dif­fi­cile de bien fix­er Frédéric Fromet, de le reli­er à un prési­dent. Lui traduit plus un air du temps, vicié, inso­lent et inso­lite, con­fus dans ses valeurs, qui marine dans l’absurde, dans la dém­a­gogie, la surenchère », Nos enchanteurs, 1/11/2015

« Prenez la chan­son­nette Cadet Rouselle. Enton­nez la avec les paroles suiv­antes : “ah ah Alla­hou Akbar /les fous d’Allah/sont des tocards”. Vous avec sen­ti ger­mer un soupçon de gai­eté et un regain d’espoir ? C’est l’effet cathar­tique que réus­sis­sent à provo­quer, chaque ven­dre­di sur France Inter, Frédéric Fromet et sa gui­tare. Capa­ble de faire rimer “Daech “et toi­lettes sèch­es », Tel­era­ma 13/1/2016

« Sil­hou­ette d’ablette, voix fluette, il sem­ble s’excuser d’entrer en scène. Mais ce fre­lu­quet est un faux falot. Ses détourne­ments d’airs con­nus bro­car­dent le foot, les bobos, les tout-bio, sans oubli­er les poli­tiques. Femme des années 80 devient Femme de François Fil­lon », Canard Enchaîné, 08/03/2017

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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