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Pub­lié le 8 mars 2015 | Éti­quettes :

Mediacritique(s) n° 14, médias et extrêmes droites

L’Ojim rend régulièrement compte de la parution de « Médiacritique(s) », le magazine trimestriel d’Acrimed (Action Critique Médias) dans lequel on retrouve souvent des analyses stimulantes, parfois limitées par une langue paléo-marxiste qui commence à dater.

La dernière livraison – outre deux très bons papiers sur Libération, « Libé : plus dure sera la chute » et sur le traitement médiatique de la réélection du bolivien Evo Morales – consacre un dossier aux « Médias et extrêmes droites ». Constatant d’entrée de jeu que « non, les médias ne sont pas les responsables de la montée du Front National » et que « c’est aussi à rebours de leur condamnation médiatique que les partisans du Front National forgent leurs convictions », l’article refuse aussi l’explication d’une supposée sur-représentation du Front National dans les médias, « Au contraire, la sous-représentation médiatique du Front National aurait continué à alimenter sa victimisation ».

Le rédacteur constate avec finesse une certaine « dépolitisation médiatique » du traitement du Front National. Ses thèmes de base (immigration, sécurité) se banalisant les médias ne retiennent que les aspects les plus superficiels : les sondages, les apparences physiques ou vestimentaires de la famille Le Pen voire le permis de conduire de Marine Le Pen, entraînant un certain oubli de son projet politique. On pourrait ajouter que Marine Le Pen est une « bonne cliente » médiatique qui fait monter l’audimat, un argument de poids dans une société où radios et télévisions consultent avec anxiété leur audience de la veille.

Dans un style plus burlesque Médiacritiques essaie avec difficulté de rendre compte de l’activité d’un concurrent : l’Ojim. Un site « dont la présentation est très élaborée » (merci du compliment) mais sur lequel on ne « trouve pas grand chose pour l’instant » (sic). Plus curieusement, l’article parle de « confusionnisme » car l’Ojim mettrait sur le même plan « Acrimed, Yann Barthès, Le Gallou, Joffrin, Halimi, Plenel, dans un joyeux gloubiboulga qui tient à distance toute perspective politique ». Diable ! Que notre sympathique confrère relise les portraits de Plenel et Joffrin publiés sur le site de l’Ojim, qu’il jette un coup d’œil sur notre dossier « Le Petit Journal, Goebbels à Beverly Hills », qu’il relise notre critique élogieuse du film « Les chiens de garde » il se rendra compte que nous faisons quelques différences...

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