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Non respect du confinement : changement de ton dans la grande presse

27 mars 2020

Temps de lecture : 4 minutes
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Non respect du confinement : changement de ton dans la grande presse

Depuis plusieurs jours, en cette fin mars 2020, nombre d’articles paraissant dans les journaux ou les hebdomadaires, et nombre d’interventions faites dans les médias montrent un changement de ton qui eut semblé incroyable il y a seulement deux semaines : beaucoup parlent sur le même ton que les anciens pestiférés du camp du mal. Le Point montrait l’exemple le mardi 24 mars 2020 dans un article de Nadjet Cherigui.

Titre : « J’en ai rien à foutre du con­fine­ment ! ». Jusque-là, on trou­vait ce titre dans les médias jugés non crédi­bles car con­ser­va­teurs, nationaux-pop­ulistes, voire qual­i­fiés d’extrême-droite et cetera…
Organ­i­sa­tion : un long arti­cle accom­pa­g­né d’une vidéo aux images frap­pantes sur la réal­ité des quartiers évo­qués, ici le 18e arrondisse­ment de Paris.
Accroche : « Dans le 18e arrondisse­ment de Paris, le respect des règles de con­fine­ment demeure tou­jours dif­fi­cile à faire appli­quer. Reportage édi­fi­ant ».

Les aspects concrets et significatifs rapportés par l’article

Ce que montre la vidéo et qui est utile pour la bonne compréhension de l’article

Une majorité de per­son­nes issues d’Afrique, des com­merces non européens où le mot « halal » s’affiche en gros, un nom­bre incroy­able de per­son­nes en train d’essayer de ven­dre à la sauvette, comme dans une métro­pole de pays en voie de développe­ment.

Ce que dit l’article

Le dimanche 22 mars 2020, cinquième jour de con­fine­ment, tan­dis que la gen­darmerie fil­tre les entrées et les sor­ties du métro La Chapelle, les images mon­trant avant tout des pop­u­la­tions sub­sa­hari­ennes et nord-africaines, les mou­ve­ments demeurent « inces­sants ».
Des per­son­nes orig­i­naires d’Afrique noire et du Maghreb, cer­taines arbo­rant aus­si un cou­vre-chef musul­man rad­i­cal, por­tent par­fois des masques, ceux-là mêmes dont man­quent tous les hôpi­taux de France. Ils sem­blent en avoir besoin : « au nez et a à la barbe des forces de l’ordre, très occupées à con­trôler les attes­ta­tions néces­saires à la cir­cu­la­tion, les trafi­quants con­tin­u­ent impuné­ment leur busi­ness sur l’espace pub­lic ». Détails : « Haschisch, cig­a­rettes de con­tre­bande, médica­ments, autres psy­chotropes, télé­phones fraiche­ment volés, etc., l’of­fre est très riche, mais les clients sont bien moins nom­breux qu’à l’accoutumée. »

Témoignage de Mourad, « charis­ma­tique directeur de la supérette Car­refour City » :

« Je tire mon cha­peau à tous les policiers qui tra­vail­lent dans ce quarti­er. C’est une mis­sion impos­si­ble d’im­pos­er des règles à ces mecs. Et ne m’ac­cusez pas de racisme ! Je suis un blé­dard comme eux ! Quand je suis arrivé d’Al­gérie, j’é­tais sans papiers, mais j’avais envie de boss­er et de m’en sor­tir ici. Avec cette sit­u­a­tion de crise, ceux qui restent dehors sont les pires ! Il n’y a plus que trafics et magouilles. Ils se foutent de l’au­torité de ce pays et de ses lois. J’es­saie de leur expli­quer com­ment leur com­porte­ment met les autres en dan­ger. Mais ils m’en­voient balad­er. Cer­tains, les plus méchants, me répon­dent qu’ils sont là pour niquer la France. C’est ter­ri­ble ! » 

La porte-parole de l’Élysée édulcore

Un virus pour mon­tr­er la réal­ité donc ? Pas à tout le monde, il y a peu Sibeth N’Diaye expri­mait sa crainte de voir mon­ter le racisme en France. Elle ne par­lait sans doute pas de celui exprimé dans ce témoignage. Et elle n’en par­lait pas dans les étranges échanges « pornos » entre min­istres rap­portés par la presse le 25 mars, suite aux révéla­tions du Canard Enchaîné. Les images de la fête de la musique de l’Élysée et ses ses dandine­ments de grandes folles tran­sex­uelles revi­en­nent à l’esprit.

Tou­jours dans le même quarti­er :

« À prox­im­ité d’un fast-food à la devan­ture résol­u­ment close, des policiers peinent à expli­quer à un groupe d’hommes que le restau­rant est fer­mé, mais surtout que, péri­ode de con­fine­ment oblige, leurs déplace­ments doivent être jus­ti­fiés. Face aux com­porte­ments hos­tiles et à leur mau­vaise volon­té, le con­trôle se fait plus mus­clé avec une fouille en bonne et due forme. Armes blanch­es, cig­a­rettes de con­tre­bande, stupé­fi­ants en tout genre, l’opéra­tion n’est pas vaine et les réac­tion sont agres­sives. « Chef, pourquoi vous me con­trôlez ? Ça ne se fait pas ! », « Je fais ce que je veux et je n’ai pas d’at­tes­ta­tion ! », « J’é­tais dans mon lit, un sou­venir m’est venu et ça m’a énervé. Alors, je suis sor­ti pour me calmer et j’en ai rien à foutre du con­fine­ment ».

On pour­rait objecter : c’est bien beau tout cela mais ce peu­vent très bien être des Européens de souche. C’est juste­ment ce que con­tre­dis­ent les images de la vidéo. Le fait est que nom­bre de lanceurs d’alertes, appelés « pop­ulistes » ces dernières années par l’entre-soi politi­co-médi­a­tique, ont claire­ment doc­u­men­té com­bi­en l’ambiance du pays avait un peu changée et que ce ne serait pas sans con­séquences, dont cette impos­si­bil­ité tout à fait actuelle de main­tenir l’ordre. À faire affluer les pop­u­la­tions de pays en voie de développe­ment, Paris est dans cer­tains de ses quartiers devenu un espace en voie de développe­ment.

Une remar­que : jusqu’alors les médias con­venus évo­quaient « la diver­sité ». L’expression n’apparaît pas dans cet arti­cle du Point.

Point de vue de la police

La police ? Ces forces de l’ordre sur lesquelles la gauche médi­a­tique passe son temps à cracher :

« La sit­u­a­tion est absol­u­ment ingérable. Depuis le 17 mars, les journées sont longues, com­pliquées et éner­gi­vores. Nous sommes tous érein­tés, mais on ne manque pas de volon­té pour con­tin­uer. Près de 10 % de notre effec­tif a posé un arrêt par peur du coro­n­avirus. Il s’ag­it sou­vent des plus jeunes, qui ont moins le sens du ser­vice pub­lic. Les autres sont présents pour assur­er la sécu­rité et les con­trôles sans masques ni gants. On se fait une rai­son. On est très exposés et on sait qu’on attrapera tous ce virus. Mais on se doit d’être là, à nos postes, pour la pop­u­la­tion. C’est notre devoir. »

Retour au réel ?

Ce véri­ta­ble retour au réel sera-t-il enten­du par Emmanuel Macron ? Lui qui affec­tion­nait tant le prin­ci­pal club noc­turne de Lagos lors de ses mois de stage passés là-bas :

« Dans le quarti­er de Château-Rouge, par exem­ple, Frédéric explique avoir passé beau­coup de temps, durant ses patrouilles, à ten­ter de con­va­in­cre les riverains que les mesures de con­fine­ment doivent s’ap­pli­quer à tous, car le coro­n­avirus, con­traire­ment à ce qu’ils affir­ment, ne touche pas que les Blancs. »

Il n’est plus guère ques­tion des mots creux, la « diver­sité », le « vivre ensem­ble » et autres fari­boles. Le réel de l’idéologie libérale lib­er­taire dont les médias con­venus sont le fer de lance saute aux yeux : il met en dan­ger les Français et les Européens d’origine, ceux que ce polici­er appelle crû­ment « les Blancs ».

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