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Sibeth Ndiaye

Tout près de l’Élysée

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 15/04/2019

Née le 13 décembre 1979 à Dakar (Sénégal) Sibeth Ndiaye est une communicante et militante politique franco-sénégalaise, fille de militants de l’indépendance sénégalaise. Chargée des relations de presse d’Emmanuel Macron pendant la présidentielle, elle le suit à ce poste à l’Élysée où elle s’acquiert rapidement de solides inimitiés dans les médias. Son prénom signifie « celle qui a gagné beaucoup de combats » en langue Diola. À commencer par celui de la naturalisation – elle est déclarée française en juin 2016.

Formation

Elle a eu son brevet à l’institution Jeanne d’Arc de Dakar, puis a étudié au lycée Mon­taigne à Paris. Elle suit ensuite une licence de philoso­phie poli­tique à l’Université Paris VII (204‑2006) puis un mas­ter 2 économie poli­tique – pro­tec­tion sociale à Paris I Sor­bonne en 2006–2007.

Parcours militant et professionnel

Son père Farah Ndi­aye a par­ticipé à la créa­tion du Par­ti africain de l’indépendance puis est devenu n°2 du Par­ti Démoc­ra­tique Séné­galais d’Abdoulaye Wade jusqu’en 1986, puis est passé dans l’équipe du social­iste Abdou Diouf alors prési­dent pour tra­vailler sur le canal du Cay­or, un pro­jet pour ali­menter en eau potable Dakar ; la famille reste néan­moins proche d’Abdoulaye Wade. Sa mère, la togo­laise Mireille Ndi­aye (†2015) a présidé la Cour de Cas­sa­tion du Séné­gal puis le Con­seil con­sti­tu­tion­nel de 2004 à 2010. Sibeth Ndi­aye est la dernière de qua­tre filles et reçoit une édu­ca­tion à l’européenne.

Elle milite au sein de l’UNEF de 1999 à 2006 et est admin­is­tra­trice de la Mutuelle des étu­di­ants (LMDE) de 2003 à 2008, au sein de la ten­dance Refon­da­tion syn­di­cale, proche de Dominique Strauss-Kahn. Elle adhère au PS en 2002 après le 21 avril et le sec­ond tour Le Pen – Chirac. Présente à la fois dans les deux forges de cadres social­istes que sont le PS et l’UNEF, elle grav­it logique­ment les éch­e­lons du par­ti.

Direc­trice de la cam­pagne de Math­ieu Han­otin, social­iste et ancien de l’UNEF, aux can­tonales de 2008 à Saint-Denis sud où il réus­sit à se faire élire face au sor­tant PCF Ronan Ker­rest, elle est nom­mée par Mar­tine Aubry secré­taire nation­al du PS chargée de la petite enfance. Elle affirme alors, pas dupe : « Je voulais avoir l’assurance de ne pas être la potiche de ser­vice […] Je parais moins dan­gereuse du fait que je ne suis pas française. Au moins, je ne risque pas de briguer une place d’élue ».

En mars 2008 elle est nom­mée à la tête du ser­vice presse de Claude Bar­tolone, nou­veau prési­dent du con­seil général de la Seine-Saint-Denis et devient chargée de mis­sion au con­seil général en 2010. En 2012 elle sou­tient Mar­tine Aubry aux pri­maires de la gauche.

Son mari, Patrice Roques – avec lequel ils ont trois enfants, est directeur adjoint d’une société de HLM et « n’adhère pas tant aux idées d’Emmanuel Macron » selon Clos­er qui ajoute qu’il « s’est con­stru­it dans le milieu du par­ti social­iste » (22/12/2017). Adhérent du PS depuis 2005 il a aus­si été admin­is­tra­teur de la LMDE (2002–2005), a tra­vail­lé au cab­i­net de la mairie de Paris, con­seiller munic­i­pal PS à Sevran où il a man­qué de peu être can­di­dat dis­si­dent en 2011, et a été nom­mé le 2 févri­er 2018 directeur général de Seine-saint-Denis Habi­tat.

Avec Sibeth Ndi­aye, ils ont aus­si mil­ité à Ten­dance Réfor­ma­tion syn­di­cale en 2003, ain­si qu’au sein du col­lec­tif Jeunes con­tre la guerre [en Irak] au même moment, Patrice Roques était alors le référent du mou­ve­ment à Jussieu, Sibeth Ndi­aye à Cen­si­er. Il s’est aus­si illus­tré plus récem­ment en tançant dans la presse la baisse des APL mise en place par Emmanuel Macron… une mesure que dans le même temps sa femme défendait bec et ongles.

Chargée de mis­sion presse et com­mu­ni­ca­tion au cab­i­net d’Arnaud Mon­te­bourg min­istre du redresse­ment pro­duc­tif, elle y reste quand Macron arrive en août 2014 – elle le con­naît déjà depuis le début du quin­quen­nat de François Hol­lande – et le suit à En Marche dès ses débuts. Elle s’installe aus­si à Paris. D’après L’Obs (09/5/2017), « Attachée de presse du min­istre de l’Économie, elle a par­ticipé aux réu­nions pré­para­toires ultra­se­crètes dans l’ap­parte­ment privé de Bercy avant le lance­ment du nou­veau mou­ve­ment poli­tique, le 6 avril 2016 ».

Per­son­nage clé du pre­mier cer­cle d’Emmanuel Macron pen­dant sa cam­pagne – avec Syl­vain Fort, elle se trou­ve en copie de tous les mails con­cer­nant des don­nées à com­mu­ni­quer, elle devient con­seil­lère presse auprès de Syl­vain Fort, chargé de com­mu­ni­ca­tion à l’Élysée. Elle par­ticipe au ver­rouil­lage de la com­mu­ni­ca­tion de Macron – salle de presse dans un bâti­ment annexe, choix des jour­nal­istes accrédités, con­signes d’interdiction absolue au per­son­nel de l’Élysée de par­ler à la presse…

En août 2017, Le Canard Enchaîné rap­porte, au détour d’un por­trait d’Anne-Sophie Merci­er, qu’interrogée par tex­to sur la mort de Simone Veil par un jour­nal­iste qui voulait se faire con­firmer son décès, elle aurait répon­du par SMS « Yes, la meuf est dead ». Le jour­nal avance que l’Élysée souhaite main­tenant met­tre Sibeth Ndi­aye sous tutelle. Celle-ci dément verte­ment. L’ancien con­seiller de Manuel Valls, le mau­ri­tanien (nat­u­ral­isé français) Ibrahi­ma Diawadoh N’Jim, se fend d’une tri­bune dans Le Monde où il accuse les détracteurs de Sibeth Ndi­aye d’être racistes.

Mar­lene Schi­ap­pa et l’élu PCF parisien Ian Brossat volent aus­si à son sec­ours sans répon­dre sur le fond, mais en accu­sant les cri­tiques de misog­y­nie et d’être de la « fachos­père ».

Bruno Roger-Petit (BRP), ancien anti-réac de ser­vice qui a mul­ti­plié les signes d’allégeance à Emmanuel Macron, est nom­mé le 29 août 2017 porte-parole de l’Élysée pour « ren­forcer le pôle com­mu­ni­ca­tion » suite à la polémique. Néan­moins, il ne parvient jamais à s’intégrer, se brouille avec Brigitte Macron et Ismaël Emelien, est pro­gres­sive­ment mar­gin­al­isé puis écarté en sep­tem­bre 2018.

Le Canard Enchaîné (12/9/2018) indique que « BRP s’était aus­si attiré beau­coup d’inimitiés en débi­nant ses col­lègues de l’Élysée devant ses ex-con­frères ou dans les dîn­ers en ville. Il n’arrêtait pas, ain­si, de répéter que Syl­vain Fort, Ismaël Emelien et Sibeth Ndi­aye con­dui­saient Macron dans le mur. Pour l’heure c’est Roger-Petit qui se le prend en pleine fig­ure ».

Le 16 août 2017 l’éditorialiste de L’Express Christophe Bar­bi­er imag­ine un morceau de rap écrit par Sibeth Ndi­aye sur Emmanuel Macron et provoque une nou­velle polémique. Accusé de racisme, il sort la brosse à reluire au sujet de Sibeth Ndi­aye qu’il trou­ve « très haute en couleur, très mod­erne, par­lant très cru. Avec ce rap, ajoute-t-il, je rends hom­mage à son tal­ent et à son inven­tiv­ité » (France Info, 16/8/2017)

Le 2 févri­er 2018 elle crée à nou­veau la polémique, au Séné­gal cette fois, par sa tenue au dîn­er de gala offert par le prési­dent Macky Sall en l’honneur d’Emmanuel Macron. Selon le jour­nal Wal­fad­jiri, elle por­tait « un blue-jean rouge, un pullover et des bal­ler­ines ». Un diplo­mate cité par Cay­or Info cachait mal son malaise : « même les instru­men­tal­istes du min­istre-chanteur Yous­sou Ndour étaient mieux sapés qu’elle. C’est une insulte à tous les gens qui étaient là. C’est hon­teux. Per­son­ne ne peut vous imag­in­er, vous Séné­galais, débar­quer à l’Elysée, lors d’un din­er de gala, avec un tel port ves­ti­men­taire. Il y a un min­i­mum de respect pour son pays d’origine ».

Du reste, lors de l’investiture d’Emmanuel Macron elle s’était aus­si fait remar­quer par la sim­plic­ité de sa tenue, bas­kets, sac en ban­doulière, robe à gross­es fleurs et per­fec­to. Son style « décalé du pro­to­cole » pour les uns, ou son absence pour les autres a fait florès dans la presse séné­galaise.

En sep­tem­bre 2018 le com­mu­ni­cant, cri­tique musi­cal et plume du prési­dent Syl­vain Fort est nom­mé directeur de la com­mu­ni­ca­tion de l’Élysée, avec Sibeth Ndi­aye pour le sec­on­der, con­fir­mée aux rela­tions avec la presse. Tous deux ont l’habitude de tra­vailler ensem­ble : ils étaient respon­s­ables presse de la cam­pagne d’En Marche. Bruno Roger-Petit est mis à l’écart et son exfil­tra­tion annon­cée.

Bien que nat­u­ral­isée française depuis trois ans à peine (ou parce que ?) elle est nom­mée le 31 mars 2019 secré­taire d’Etat auprès du pre­mier min­istre, porte-parole du gou­verne­ment. Tri­om­phe des mil­i­tants « indigénistes », qui mili­tent – sou­vent avec vio­lence – pour impos­er dans les fonc­tions dirigeantes en France et en Europe des per­son­nes d’origine extra-européennes – et qui néan­moins déplorent la « trop grande rareté des per­son­nes issues de la diver­sité, et notam­ment noires, au sein de l’élite française ». Cepen­dant elle doit aus­si et surtout sa pro­mo­tion à sa grande prox­im­ité avec Emmanuel Macron.

Cepen­dant, sa nom­i­na­tion, au milieu des cal­culs politi­ciens et du repli d’Emmanuel Macron sur ses (très) proches, entre aus­si en réso­nance avec les thé­ma­tiques soulevées par les Gilets jaunes – dont le lien des décideurs avec le ter­rain. Très proche de « Jupiter », Sibeth Ndi­aye n’est en effet rien sur le ter­rain – elle accède à une très forte influ­ence par ses orig­ines et le seul fait du Prince, sans pass­er par une légiti­ma­tion élec­torale.

Et ce alors que les français dans leur grande majorité, en plus du ras-le-bol fis­cal évo­qué par nom­bre de médias, éprou­vent aus­si un ras-le-bol – que cette fois très peu de médias évo­quent, surtout s’ils sont main­stream – à l’encontre des décideurs qui ne sont pas reliés à la réal­ité du ter­rain.

Le Huff­in­g­ton Post (8.04) s’interroge ain­si : « dans la nou­velle fil­ière d’accès au pou­voir poli­tique qu’illustrent aujourd’hui les par­cours de Sibeth Ndi­aye et Cédric O […] ce n’est plus d’accélération qu’il s’agit mais d’un véri­ta­ble court-cir­cuit. Devenus très jeunes con­seillers du Prince par l’effet con­joint de leur ambi­tion, de leurs tal­ents, de leurs appuis et de hasards heureux, les intéressés s’élèvent au cœur de l’Exécutif, pas­sant de l’ombre (rel­a­tive) des cab­i­nets à la lumière de la nom­i­na­tion min­istérielle, sans faire aucun détour par le ter­rain, par l’élection, par le Par­lement. Ces par­cours “hors sol” posent ques­tion quant à la place de la légitim­ité élec­tive dans notre démoc­ra­tie représen­ta­tive ».

Lors de sa nom­i­na­tion, elle porte fiére­ment une coupe afro – ce qui provoque de nom­breuses réac­tions. Cepen­dant, ses sou­tiens inter­prè­tent cette coupe comme un sym­bole de son com­bat « con­tre les normes dom­i­nantes » et pour la « chevelure non homo­loguée d’origine européenne », selon Isabelle Boni-Claver­ie (Medi­a­part, 06/4/2019). Car les « normes dom­i­nantes » sont en effet, selon les mil­i­tants indigénistes, européennes et blanch­es.

Si bien que, selon les sou­tiens même de Sibeth Ndi­aye, Macron aurait nom­mé une porte-parole dont l’objectif mil­i­tant affir­mé – et porté – est de démon­ter l’identité européenne et blanche de la France. Un signe vis­i­ble d’une volon­té de red­di­tion de la part des élites – dont Emmanuel Macron est l’(in)digne représen­tant, d’une « Europe pro­gram­mée pour s’autodétruire », selon les mots très récents du Car­di­nal Sarah – qui lui est noir.

Publications

Néant

Ce qu’elle gagne

Wik­ileaks a ren­du pub­lic son con­trat de tra­vail en CDI auprès de l’association En Marche à compter du 12 sep­tem­bre 2016 pour un salaire men­su­el brut de 6255.80 € pour 39 heures dont qua­tre heures sup­plé­men­taires majorées. En réal­ité sa disponi­bil­ité auprès d’Emmanuel Macron et du mou­ve­ment dépas­sait ample­ment ces 39 heures.

Un mail « paie décem­bre 2016 » ren­du lui aus­si pub­lic par Wik­ileaks fait état des vire­ments à l’équipe d’En Marche – Sibeth Ndi­aye reçoit 4.836,50 €.

L’ancien porte-parole du gou­verne­ment, Ben­jamin Griveaux, avait révélé son salaire – 7.900 € nets par mois. L’on peut sup­pos­er que Sibeth Ndi­aye pré­tend à une rémunéra­tion au moins équiv­a­lente.

Collaborations

Néant

Sa nébuleuse

  • Claude Bar­tolone, Matthieu Han­otin, Jean-Christophe Cam­badélis, Mar­tine Aubry au PS.
  • Syl­vain Fort, Ismaël Emelien, Emmanuel Macron.

Elle l’a dit

« Non, il n’a pas dit : ‘On a humil­ié La Manif pour tous, putain !’ Faites votre boulot les gars aus­si. Non mais là, ça me saoule. Franche­ment, là, je suis soûlée(…) Ça, c’est pas du tra­vail de jour­nal­iste. C’est du tra­vail de sagouin. », à un jour­nal­iste des Inrocks, févri­er 2017, suite à l’article inti­t­ulé « Macron prend la défense de La Manif pour tous et revendique de par­ler avec Zem­mour et de Vil­liers », doc­u­men­taire « Emmanuel Macron : les couliss­es d’une vic­toire » de Yann l’Hénoret, dif­fusé le 8 mai 2017 sur TF1.

« Il était secré­taire général adjoint, et je tra­vail­lais pour Arnaud Mon­te­bourg. Il était d’un abord agréable, avec beau­coup d’humour », au sujet de sa pre­mière ren­con­tre avec Emmanuel Macron, Jeune Afrique, 28/4/2017

« La pre­mière fois qu’il [Macron] a réu­ni son cab­i­net, il nous a dit une phrase qui m’a mar­quée : « Ne venez jamais me dire qu’on ne peut pas faire telle ou telle chose parce qu’on ne l’a jamais fait aupar­a­vant. » C’est quelqu’un de très libre et qui cherche en per­ma­nence à ques­tion­ner le monde », ibid.

« Nous parta­geons aus­si un amour de la langue française et en par­ti­c­uli­er de la poésie. Je me rap­pelle tou­jours avec émo­tion qu’au décès de ma mère, il avait eu la déli­catesse de m’offrir un livre de Roland Barthes, Jour­nal de Deuil. Il m’a servi de livre de chevet pen­dant de longs mois », ibid.

« Ma car­rière pro­fes­sion­nelle s’est surtout con­stru­ite autour de belles ren­con­tres, avec des gens qui ont su me faire con­fi­ance, et j’ai tou­jours essayé d’être digne de cette con­fi­ance. Cela me pousse à penser qu’il suf­fit de tomber sur la ou les bonnes per­son­nes […] pour que tout change », ibid.

« Tu sais quoi @ylhenoret? Ton film, c l’his­toire vraie d’une aven­ture de folie ds une équipe de dingues que je love cc », Twit­ter, 09/05/2017, au réal­isa­teur du doc­u­men­taire.

« J’ai tou­jours préféré l’ombre à la lumière. C’est la rai­son pour laque­lle je tra­vaille pour des per­son­nal­ités poli­tiques sans désir­er moi-même être élue », Elle, 12/05/2017.

« Nos jumelles sont nées en 2010 et notre fils en 2013. Leurs prénoms sont africains et ils por­tent le nom de famille de leur père français « de souche ».  Je souligne cela parce que nous avons tou­jours con­sid­éré impor­tant pour nos enfants de vivre dans les deux cul­tures », ibid.

« Mon moteur, depuis tou­jours, c’est le refus de l’injustice. La pire phrase pour moi, c’est « on ne peut pas faire autrement ». Cela a été la rai­son de mon engage­ment syn­di­cal et de mon choix de militer à Gauche », ibid.

« J’as­sume par­faite­ment de men­tir pour pro­téger le prési­dent », L’Express, 12/07/2017.

On l’a dit sur elle

« Pen­dant la cam­pagne, elle a été les yeux et les oreilles de son patron. Seule femme de l’équipe rap­prochée de Macron, dis­crète, effi­cace, ne le lâchant pas d’une semelle et n’hési­tant pas à aller au con­tact pour con­tenir la meute des cam­era­men et des pho­tographes, elle a fait preuve de sang-froid et de pro­fes­sion­nal­isme. Inter­mé­di­aire incon­tourn­able des médias, la jeune femme a assisté aux entre­tiens du “chef” avec les jour­nal­istes, enreg­is­trant les échanges sur son smart­phone. Mais impos­si­ble de lui tir­er une infor­ma­tion sur les secrets du quarti­er général », L’Obs, 09/05/2017.

« J’ai été impres­sion­née par sa puis­sance de tra­vail. C’est une excel­lente con­seil­lère qui con­naît par­faite­ment le fonc­tion­nement de la presse », Lau­rence Haïm à son sujet, Jeune Afrique, 09/05/2017

« Par­mi les jour­nal­istes qui suiv­ent la cam­pagne En marche !, elle a la répu­ta­tion d’exécuter à la let­tre les ordres venus d’en haut », Le Monde, 11/05/2017.

« Elle est d’une grande effi­cac­ité, d’humeur tou­jours égale et du genre à ne pas aller se couch­er tant que tout ce qu’elle a prévu de faire n’est pas achevé. Elle ne court pas après la recon­nais­sance. Ce qui la motive, c’est d’abord la sat­is­fac­tion de la tâche accom­plie. En poli­tique, ça n’est pas si fréquent », Mar­i­anne Zalc-Muller, sa col­lègue en 2008 à son sujet, ibid.

« Dans cette équipe à l’esprit start-up, com­posée presque exclu­sive­ment de trente­naires geeks grimés d’une barbe de trois jours, Sibeth Ndi­aye détonne avec ses tress­es et ses Adi­das bleues. Au cœur du sys­tème Macron, elle est l’une des rares femmes présente en per­ma­nence auprès de lui (avec la cheffe de cab­i­net Sophie Fer­rac­ci et son épouse Brigitte Macron) et issue de la diver­sité », ibid.

« Elle a sa machine à coudre et con­fec­tionne ses vête­ments et ceux de ses enfants. C’est sa façon de se déten­dre. […] Des qua­tre enfants, elle est la seule à faire de la poli­tique, si je peux dire », sa sœur Fari Ndi­aye, ibid.

« De Macron pour elle, il y a une con­fi­ance absolue. D’elle pour Macron, il y a une forme de respect, de fierté, ce qui n’empêche pas cer­tains désac­cords et des dis­cus­sions con­tra­dic­toires. Elle a du car­ac­tère », Ismaël Emelien, ibid.

« Allure juvénile — en per­fec­to et bas­kets — Sibeth Ndi­aye, 37 ans, dont déjà 15 de mil­i­tan­tisme syn­di­cal­iste étu­di­ant (à l’UNEF) et poli­tique (au PS),  n’est pas une « sim­ple » attachée de presse : elle a été l’un des rouages cru­ci­aux de la cam­pagne En Marche, con­seil­lère écoutée du pre­mier cer­cle  autour du « chef », Elle, 12/05/2017.

« Sibeth Ndi­aye […] jus­ti­fie les appels récur­rents qu’elle passe – tout comme son col­lègue et plume du prési­dent Syl­vain Fort – à divers­es rédac­tions . “Après un papi­er qu’ils n’ont pas aimé, j’ai été black­listé”, témoigne un jour­nal­iste. “J’ai reçu des pres­sions lunaires”, racon­te un autre », Les Inrocks 12/07/2017.

« Sur cette ques­tion [du déplace­ment de la salle de presse hors de l’emplacement his­torique du RDC de l’Élysée] comme sur d’autres rel­a­tives aux rela­tions avec la presse, nous nous sommes fait recevoir avec une volée de bois vert par Sibeth Ndi­aye », L’Express, 12/7/2017, op. cit.

« Dis­ons les choses claire­ment : ce qu’on reproche à Sibeth Ndi­aye est d’être noire et femme ; ce qu’on lui reproche, aus­si, c’est d’avoir réus­si. Toutes les com­posantes frayant à la fron­tière entre droite et extrême-droite ont ici trou­vé un sujet d’indignation à prix dis­count, une troisième démar­que avant la fin des sol­des, une ses­sion de rat­tra­page après une année noire. Après avoir tant com­bat­tu Simone Veil, elles peu­vent exhiber une preuve que d’autres com­posantes de la société française ne l’estiment pas. […] le cas Ndi­aye est com­mode ; il est employé pour attester que même à l’Élysée, « ces gens-là » sont mal élevés », Ibrahi­ma Diawadoh n’Jim, Le Monde, 04/08/2017.

« Oui, Sibeth Ndi­aye a, avec d’autres, accom­pli un authen­tique exploit en con­stru­isant sur quelques mois une organ­i­sa­tion qui a porté Emmanuel Macron à la prési­dence de la République. Mais là où l’on vante les tal­ents et les mérites de ses com­pagnons d’aventure, Sibeth Ndi­aye a un droit à un statut par­ti­c­uli­er assez infan­til­isant. Au mieux, elle est la copine sym­pa avec qui les autres aiment plaisan­ter. Au pire, elle est bru­tale et inapte aux fonc­tions qu’elle exerce », ibid.

« J’ai trans­for­mé Sibeth Ndi­aye en un per­son­nage qui par­le un lan­gage entre celui de la pub­lic­ité, de la ban­lieue et d’une fash­ion vic­tim », Christophe Bar­bi­er, France Info, 16/08/2017.

 

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