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Quand Sonia Devillers tance le président du CSA : l’hôpital se moque de la charité

2 octobre 2020

Temps de lecture : 3 minutes
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Quand Sonia Devillers tance le président du CSA : l’hôpital se moque de la charité

C’est une bien curieuse interview du Président du CSA qu’ont entendue les auditeurs de France inter le 28 septembre. La journaliste Sonia Devillers nous a gratifié d’un nouvel exercice d’inquisition morale dont la radio affiliée à l’État français a le secret.

Il fut un temps où la parole dis­si­dente, celle qui refuse la reli­gion libérale-lib­er­taire dite « pro­gres­siste », était reléguée aux marges des médias de grand chemin. Le Figaro Vox et Valeurs actuelles étaient à droite par­mi les seuls médias dits « main­stream » à offrir une tri­bune à des per­son­nal­ités qui remet­tent en cause l‘avenir radieux promis à la France et à l’humanité.

Mais la réal­ité d’un pays qui se frag­mente, se com­mu­nau­tarise, se paupérise, s’islamise, ne pou­vait être indéfin­i­ment occultée. Les suc­cès en librairie d’un Éric Zem­mour, d’un Yvan Rioufol, d’un Michel Onfray, etc., ont amené cer­tains médias à inviter des édi­to­ri­al­istes non con­formistes sur les plateaux de télévi­sion et de radio et à leur ouvrir des tri­bunes de jour­naux. Bien après TV Lib­ertés qui apporte depuis plusieurs années un vent de lib­erté, Sud Radio et la chaine CNews, par­mi d’autres, ont com­pris qu’il y avait une réelle attente de l’opinion publique à enten­dre des analy­ses qui sor­tent du cadre for­maté imposé depuis des décen­nies.

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À côté de cela, le ser­vice pub­lic de radio, France inter, France cul­ture, France info, ron­ronne, avec un pub­lic de gauche (ou anesthésié) cap­tif qui entend ce qu’il veut enten­dre, et des audi­teurs occa­sion­nels qui choi­sis­sent leur émis­sion en fonc­tion du sujet traité, et non pour être con­forté dans leur opin­ion.

Les fidèles lecteurs de l’OJIM con­sta­tent chaque jour que la parole sur la radio publique est essen­tielle­ment cap­tée par un clergé libéral-lib­er­taire. Un clergé médi­a­tique dont les idées sont telle­ment unanimes et répéti­tives qu’elles for­ment un cor­pus idéologique. Pour résumer, libéral lib­er­taire, en faveur de l’accueil incon­di­tion­nel des migrants, farouche­ment hos­tile aux par­tis « pop­ulistes », etc.

Il n’en demeure pas moins que le ser­vice pub­lic de radio devrait évoluer dans la cadre d’un cahi­er des charges impli­quant une cer­taine réserve et le respect de la plu­ral­ité d’opinions qui existe dans la société française.

Mais là n’est pas le prob­lème pour Sonia Dev­illers. Lors de l’émission du 28 sep­tem­bre de L’In­stant M, la jour­nal­iste prof­ite de la présence du prési­dent du Con­seil Supérieur de l’Audiovisuel pour soulign­er que le temps de parole des édi­to­ri­al­istes dont les idées la dérangent dans les autres médias devrait être décomp­té au même titre que celui des hommes et femmes poli­tiques.

Une interview surréaliste

Dans un état d’agitation intense, Sonia Dev­illers s’adresse à celui qui est chargé de la régu­la­tion de l’audiovisuel :

« Autour de ces plateaux, ce ne sont ni des mil­i­tants, ni des sou­tiens, ni des patrons de par­tis, ce sont des édi­to­ri­al­istes, des Michel Onfray, des Zineb El Rha­zoui, des Rokhaya Dial­lo, des Gabrielle Cluzel Ces gens ne sont pas encar­tés mais leur parole est éminem­ment polémique, poli­tique. Votre mis­sion est aus­si de veiller au plu­ral­isme en dehors des péri­odes élec­torales. Pour compt­abilis­er, pour mesur­er, pour iden­ti­fi­er la parole de ces gens-là, avez-vous des out­ils pour mesur­er ? » .

Le prési­dent du CSA répond que « non » mais « c’est un sujet sur lequel on va nour­rir une réflex­ion, il y a des évo­lu­tions en cours, cette appré­ci­a­tion du plu­ral­isme, on va la faire plus fine­ment ».

Sonia Dev­illers est-elle bien placée pour se pos­er en parangon de la réserve en matière d’opinions poli­tiques ?

Pour lui rafraichir la mémoire, n’est-ce pas elle qui, le 11 octo­bre 2019, comme le soulig­nait Gilles William Gold­nadel, a dressé une liste de « mal pen­sants » ?

L’interview de Geof­froy Leje­une de Valeurs actuelles le 17 décem­bre 2019 est une nou­velle illus­tra­tion que la jour­nal­iste ne prend même pas la peine de cacher son mépris pour des opin­ions éloignées des siennes.

Quand nos lecteurs nous font des retours sur leurs démarch­es auprès du CSA, du médi­a­teur de Radio France, etc., sur la pri­vati­sa­tion de la parole sur la radio publique, nous apprenons que celles-ci n’ont bien sou­vent pas de réponse. Mais que le début d’une plu­ral­ité d’opinions dans cer­tains médias, très minori­taires, sus­cite le cour­roux de Sonia Dev­illers, voilà qui ne peut qu’amuser ou agac­er.

Nous invi­tons aimable­ment le prési­dent du CSA à pren­dre le temps de lire les nom­breux arti­cles que l’OJIM a con­sacré, sou­vent avec amuse­ment, tou­jours avec dépit, à l’incroyable par­ti pris des jour­nal­istes et autres amuseurs publics sur les ondes des radios affil­iées à l’Etat français. Et nous atten­dons avec impa­tience son analyse et ce qu’il envis­age de faire…

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