Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Quand L’Obs découvre que l’Islam peut être dangereux pour la santé

29 mars 2020

Temps de lecture : 2 minutes
Accueil | Veille médias | Quand L’Obs découvre que l’Islam peut être dangereux pour la santé

Quand L’Obs découvre que l’Islam peut être dangereux pour la santé

Ainsi que l’OJIM le montrait le 27 mars 2020 avec l’exemple du Point, les sujets et surtout la manière de les traiter changent un peu dans les médias convenus. Un nouvel exemple avec un article de L’Obs paru ce même 27 mars, qui s’appuie en grande partie sur une dépêche de l’AFP.

Le titre : « Au Pak­istan, forte afflu­ence dans les mosquées pour la prière du ven­dre­di mal­gré le coro­n­avirus ». Un titre et un cen­tre d’intérêt qui ne se seraient pas trou­vés dans l’hebdomadaire il y a peu.

Les mots de l’article

L’Obs recon­naît, sans accuser le monde dévelop­pé d’en être respon­s­able, une fois n’est pas cou­tume, qu’un pays tel que le Pak­istan, musul­man, doté de la bombe atom­ique, n’est pas en mesure de met­tre en place un sys­tème de san­té accept­able pour ses 200 mil­lions d’habitants. Pour­tant, l’Arabie saou­dite « a inter­rompu les pèleri­nages et fer­mé les mosquées » et « en Égypte, une fat­wa a per­mis l’interdiction des prières publiques ». Le Pak­istan ne suit donc pas le mou­ve­ment. Pourquoi ? L’Obs écrit un argu­ment, en forme d’interview, qu’il n’eut jamais men­tion­né il y a peu :

« Nous ne croyons pas au coro­n­avirus, nous croyons en Allah. Quoi qu’il arrive, cela vient d’Al­lah, a déclaré l’un d’eux Altaf Khan, alors que d’autres por­tant des masques afflu­aient pour la prière du ven­dre­di à Islam­abad. »

En temps nor­mal, L’Obs écrirait con­tre tout autre mag­a­zine met­tant en avant des pro­pos de cette sorte.

 Pour­tant, à cette date, le Pak­istan recen­sait offi­cielle­ment près de 1300 per­son­nes infec­tées.

« “L’ig­no­rance de la classe religieuse réac­tion­naire” est respon­s­able de la prop­a­ga­tion du nou­veau coro­n­avirus, a tweeté jeu­di soir le min­istre des Sci­ences Fawad Chaudhry. »

Dans L’Obs, l’islam devient obscu­ran­tiste, au Pak­istan mais aus­si en Indonésie où « beau­coup de gens ont ignoré les appels à prier chez eux ». Quant à l’Afghanistan ?

« Les mosquées étaient bondées à Kaboul, a con­staté l’AFP. “Allah pro­tégera les musul­mans des désas­tres causés par le coro­n­avirus”, a déclaré un imam dans une mosquée comble du cen­tre de la cap­i­tale afghane. »

Évidem­ment, cette charge inhab­ituelle con­tre l’Islam demandait un peu d’équilibre, si bien que L’Obs en prof­ite pour accuser Bol­sonaro et Trump d’appeler à rem­plir les églis­es. C’est une façon d’atténuer cette infor­ma­tion :

« Au Pak­istan, la majorité des pre­miers malades étaient des pèlerins revenant d’I­ran, où les autorités ont refusé pen­dant des semaines de fer­mer les lieux saints du chi­isme, favorisant la con­t­a­m­i­na­tion de dizaines de mil­liers de per­son­nes.
Le Pak­istan a lui-même autorisé un rassem­ble­ment mas­sif de tab­lighis, un mou­ve­ment de mis­sion­naires musul­mans, début mars, finale­ment stop­pé après qua­tre jours. Là encore, des cas de covid-19 ont été recen­sé par­mi les 250.000 par­tic­i­pants. »

Que l’Islam joue un rôle dan­gereux dans la prop­a­ga­tion du coro­n­avirus et que L’Obs, dans la foulée de l’AFP, en par­le sur un ton digne de médias moins con­venus il y a peu ne manque pas d’intérêt. Cama­rade encore un effort !

Les réseaux Soros
et la "société ouverte" :
un dossier exclusif

Tout le monde parle des réseaux de George Soros, cet influent Américain d’origine hongroise qui consacre chaque année un milliard de dollars pour étendre la mondialisation libérale libertaire.

En effet, derrière un discours "philanthropique" se cache une entreprise à l'agenda et aux objectifs politiques bien précis. Mais quelle est l’étendue de ce réseau ?

Pour recevoir notre dossier rejoignez nos donateurs (avec un reçu fiscal de 66% de votre don).

Derniers portraits ajoutés

Abel Mestre

PORTRAIT — Faut-il class­er Abel Mestre dans la caté­gorie jour­nal­iste ? Abel Mestre con­stitue à lui seul un fourre-tout de l’extrême extrême-gauche, allant du stal­in­isme à l’anarchisme en pas­sant par le trot­skisme expéri­men­tal et l’action de rue.

Sophia Aram

PORTRAIT — Issue d’une famille d’o­rig­ine maro­caine, Sophia Aram est née à Ris-Orangis (Essonne) le 29 juin 1973. Sophia Aram s’ini­tie à l’art de l’im­pro­vi­sa­tion dans les étab­lisse­ments sco­laires de Trappes puis au sein de la com­pag­nie « Déclic Théâtre », où elle côtoie Jamel Deb­bouze.

Christophe Ono-dit-Biot

PORTRAIT — Né en jan­vi­er 1975 au Havre, Christophe Ono-dit-Biot a fait Hypokhâgne et Khâgne au lycée Jan­son-de-Sail­ly, à Paris, puis un DEA de Lit­téra­ture com­parée sur les écrivains fin de siè­cle « déca­den­tistes ». Il est agrégé de let­tres mod­ernes (2000).

Ali Baddou

PORTRAIT — Ali Bad­dou n’est pas seule­ment présen­ta­teur-jour­nal­iste et pro­fesseur de philoso­phie poli­tique à Sci­ences-Po. Ce mem­bre de l’hyperclasse mon­di­ale est avant tout au cœur des réseaux de pou­voir maro­cains, français (mit­ter­ran­di­ens et social­istes) et médi­a­tiques.

Johan Hufnagel

PORTRAIT — Bien qu’il n’ait, pour un jour­nal­iste, pas écrit grand chose, Johan Huf­nagel n’en est pas moins par­venu à se hiss­er aux postes clés des médias où il a posé ses valis­es. Il n’y a là rien d’é­ton­nant : son secteur d’ac­tiv­ité n’est ni l’in­ves­ti­ga­tion, ni même la sim­ple rédac­tion, mais le numérique.

"Le partage, c'est le secret du bonheur."

Sylvain Augier, reporter, animateur de radio et de télévision