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Léa Lejeune

3 septembre 2019

Temps de lecture : 9 minutes
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Léa Lejeune

Victime autoproclamée de la ligue du LOL

Léa Lejeune est journaliste économique, militante féministe, et est devenue une figure centrale de l’affaire de la ligue du LOL.

La jour­nal­iste de 32 ans (en 2019) reste dis­crète sur sa vie privée, sur laque­lle on trou­ve peu d’informations.

Elle obtient un mas­ter en jour­nal­isme à Sci­ences Pô Greno­ble en 2010 après une licence en philoso­phie à l’université Toulouse II Le Mirail. Elle se spé­cialise dès ses études dans les ques­tions économiques et sociales et les nou­velles technologies.

Elle com­mence sa car­rière en tant que jour­nal­iste free­lance. Elle écrit, dans la con­ti­nu­ité de ses études, sur les ques­tions économiques. C’est à ce titre qu’elle entre en 2012 à la rédac­tion de Libéra­tion : elle y est respon­s­able des sujets sur l’économie numérique et l’industrie auto­mo­bile. Elle par­ticipe égale­ment au cahi­er économique du média, « Eco-futur », sur l’avenir de l’économie. Elle pour­suit sa car­rière de jour­nal­iste économique chez Chal­lenge, où elle arrive en 2014. L’année suiv­ante, elle intè­gre le ser­vice « tech, télé­coms et média ».

Elle signe égale­ment pour le media des arti­cles sur les iné­gal­ités pro­fes­sion­nelles femmes – hommes. Elle con­jugue en effet en par­al­lèle de sa spé­cial­ité économique jour­nal­isme et mil­i­tan­tisme en écrivant abon­dam­ment sur les ques­tions d’égalité pro­fes­sion­nelles hommes – femmes. Elle est par ailleurs co-auteur d’un blog fémin­iste inti­t­ulé Les Dia­blogues du vagin, qu’elle crée avec son anci­enne cama­rade de Sci­ences Pô Greno­ble, Ari­ane Lavrilleux.

En 2014, elle cofonde le col­lec­tif Prenons la Une, qui vise à une meilleure représen­ta­tiv­ité des femmes dans les média. Elle en devient prési­dente en 2018. A ce titre, elle est sou­vent invitée en tant qu’experte sur la ques­tion dans les media, et donne des cours et con­férences à l’ESJ Lille, Sci­ences Pô Paris, à l’école de jour­nal­isme de Greno­ble, à Paris 8 ou encore à l’IJBA. Elle est égale­ment depuis 2019 mem­bre du Haut Con­seil à l’Egalité Femme-Homme.

L’actualité récente l’a faite con­naître en tant que « vic­time de la ligue du LOL », dont le har­cèle­ment aurait d’après elle nuit à sa car­rière de jour­nal­iste. Elle par­ticipe à ce titre à une vidéo Brut pour dénon­cer le cyber-har­cèle­ment dans le milieu jour­nal­is­tique, qui serait d’après elle à attribuer au sex­isme de ce milieu pro­fes­sion­nel. Elle s’inscrit avec ces pro­pos dans la droite ligne du com­bat mil­i­tant qu’elle mène depuis des années. A l’examen, son statut de vic­time est toute­fois bien plus flou qu’annoncé, et les tweets incrim­inés cri­tiques plus qu’injurieux.

Formation

Elle com­mence ses études en octo­bre 2004 par une licence de philoso­phie à l’université Toulouse II Le Mirail. En 2006, elle entre à Sci­ences Pô Greno­ble, spé­cial­ité poli­tiques économiques et sociales. Elle en sort diplômée d’un mas­ter de jour­nal­isme spé­cial­ité web en 2010.

Son pro­jet de fin d’étude, une enquête sur le crime féminin, est disponible sur inter­net via un site dédié.

Parcours professionnel

Elle effectue durant ses études entre 2007 et 2010 plusieurs stages d’un à quelques mois dans La Dépêche du midi, Le Dauphiné Libéré, Téléra­ma, Le Parisien, Libéra­tion, Le Post, Rue89, L’Express et L’Expansion où elle écrit prin­ci­pale­ment sur les nou­velles per­spec­tives économiques

De 2010 à 2012, elle est jour­nal­iste free­lance spé­cial­isée sur les ques­tions économiques et d’entreprise. Elle par­ticipe à L’Expansion, L’Etudiant, L’Entreprise, L’Express, Com­merce Inter­na­tion­al, Yahoo!Finances, Rue89.

Durant la même péri­ode, elle écrit égale­ment en tant que free­lance des arti­cles sur les droits des femmes, l’égalité, le fémin­isme et les sex­u­al­ité dans Causette, Alter­na­tives économiques, Slate, Rue89, Têtue, Citazine, Les Nou­velles News, Street­Press.

Entre juil­let 2012 et août 2014, elle tra­vaille en tant que rédac­trice – reporter chez Libéra­tion pour « Eco-future », cahi­er sur l’économie en trans­for­ma­tion (inno­va­tion tech­nologique, indus­trielle et sociale) et au ser­vice « Economie » sur l’économie numérique et l’industrie automobile.

En sep­tem­bre 2014 elle entre chez Chal­lenges en tant que jour­nal­iste en charge de l’emploi, du social et du patronat. Depuis sep­tem­bre 2015, elle par­ticipe au ser­vice « tech, tele­coms et media ». Elle par­ticipe par ailleurs à la ver­ti­cale « Femmes » sur site sur le sujet des iné­gal­ités pro­fes­sion­nelles femmes-hommes.

En 2014, elle cofonde avec d’autres jour­nal­istes le col­lec­tif Prenons la Une pour militer en faveur d’ « une meilleure représen­ta­tion des femmes dans les médias et l’égalité dans les rédac­tions ». Léa Leje­une est moteur dans la créa­tion du col­lec­tif, qui naît notam­ment de l’état des lieux de la représen­ta­tion des femmes dans les media que lui avait com­mandé en 2013 Claire Alet, rédac­trice en chef à Alter­na­tives économiques. Au titre de sa par­tic­i­pa­tion dans ce col­lec­tif, elle est fréquem­ment appelée à inter­venir en tant qu’experte sur divers média télévi­suels, comme Pub­lic Sénat, France info, Canal + ou encore CNN

Elle donne par ailleurs des cours et des con­férences à l’ESJ Lille, Sci­ences Po Paris, école de jour­nal­isme de Greno­ble, Paris 8, l’IJBA. Elle donne égale­ment des con­férences en tant que spé­cial­iste des ques­tions fémin­istes et cofon­da­trice de Prenons la Une dans les média et dif­férents évène­ments féministes.

Elle a annon­cé un pod­cast en pré­pa­ra­tion, « Ambitieuses », sur les ques­tions d’égalité pro­fes­sion­nelle homme – femme.

Victime autoproclamée

Elle a fait la une des médias à cause du scan­dale de la Ligue du Lol dont elle s’est auto­proclamée vic­time à tra­vers une vidéo de Brut dans laque­lle elle témoigne avec Flo­rence Por­cel. Dans un arti­cle pub­lié sur Slate le 12 févri­er 2019 « J’ai subi des raids de la Ligne du Lol et cela a pesé dans ma car­rière », elle explique que le har­cèle­ment des mem­bres de la Ligue du Lol entre 2010 et 2013 lui aurait valu son poste de l’époque. La jour­nal­iste fait en effet à l’époque les frais de tweets cri­tiques et de plaisan­ter­ies dou­teuses. Son numéro per­son­nel est égale­ment dif­fusé par des twee­t­os et elle racon­te avoir subi plusieurs appels et can­u­lars télé­phoniques. La jour­nal­iste fait plus pré­cisé­ment référence dans ses témoignages les vagues de tweets reçus suite à la révéla­tion d’une erreur dans l’un de ses arti­cles. Les enquêtes appro­fondies sur l’affaire et notam­ment celle pub­liée sur Medi­um le 12 juil­let inti­t­ulé « Ligue du Lol : ce que les media n’ont pas cher­ché » mon­trent pour­tant le pre­mier tweet de cette cam­pagne n’émanait pas des jour­nal­istes mis en cause dans l’affaire de la Ligue du Lol d’une part, et les tweets de Vin­cent Glad, le jour­nal­iste accusé par Léa Leje­une, étaient en réal­ité plus cri­tiques qu’injurieux d’autre part. La con­clu­sion de Léa Leje­une elle-même dans son arti­cle sur Slate ne cor­re­spond pas à l’allégation selon laque­lle cette affaire lui aurait valu son poste. Elle affirme finale­ment seule­ment que « dans un con­texte économique dif­fi­cile, alors que j’avais encore des pro­grès pro­fes­sion­nels à faire, cela a joué con­tre l’obtention de mon CDI ». Si la jour­nal­iste subi effec­tive­ment des moqueries sur Twit­ter à l’époque de l’affaire, l’attribution des tweets à la Ligue du Lol et aux quelques jour­nal­istes aujourd’hui mis en cause s’avère donc hasardeuse.

Parcours militant

Dès ses études, Léa Leje­une s’intéresse aux ques­tions fémin­istes. Elle y con­sacre d’ailleurs son pro­jet de fin d’étude, avec une enquête sur le crime féminin – et notam­ment le meurtre. Les résul­tats en sont pub­liés sur un site dédié, sur lequel elle se définit elle-même comme « pas­sion­née par les ques­tions fémin­istes ».

Son blog Les Dia­blogues du vagin vise à traiter les sujets d’actualité sous un angle fémin­iste. Elle y assure la par­tie écrite tan­dis qu’Ariane Lavrilleux y pub­lie des for­mats audio. Il témoigne de la cul­ture fémin­iste de la jour­nal­iste, avec la mise en avant de con­cepts mil­i­tants tels que le « patri­ar­cat », le « mans­plan­ning » ou encore la « cul­ture du viol ». Tou­jours en ligne, le blog n’est plus ali­men­té depuis 2012.

Léa Leje­une est plus par­ti­c­ulière­ment préoc­cupée par la ques­tion de l’égalité pro­fes­sion­nelle homme-femme dans les milieux médi­a­tiques. Elle co-fonde en 2014 pour militer sur le sujet le col­lec­tif Prenons la une, qui réu­nit des femmes jour­nal­istes désireuses de met­tre en avant une plus grande présence fémi­nine dans les média et de lut­ter con­tre le sex­isme dans ces instances. Léa Leje­une est prési­dente du col­lec­tif depuis 2018.

Avec l’affaire de la Ligue du Lol, la mil­i­tante se décou­vre un nou­veau sujet de prédilec­tion, celui du cyber-har­cèle­ment. Forte de son exper­tise avec Prenons la une, devenu en 2018 une asso­ci­a­tion de loi 1901 pour pou­voir pro­pos­er aux vic­times de vio­lences sex­istes dans les médias une aide juridique, elle s’attaque toute­fois à ce nou­veau sujet sous le statut de victime.

Ce par­cours médi­a­tique et mil­i­tant lui vaut de devenir mem­bre depuis 2019 du Haut Con­seil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes

Collaborations

Elle fonde avec une anci­enne cama­rade de Sci­ences Pô Greno­ble, Ari­ane Lavrilleux, un blog d’actu fémin­iste : Les Dia­blogues du vagin. Le titre du blog fait références d’un côté à la pièce fémin­iste Les Mono­logues du Vagin, et de l’autre aux Dia­blogues, un recueil de cour­tes pièces de théâtre de Roland Dubillard.

En 2013, Claire Alet, rédac­trice en chef à Alter­na­tives économiques, com­mande à Léa Leje­une une enquête sur la représen­ta­tion des femmes dans les média. Le tra­vail de la jour­nal­iste fait état d’une large sous-représen­ta­tion des femmes.

Suite à cette enquête, Léa Leje­une et Claire Alet fondent en 2014 le col­lec­tif Prenons la Une avec d’autres femmes jour­nal­istes qui parta­gent leur ressen­ti d’une iné­gal­ité pro­fes­sion­nelle entre hommes et femmes dans les média, par­mi lesquelles Ari­ane Lavrilleux, Mélis­sa Theuri­au, Ruth Elkrief, Audrey Pul­var ou encore Rokhaya Dial­lo. Le col­lec­tif se lance via une tri­bune pub­liée le 4 mars 2014 dans Libéra­tion, qui recueille en quelques jours plus de 800 sig­na­tures. L’objectif de l’association est donc dans un pre­mier temps de tra­vailler à « une meilleure représen­ta­tion des femmes dans les médias et l’égalité dans les rédac­tions ». L’association, qui compte aujourd’hui 140 per­son­nes, devient en 2018 suite au mou­ve­ment #MeToo une asso­ci­a­tion de loi 1901 et développe une activ­ité d’aide aux vic­times de vio­lences sex­istes dans les média lui per­me­t­tant de se con­stituer co-par­tie civile avec d’éventuelles vic­times. Léa Leje­une devient la même année prési­dente de l’association, Claire Alet prési­dente d’honneur, et Aude Lor­ri­aux et Lau­ren Bastide porte-paroles.

Ce qu’elle gagne

Non con­nu

Sa nébuleuse

Claire Alet : elle entre à la rédac­tion d’Alter­na­tives Economiques en 2011. Elle en est désor­mais rédac­trice en chef et respon­s­able de la rubrique « France ». C’est elle qui com­mande à Léa Leje­une une enquête sur l’égalité pro­fes­sion­nelle entre homme et femme dans les média puis fonde avec elle le col­lec­tif Prenons la Une en faveur d’une meilleure égal­ité pro­fes­sion­nelle homme – femme.

Ari­ane Lavrilleux : anci­enne cama­rade de Sci­ences Pô Greno­ble avec laque­lle Léa Leje­une lance le blog Les Dia­blogues du Vagin. Elle est actuelle­ment jour­nal­iste free­lance basée au Caire.

Lau­ren Bastide : jour­nal­iste pour Elle Mag­a­zine durant plus de 9 ans, elle devient ensuite chroniqueuse pour « le Grand 8 » sur D8, puis pour « Le Grand Jour­nal » de Canal +. Désor­mais à son compte, elle s’est spé­cial­isée dans des for­mats pod­casts qu’elle pro­duit via le stu­dio de pro­duc­tion qu’elle a créé en 2016 avec Julien Neuville. Mil­i­tante fémin­iste elle aus­si, elle fait par­tie du col­lec­tif Prenons la une mon­té par Claire Alet et Léa Leje­une, dont elle est depuis 2018 porte-parole.

Aude Lor­ri­aux : jour­nal­iste et rédac­trice free­lance spé­cial­isée en poli­tique et société, elle fait par­tie du col­lec­tif Prenons la une mon­té par Claire Alet et Léa Leje­une, dont elle est depuis 2018 porte-parole.

Marie Kirschen : après une pre­mière expéri­ence de pigiste chez Libéra­tion et Têtu, elle fonde la revue les­bi­enne Well Well Well. Désor­mais rédac­trice en chef des Inroks, la jour­nal­iste est spé­cial­iste des ques­tions fémin­istes et LGBT. Elle fait par­tie des pre­miers sig­nataires de l’Association des Jour­nal­istes LGBT, et du col­lec­tif co-fondé par Léa Leje­une, Prenons la une.

Elle l’a dit

Sa ver­sion de l’affaire de la Ligue du Lol, dans l’article qu’elle pub­lie sur Slate le 12 févri­er 2019 « J’ai subi des raids de la Ligne du Lol et cela a pesé dans ma car­rière » : « Entre 2011 et 2013, j’ai subi du cyber-har­cèle­ment répété qui démar­rait, à chaque fois, par des tweets ou mes­sages d’un mem­bre de la Ligue du LOL (…) Un jour, ils me sont tombés dessus parce qu’il y avait une erreur sec­ondaire dans un arti­cle sur l’intitulé de poste d’un inter­viewé, le raid a com­mencé: quar­ante mes­sages en deux heures qui se moquaient de moi. Prise de panique, j’ai mal réa­gi et com­mis une erreur pro­fes­sion­nelle, une mau­vaise réac­tion, pour laque­lle je me suis con­fon­due en excus­es le jour même au sein du jour­nal. Mais le raid a recom­mencé, redou­blé, des dizaines et dizaines de mes­sages »

Sur le lien qu’elle fait entre son engage­ment à Prenons la Une et l’affaire de la Ligue du Lol, dans l’article qu’elle pub­lie sur Slate le 12 févri­er 2019 « J’ai subi des raids de la Ligne du Lol et cela a pesé dans ma car­rière »  « Pour ma part, ce que j’ai vécu m’a don­né envie de m’engager pour la défense des femmes jour­nal­istes, je l’ai fait au sein de Prenons la Une, asso­ci­a­tion qui œuvre pour une meilleure représen­ta­tion des femmes dans les médias et l’égalité dans les rédac­tions. Quand Claire Alet, rédac­trice en chef à Alter­na­tives économiques, est venue me voir pour mon­ter l’association, il y a qua­tre ans, j’ai d’abord eu peur que les mem­bres de la Ligue du LOL utilisent cet engage­ment de nou­veau con­tre moi, mais je me suis lancée. »

Dans une con­férence sur le har­cèle­ment dans les médias des Assis­es du Jour­nal­isme en mars 2019 : « Les ressources humaines sont très dis­crètes dans le jour­nal­isme. Ce ne sont pas des mécan­ismes de ressources humaines tra­di­tion­nels. L’une des choses que l’on pro­pose avec le col­lec­tif Prenons la Une, c’est que les annonces de postes soient pub­liées. »

Sur les spé­ci­ficités du har­cèle­ment dans l’univers jour­nal­is­tique, dans une inter­view don­née à Anne-Char­lotte Dusseaulx pour le JDD le 12 avril 2019, « Femmes jour­nal­istes : « la pro­fes­sion se féminise, mais la route est encore longue » » suite aux pre­miers Etats généraux des femmes jour­nal­istes : « Le sex­isme est assez récur­rent dans le milieu pro­fes­sion­nel, à la fois sur la ques­tion des iné­gal­ités salar­i­ales mais aus­si de har­cèle­ment. Cepen­dant, nous pen­sons qu’il existe trois fac­teurs aggra­vants dans le jour­nal­isme : la pré­car­ité, car on démarre par des années de piges ou de CDD qui ne met­tent pas dans une bonne posi­tion pour s’im­pos­er dans une rédac­tion ; le fait que ce soit un méti­er d’é­go ; et qu’on trou­ve sou­vent du tra­vail par coop­ta­tion et non par une offre d’emploi pub­liée sur un site web. Or la coop­ta­tion, c’est l’en­tre-soi, les “boys club”… »

On l’a dit

« Si l’on se penche sur les faits, il ne reste pas grand chose du sto­ry­telling “un groupe de jour­nal­istes hommes a harcelé d’autres jour­nal­istes femmes et issues des minorités pour pren­dre le pou­voir”. Une lec­ture plus juste de l’affaire serait la suiv­ante : une bande de petits cons se moquaient de tout le monde ou presque sur le Twit­ter de l’époque. Au milieu de ces ricane­ments répétés, on trou­ve des pro­pos sex­istes, homo­phobes ou racistes mais le har­cèle­ment sex­iste n’était pas le but pre­mier de l’affaire. Ce groupe Face­book n’a pas été créé pour “harcel­er des fémin­istes”, c’est une lec­ture erronée et mil­i­tante de l’affaire qui l’a fait pass­er pour cela. » Medi­um, 20 juin 2019.

« Léa Léje­une, prési­dente de “Prenons la Une”, col­lec­tif de femmes jour­nal­istes, a racon­té à Slate avoir été harcelée par Vin­cent Glad et Alexan­dre Her­vaud. Comme le racon­te ce dernier dans son Medi­um, il a demandé à la jour­nal­iste de prou­ver ses dires auprès de Slate, ce qu’elle n’a pas fait, le nom d’Alexandre Her­vaud a donc été sup­primé de l’article qui le dénonçait au départ comme un harceleur. Restent donc les accu­sa­tions de har­cèle­ment qui con­cerne Vin­cent Glad: les tweets envoyés par Vin­cent Glad à Léa Leje­une sont vis­i­bles ici. Ils ne com­por­tent aucune insulte, aucune agres­siv­ité exprimée de façon répétée ». Medi­um, 12 juil­let 2019.

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