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Occultation de l’origine des délinquants dans les médias : l’aveu de Quatremer

2 août 2016

Temps de lecture : 2 minutes
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Occultation de l’origine des délinquants dans les médias : l’aveu de Quatremer

[Pre­mière dif­fu­sion le 25 jan­vi­er 2016] Red­if­fu­sions esti­vales 2016

Les observateurs avertis de la presse et les lecteurs de l’Ojim le savaient déjà depuis un moment. Malgré tout, un aveu officiel de la part de l’un des tenants de la pensée correcte ne fait jamais de mal.

Ven­dre­di 15 jan­vi­er, l’émis­sion « 28 min­utes » sur Arte, reve­nait sur l’ac­tu­al­ité du moment. À cette occa­sion, l’émis­sion a abor­dé la déli­cate ques­tion du traite­ment médi­a­tique des agres­sions de mass­es à Cologne (voir le dossier de l’O­jim sur le sujet).

Plusieurs jours après les faits, les médias ont tu le lien, pour­tant évi­dent, entre ces agres­sions sex­uelles et les clan­des­tins qui étaient majori­taire­ment impliqués. « Un silence coupable ? », s’in­ter­roge-t-on sur le plateau d’Arte. Pour Jean Qua­tremer, jour­nal­iste à Libéra­tion et europhile con­va­in­cu, la presse française, dont lui-même, « cache en per­ma­nence l’o­rig­ine eth­nique » des étrangers.

« Je me rap­pelle d’un arti­cle, un truc absol­u­ment extra­or­di­naire sur une affaire de tour­nante en ban­lieue parisi­enne. Tous les noms avaient été changés, ce que l’on fait régulière­ment, parce qu’on ne sait pas encore les iden­tités. C’é­taient tous des Alain, des Frédéric, des Mar­cel, des Mau­rice, sauf qu’en réal­ité c’é­tait des Mohammed, des Ahmed, etc. », rap­porte-t-il.

Et celui-ci de soulign­er la ten­dance de « la presse bien-pen­sante », des « bobos parisiens », à mas­quer l’o­rig­ine des délin­quants lorsqu’ils sont étrangers.

« On cache, mais nous-mêmes [la presse française] en per­ma­nence, c’est un élé­ment [l’o­rig­ine eth­nique] qu’on ne donne pas », con­fesse-t-il le plus tran­quille­ment du monde.

Par peur de « dis­crim­in­er », mais aus­si pour pou­voir con­tin­uer à van­ter leur mod­èle de société ouverte , nos jour­nal­istes préfèrent ain­si occul­ter ou trafi­quer les faits et tout le monde, dans ce petit milieu, a l’air de s’en sat­is­faire. Tout le monde, à com­mencer par Qua­tremer, l’homme qui en mars 2015 voulait établir un « cor­don san­i­taire » médi­a­tique autour du FN, pre­mier par­ti de France. Les mêmes jour­nal­istes ne cessent par ailleurs de don­ner des leçons de jour­nal­isme au monde entier et de fustiger les manip­u­la­tions médi­a­tiques en Russie ou ailleurs…

Sur le plateau, l’écrivain et édi­teur Charles Dantzig n’a pas été ému par l’aveu de Qua­tremer. « On ne le donne pas pour éviter au pop­ulisme de se réveiller », a‑t-il com­men­té, sûr de son bon droit. Com­pren­dre : tout ce qui va à l’en­con­tre de la vision jour­nal­is­tique du monde est à mas­quer de peur que l’exposé de la sim­ple vérité ne « réveille » les électeurs.

Mais s’il y a risque qu’ils se réveil­lent„ n’est-ce pas qu’on les avait préal­able­ment endormis ?

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