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Journalisme de délation : Aude Favre fait démonétiser France Soir

25 septembre 2021

Temps de lecture : 2 minutes
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Journalisme de délation : Aude Favre fait démonétiser France Soir

25 septembre 2021

Temps de lecture : 2 minutes

Le site de France Soir se fait démonétiser par Google sous prétexte de désinformation. Cet évènement survient une semaine après le reportage de Complément d’enquête diffusé sur France 2 dans lequel la coréalisatrice et journaliste Aude Favre dénonce ce qu’elle appelle le « business des fake news ».

Une première victime, The Gateway Pundit

Cela fait un moment que Google a pour habi­tude de déréférencer les arti­cles de France Soir afin de ne pas lui offrir de vit­rine, le géant avait aus­si fait fer­mer la chaîne YouTube du média qui l’utilisait pour dif­fuser ses entre­tiens avec des per­son­nal­ités jugées Covi­do-scep­tique. Aude Favre, auteur de doc­u­men­taires et reporter depuis 10 ans, qui se dit spé­cial­isée dans la dénon­ci­a­tion des fake news, pré­tend com­pren­dre com­ment ce qu’elle appelle dés­in­for­ma­tion se répand et par quel moyen.

Elle avait ain­si réal­isé un reportage en inter­ro­geant Jim Hoft (mil­liar­daire améri­cain ayant fondé le média The Gate­way Pun­dit). Reportage qui l’a poussée à accuser Google de financer indi­recte­ment ce média jugé com­plo­tiste. The Gate­way Pun­dit se ver­ra finale­ment privé de tous ses revenus pub­lic­i­taires quelques jours seule­ment avant la dif­fu­sion du reportage à la télévision.

Récidive en France

Aude Favre pour­suit sur sa lancée mais cette fois-ci en France. Elle y décou­vre qu’un média non sub­ven­tion­né, France Soir, y vit de ses pro­pres revenus grâces à cer­tains con­tribu­teurs n’étant prob­a­ble­ment jamais passés par une école de jour­nal­isme, même si le média emploie égale­ment des jour­nal­istes pro­fes­sion­nels. France Soir fait par­ler de lui depuis quelques temps déjà car son nou­veau pro­prié­taire, Xavier Azal­bert, a large­ment remanié l’ancienne rédac­tion en recru­tant beau­coup de nou­veaux con­tribu­teurs depuis 2014. L’ancien grand quo­ti­di­en, racheté en ruines et désor­mais libéré de ses anciens jour­nal­istes offi­ciels, se relançait économique­ment ce qui déplaît aux médias de grand chemin. Selon Aude Favre, ce suc­cès, dont beau­coup de médias sub­ven­tion­nés ne peu­vent que rêver, reposerait sur le busi­ness des fake news.

Voir aus­si : Sleep­ing Giants ou le total­i­tarisme « soft » qui veut tuer

Mise à mort d’un journal par une journaliste

Penser dif­férem­ment serait donc un gage d’attraction de lecteurs ? Ce n’est pas la ques­tion que s’est posée la « jour­nal­iste ». Sans chercher plus loin, elle se con­tente de dénon­cer le fait qu’une infor­ma­tion non validée offi­cielle­ment par la bien-pen­sance a ten­dance à attir­er les foules aug­men­tant ain­si les revenus pub­lic­i­taires des sites vis­ités. Grâce à ce cheva­lier blanc du min­istère de la vérité, France Soir subit donc désor­mais le même sort que le média The Gate­way Pun­dit et se voit non seule­ment privé de chaine Youtube mais à présent aus­si de revenus publicitaires.

Rap­pelons que Rose­lyne Bach­e­lot avait déjà essayé en jan­vi­er 2021 de priv­er le jour­nal de sub­ven­tions publiques en le pri­vant du statut de média « d’information poli­tique et générale » (IPG). Une cam­pagne des sleep­ing giants, relayée par France Inter con­tre le média avait amené plusieurs annon­ceurs dont la MACIF à renon­cer à y pub­li­er des publicités.

Aude Favre inau­gure une nou­velle forme de jour­nal­isme, le jour­nal­isme de déla­tion. Une forme très prisée en URSS au bon vieux temps. Du stal­in­isme libéral lib­er­taire repeint en rose, devinez qui joue le rôle du kapo ?

Voir aus­si : vidéo, Sleep­ing giants, les nou­veaux inquisiteurs

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