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Entre L’Express et Libération Alain Weill doit louvoyer

6 juin 2020

Temps de lecture : 2 minutes

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Entre L’Express et Libération Alain Weill doit louvoyer

6 juin 2020

Il était une fois deux copains, Alain et Patrick. Alain Weill et Patrick Drahi s’estiment, travaillent ensemble, s’associent, se séparent un tout petit peu, se retrouvent. Survol des derniers méandres entre deux de leurs médias L’Express et Libération.

Des associés proches

Pour ceux qui veu­lent ren­tr­er dans les détails his­toriques, voir nos info­gra­phies sur Patrick Drahi et Alain Weill qui don­nent l’historique de leurs accords. Pour faire sim­ple, Alain Weill est PDG d’Altice France qui con­trôle NextTV qui elle-même con­trôle BFM, RMC, Numéro 23 et leurs épigones. Patrick Drahi est plus investi sur SFR et les réseaux téléphoniques.

Par ailleurs, si Alain Weill n’est plus dans Libéra­tion, il est devenu en 2019 l’heureux (mal­heureux dis­ent les mau­vais­es langues qui prédis­ent au titre un som­bre avenir) pro­prié­taire de 51% de L’Express pour un euro sym­bol­ique, Patrick Drahi en con­ser­vant 49% L’Express qui, après un plan social de belle ampleur, est devenu un clone de The Econ­o­mist anglo-sax­on dont il copie servile­ment le mod­èle.

Moins de services communs avec Libération

Libéra­tion est main­tenant du côté Drahi qui annonce son inten­tion de con­fi­er cet enfant malade à une « fon­da­tion indépen­dante ». Mais les pre­miers admin­is­tra­teurs nom­més de la fon­da­tion sont tous des proches d’Altice de Drahi qui, mine de rien, gardera un œil atten­tif sur le bébé et pour­ra ain­si faire nom­mer le nou­veau directeur de la rédac­tion, Lau­rent Jof­frin par­tant fin 2020.

Prob­lème : dans le cadre général d’Altice, au moment où la société con­trôlait les deux titres, cer­tains ser­vices (essen­tielle­ment les fonc­tions dites sup­port, compt­abil­ité, abon­nements, pub­lic­ité etc) étaient mutu­al­isés pour d’évidentes raisons d’économies d’échelle. Patrick Drahi ne veut plus enten­dre par­ler du gouf­fre de son pôle médias et a déjà entre­pris des négo­ci­a­tions pour céder aus­si son kiosque numérique SFR Presse ain­si que Milib­ris, une plate-forme de numéri­sa­tion des journaux.

Un déménagement… et un nouveau plan social ?

Au même moment, Alain Weill annonce le démé­nage­ment du siège de L’Express. Avec un dou­ble mou­ve­ment : des trans­ferts d’une par­tie des équipes com­munes avec Libéra­tion vers le nou­veau siège ; et une nou­velle ouver­ture pour une clause de ces­sion bonifiée pour les jour­nal­istes. Cette clause de ces­sion, qui per­met aux jour­nal­istes de par­tir dans de bonnes con­di­tions, est offerte à l’équipe respon­s­able du sup­plé­ment L’Express Dix, en voie d’abandon, mais aus­si à l’ensemble des jour­nal­istes. Une belle occa­sion pour réduire encore la voil­ure à un moment où la nou­velle for­mule patine, sans qu’il soit pos­si­ble de savoir si c’est l’idée de copi­er The Econ­o­mist qui ne séduit pas le lec­torat ou si c’est un effet de la crise san­i­taire. Il pour­rait y avoir un peu des deux. Une for­mule pure­ment dig­i­tale de l’hebdomadaire per­me­t­trait de dimin­uer encore les coûts. Un pro­jet pour 2021 ? Les lecteurs et Alain Weill en décideront.

Crédit pho­to : Hisaux via Wiki­me­dia (cc)

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