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[Dossier] Une ministre bolossée dans Libé ou « l’interview Guépéou » du Bondy Blog

9 août 2016

Temps de lecture : 8 minutes
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[Dossier] Une ministre bolossée dans Libé ou « l’interview Guépéou » du Bondy Blog

[Pre­mière dif­fu­sion le 2 mai 2016] Red­if­fu­sions esti­vales 2016

Suite à une phrase maladroite, Laurence Rossignol, ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, a vu débarquer dans son bureau trois jeunes blogueurs du Bondy Blog mandatés par Libé, semble-t-il, dans le but qu’elle s’humilie publiquement comme à la plus belle époque de l’ « autocritique » stalinienne. Une séquence invraisemblable qui nécessitait un décryptage détaillé.

Ils sont trois, la ving­taine, ont gran­di en ban­lieue parisi­enne, des orig­ines socio-eth­no-cul­turelles qui, en ce qui les con­cerne, les auront pro­fes­sion­nelle­ment servi, à revers de ce que pré­ten­dent actuelle­ment les affich­es anti-dis­crim­i­na­tion que l’État a fait plac­arder sur les murs. Pour Libéra­tion et le Bondy Blog, ces trois jeunes gens, reçus par une min­istre de la République, vont se per­me­t­tre d’adopter à son encon­tre un com­porte­ment pro­pre­ment hal­lu­ci­nant : de véri­ta­bles petites frappes en mode Guépéou, asser­men­tées par la presse de gauche, immu­nisées par leurs orig­ines, d’une arro­gance absolue, d’une agres­siv­ité inouïe, et dont la mis­sion ne sem­ble plus rien avoir à voir avec l’exercice jour­nal­is­tique mais se réduire, plutôt que de ten­ter de com­pren­dre, à acculer bru­tale­ment une coupable aux aveux.

Rappel des faits

Quelle est donc la faute impar­donnable que la min­istre a com­mise ? Fin mars, celle-ci se trou­ve en direct dans l’émission de Jean-Jacques Bour­din sur RMC. L’entretien est rapi­de, ser­ré, pugnace, quand on arrive sur le sujet de la « mode islamique ». En effet, de grandes mar­ques ont récem­ment décidé de com­mer­cialis­er et pub­li­cis­er des lignes de vête­ments com­pat­i­bles avec les critères de l’islam rig­oriste. C’est alors que Lau­rence Rossig­nol lâche la phrase polémique lorsque, voulant évo­quer la dimen­sion de servi­tude volon­taire qui peut pouss­er cer­taines femmes musul­manes à défendre leur droit de porter le voile, ce que la min­istre con­sid­ère comme rel­e­vant de leur pro­pre alié­na­tion, elle ose une com­para­i­son hasardeuse et surtout, un vocab­u­laire prob­lé­ma­tique, expli­quant qu’il y avait bien « des nègres améri­cains qui étaient pour l’esclavage. » L’emploi du mot « nègre » par une min­istre et dans un dis­cours pub­lic est évidem­ment com­plète­ment inap­pro­prié. Aus­si, dès après l’émission, la min­istre con­fessera-t-elle à l’AFP une « faute de lan­gage », pré­cisant qu’elle a employé ce terme péjo­ratif en tant qu’il apparte­nait au con­texte his­torique évo­qué (celui de la traite négrière), et non pas comme s’il devait être accept­able et com­mun. L’expression est donc immé­di­ate­ment cor­rigée, on peut con­sid­ér­er que l’exercice de l’entretien ten­du face à Jean-Jacques Bour­din entraîne facile­ment à des mal­adress­es, ou que la min­istre est impré­cise, brouil­lonne voire médiocre à l’oral, mais on pour­rait en tout cas oubli­er ce détail pour en revenir, éventuelle­ment, à l’enjeu du débat.

Début de polémique

Sauf que nous sommes en France en 2016 et, immé­di­ate­ment, les réseaux soci­aux, qui tien­nent plus de l’arène que de l’agora, se déchainent. Le mécan­isme est con­nu : pour la plus grande jubi­la­tion des lyncheurs que la nomen­cla­ture du Net nomme « haters », le moin­dre pro­pos prop­ice à l’excitation, arraché à son con­texte, voire même à sa sig­ni­fi­ca­tion ini­tiale, est lancé comme un os par­mi les chiens affamés, le vol­ume des jappe­ments enfle hors de toute pro­por­tion raisonnable, les tweets haineux se mul­ti­plient par ému­la­tion col­lec­tive, la haine s’organise en péti­tion, et des 7000 tweets hor­ri­fiés, on arrive à une péti­tion signée par 35 000 per­son­nes qui exi­gent la démis­sion de la min­istre, tan­dis que 400 plaintes s’accumulent à son encon­tre. Cette réac­tion d’une ampleur lit­térale­ment démente vient sanc­tion­ner un « pro­pos déplacé » durant une émis­sion en direct et voudrait, pour punir celui-ci, rien moins que la démis­sion d’une min­istre et sa com­paru­tion devant un tri­bunal. On le voit, la sphère du débat pub­lic est totale­ment minée, et le flicage lan­gagi­er atteint un degré par­faite­ment grotesque aujourd’hui. Mais cela, encore, ne suff­i­sait pas. Portés par cette belle atmo­sphère de lyn­chage, trois inquisi­teurs juniors, avec la béné­dic­tion de Libé, allaient se ren­dre chez la min­istre pour la moles­ter ver­bale­ment, déguisant en entre­tien jour­nal­is­tique un long moment d’intimidation digne des heures les plus rouges de notre his­toire.

Profils des accusateurs

Meh­di Meklat et Badrou­dine Saïd Abdal­lah se sont ren­con­trés au lycée. À tout juste 24 ans, ces deux amis for­ment un duo qui peut se tar­guer d’avoir réal­isé déjà plusieurs émis­sions à la radio et à la télévi­sion (France Inter et Arte), un doc­u­men­taire et un roman. Lancés par Pas­cale Clark en 2010 comme cau­tion ban­lieue-jeune de la sta­tion bobo, la seule dis­crim­i­na­tion pro­fes­sion­nelle dont ont pu souf­frir nos deux blogueurs aura été sys­té­ma­tique­ment « pos­i­tive ». Quant à Widad Kefti, 30 ans, jour­nal­iste pour le Bondy Blog, Canal+, i>Télé, Causette, elle s’est déjà faite con­naître pour plusieurs coups de gueule ayant trait à la ques­tion eth­nique. Soit parce qu’elle déplore qu’on la soupçonne instinc­tive­ment d’opinion pro-pales­tini­enne en rai­son de son ara­bité (reproche qu’on peut com­pren­dre, sauf que vu que c’est le cas, elle s’insurge donc con­tre un préjugé qu’elle con­firme, ce qui peut paraître un rien per­vers de sa part), soit qu’elle réclame instam­ment que la « caste blanche » laisse sa place aux minorités eth­niques afin de « per­me­t­tre au cycle de la vie de suiv­re son cours. », comme elle l’expliquait donc dans une tri­bune à l’automne dernier, avec une expres­sion étrange parais­sant jus­ti­fi­er à sa manière et par une métaphore bucol­ique la théorie du « Grand Rem­place­ment » définie par l’écrivain Renaud Camus.

Objectif : aveu

La nature de l’entretien que ces trois jeunes jour­nal­istes vont men­er avec la min­istre se révèle symp­to­ma­tique­ment dans l’absurde phrase-titre : « Lau­rence Rossig­nol : « il m’est tombé un parpaing dans l’estomac ». C’est tout de même sur­prenant pour titr­er une entre­vue avec la min­istre du droit des femmes, d’autant qu’on ne voit pas le rap­port avec la con­di­tion fémi­nine et qu’on hésite à y voir une allu­sion à des dif­fi­cultés diges­tives ou à une voca­tion vis­cérale pour la maçon­ner­ie. Mais on com­prend, en lisant l’entretien, qu’il s’agit de l’expression la plus intime et la plus expres­sive qu’elle ait don­née de sa honte et de sa douleur suite à son pro­pos déplacé sur RTL, l’aveu le plus sen­si­ble que ses trois accusa­teurs sont par­venu à lui arracher, et que cet aveu, et non une quel­conque réflex­ion sur le voile ou la con­di­tion fémi­nine, mais cet aveu seul, était l’objectif de cette ren­con­tre. Par ailleurs, la manière dont il a été obtenu fait pass­er l’interview avec une min­istre de la République dans un reg­istre pro­pre­ment sidérant, qu’on en juge :

Meh­di : Vous pleurez sou­vent ?
LR : (Silence) Non, je ne pleure pas sou­vent, mais j’ai d’autres man­i­fes­ta­tions de pleurs intérieurs.
Meh­di : Vous avez pleuré suite à vos pro­pos ?
LR : Oui. D’un cer­tain point de vue.
Meh­di : Com­ment ?
LR : Avec un parpaing dans l’estomac. Il m’est tombé un parpaing dans l’estomac. Com­ment vous dire ? Votre ques­tion est telle­ment intime. Je crois que j’ai passé trois jours à ne pas par­ler.

Le style « Mehdi et Badrou »

Mais c’est tout l’ensemble de ce très long inter­roga­toire qui traduit une arro­gance inouïe et, à défaut de réflex­ion, d’une reven­di­ca­tion eth­nique som­maire, offen­sive, martelée sans le moin­dre com­plexe. Le para­graphe intro­duc­tif est un échan­til­lon du style très ado, brouil­lon et sur­fait qui a fait la mar­que dis­tinc­tive du duo des Kids (Meh­di et Badrou) : « Aux pre­miers abor­ds, Lau­rence Rossig­nol a l’allure d’une min­istre, tailleur tail­lé, yeux bleus, mais qui racon­tent telle­ment de turpi­tudes, poignée franche et un bureau sous les ors d’une République qui n’a plus la force de l’âge. » La bêtise de cette phrase est assez remar­quable : une min­istre a l’allure d’une min­istre (du moins au pre­mier abord), c’est-à-dire qu’elle ne se promène pas en jog­ging dans ses bureaux mais porte un tailleur qui a cette spé­ci­ficité d’avoir été tail­lé, comme le sug­gère le mot lui-même, néan­moins ses yeux bleus « racon­tent telle­ment de turpi­tudes » - pas moins, et ain­si, à peine la décou­vrent-ils que nos trois jeunes sem­blent lire dans le regard de Lau­rence Rossig­nol les sou­venirs de quelques séances par­ti­c­ulière­ment corsées en club sado-maso. Enfin, le bureau de la min­istre se trou­ve sous les ors d’une République « qui n’a plus la force de l’âge », bref qui est vieille, tout à l’opposé, on l’aura com­pris, de la vigoureuse jeunesse con­quérante d’enfants d’immigrés gon­flés à bloc de récrim­i­na­tions qui vien­nent de faire leur entrée, et dont il est dif­fi­cile de savoir si l’arrogance provient du ressen­ti­ment de poten­tiels lais­sés-pour-compte ou, au con­traire, des incroy­ables et pré­co­ces suc­cès pro­fes­sion­nels qui sont les leurs, en dépit, on le voit bien, d’une écri­t­ure digne de rédac­tions de classe de 3ème.

Imaginons…

Afin de ten­ter une mise en per­spec­tive, imag­i­nons la même rhé­torique, si elle était employée du point de vue opposé, et si, met­tons, à la place de Lau­rence Rossig­nol, trois blogueurs de Ver­sailles venaient inter­view­er une femme voilée. Ils écriraient donc quelque chose approchant de cela : « Aux pre­miers abor­ds, Fati­ma Ben Roz­i­nal a l’allure d’une mère musul­mane de ban­lieue, voile voilant, yeux noirs, mais qui racon­tent de telles insan­ités, poignée de main pro­hibée, et une pos­ture soumise sous les rigueurs d’un islam tou­jours aus­si prim­i­tif. » Cette rhé­torique nous paraî­trait odieuse et raciste — parce qu’elle l’est, et qu’au-delà de Lau­rence Rossig­nol, les « hos­til­ités épi­der­miques » qu’éprouvent les « Bondy blogueurs » sem­blent sus­citées par l’ensemble du monde autochtone qui les a pour­tant pro­mus jour­nal­istes-écrivains-réal­isa­teurs-témoins-des-opprimés. Lau­rence Rossig­nol, parce qu’elle a eu un pro­pos mal­adroit, même si elle s’en est excusée, sem­ble ain­si accusée de trahir l’inconscient raciste et colonisa­teur dont serait éter­nelle­ment coupable le peu­ple français indigène, et dont il serait éter­nelle­ment redev­able, la min­istre cristallisant par là cette soif de règle­ment de comptes qui ani­me si vis­cérale­ment nos « jour­nal­istes ».

Bolossage en règle

Après cette intro­duc­tion, le début de l’entretien fait songer à un « bolos­sage » en règle à trois con­tre une dans un couloir désert. Le seul enchaîne­ment des ques­tions est révéla­teur :

- Après vos pro­pos polémiques, avez-vous pen­sé démis­sion­ner ?
Pas une fois vous ne vous êtes dit que vous deviez quit­ter vos fonc­tions ?
— Il y a plus de 35 000 per­son­nes qui appel­lent à votre démis­sion. Ça ne vous a pas effleuré ?
— (…) Vous, ça ne vous a pas effleuré une seule sec­onde cette péti­tion ?
— Vous savez, « Nègre qui était pour l’esclavage » c’est comme dire que « des youpins étaient pour les camps de con­cen­tra­tion » ou « des boug­noules étaient pour les raton­nades ».
— Est-ce que vous com­prenez que vos expli­ca­tions ne soient pas enten­dues ?
— Est-ce que vous avez regret­té vos pro­pos, le soir, quand vous êtes ren­trée chez vous ? »

En face d’un tel mitrail­lage, la min­istre, qui ne s’est jamais proclamée raciste et a tou­jours dit regret­ter sa for­mu­la­tion, et n’a donc pas grand’ chose à ajouter pour sa défense, tente d’expliquer le con­cept de la servi­tude volon­taire, lequel, par le para­doxe qu’il implique, sem­ble bien au-delà des capac­ités de com­préhen­sion stricte­ment binaires de ses accusa­teurs. En out­re, ceux-ci ne sont pas là pour l’entendre, ils sont là pour l’humilier et rap­porter des excus­es à leur camp.

Derrière la ministre, attaquer la France

Widad Ket­fi va pouss­er la mal­hon­nêteté intel­lectuelle jusqu’à trans­former la mal­adresse en révi­sion­nisme et le révi­sion­nisme en rap­pel des crimes impre­scriptibles du pays dont elle est cen­sé­ment citoyenne, tout en s’adressant à la min­istre comme s’il s’agissait d’une vul­gaire délin­quante : « quelque part, avec votre pro­pos, vous niez la respon­s­abil­ité française et occi­den­tale sur la traite négrière, c’est pour cela que vous serez devant le juge. L’autre remar­que que j’aimerais vous faire par rap­port aux pop­u­la­tions africaines que vous n’avez pas voulu vex­er avec ce pro­pos-là, est-ce que vous com­prenez que la non-recon­nais­sance de cette his­toire-là a un impact sur la manière dont les gens se perçoivent eux-mêmes ? Sur la manière dont les jeunes aus­si peu­vent être en colère, par exem­ple. » On ne voit pas en quoi la ques­tion de la servi­tude volon­taire impli­querait pour autant une dis­cul­pa­tion des esclavagistes et donc une « non-recon­nais­sance » de cette his­toire, pour­tant rabâchée en France jusqu’à plus soif, et alors que la traite organ­isée durant des siè­cles par les ancêtres arabes de Widad Ket­fi, est au con­traire sin­gulière­ment occultée. De toute manière, ce n’est pas de réal­ité his­torique dont sont soucieux nos trois jour­nal­istes mil­i­tants, mais de l’utilisation qu’on peut faire de cer­tains faits his­toriques pour laiss­er explos­er une haine de la France tout à fait décom­plexée, hum­i­li­er sa pop­u­la­tion autochtone et s’y impos­er en tant qu’éternel ayant-droit.

Quant au débat lui-même…

Quant au débat lui-même, il faut not­er ceci qu’en fait, l’idée-même, pour­tant aisé­ment com­préhen­si­ble, que des mœurs étrangères opposées aux tra­di­tions du pays d’accueil, en l’occurrence le fait de voil­er les femmes dans un pays habitué depuis des siè­cles à la mix­ité sex­uelle pour­rait heurter les autochtones, cette idée-même paraît incon­cev­able à nos jeunes de ban­lieue seuls sus­cep­ti­bles et à jamais d’être « heurtés » par quelque chose. Ne serait-ce que s’opposer au port du voile n’est pour eux pas une opin­ion pos­si­ble mais déjà une insup­port­able agres­sion comme le sug­gère l’impayable Widad dans une ques­tion : « Est-ce que vous savez que les femmes voilées sont les prin­ci­pales vic­times des actes islam­o­phobes ? », ques­tion qui baigne dans le même esprit de lapalis­sade per­ma­nente dis­tin­guant nos bril­lants chroniqueurs, et alors qu’il faut bien admet­tre que les cagoles en mini-jupes sont rarement vic­times, en effet, d’islamophobie. Si on ne sait, con­crète­ment, en quoi con­sis­tent les actes islam­o­phobes dont se plaig­nent les femmes évo­quées par Widad, on sait qu’il existe aus­si, quoi qu’en pensent nos petits caïds label­lisés Libéra­tion, une vio­lence con­séc­u­tive à l’ordre sex­uel dont le voile est un instru­ment de prop­a­ga­tion. Dix jours après cet invraisem­blable entre­tien, dans l’une de nos riantes ban­lieues français­es où le « cycle de la vie suit libre­ment son cours », une jeune fille, d’origine maghrébine, en était vic­time, parce qu’elle était jugée trop légère­ment vêtue par les habitués du voile. Elle le paya de plusieurs heures de coma après un lyn­chage pub­lic.

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