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Coup de théâtre à l’AFP : Emmanuel Hoog ne se représente pas, Fabrice Fries élu au troisième tour

12 avril 2018

Temps de lecture : 2 minutes
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Coup de théâtre à l’AFP : Emmanuel Hoog ne se représente pas, Fabrice Fries élu au troisième tour

Emmanuel Hoog avait été élu pour la première fois Président de l’AFP en mai 2010, il y a presque huit ans. Cet ancien Conseiller chargé de la Culture et des Médias de Laurent Fabius à la présidence de l’Assemblée Nationale, suivra son chef au Ministère de l’Economie et des Finances. Après avoir présidé l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) depuis 2001, il interrompt en mai 2010 son second mandat au profit de la présidence de l’AFP. Sa candidature, soutenue par le ministre de la Culture de l’époque Frédéric Mitterrand, passe au premier tour avec le soutien des voix de l’administration. Il est alors préféré à Louis Dreyfus ancien directeur général de Libération et du Nouvel Observateur (maintenant au Monde), ainsi qu’à Philippe Micouleau de La Tribune.

Rapports de force fluctuants

Dans une con­férence de presse du 13 octo­bre 2017 dont nous avions ren­du compte, il avait défi­ni les pri­or­ités de l’agence pour les prochaines années, plus de sport et d’international, plus de vidéos, indi­quant par là qu’il briguerait sans doute un nou­veau man­dat. Ce qu’il avait con­fir­mé en févri­er 2018 de manière offi­cielle.

Si Hoog avait eu le sou­tien de l’administration (qui dis­pose de trois sièges sur 17 au con­seil d’administration, mais dont le pou­voir d’influence va bien au-delà) pour sa pre­mière élec­tion puis sa réélec­tion, il sem­ble que cet appui lui ait fait défaut lors du vote du mer­cre­di 11 avril 2018 pour élire le nou­veau prési­dent. Il est apparu que les pou­voirs publics ne voteraient pas pour lui, ce qui a con­duit Hoog à retir­er sa can­di­da­ture.

Fab­rice Fries, can­di­dat venu du privé (Havas, Atos, Pub­li­cis) n’avait pu recueil­lir au pre­mier tour les 13 voix néces­saires. Il l’a finale­ment emporté au troisième tour. Ancien mem­bre du cab­i­net de Jacques Delors à la Com­mis­sion Européenne, il appa­raît plus que com­pat­i­ble avec l’entourage d’Emmanuel Macron et la poli­tique de ce dernier.

D’autres remplacements à venir ?

Com­ment inter­préter ce lâchage du sol­dat Hoog ? Loué pour les nou­veaux déploiements de l’agence dans la vidéo et à l’étranger, il était cri­tiqué pour sa ges­tion finan­cière. Des dif­fi­cultés récur­rentes de tré­sorerie l’avaient con­traint à deman­der à l’État une avance sur 5 ans de 60 mil­lions d’euros pour financer dette, coûts soci­aux et investisse­ments. Pour ne pas par­ler de l’évidente par­tial­ité de l’agence tou­jours poli­tique­ment cor­recte dans le sens libéral-lib­er­taire et prenant bien des lib­ertés avec le réel. L’AFP avait d’ailleurs reçu un Bobard d’or d’honneur pour l’ensemble de son œuvre en mars 2018. Au-delà des prob­lèmes de ges­tion, ce rem­place­ment s’inscrit dans la volon­té du Prési­dent Macron de renou­vel­er les têtes de l’audio visuel pub­lic. Après Marie-Eve Mal­ouines éjec­tée de LCP au prof­it du Macron com­pat­i­ble Bertrand Delais, après le départ de Matthieu Gal­let de l’INA, d’autres départs sont pos­si­bles comme ceux de Marie-Chris­tine Saragosse à France Médias Monde, (France24, RFI) ou de Del­phine Ernotte à France Télévi­sions. Petit à petit le Prési­dent de la République met ses hommes en place.

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