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Pub­lié le 13 avril 2019 | Éti­quettes : , , , , , , ,

Combat de boxe, Free/Niel contre Altice/Drahi/Weill, autour des droits de diffusion

À ma gauche Xavier Niel, actionnaire principal de Free, du Monde et d’une ribambelle d’autres médias. De l’autre côté du ring Patrick Drahi, chef d’Altice est l’entraîneur d’Alain Weill patron de BFM (du groupe Altice de Drahi) et nouveau propriétaire de L’Express. En jeu les accords de distribution de BFM sur Free.

Des sous, des sous

Jusqu’au printemps 2019 Free distribuait gratuitement les chaines de BFM sur ses différentes offres de « box ». Alain Weill considère cet accord comme caduc et souhaite recevoir une rémunération en échange, on parle de 5M€ par an (source Reuters) pour les quatre chaines et leurs services.

Comme Free fait la sourde oreille, BFM enlève à l’opérateur téléphonique son droit d’émission le 4 avril 2019. Mais coucou, quelques heures plus tard les émissions sont rétablies via l’ADSL et la fibre. Alain Weill crie au voleur.

Le CSA en arbitre

D’un côté Altice accuse Free de « piratage de ses chaines ». De l’autre Free se repose sur une ancienne convention du CSA l’autorisant à cette reprise. Altice a saisi officiellement le CSA le 8 avril pour trouver une solution « équitable ». Nul doute qu’un accord sera trouvé comme TF1 et Orange l’ont trouvé en 2018. En attendant Bouygues Télécoms reste en embuscade et lorgne sur SFR d’Altice.

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Claude Chollet
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