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Dix ans de Bobards rassemblés sous forme de livre

10 novembre 2019

Temps de lecture : 2 minutes
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Dix ans de Bobards rassemblés sous forme de livre

Les Bobards d’Or initiés en 2010 par la fondation Polemia et Jean-Yves Le Gallou ont bientôt dix ans. Le moment pour faire un bilan d’une décennie de fake news (fausse nouvelle ou bobard en bon français) dans un esprit souriant et ironique.

Comment assurer l’ordre social

Dans sa pré­face, Jean-Yves Le Gal­lou pré­cise les trois manières d’assurer l’ordre social. La con­trainte encore lim­itée mais en crois­sance. La sur­veil­lance de plus en plus forte. Mais surtout le con­sen­sus par la pro­pa­gande de tous les instants.

Le citoyen est sidéré par le con­di­tion­nement idéologique, poli­tique et pub­lic­i­taire devant les écrans qui le cap­tivent : télé­phone, ordi­na­teur, télévi­sion. Il en est de même pour les mes­sages de la radio et ceux présents sur les colonnes de la presse écrite, du moins dans leur très grande majorité. L’auteur par­le de « société de pro­pa­gande », on pour­rait par­ler de fab­ri­ca­tion du con­sen­te­ment selon la for­mule emprun­tée à Noam Chom­sky.

La contre-arme de la dérision

Selon l’Académie française, le mot bobard vient prob­a­ble­ment du vieux français bober qui sig­nifi­ait tromper. Le bobard est un pro­pos fan­tai­siste ou men­songer, une fausse nou­velle des­tinée à tromper. Les lau­réats des Bobards de Polemia sont donc les meilleurs bon­i­menteurs, ceux qui mentent le mieux, avec le plus d’aplomb.

Chaque année un jury de Polemia établit une liste des meilleurs Bobards. Ensuite le pub­lic vote dans la bonne humeur pour départager les lau­réats. Etre récom­pen­sé aux Bobards c’est une sorte de récom­pense à l’envers. Un Pinoc­chio au long nez (incar­nant le men­songe) est remis sym­bol­ique­ment aux élus.

Des lauréats à foison

Les pre­miers Bobards d’or 2010 furent décernés à David Pujadas (caté­gorie télévi­sion), Stéphane Durand-Souf­fland (Figaro, caté­gorie presse écrite), Dominique Wolton (caté­gorie Maître à penser) avec des Ciseaux d’or pour Jean-Marc Pilas (TF1). En 2019, les heureux gag­nants furent Clé­ment Vik­torovitch (CNews, Bobard clas­sique), Valérie Astruc (France2, Gold­en Bobards) et Syl­vain Boulouque (BFMTV).

Mais beau­coup d’autres fig­urent au pal­marès. Claude Askolovitch, Rémy Pflim­lin, Alain Duhamel, l’AFP, Jean-Jacques Bour­din, Pas­cale Clark, Maïte­na Biraben, Christophe Bar­bi­er, Bruno-Roger Petit, Car­o­line Fourest, Yann Barthès, Yann Moix etc. Nous avouons une ten­dresse coupable pour Céline Bit­tner (LCP), Bobard d’or 2011 pour « Les fron­tières sont fer­mées à l’immigration ». Vous pou­vez retrou­ver de nom­breux por­traits de lau­réats en tapant leur nom sur notre moteur de recherche ou en allant sur l’onglet por­traits en page d’accueil du site.

Très illus­tré, plaisam­ment écrit, avec un index des per­son­nes citées et la liste com­plète des lau­réats année par année, un livre à offrir à vos amis jour­nal­istes, à votre petit neveu, votre tante, votre cama­rade d’école ou de rég­i­ment, votre mari, votre com­pagne, votre fiancé ou fiancée, bref à tous ceux qui veu­lent s’instruire en s’amusant. En atten­dant les Bobards 2020, car les can­di­dats ne man­quent pas.

L’Album des Bobards, 10 ans de Fake news des médias, Via Romana / TVL éd. 2019, 177p, 24€.

Procès Ramzi Khiroun contre Ojim/Claude Chollet : première audience le 7 octobre 2020

L’Observatoire du journalisme (OJIM), créé en 2012 par Claude Chollet et quelques amis, rentre dans sa neuvième année d’existence. En 230 portraits publiés, 30 infographies et plus de 4500 articles nous n’avions eu — jusqu’à présent — aucune plainte en justice. À la suite d’un article de 2018 où nous parlions du groupe Lagardère et de manière incidente sur deux lignes du porte-parole du groupe, Monsieur Ramzi Khiroun, ce dernier a porté plainte pour « injures publiques ». La première audience est fixée au 7 octobre 2020 à 13h30. Lire la suite

 

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De sa thèse d’histoire sur le fémin­isme aux nom­breuses biogra­phies qu’elle a con­sacrées, tout au long de sa car­rière, à des grandes fig­ures féminines, Lau­re Adler n’aura cessé d’être fascinée par les glo­rieux des­tins de femmes et, à sa manière, en aura incar­né un.