La presse payante s’autocélèbre

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Réunis vendredi 8 février pour présenter une étude sur les « contrats de lecture », sept grands patrons de presse ont vanté les bienfaits du modèle de l’information payante, tout en insistant sur la nécessité partielle du gratuit.

Suite aux résultats de cette étude qu’ils avaient commandé, les patrons des journaux Le Monde, Le Figaro, Les Échos, La Croix, L’Équipe, Libération et Le Parisien-Aujourd’hui en France sont unanimes : le fait de payer l’information est un gage de qualité pour le lecteur. En effet, ces derniers pensent que l’information payante permet d’approfondir les sujets, tandis que la gratuité n’offre que du « breaking-news ». Les directeurs des grands quotidiens nationaux partagent cette analyse et insistent sur l’utilité du gratuit, pour attirer le lecteur, et surtout les jeunes, vers le payant, plus développé.

Concernant les journaux entièrement gratuits comme Métro ou 20 Minutes, seuls 2 % des sondés considèrent leur information comme étant de qualité. Mais les gratuits ont protesté, arguant que l’étude n’avait pas pris en compte les lecteurs exclusifs de leurs journaux, et que la gratuité avait permis de toucher un lectorat plus jeune que celui, vieillissant, des quotidiens payants.

Mais ce que les grands quotidiens payants, qui ont relayé cette information, tentent de dissimuler, c’est qu’au final, seuls 25 % des lecteurs estiment que l’information payante qui leur est proposée est de qualité ! Ainsi, outre les conclusions intéressantes tirées de cette étude, qui sait lire entre les lignes aura compris le profond désintérêt et le manque de confiance croissant qu’expriment les lecteurs des principaux médias institutionnels.

Crédit photo : graphique Le Figaro 2011

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