Mannone Cadoret
Didier Maïsto revient sur le scandale de l'attribution des fréquences TNT

Didier Maïsto revient sur le scandale de l’attribution des fréquences TNT

Télécharger en PDF

Président de Sud Radio et de Lyon Capitale, Didier Maïsto est revenu pour TV Libertés sur sa mésaventure avec le CSA en 2011.

Alors qu’un appel à candidatures avait été lancé pour l’attribution de 6 fréquences TNT, le patron du puissant groupe Fiducial Medias avait déposé, le 18 octobre 2011, un dossier pour une chaîne de débats et de documentaires appelée « D-Facto ». Le but était de diffuser, chaque soir, un documentaire de qualité suivi d’un débat citoyen. Adossé à un groupe solide et porteur d’un projet sérieux, M. Maïsto avait alors reçu de belles promesses.

Finalement, aucune fréquence ne lui a été attribuée. Et pour cause : d’après ses dires, tout ceci n’était qu’un simulacre et l’affaire était pliée d’avance. Ainsi, avant même le jour de clôture officiel des dépôts, ce dernier connaissait déjà la liste des heureux gagnants parmi lesquels la chaîne RMC Découverte détenue par Alain Weill, pourtant déjà présent sur la TNT, et surtout Numéro 23, chaîne de la « diversité » dirigée par Pascal Houzelot.

Numéro 23, c’est une coquille vide qui n’a presque aucun salarié, seulement 11 000 euros de capital et qui se contente de rediffuser des séries Z à longueur de journée. Deux ans et demi plus tard, la chaîne est revendue au groupe de Patrick Drahi, dont la filiale média est désormais dirigée par… Alain Weill. Au final, pour Maïsto, il ne s’agissait là que d’une juteuse opération financière destinée à revendre à prix d’or une fréquence publique gratuite à un bénéficiaire connu à l’avance. Le tout avec l’aval du CSA, alors dirigé par Michel Boyon, nommé directement par Nicolas Sarkozy.

Dans son entretien à TVL, Didier Maïsto, qui a écrit un livre sur le sujet, revient sur cette affaire qui a montré de hautes autorités « indépendantes » totalement liées au pouvoir politique et économique.

Notre dossier complet sur l’affaire

Vous appréciez le travail de l'OJIM et vous avez apprécié cet article, aidez-nous !

Aidez l'Ojim à se développer !

Le travail de l’Ojim se développe avec des correspondants en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Pologne et bientôt en Hongrie. Nous avons pu vous proposer des analyses de la presse européenne sur les viols de Cologne, sur la véritable situation des médias en Pologne, des dossiers fournis sur les censures et les auto censures des grands médias. Nous frôlons les 200 portraits de journalistes et ceux ci sont de plus en plus lus y compris à l’université et dans les écoles de journalisme. Mais le nerf de la guerre ne suit pas toujours, si vous voulez nous aider c’est facile et vous bénéficiez d’une déduction fiscale :
En donnant 30 euros vous financez les brèves d'une journée de publication et ceci ne vous coûte que 10 euros après déduction fiscale
En donnant 100 euros vous nous aidez à couvrir les frais d'un portrait et ceci ne vous coûte que 33 euros après déduction fiscale
En donnant 200 euros vous financez un dossier et ceci ne vous coute que 66 euros après déduction fiscale
En donnant 400 euros vous financez une infographie ou une vidéo et ceci ne vous coûte que 133 euros après déduction fiscale.
Vous pouvez payer en ligne ci-dessous ou nous envoyer un chèque à OJIM 48 bd de la Bastille 75012 Paris. Pour ceux qui veulent recevoir le reçu fiscal de déduction merci de nous indiquer votre adresse physique.
Le petit cochon de l'Ojim vous remercie et vous souhaite une grande année 2016.


Claude Chollet
Président de l'OJIM

Si vous ne souhaitez pas utiliser PayPal

Vous trouverez ci-dessous notre IBAN :
FR76 3000 3030 5200 0505 4097 265 (Société Générale)
Bénéficiaire : OJIM, 48 bd de la Bastille 75012 Paris.

Abonnez-vous à la newsletter de l'Ojim, cliquez ici.

Voir les portraits de l'Ojim

Retrouvez l'Ojim sur Facebook