Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Salut les terriens : Canal+ condamné à verser plus de 800 000 euros à Ardisson

25 janvier 2020

Temps de lecture : < 1 minute
Accueil | Veille médias | Salut les terriens : Canal+ condamné à verser plus de 800 000 euros à Ardisson

Salut les terriens : Canal+ condamné à verser plus de 800 000 euros à Ardisson

Comme nous l’avions évoqué en juin 2019, Thierry Ardisson avait quitté C8 et le groupe Canal+ suite à des désaccords avec Vincent Bolloré (propriétaire du groupe) qui lui demandait de gros efforts financiers concernant ses émissions “Salut les terriens” et “Les Terriens du dimanche”. Ardisson l’avait alors attaqué en justice.

Ardisson contre la “télé low cost”

Salut les ter­riens”, pro­duite depuis 2006, et “Les Ter­riens du dimanche”, pro­duite depuis 2017, représen­taient deux émis­sions emblé­ma­tiques de la chaîne C8. Ardis­son, con­nu pour un cer­tain franc par­ler, que ce soit con­tre le CSA ou Char­line Van­hoe­nack­er, ani­mait et pro­dui­sait par le biais de sa société (Ardi SAS), ces deux émis­sions, capa­bles d’élever ponctuelle­ment le débat télévi­suel.

Mais en mai 2019, Bol­loré avait souhaité con­tin­uer l’émission tout en payant deux fois moins Ardis­son qui pro­dui­sait la pre­mière émis­sion pour 198 000 euros le numéro et la deux­ième, 155 000 euros. Ce à quoi Ardis­son avait répon­du refuser faire de la “télévi­sion lows cost”, entraî­nant son départ du groupe et la fin des deux émis­sions. Il a alors attaqué Canal+ et réclamé 6,8 mil­lions d’euros.

Plus de 800 000 euros de condamnation

C’est finale­ment cette « mod­ique » somme, en com­para­i­son des 6,8 mil­lions, de 811 500 euros que va touch­er Ardi SAS. Cela fait suite à une con­damna­tion du Tri­bunal de com­merce de Paris du 21 jan­vi­er 2020, pour “rup­ture bru­tale des rela­tions com­mer­ciales” (le préju­dice moral et pro­fes­sion­nel n’a par con­tre, pas été retenu).

En com­para­i­son, Maïte­na Biraben, l’ancienne présen­ta­trice du “Grand Jour­nal”, licen­ciée en 2016, avait obtenu 3,4 mil­lions d’euros de Canal+ en 2018, comme le rap­pelle Pure Médias. Prob­a­ble­ment motivé par ces chiffres, mais pas seule­ment, Ardis­son aurait déjà annon­cé faire appel de son pre­mier juge­ment. Affaire à suiv­re…

Sur le même sujet

Related Posts

None found

Procès Ramzi Khiroun contre Ojim/Claude Chollet : la première audience a eu lieu

La première audience s’est déroulée le 7 octobre 2020 au nouveau Palais de Justice de Paris devant la 17ème chambre qui suit les délits de presse. Notre avocat Maître Benoît Derieux a choisi de plaider la nullité pour vice de forme. Si l’avocat de la partie adverse était présent, Monsieur Ramzi Khiroun ne s’est pas présenté. Compte-rendu dans notre article du 12 octobre.

Derniers portraits ajoutés

Éric Brunet

PORTRAIT — Né en juil­let 1964 à Chi­non (Indre et Loire) d’un père ingénieur à EDF et d’une mère compt­able, Éric Brunet est un chroniqueur, ani­ma­teur radio et essay­iste français con­nu pour son engage­ment à droite et son sou­tien incon­di­tion­nel à Nico­las Sarkozy.

Salhia Brakhlia

PORTRAIT — Sal­hia Brakhlia a apporté, avec suc­cès, les méth­odes con­tro­ver­sées du Petit Jour­nal sur BFMTV. Le mélange détonne.

Caroline Monnot

PORTRAIT — Car­o­line Mon­not est une jour­nal­iste aimant se représen­ter sur les réseaux soci­aux avec une tête d’autruche, libre à cha­cun d’en faire sa pro­pre inter­pré­ta­tion. Elle tra­vaille au jour­nal Le Monde depuis 25 ans, chef adjointe du ser­vice poli­tique, elle se con­cen­tre prin­ci­pale­ment sur les rad­i­cal­ités poli­tiques.

Tristan Mendès France

PORTRAIT — Petit-fils de Pierre Mendès France et neveu de Frantz Fanon, l’homme pense marcher dans les pas du pre­mier, pas peu fier d’avoir hérité d’un cos­tume trop grand pour lui.

Taha Bouhafs

PORTRAIT — À la croisée des mou­ve­ments soci­aux et com­mu­nau­taires, le jeune Bouhafs mène habile­ment sa bar­que en rêvant de ses lende­mains qui chantent à lui, un soulève­ment des ban­lieues sous la ban­nière du crois­sant islamique. Et il ne recule ni devant les fake news éhon­tées, ni devant une vio­lence ver­bale peu com­mune sur les réseaux soci­aux.