Ardisson compare les signalements au CSA aux délations contre les juifs

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Invité de Cyril Hanouna mardi 12 septembre sur C8, Thierry Ardisson venait présenter sa nouvelle émission, « Les Terriens du Dimanche ». À cette occasion, celui-ci est revenu sur la polémique entourant Fort Boyard.

Durant l’été, l’émission culte de France 2 avait en effet inauguré une nouvelle épreuve intitulée « L’Asile », qui a fortement déplu à certains téléspectateurs. Sur Twitter, un certain nombre d’utilisateurs avaient protesté auprès du CSA, tout comme des associations de malades psychiatriques.

Pour Thierry Ardisson, certes la séquence était maladroite, mais le CSA n’a pas à se laisser entraîner par des utilisateurs anonymes des réseaux sociaux pour autant. « Twitter, c’est Twitter, ce n’est pas parce qu’ils reçoivent 40 000 dénonciations que c’est l’opinion publique », plaide-t-il. Repris par Rachid Arhab, ancien membre du CSA qui lui fait remarquer que « ce n’est pas le nombre de dénonciations qui fait que le CSA intervient ou pas », l’homme en noir se livre alors à un parallèle tranchant : « C’est fou comme les Français ont cette tendance à dénoncer quand même, ça a commencé en 1942… »

La propension de certains à s’emporter à la moindre séquence télévisée est réelle, mais faut-il pour autant comparer ces comportements aux dénonciations de 1942 ? Ici, c’est bien le politiquement correct qui pousse à la délation, où plutôt à la dénonciation pour prendre un terme plus approprié.

Un phénomène bien différent qui contribue à rendre la télévision un peu plus policée (et insipide) chaque jour. D’ailleurs, Thierry Ardisson est bien placé pour le savoir : pas plus tard que samedi dernier, l’animateur a été signalé au CSA pour avoir sorti un (faux) sachet de cocaïne en plateau alors qu’il interrogeait le fils de Pablo Escobar…

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