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Rectificatif : François Ruffin n’a jamais appelé à voter Macron

4 mai 2017

Temps de lecture : 2 minutes
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Rectificatif : François Ruffin n’a jamais appelé à voter Macron

4 mai 2017

Temps de lecture : 2 minutes

Le quotidien de Patrick Drahi, nous voulons dire Libération, est devenu très tôt comme l’ensemble des médias de l’empire Drahi BFMTV en tête un ferme soutien du candidat Macron. Laurent Joffrin s’est livré régulièrement au « comptage des soutiens » comme par exemple le 28 avril 2017 dans son éditorial : « François Ruffin et José Bové voteront pour Macron. Ruffin a précisé qu’il glisserait un bulletin dans l’urne le jour du vote mais qu’il serait un opposant dès le lendemain. Le bon sens n’est pas tout à fait mort. » À ceci près que François Ruffin n’a jamais dit ça. Nous avions repris imprudemment les termes de Laurent Joffrin, voici notre rectificatif.

Dans un com­mu­niqué pub­lié le lende­main, François Ruf­fin pré­cise les choses :

« … micros et sty­los me courent aujour­d’hui après pour que “j’ap­pelle à vot­er Macron”. Or, je n’ap­pelle à rien du tout. Je ne délivre aucune con­signe à per­son­ne. Quand il nous reste le choix entre un ban­quier d’af­faires et le Front nation­al, cha­cun se démerde comme il peut, avec ses tour­ments, ses hési­ta­tions, ses doutes, et je com­prends par­faite­ment qu’on fasse des choix con­traires au mien. »

Et d’enfoncer le clou au sujet d’Emmanuel Macron :

« …Nous sommes sans doute, à Fakir, depuis un an, par­mi les plus fins macrono­logues (et macrono­phobes). J’ai lu les deux biogra­phies du bon­homme, son bouquin Révo­lu­tion, son pro­gramme, ses dis­cours, etc.
C’est pour moi le pire des années Hol­lande. C’est lui qui, à l’Élysée, puis à Bercy, a con­seil­lé à François Hol­lande de dériv­er tou­jours plus sur sa droite (comme si l’ex- avait besoin qu’on le pousse pour gliss­er sur cette planche). Ses col­lègues témoignent que, devant lui, “il était inter­dit de dire du mal du Medef”. C’est par lui, racon­te Stéphane Richard, PDG d’O­r­ange, que tran­si­taient les deman­des du patronat pour touch­er le prési­dent. On lui doit le pacte de respon­s­abil­ité, le Crédit impôt com­péti­tiv­ité emploi, le tra­vail du dimanche, la loi El Khom­ri, autant de “réformes” dont il tire gloire. Et son pro­gramme n’a rien de nou­veau: il est dans la droite ligne du dernier quin­quen­nat, dans la con­ti­nu­ité des trente dernières années où, con­tre le chô­mage, on n’a rien essayé, juste d’ “alléger les charges” pour les employeurs et de “flex­i­bilis­er le tra­vail” pour les employés. »

Mer­ci à Picardie Debout de nous avoir remis en mémoire ce com­mu­niqué qui nous avait échap­pé et nos excus­es à François Ruf­fin et à nos lecteurs.

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