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Charline Vanhoenacker

7 janvier 2026

Temps de lecture : 26 minutes
Accueil | Portraits | Charline Vanhoenacker
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Charline Vanhoenacker

Temps de lecture : 26 minutes

Fer de lance de l’humour autorisé

Née le 31 décem­bre 1977 à la Lou­vière (Hain­aut, Bel­gique), de par­ents enseignants – le père était pro­fesseur de morale laïque et a tenu à lui don­ner un « bap­tême séculi­er » quand elle était enfant, pour mar­quer son athéisme mil­i­tant, cette jour­nal­iste belge, égale­ment ani­ma­trice et pro­duc­trice est dev­enue le fer de lance de l’hu­mour autorisé sur France Inter, un humour hard dis­count, avec force gags facile con­tre les con­cur­rents des chaînes privées et les opposants désignés par la bien-pen­sance. En juin 2022, elle annonce son retrait du 7/9 quo­ti­di­en de France Inter à la ren­trée, rem­placé par un bil­let hebdomadaire.

Sacrée « femme la plus drôle de France » par France Inter – elle est surtout une mas­cotte assumée de la direc­tion qui manie l’hu­mour au ser­vice de la pro­pa­gande du sys­tème. Il est loin le temps où cette cor­re­spon­dante per­ma­nente de la RTBF en France allumait crû­ment et avec brio les jour­nal­istes français qui par­tic­i­paient au Hol­lande Tour en 2012 et se voy­aient déjà à l’Élysée !

Elle fait par­tie du « batail­lon de Belges » qui a pris ses quartiers chez France Inter, le moule français du poli­tique­ment cor­rect ne réus­sis­sant vis­i­ble­ment plus à faire face au mécon­tente­ment général. Out­re Char­line, la Libre Bel­gique comp­tait, en 2013, Alex Vizorek, Car­o­line Gillet ou encore Stéphane de Groodt.

Formation

Un voy­age, à l’âge de 14 ans, sur un voili­er de la fon­da­tion de Nico­las Hulot est à l’origine de sa voca­tion journalistique.

Elle fait ses études à l’U­ni­ver­sité libre de Brux­elles puis à l’É­cole supérieure de jour­nal­isme de Paris (ESJ), « non recon­nue par la pro­fes­sion, mais on s’en fout, comme ça, je ne suis pas for­matée comme les autres ! », affir­mait-t-elle au Monde (20/01/2015).

Parcours professionnel

  • Elle tra­vaille pour le jour­nal belge Le soir à par­tir de 2002
  • Elle entre à la RTBF en 2002 (Radio télévi­sion belge de la com­mu­nauté française), équiv­a­lent de France Télévi­sions en Wal­lonie, et devient cor­re­spon­dante per­ma­nente à Paris à par­tir de 2010
  • Elle suit pour la RTBF la cam­pagne de François Hol­lande en 2012
  • son blog @ Pèèèris est repéré par Daniel Schnei­der­mann qui l’in­vite durant la cam­pagne prési­den­tielle à chroni­quer dans son émis­sion Arrêt sur images
  • Elle arrive en sep­tem­bre 2012 sur France Inter où elle livre une chronique heb­do­madaire, « Char­line vous regarde », dans l’émis­sion « Comme on nous par­le » de Pas­cale Clark
  • À l’été 2013, elle ani­me quo­ti­di­en­nement, avec son col­lègue belge l’hu­moriste Alex Vizorek, l’émis­sion le « Sep­tante-cinq min­utes », émis­sion qui sera recon­duite l’été suivant
  • Pen­dant la sai­son 2013–2014, elle ani­me quo­ti­di­en­nement le « 5/7 » avec Éric Del­vaux en ter­mi­nant par un bil­let d’hu­mour à 6h55.
  • À par­tir de sep­tem­bre 2014 elle assure une chronique mati­nale humoris­tique, à 7 h 57 dans le « 7/9 » de Patrick Cohen
  • À la ren­trée 2015 elle devait présen­ter une émis­sion sur Canal + avec Antoine de Caunes, mais après une chronique cor­ro­sive sur Bol­loré le 8/9/2015, et un clash avec Maïte­na Biraben au sujet de la politesse avec les poli­tiques, la col­lab­o­ra­tion avec la chaîne cryp­tée a tourné court. Elle n’est pas plus en réus­site dans le rôle de présen­ta­trice de talk show, qu’elle endosse dans l’émission “Je vous demande de vous arrêter” (où l’on retrou­ve les incon­tourn­ables Vizorek et Meurice), dif­fusée sur France 4 : la pro­duc­tion cesse au bout du deux­ième numéro.
  • Elle pro­duit et ani­me « Si tu écoutes, j’an­nule tout » entre 17 h et 18 h, en com­pag­nie d’Alex Vizorek7 mais aus­si des chroniqueurs André Manoukian, Clara Dupont-Mon­od, Guil­laume Meurice, Samir Boua­di, Thomas VDB, Nicole Fer­roni, Mar­ius Coluc­ci ou Frédéric Fromet. Le nom de l’émission est mod­i­fié en août 2017 pour mieux faire preuve de sar­casme envers le nou­veau prési­dent : « Par Jupiter ! »
  • Elle fait par­tie depuis la ren­trée 2016 jusqu’à juin 2017 de « l’Émission poli­tique de France 2 », présen­tée par Léa Salamé et David Pujadas.
  • Avec Alex Vizorek et Guil­laume Meurice, elle se présente le 1er mars 2018 à la prési­dence de France Télévi­sions. Leur can­di­da­ture n’est pas retenue le 21 mars 2018 par le CSA, au con­traire de six autres can­di­dats. C’est finale­ment Sibyle Veil, (très) proche de Macron, qui est nom­mée. Elle annonce début juin 2022 son retrait du 7/9 quo­ti­di­en de France-Inter à la ren­trée. Son bil­let pour­rait devenir hebdomadaire.

Parcours militant

Elle n’est pas encar­tée, mais s’af­firme à gauche. Elle vote en Bel­gique, pour les « antiréacs, aux pro­gres­sistes. Mon curseur est large à gauche. Je pour­rais vot­er pour un équiv­a­lent de Podemos, un social­iste pas trop cor­rompu, ou un vert prag­ma­tique. En France, même un Bor­loo m’intéresse » (Libéra­tion, 08/03/2016) Pour L’Obs en sep­tem­bre 2016 elle affirme « je me sens plus proche de la gauche alter­na­tive. Je suis en train de vir­er anar­chiste ». Tout aus­si logique­ment, elle s’af­firme athée et « bouf­feuse de curés, imams et rab­bins » (ibid).

Collaborations

  • Char­line Van­hoe­nack­er ani­me égale­ment en duo avec Alex Vizorek l’émis­sion de télévi­sion « Revu et cor­rigé » chaque dimanche à 11 h 25 sur La Une de la RTBF jusqu’en décem­bre 2014 ;
  • En 2015, elle a présente deux émis­sions inti­t­ulées « Je vous demande de vous arrêter » sur France 4 ;
  • Elle a joué le per­son­nage de l’ex-belle sœur dans le film Solange et les vivants, sor­ti en 2016 ; en 2018 dans le film Ni juge ni soumise, elle donne sa voix à la con­clu­sion du film ;
  • Volon­taire d’une ONG, Avi­a­tion Sans fron­tières, elle se rend chaque année au Burk­i­na Faso ; elle y a dirigé pen­dant sept à huit ans un pro­jet de coopéra­tion, et tra­vail­lait par petites péri­odes pour l’as­so­ci­a­tion à l’époque où elle était pigiste (Le Monde, 20/12/2015) ;

Publications

  • Bon­jour la France, Paris, Robert Laf­font, 2015, 252 p.

Ce qu’elle gagne

Elle refuse de don­ner son salaire, mais affirme qu’elle gag­n­erait trois fois plus sur Europe 1 (Libéra­tion, 08/03/2016).

Sa nébuleuse

Pas­cale Clark, qui l’a lancée ; Patrick Cohen ; Lau­rence Bloch.

Les autres « humoristes » ou chroniqueurs de France Inter, dont André Manoukian, Clara Dupont-Mon­od, Guil­laume Meurice, Samir Boua­di, Thomas VDB, Nicole Fer­roni, Mar­ius Coluc­ci ou Frédéric Fromet.

Elle l’a dit

« La dis­pari­tion des longues ondes rend la “France Inter aux Français”, comme l’a titré récem­ment une feuille de chou d’ultra-droite. Sans les longues ondes, notre parole est stop­pée à la fron­tière. Après tout, ce sont les Français qui payent la rede­vance ! Mais à l’intérieur du pays, nos émis­sions ne parvien­dront plus dans les cam­pagnes où la FM est capricieuse. Certes, France Inter reste acces­si­ble au monde entier par inter­net, pour ceux qui se baladeraient avec leur ordi­na­teur depuis le fond de leur jardin jusque dans la salle de bains. Pour les autres, vous pour­rez tou­jours faire la vais­selle avec RTL et couper les sap­ins en écoutant Europe 1 », au sujet de l’ar­rêt de l’émis­sion de France Inter en longues ondes, let­tre ouverte, 19/12/2016.

« Le ser­vice pub­lic con­tin­ue sa mis­sion d’utilité sociale, mais unique­ment pour la société con­nec­tée », ibid.

Le 22 novem­bre, elle se paie François Fil­lon sur France Inter, en racon­tant sa journée au lende­main du 1er tour des pri­maires. Extrait choisi : « Nou­veau SMS, cette fois c’est Vladimir Pou­tine. Toi gag­n­er. Moi savoir car toi avoir les mêmes sour­cils que Bre­jnev. 13 heures, autour d’un sand­wich ril­lettes-cor­ni­chons, son pre­mier cer­cle le rejoint pour une réu­nion de tra­vail sur le thème ”après avoir dégom­mé le nain, com­ment fumer le vieux ?” »

« Vous prônez une poli­tique tatchéri­enne, mais vous dites aus­si j’ai le bon sens d’un paysan sarthois. François Fil­lon, c’est une main de fer dans le pot de ril­lettes […] Vous avez été pre­mier min­istre de Nico­las Sarkozy, ça doit vous faire un tel paquet de points péni­bil­ité que vous devriez déjà être à la retraite […] Votre con­stat de la France qu’est-ce que c’est dép­ri­mant, on va à votre meet­ing, on cul­pa­bilise et on se rap­pelle que vous avez été cinq ans pre­mier min­istre, donc c’est un peu de votre faute », dans l’Émission poli­tique de France 2, 27/10/2016.

« Si je ne suis pas libre, je par­ti­rai. Ma con­di­tion sine qua non, c’est ma lib­erté de ton », TV Mag, 15/9/2016

« Il peut y avoir une notion de gra­tu­ité dans l’insolence: ça ne sert à rien. J’aime mieux l’irrévérence, car il y a la notion de ne pas faire de révérence. Mais je préfère le mot imper­ti­nence, parce que ça oblige d’abord à être per­ti­nent. J’aime que les choses soient un min­i­mum argu­men­tées », ibid.

« Je ne tiens pas à les crois­er, à leur par­ler, je refuse toute con­nivence [avec les poli­tiques]. Je n’ai pas besoin de tomber dans ce jeu de dupes qui existe dans les couloirs des médias. Les poli­tiques essayent de vous emballer, surtout les humoristes, les jour­nal­istes. Ces gens sont dans un rap­port de séduc­tion per­ma­nent et je n’ai pas envie d’y par­ticiper. Je m’empare de leur image médi­a­tique, et pour ce qui de leur propo­si­tions et déc­la­ra­tions je me base sur les arti­cles de jour­naux. Je m’arrange pour ne jamais les crois­er et je m’en porte très bien ! », ibid.

« Pen­dant dix ans, j’ai été con­sid­érée comme une jour­nal­iste de sec­onde zone, par­quée comme toute la presse étrangère loin du petit bus VIP qui accueil­lait les jour­nal­istes du “Monde” ou de France 2. Je sup­pli­ais en vain les ser­vices de com pour avoir deux min­utes avec les can­di­dats à la prési­den­tielle en 2012. Main­tenant, je suis à l’a­vant du petit bus. Ça va dépot­er ! », TéléObs, 11/9/2016

« Cela m’a­mu­sait de voir quel degré de lib­erté d’ex­pres­sion Vin­cent Bol­loré serait capa­ble d’ac­cepter. Quand il a “zigouil­lé” Les Guig­nols en les pas­sant en cryp­té, moi qui déteste les reli­gions, j’ai réa­gi comme une croy­ante pra­ti­quante. Je suis venue en France, il y a quinze ans, pour la lib­erté de ton qui y rég­nait. On y por­tait atteinte et Maïte­na Biraben accep­tait de présen­ter “le Grand Jour­nal” sans Les Guig­nols. Que le Pre­mier min­istre, Manuel Valls, fasse la pre­mière émis­sion d’un pro­gramme qui entéri­nait la mort de la satire et la cen­sure, cela m’a mise hors de moi », ibid.

« Le courage est une ver­tu car­di­nale, que je recherche chez les autres. Mais je ne sais pas si j’en ai. Même si je pense n’avoir jamais reculé. Après l’at­ten­tat de “Char­lie”, j’ai fait à l’an­tenne une inter­view de Mahomet pour mon­tr­er qu’il faut con­tin­uer de blas­phémer. Mais je suis dans un stu­dio de radio, à l’abri… », ibid.

« Cher Jean-Luc Mélen­chon, mon méluche. Je prends mon plus beau micro pour te dire ceci : je ne sais pas si France Inter te manque, mais toi tu nous man­ques folle­ment, douloureuse­ment. Avec ton côté san­guin tu nous en veux de vouloir te tit­iller. Je te vois encore, tes petits poings fer­més, faire des moulinets avec tes bras, quand tu t’énerves comme ça tu as la déter­mi­na­tion d’un Rocky Bal­boa, tu es un petit peu notre Sylvester Staline. Jean-Luc, tu dis, tu dis que tu vis mal les ques­tions de Patrick, mais moi je sais pourquoi, je sais qu’elles te ren­voient aux brimades de Madame Carpa­chou, ta maîtresse du CM2 », France Inter, 11/3/2016, cité par Acrimed.

« En Afrique, j’avais l’impression de revenir dans le ven­tre de ma mère, c’est le berceau de l’humanité », Libéra­tion, 08/03/2016.

« C’est un véri­table saltim­banque comme on n’en fait plus : il faut être un sacré contor­sion­niste pour arri­ver à met­tre des nouilles dans le slip de ses chro­niqueurs tout en cirant les pom­pes de son patron », au sujet de Cyril Hanouna, France Inter, 01/07/2016.

« Je n’ai rien con­tre Maïte­na Biraben per­son­nelle­ment. Je m’en suis prise à son image médi­a­tique. Elle est le porte-dra­peau de l’ère Bol­loré à Canal avec tout ce qu’on con­naît, c’est-à-dire la main mise, une forme d’Anschluss sur Canal. Elle a accep­té de l’endosser et de repren­dre “Le Grand Jour­nal” sans “Les Guig­nols” », au sujet de Maïte­na Biraben, jan­vi­er 2016.

« Je ne veux pas céder un mil­limètre car­ré de lib­erté dans tout ce que je fais. Je ne serais pas arrivée là si je ne m’étais pas nour­rie, depuis que je suis gamine, de la satire poli­tique française. Je m’y suis intéressée avec les “Guig­nols de l’info” et en achetant, de temps en temps, Char­lie Heb­do et Le Canard enchaîné. Tout cela m’a beau­coup façon­née et fait qu’aujourd’hui, j’ai un regard un peu ancré dans la lutte des class­es. C’est indécrot­table chez moi. Mon tro­pisme c’est : con­tre les patrons, la finance, la poli­tique-spec­ta­cle et pour la lib­erté d’expression », Le Monde, 20/12/2015.

« J’ai mis deux à trois ans à me ren­dre compte à quel point ce pays que je voy­ais comme pays des Lumières, avec beau­coup d’esprit et de fan­taisie, était en fait dans le for­mol. Avant, les Français pre­naient les Belges pour des cons, main­tenant c’est le con­traire ! Quand je suis arrivée, en 2002, Le Pen venait d’accéder au sec­ond tour de la prési­den­tielle. Cela a été mon pre­mier choc. Je me demandais où j’avais mis les pieds. J’ai trou­vé la France con­ser­va­trice, et c’est de pire en pire. “La Manif pour tous” en est le stade ultime », ibid.

« Il y a beau­coup de non-dits parce que tout le monde se con­naît. Je pense que cela pose des soucis et par­ticipe aus­si à la révérence vis-à-vis du pou­voir. Aujourd’hui, Il y a un fos­sé entre les jour­nal­istes parisiens et le pub­lic qui les lit ou qui les écoute. Il y a une défi­ance envers le jour­nal­iste qui n’est pas éton­nante. Quand j’ai suivi Hol­lande pen­dant sa cam­pagne, des choses m’avaient frap­pée. Par exem­ple, lorsqu’il venait d’être élu, il a reçu dans son QG de cam­pagne les jour­nal­istes qui l’avaient suivi pour leur offrir le cham­pagne et fêter sa vic­toire : je suis désolée, cela ne se fait pas. Et quand on voit que Sci­ences Po Paris a eu l’idée d’ouvrir une école de jour­nal­isme… Si ça, ce n’est pas la meilleure idée du monde pour qu’ils se maque­nt ensem­ble, et que tout fonc­tionne en cer­cle fer­mé, c’est fab­uleux ! », ibid.

« Maïte­na Biraben a déclaré qu’elle voulait faire “une émis­sion polie”. Et avec le sourire. C’est par­fait. Après tout, on ne demande rien de plus aux domes­tiques », au sujet de Maïte­na Biraben le 8/9/2015 après qu’elle ait annon­cé vouloir faire des inter­views poli­tiques « polie avec le sourire ». 

« J’ai retrou­vé l’e­sprit Canal : il est entré à la Bourse de Paris […] En deux mois, Vin­cent Bol­loré a décapité plus de monde que Daech », France Inter, 08/09/2015.

« Vous suiv­ez un can­di­dat 16 heures sur 24 pen­dant qua­tre mois. Ca crée des liens : il con­naît votre prénom, son entourage vous a à la bonne et votre rond de servi­ette est réservé en cas de vic­toire […] Dès lors, com­ment ne pas ten­ter de le ven­dre dans vos arti­cles et vos reportages ? (…) Bref, l’ivresse du pou­voir a déjà envahi une frange de mes con­frères », sur son blog @Pèèèris le 9/3/2012, Ces jour­nal­istes qui se voient déjà à l’Elysée, au sujet de l’e­sprit très favor­able à Hol­lande des jour­nal­istes qui cou­vrent sa cam­pagne. Ce post, cité par Arrêts sur Images, n’est plus disponible depuis. 

« Ce sont tou­jours les mêmes qui sont VIP, TF1, France 2, Radio France, i>Télé, BFM et Le Monde. Et cela coupe donc tou­jours les mêmes de cer­taines infor­ma­tions. J’ai vite com­pris que pour tir­er quelque chose d’un suivi de can­di­dat, il faut désobéir aux con­signes du ser­vice de presse. Je passe la porte, le type de la sécu­rité est dis­trait, et je me retrou­ve nez-à-nez avec François Hol­lande », ibid.

« La lib­erté de la radio est sans égale », Téléra­ma, 02/01/2018

« Ce que je pense de Macron, an 1 ? C’est sim­ple : je n’aime pas l’autorité. Or je crains qu’il attise les colères. Il est le prési­dent des pre­miers de la classe », Le Temps (CH), 23/04/2018, op. cit.

« Surtout parce que les CRS sont à bout, ils sor­tent de trois semaines à mater les étu­di­ants de Nan­terre et Tol­bi­ac et à déter­rer les plants de carotte de la Zad à coups de matraque… alors imag­inez s’ils devaient avoir à faire à une bande d’encagoulés… là ce serait une autre paire de manch­es ! », France Inter, 02/05/2018.

« Il envis­age tout à tra­vers les prismes de l’é­conomie et de la réus­site indi­vidu­elle. On peut fil­er la métaphore de l’en­tre­prise à l’in­fi­ni », au sujet de Macron, L’Express, 27/05/2018.

« Je n’ai jamais douté du poten­tiel comique d’Em­manuel Macron. En revanche, sa novlangue nous impose de pass­er plus de temps à expli­quer le fond de sa poli­tique libérale. Par exem­ple, il faut d’abord ren­dre compte de l’i­nanité des for­mules, comme son posi­tion­nement ‘ni de droite ni de gauche’ ou son atti­tude ‘à la fois ferme et flex­i­ble’, avant de pou­voir en rire. La langue de bois a fait place à la tech­nique de l’en­fu­mage », ibid.

« Depuis que l’autre asperge du Puy-en-Velay m’a déposée au net­toy­age, j’en suis enfin débar­rassée pour six mois… Et j’espère secrète­ment qu’il va oubli­er de venir me chercher… Je rêve qu’il perde le tick­et et que la gérante du press­ing soit de gauche ! « Non mon­sieur, pas de tick­et, pas de par­ka » ! Je serais remisée aux vête­ments non réclamés, et avec un peu de chance à l’automne prochain, je me retrou­ve sur les épaules d’un migrant ! », Char­line Van­hoe­nack­er fait par­ler la par­ka de M. Wauquiez, France Inter, 27/05/2018.

« Avec Wauquiez, même quand je sors du press­ing, je me sens sale… Par­fois j’ai envie qu’il se coince une couille dans ma fer­me­ture éclair ! […] ça pour­rait être pire, j’aurais pu être une doudoune bleue, de celles qui réchauf­fent les mich­es des iden­ti­taires », ibid.

« Je suis tou­jours hal­lu­cinée qu’on déroule le tapis rouge à l’ex­trême droite. En Wal­lonie, elle n’est jamais sur les plateaux et, aux européennes, elle a fait moins de 5 %. En France, Marine Le Pen est partout et a gag­né le scrutin… Les médias sont respon­s­ables de la banal­i­sa­tion de ses idées. Surtout ceux comme Sud Radio dont les théories d’Alain Soral sont le fonds de com­merce. », 23/06/2019, Le Parisien.

« Peut-être qu’il aurait fal­lu faire comme il y a vingt ans quand c’é­tait Chirac et le vieux Le Pen, y avait pas eu de débat…  Parce que, franche­ment, quelle idée de vouloir débat­tre avec l’ex­trême droite ! », France Inter, 19/04/2022.

« C’est un peu com­pliqué quand on a un gou­verne­ment avec en min­istre de la Cul­ture et de la Com­mu­ni­ca­tion Rachi­da Dati et une extrême droite qui est dom­i­nante cul­turelle­ment, qui écrase tout avec des armes, avec des bazookas et avec des armes pas tou­jours légales, en fait parce que la mau­vaise foi, les fake news etc., c’est une espèce de rouleau com­presseur…  ça crève les yeux qu’on arrive à des temps très durs, où il est pos­si­ble qu’on vive une vague très réac­tion­naire parce que, de toute façon, elle arrive de l’est à l’ouest comme deux immenses tsunamis où il va être dif­fi­cile de résis­ter. », Vert, 15/12/2025.

On l’a dit à son sujet

« Son nom, si belge, est, à lui seul, un casse-tête pour l’auditeur lamb­da de France Inter. Mais que dire de son style, savant mélange d’info et de déri­sion ? Bien que ceux qui la croisent n’ont jamais ignoré son poten­tiel comique, sa véri­ta­ble mon­tée en puis­sance caus­tique remonte à la dernière cam­pagne prési­den­tielle française. Un marathon durant lequel la pétil­lante trente­naire ne se gêna guère pour point­er du micro, ou du bout de son blog, les tra­vers de ses con­frères jour­nal­istes français lancés en pleine iden­ti­fi­ca­tion pro-Hol­lande », La Libre Bel­gique, 24/08/2013.

« J’ai gran­di face au mépris et aux don­neurs de leçons. Je voulais venir ici, avec vous, à France Inter, parce que vous bossez bien mais aus­si parce que c’est ici qu’il y a eu la plus grande expres­sion du mépris. Quand Char­line Van­hoe­nack­er a par­lé de ‘domes­tique’, c’est la plus grande expres­sion de mépris. Je par­le pour tous les salariés de Canal et de iTELE : que faut-il faire pour ne pas essuy­er votre mépris ? Il faut démis­sion­ner ? Nous ne le fer­ons pas ! », Maïte­na Biraben répond à Char­line Van­hoe­nack­er sur les ondes de France Inter, 01/10/2015

« Obser­va­trice pointue et enjouée, c’est sans doute au Burk­i­na Faso, sa deux­ième terre d’exploration favorite, qu’elle a soigné son sens de la réplique qui claque et de la descrip­tion haute en couleur », Libéra­tion, 08/03/2016.

« L’ex-pigiste débrouil­larde est dev­enue l’une des têtes de gon­do­le de la radio publique : soit un vis­age “féminin”, incar­nant “une généra­tion nou­velle”. C’était un pari, et Char­line Van­hoe­nack­er n’a pas déçu. En deux ans, elle a ressus­cité le bil­let d’humeur de 7 h 57, créneau le plus exposé de la Mati­nale, et a hissé son émis­sion de l’après-midi, Si tu écoutes, j’annule tout, au-dessus du mil­lion d’auditeurs, tout en raje­u­nis­sant sa cible », Libéra­tion, 08/03/2016.

« Un côté “mas­cotte de la direc­tion”, oui et alors ? Pour une fois qu’on a une mas­cotte qui ne nous fout pas la honte ! », Vanes­sa Descour­aux à son sujet, ibid.

« Je lui reprocherais peut-être ce côté mutin un peu mono­lithique. La légèreté, ça dédrama­tise tout, et on aimerait bien qu’elle aille dans la pure méchanceté, la dénon­ci­a­tion agres­sive », Didi­er Porte à son sujet, ibid.

« Son but n’est pas d’être imper­ti­nente, mais per­ti­nente. Ce n’est pas un sniper. Pas un Bisounours non plus. Elle égratigne du monde », Lau­rence Bloch à son sujet, ibid.

« Char­line n’a pas de réseau, juste sa bande à Inter. Elle n’a aucun sens de la stratégie. C’en est presque alar­mant, mais du coup, elle est 100 % bio », Daph­né Rouli­er à son sujet, ibid.

«Sous pré­texte d’audaces trans­gres­sives, on s’aligne en réal­ité sur ce pop­ulisme sym­pa qui donne le ton un peu partout dans l’audiovisuel », Jean-Claude Guille­baud, essay­iste, à son sujet.

« Athée revendiquée, elle n’en plaide pas moins pour une laïc­ité accom­modante, notam­ment sur le voile. Son père, prof de morale laïque, a tenu à lui don­ner un par­rainage séculi­er enfant. Une forme de bap­tême anti­catho. Ça plairait peut-être à Car­o­line Fourest mais j’ai trou­vé ça totale­ment con », Libéra­tion, 08/03/2016.

« L’hu­mour de Char­line Van­hoe­nack­er, jour­nal­iste, mais qui fait des blagues est suff­isam­ment con­sen­suel pour qu’elle ne con­naisse pas le sort de deux de ses prédécesseurs humoristes sur France Inter, Didi­er Porte et Stéphane Guil­lon. Aus­si cor­rosif soit-il, son humour n’est en effet pas du genre à met­tre en ques­tion les intérêts de la frac­tion du micro­cosme social auquel appar­tient la chef­ferie de France Inter, ce qui lui per­met de se voir décern­er des brevets de rebel­li­tude par ses pairs », Acrimed, 22/04/2016.

« Je refuse d’être dif­fusée dans l’émission de cette con­nasse, vous pou­vez lui dire. De cette CONNASSE ! », Élis­a­beth Lévy, patronne de Causeur, à Guil­laume Meurice qui s’est invité aux 50 ans de Valeurs Actuelles le 05/10/2016. Son mon­tage devait être dif­fusé dans l’émis­sion où inter­vient Char­line Van­hoe­nack­er, grat­i­fiée ain­si d’un mot doux.

« J’ai beau­coup de respect pour Char­line, je la trou­ve très drôle. Je ne suis pas totale­ment con­va­in­cu que ce soit par­ti­c­ulière­ment appro­prié de con­clure une émis­sion poli­tique de cette manière », François Fil­lon lors de l’Émission poli­tique de France 2, 27/10/2016, au sujet du bil­let d’hu­mour au vit­ri­ol de Char­line Vanhoenacker.

« Je dis bra­vo à Fil­lon [qui a cri­tiqué le bil­let d’hu­mour de Char­line Van­hoe­nack­er à son sujet le 27/10/16]. Lors d’une précé­dente émis­sion, j’avais vu Sarkozy face à Char­line Van­hoe­nack­er. Même s’il n’est pas de mon bord, et bien que je n’aie pas une grande sym­pa­thie pour lui, j’avais envie de lui souf­fler de répon­dre à Char­line d’aller amuser les goss­es. Cette fille n’est pas méchante, mais sim­ple­ment, poussée par des ani­ma­teurs télé en mal d’audience, elle se croit autorisée à don­ner des leçons de bonne con­duite à tout le monde. Même face à Philip­pot, ça m’énerverait ! Fil­lon a prob­a­ble­ment dit ce que le pub­lic pen­sait », François Rollin, Causeur, 24/11/2016.

« Vous n’avez pas le droit de dire ça! Char­line, vous n’avez pas le droit. Je paye des coti­sa­tions! C’est scan­daleux ce que vous venez de faire. Moi, j’ai payé l’URSSAF. Pourquoi vous ne faites pas le bil­let quand Ben­jamin Griveaux est là ? J’ap­pelle ça du pou­jadisme! Tout ce que j’ai lu de dégueu­lasse ces derniers jours, vous l’avez mis dans votre papi­er », Alex­is Cor­bière à Char­line Van­hoe­nack­er qui l’épinglait pour la remu­néra­tion de ses pas­sages dans les médias pen­dant la prési­den­tielle, France Inter, 19/03/2018.

« La jour­nal­iste-humoriste belge est dev­enue incon­tourn­able dans le paysage audio­vi­suel français. Son émis­sion «Par Jupiter!», référence directe au locataire de l’Elysée, est l’un des miroirs dans lesquels se reflè­tent les frac­tures, les couliss­es et les non-dits de l’an 1 du quin­quen­nat Macron », Le Temps, 23/04/2018.

« À 41 ans, Char­line Van­hoe­nack­er est de ces (rares) vedettes des ondes hexag­o­nales à répon­dre avec cour­toisie à vos SMS, à tenir l’heure con­v­enue ensem­ble pour par­ler au télé­phone, et à avoir la mod­estie d’avouer « ne voir la France que du petit bout de la lorgnette de France Inter », ibid.

« Char­line est gen­ti­ment énervée par la France. Le « gen­ti­ment » veut dire : les Français ont la poli­tique et le pays qu’ils méri­tent. Elle est la piqûre de rap­pel », un présen­ta­teur de France Inter à son sujet, ibid.

« Char­line est insoumise par tem­péra­ment plus que dans les urnes. Elle s’énerve de voir «des CRS pénétr­er dans les amphis cinquante ans après Mai 68», alors que défi­lent en boucle les images des policiers en train d’évacuer l’Université Paris-Tol­bi­ac », ibid.

« Le jour­nal­isme, par déf­i­ni­tion, est une mis­sion soli­taire qui con­siste à buter sur les murs du pou­voir. L’humour, telle qu’elle le conçoit, est une équipée col­lec­tive qui con­siste à franchir ce mur en l’abaissant sans le détru­ire. Char­line par­le d’ailleurs de «satire» plus que d’humour », ibid.

« Elle a l’indignation belge : ferme, savoureuse, lucide. Elle rage de voir les migrants aban­don­nés, pris pour cible, manip­ulés », ibid.

« Char­line Van­hoe­nack­er et sa bande (Par Jupiter, France Inter) voient en lui le patron infan­tile d’une start-up », au sujet d’Emmanuel Macron, L’Express, op.cit.

« Ce soir je me retrou­ve dans le TGV à côté d’un petit groupe de per­son­nes com­prenant plusieurs chroniqueurs de France Inter (dont Char­line Van­hoe­nack­er et Guil­laume Meurice). Cer­tains s’enivrent, ils brayent, ils rient fort, ils renâ­clent (c’est surtout Van­hoe­nack­er qui renâ­cle comme un petit cochon). L’un d’entre eux ren­verse sa bouteille (75cl) de vin sur les fau­teuils ce qui rend la petite bande hilare. Ils n’essayent même pas de net­toy­er. En voy­ant un hôtel en con­tre­bas la chroniqueuse Juli­ette Arnaud, vis­i­ble­ment pas en état de sobriété, crie qu’elle « a déjà baisé là ». Son voisin lui répond « moi aus­si ». Ils n’ont aucun respect pour les autres pas­sagers ni pour le bien pub­lic. Je me suis dit voilà des bobos nan­tis qui nous bassi­nent à longueur de journée sur le vivre ensem­ble à l’antenne mais qui sont inca­pables de l’appliquer en dehors du stu­dio. Faites ce que je dis pas ce que je fais, c’est ça ? Vive­ment des vrais jour­nal­istes sur le ser­vice pub­lic. » Pub­li­ca­tion de Niko­la Mirkovic, cofon­da­teur de l’association Sol­i­dar­ité Koso­vo, sur son pro­fil Face­book, 13/06/2019.

« Alors, ce que Char­line ne sait pas d’abord, c’est qu’il n’y a pas de quoi se réjouir. Ça met cent per­son­nes au chô­mage. Comme vous êtes de gauche, j’imagine que ça doit beau­coup vous embêter. Je vous ai con­nu beau­coup plus drôle. Et ensuite je vous dirai ma chère Char­line, d’abord, que Vizorek est désolé. Il m’a envoyé un tex­to dès le matin en me dis­ant : « Je ne sais pas ce qui lui prend ». Et c’est pour­tant votre grand copain, vous lui en par­lerez. Moi je n’ai pas trou­vé ça drôle. Parce que se réjouir de l’arrêt d’une émis­sion [Salut les Ter­riens !, dont Vizorek était l’un des chroniqueurs], surtout une émis­sion qui essaye d’élever encore un peu le débat. Même si elle ne l’élève pas au plus haut niveau. Je trou­ve que franche­ment… je ne com­prends pas votre atti­tude. Vous avez essayé de faire de la télé, cela a duré quinze jours. Moi, j’ai fait 34 ans de télévi­sion avec un cer­tain suc­cès, donc les leçons de Char­line, je n’en ai rien à foutre ! », Thier­ry Ardis­son, France Inter, 25/06/2019.

« Dans l’in­ter­view don­née au Parisien, elle se réjouis­sait aus­si de ce que l’on n’in­vite jamais l’ex­trême droite sur les plateaux de télé en Bel­gique et elle déplo­rait qu’on ne fasse pas la même chose ici avec Marine Le Pen pour l’empêcher de pro­gress­er… Vous réalisez le niveau de con­science démoc­ra­tique de cette fille qui ouvre sa gueule tous les matins sur France Inter à heure de grande écoute ? D’autres radios hési­tent à garder tel ou tel jour­nal­iste génial, et je pense notam­ment à Vin­cent Her­vouët qui fait la poli­tique inter­na­tionale sur Europe 1, et il faut s’in­fliger Char­line Van­hoe­nack­er sur le ser­vice pub­lic… », Thier­ry Ardis­son, Valeurs Actuelles, 04/07/2019.

« Octave était assez frap­pé de voir à quel point les humoristes étaient tous d’accord entre eux. […] Il ne fal­lait surtout pas s’aviser de les con­tredire ou de leur appli­quer le traite­ment qu’ils infligeaient aux autres. Octave était sur­pris par la sus­cep­ti­bil­ité des cor­rosifs. Ces amuseurs qui passent leur vie à se moquer d’autrui enra­gent si on les prend pour cible. L’humoriste de France Publique exige de ses vic­times un cuir épais mais il a la peau ten­dre […] Ne vous avisez pas de les tourn­er en ridicule : le vrai pou­voir ne sup­porte pas la cri­tique. […] Une vio­lence sans pos­si­bil­ité de répon­dre, cela s’appelle com­ment ? Un fas­cisme. » Frédéric Beig­bei­der, L’homme qui pleure de rire, cité dans Valeurs Actuelles, 10/01/2020. Dans cette aut­ofic­tion, l’humoriste est aisé­ment recon­naiss­able der­rière le patronyme du per­son­nage de Char­lotte Vandermeer.

« À chaque matin son « humoriste » mil­i­tante :Aujourd’hui Char­line ( celle qui affubla un can­di­dat juif des mous­tach­es d’Adolf ) ter­mine ain­si : « On ne débat pas avec l’extrême- droite » Nor­mal : l’odieux visuel de sevice pub­lic est extrême­ment à gauche.» Gilles-William Gold­nadel, Twit­ter, 19/04/2022

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