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Portrait : Robert Namias [rediffusion]

23 août 2015

Temps de lecture : 4 minutes
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Portrait : Robert Namias [rediffusion]

Robert Namias,
le dernier chiraquien

« Alter­na­tive­ment, le pays se nour­rit d’une pen­sée de droite et d’une pen­sée de gauche. Mais, sur 8 mil­lions de téléspec­ta­teurs, on a 1,3 mil­lion de lep­énistes. Ce n’est pas en mon­tant au créneau que l’on va résoudre le prob­lème. Dès que nous attaquons le Front nation­al, nous recevons des tonnes d’ap­pel. Finale­ment le point prin­ci­pal, c’est la façon dont on analyse l’im­mi­gra­tion. Il ne faut pas avoir peur d’ex­pli­quer que l’im­mi­gra­tion est un prob­lème d’emploi », Libéra­tion, 1996.

Robert Lionel Namias, petit fils d’un juif apa­tride de Salonique, est né en avril 1944 à Paris. Il est mar­ié à la pro­duc­trice de télévi­sion Anne Bar­rère, est père de deux enfants issues de son pre­mier mariage, Fabi­en (ancien rédac­teur en chef des ser­vices poli­tique et économique de la rédac­tion de France 2, et actuel directeur général d’Europe 1), et Nico­las, sor­ti de l’ENA en 2003, actuel directeur de la stratégie de Natix­is et nom­mé à Matignon en 2012 où il exerce le poste de con­seiller tech­nique auprès du Pre­mier Min­istre pour le finance­ment de l’économie, les entre­pris­es et les affaires économiques internationales.

Robert Namias est com­man­deur de la Légion d’honneur et de l’Ordre des Arts et Let­tre, il est égale­ment Offici­er de l’Ordre Nation­al du Mérite.

Formation

Robert Namias est tit­u­laire d’une licence de let­tres et d’un diplôme d’études supérieures en philoso­phie (Uni­ver­sité Paris 1 Pan­théon-Sor­bonne). Il a rédigé son mémoire de DES sur « la notion de classe chez Marx » (1967).

Parcours professionnel

Robert Namias a briève­ment enseigné la philoso­phie avant de se lancer dans une car­rière de jour­nal­iste sur les ondes radio de RTL.

1968–1969

Robert Namias entre à RTL en tant que rédac­teur et reporter.

1969–1982

Il rejoint la radio Europe 1 où il assure le poste de chroniqueur pour ensuite devenir en 1970 présen­ta­teur de jour­naux et finir par inté­gr­er le ser­vice poli­tique en 1971. En 1978, il devient rédac­teur en chef, poste qu’il assume jusqu’à son départ d’Europe 1.

En par­al­lèle à ses activ­ités radio­phoniques, Robert Namias donne des cours au CFJ durant sept années (1976–1983). Il sera égale­ment vice-prési­dent de l’école durant qua­tre ans.

1983

Tou­jours à Europe 1 il fonde, avec Benoit Clair (jour­nal­iste et écrivain), et Alexan­dre Mar­cellin, la radio parisi­enne : 95.2 FM.

1984

Robert Namias quitte Europe 1 pour la télévi­sion. Il ren­tre alors à FR3 en tant que jour­nal­iste pour un pro­gramme médi­cal ain­si qu’une émis­sion poli­tique « Face à la 3 ». 

1986

Il intè­gre TF1 en tant que jour­nal­iste pour l’émission « Médecines à la une », pour ensuite devenir copro­duc­teur de « San­té à la une », rôle qu’il tien­dra jusqu’en 1994. Robert Namias est aus­si rédac­teur en chef et présen­ta­teur de « Une pre­mière » dès 1987.

1990

Il devient chef du ser­vice économique, vie mod­erne, arts et spec­ta­cles de TF1.

1991

Robert Namias est pro­mu directeur-adjoint de la rédac­tion de TF1. Cette même année, il devient égale­ment rédac­teur en chef du JT de 20 heures aux cotés de PPDA.

1992

Il devient directeur de la rédac­tion de TF1, un poste qu’il gardera jusqu’en 1996.

1994

La prési­dence de la com­mis­sion inter­min­istérielle con­sacrée à la vitesse et à la sécu­rité routière est con­fiée à Robert Namias. Une mis­sion qui don­nera lieu à un rap­port pub­lié l’année suivante.

1996

Robert Namias est directeur de l’information. En accep­tant ce poste, TF1 espère ain­si met­tre un homme « pas trop poli­tique, (…) cen­sé laver TF1 de son attache­ment à Bal­ladur » à la tête de l’information (source : Libéra­tion).

2003

Il devient prési­dent du Con­seil Nation­al de la Sécu­rité Routière (CNRS). Pen­dant ce temps Anne Bar­rère, son épouse, est la con­seil­lère per­son­nelle de Bernadette Chirac dans l’opération « Pièces jaunes ».

2005

Robert Namias est nom­mé directeur-général-adjoint chargé de l’information de TF1.

2008

Robert Namias quitte la direc­tion de l’information de TF1 à 64 ans, rem­placé par Jean-Claude Dassier (directeur général de LCI). Au même moment, PPDA est évincé du 20 heures de TF1.

Cette même année Robert Namias rejoint Pub­li­cis Groupe en tant que con­seiller du prési­dent et vice-prési­dent de Pub­li­cis Con­sul­tants.

2009

Robert Namias crée une nou­velle radio d’informations dif­fusée avec les moyens tech­niques de Goom Radio (Wikipé­dia : bou­quet de webra­dios et radios numériques, prestataire de dif­fu­sion pour de grandes mar­ques désir­ant dévelop­per une webra­dio).

Il par­ticipe à l’émission « Les grandes voix d’Europe 1 » et est édi­to­ri­al­iste sur i>Télé.

2010

Il démis­sionne de Pub­li­cis.

2011

Robert Namias devient le PDG de l’hebdomadaire L’Hémicycle, un jour­nal d’actualité et de débat plu­ral­iste qui est ouvert à tous les courants poli­tiques. Dans celui-ci nous pou­vons retrou­ver en sig­na­ture des arti­cles : Michèle Cot­ta, Brice Tein­turi­er, Éric Fot­tori­no, Philippe tes­son, Bruno Jeudy. Il par­ticipe aus­si à la mati­nale de LCP.

2013

Le nom de Robert Namias com­mence à être évo­qué pour pren­dre les rênes du jour­nal Nice-Matin à la place d’Olivi­er Bis­caye. Finale­ment des désac­cords entre Benard Tapie et Robert Namias retarderont cette arrivée.

2014

Il devient le prési­dent du direc­toire et directeur des rédac­tions de Nice-Matin.

2015

Robert Namias est fait com­man­deur de la Légion d’Honneur.

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