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Éric Fottorino

Romancier, journaliste… et lobbyiste

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 09/06/2015

Romancier prolifique, patron contesté du Monde, apôtre de la bien-pensance pour certains, Éric Fottorino a commencé sa carrière au quotidien Le Monde comme journaliste avant d’en grimper les échelons pour en finir directeur. Il est souvent décrit comme un homme aux identités multiples, qu’elles soient professionnelles ou culturelles.

Né en août 1960 à Nice (Alpes-Mar­itimes), il est le fils d’une infir­mière, Monique Chabrerie, enceinte à 16 ans d’un juif maro­cain, « Moshé Maman, patronyme trans­for­mé en Mau­rice Maman, médecin juif maro­cain » (lexpress.fr) ayant exer­cé à Rabat et Toulouse, qu’elle ne pour­ra pas épouser car « la famille ultra-catholique s’opposa à leur union et répu­dia la fille-mère, qui mit seule au monde leur enfant » (nouvelobs.com). Il évoque l’absence de son père, ses orig­ines (« fils de Mar­dochée, petit-fils de Yahya, juif berbère anal­phabète », Ibid.) dans ses livres Ques­tions à mon père et Le marcheur de Fès : « Comme tous les siens, le Juif maro­cain a rêvé de s’intégrer à la France, de par­ler sa langue, d’y con­stru­ire sa mai­son, sa famille, son avenir. (…) À chaque pas, je suis tombé sur ce père longtemps incon­nu. Jusqu’à tomber sur moi, à l’improviste. » (calmann-levy.fr) Sa mère épousera plus tard un kinésithérapeute d’origine tunisi­enne, Michel Fot­tori­no, qui don­nera son nom au petit Éric Bruno. Il se sui­cidera en se tirant une balle dans la bouche, le 11 mars 2008, sur un park­ing de La Rochelle. Éric Fot­tori­no abor­de cette his­toire dans l’Homme qui m’aimait tout bas.

Il est mar­ié avec Nathalie (ou Natal­ie selon Éric Fot­tori­no), de son nom de jeune fille Thiriez (née en juil­let 1965). Ensem­ble, ils ont créé en juin 2012 la SARL « Le Sep­ti­col­ore » au cap­i­tal de 3 000 euros, dont l’un des objets est « toutes presta­tions de ser­vices, d’assistance, de for­ma­tion, d’étude, de rédac­tion et de con­seil aux entre­pris­es dans le domaine de la presse, des médias, de l’édition, de la com­mu­ni­ca­tion, la représen­ta­tion, l’image et l’identité d’entreprise, le par­rainage et la pro­mo­tion en général, sous toutes ses formes et sous tous sup­ports, exis­tants ou à venir. » Nathalie Fot­tori­no est de longue date impliquée dans la lutte con­tre le SIDA en tant que mar­raine de l’association « Orphe­lins Sida Inter­na­tion­al ». À ce titre, elle s’est fendue d’une tri­bune libre en novem­bre 2001 dans le jour­nal com­mu­niste L’Humanité.

Le cou­ple e eu qua­tre filles Alexan­dra, Elsa, Con­stance et Zoé

Formation

Lycée Fénelon à La Rochelle puis une licence à la fac­ulté de droit.

Insti­tut d’Études Poli­tiques (IEP) de Paris diplômé en 1983

Parcours professionnel

1982

Pigiste au quo­ti­di­en Libéra­tion

1984–1985

Pigiste à La Tri­bune de l’Économie

1986

Il entre au jour­nal Le Monde. Éric Fot­tori­no est d’abord jour­nal­iste spé­cial­isé dans tout ce qui touche aux matières pre­mières et plus générale­ment au con­ti­nent africain. Il est par­al­lèle­ment Chargé de con­férences à l’IEP de Paris de 1992 à 1995. Il devient Grand reporter (1995–1997), Rédac­teur en chef (1998–2003) puis Chroniqueur (2003–06).

1992 à 1995

Chargé de con­férences à l’IEP de Paris.

2005

Il est chargé de pré­par­er la nou­velle for­mule du quo­ti­di­en.

Mars 2006

Nom­mé Directeur de la rédac­tion en rem­place­ment d’Edwy Plenel

Juin 2007

Éric Fot­tori­no est élu Directeur du Monde.

Janvier 2008

Élu prési­dent du direc­toire du groupe La Vie-Le Monde par les mem­bres du Con­seil de sur­veil­lance.

Décembre 2010

Il est révo­qué par le con­seil de sur­veil­lance du Monde et doit céder son fau­teuil de prési­dent du direc­toire à Louis Drey­fus, un proche col­lab­o­ra­teur de l’un des nou­veaux acquéreurs du Monde, Matthieu Pigasse.

Avril 2014

Il lance, avec Lau­rent Greil­samer, le jour­nal Le 1, qui traite chaque semaine d’une grande et unique ques­tion d’actualité en don­nant la parole à des intel­lectuels, des artistes, des jour­nal­istes, etc.

Parcours militant

Non ren­seigné

Ce qu’il gagne

Non ren­seigné

Publications

Essais
  • Les Années folles des matières pre­mières : 1972–1987, Hati­er, 1988
  • Le Fes­tin de la terre : l’histoire secrète des matières pre­mières, Lieu Com­mun, 1988
  • La France en friche, Lieu Com­mun, 1989.
  • La piste blanche : l’Afrique sous l’emprise de la drogue, Bal­land, 1991
  • Besoin d’Afrique, Fayard, 1991
  • L’Homme de terre, Fayard, 1993
  • Mille et un soleils [paroles du Maghreb en France], stock, 1995
  • Aven­tures indus­trielles, Stock, 1996
  • Voy­age au cen­tre du cerveau, Stock, 1998
  • Cœur d’Afrique Stock, 1998 (Prix Ameri­go Vespuc­ci)
  • Je pars demain, Stock, 2001
  • Bégh­in-Say, une saga indus­trielle, P. Rey édi­teur, 2002
  • 2003 : C’est mon tour (avec Jean-Marie Caton­né, Gérard Mordil­lat et Jean-Bernard Pouy), Eden, 2003
  • Lire tue (avec Nico­las Vial), édi­tions des équa­teurs, 2005
  • Le Tiers sauvage, Album Gal­li­mard, 2005
  • Marée basse (avec Éric Guille­mot), Album Gal­li­mard, 2006
  • Paris Plages : De 1900 à aujourd’hui, Hoe­beke, 2010
  • Femmes éter­nelles (avec le pho­tographe Olivi­er Mar­tel), Philippe Rey édi­teur, 2011
  • Mon tour du « Monde », Gal­li­mard, 2012
  • Berbères (avec le pho­tographe Olivi­er Mar­tel), Philippe Rey édi­teur, 2012
Romans
  • Rochelle, Fayard, 1991
  • Moi aus­si je me sou­viens, Bal­land, 1992
  • Les Éphémères, Stock, 1994
  • Nordeste, Stock, 1999
  • Un ter­ri­toire frag­ile Stock, 2000 (Prix Europe 1 et le Prix des Bib­lio­thé­caires)
  • Caresse de rouge, Gal­li­mard, 2004 (Prix François Mau­ri­ac de l’Académie Française)
  • Kor­sakov, Gal­li­mard, 2004 (Prix des libraires et Prix France Télévi­sions)
  • Bais­ers de ciné­ma, Gal­li­mard, 2007 (Prix Fem­i­na)
  • Petit Éloge de la bicy­clette, Gal­li­mard, 2007
  • L’Homme qui m’aimait tout bas, Gal­li­mard, 2009
  • Ques­tions à mon père, Gal­li­mard, 2010
  • Le Dos crawlé, Gal­li­mard, 2011
  • Le Marcheur de Fès (réc­it), Cal­mann-Lévy, 2013
  • Suite à un acci­dent grave de voyageur, Gal­li­mard, 2013
  • Petit éloge du Tour de France Folio, 2013
Vidéo

1992 : La dette ou la vie / Don Kent, réal. ; Michel Polac, présent. ; Jean Baneth, Gus­tave Mas­si­ah, Éric Fot­tori­no

Collaborations

Juillet 2015

Il sera con­sul­tant Francetv Sport sur le Tour de France 2015.

Juillet 2013

Il organ­ise avec sa femme Nathalie Thiriez le « Tour de fête » « en com­pag­nie de vingt-trois jeunes cyclistes ama­teurs, 5 filles et 18 garçons, représen­tant la diver­sité de la société française. »

2012

Invité lors de la pre­mière édi­tion du Print­emps des entre­pre­neurs organ­isé par le MEDEF Lyon.

2012

Invité lors de la 2ème Uni­ver­sité d’été du MEDEF Côte-d’Or sur le thème « Lan­gages de l’engagement »

2012

Invité lors du cinquième salon du livre de la fédéra­tion de Paris de la Ligue inter­na­tionale con­tre le racisme et l’antisémitisme (LICRA).

2011

Invité lors des entre­tiens du Jeu de Paume, Table ronde : « Les noces de la poli­tique et de la com­mu­ni­ca­tion ».

2011 : Ani­ma­teur de tables ron­des lors qua­trième salon du livre de la fédéra­tion de Paris de la Ligue inter­na­tionale con­tre le racisme et l’antisémitisme (LICRA).

2009

Il par­raine via le quo­ti­di­en Le Monde « les Dîn­ers de l’Atlantique » (2009) organ­isés par Félix Mar­quardt, son frère Max­im­i­lien, Mar­quardt & Mar­quardt (2007) et Anne-Lau­re Kiechel, gérante chez Roth­schild & Cie (action­naire de Libéra­tion), Faits et doc­u­ments, n°364 du 15 au 31 octo­bre 2013.

2009

Invité du deux­ième salon du livre de la fédéra­tion de Paris de la Ligue inter­na­tionale con­tre le racisme et l’antisémitisme (LICRA). Il mène une Table Ronde sur les migra­tions inter­na­tionales avec Ben­jamin Sto­ra, Hubert Védrine et Cather­ine Wih­tol de Wen­den.

2009

Invité de l’université d’été du MEDEF au débat « La Toile va-t-elle cra­quer ? »

Il l’a dit

« J’ai ressen­ti la peur, l’angoisse, oui, mais était-ce parce que j’avais été un enfant aban­don­né ? Ou parce que je suis fils d’un juif ? Je n’ai pas fait la part des choses. Mais la judéité ne s’est pas imposée, non. Mau­rice lui-même a pris ses dis­tances, il se qual­i­fie de “juif cul­turel”. Moi, je ne veux pas être un impos­teur, je resterai tou­jours à dis­tance de cette reli­gion », « Éric Fot­tori­no : “On peut aimer plusieurs pères comme on peut aimer plusieurs enfants” » (lexpress.fr)

« J’aurais pu tomber sur un salaud [père biologique], c’est vrai. Or, c’est un type excep­tion­nel. Je le dis aujourd’hui, mais longtemps je l’ai con­sid­éré comme un lâche, un irre­spon­s­able. D’ailleurs, il avait tou­jours le mau­vais rôle dans mes romans, de Rochelle à Kor­sakov », Ibid.

« À pro­pos de la fausse agres­sion dans le RER D : “Pen­dant treize min­utes, Marie a été juive. Treize min­utes qui lui ont paru inter­minables. Juive dans le regard de six mau­vais garçons d’origine maghrébine et africaine, des gamins de ban­lieue qui en voulaient pour com­mencer à son argent. On est juif d’abord dans le regard de l’autre. Donc Marie, 23 ans, et sa petite fille de 13 mois dans sa pous­sette par la même occa­sion, toutes deux ont été juives. Treize min­utes. (…)Quand la haine fait son méti­er de haine sans être inquiétée, tran­quille­ment, injures et lames sor­ties, quand la bêtise fait son méti­er de bête, il faut alors que les mots fassent leur méti­er de mots. Qu’ils fassent mouche comme des pro­jec­tiles. Qu’ils ne fassent pas peur. N’ayons donc pas peur des mots. Ven­dre­di, dans le RER D, une jeune femme dev­enue juive pen­dant treize min­utes sous le regard féroce de six agresseurs a été vic­time de méth­odes de nazis. Et face à ces petites frappes il ne s’est trou­vé aucune voix, aucune main sec­ourable. Si bien que l’indignation est partagée entre l’acte odieux et l’odieuse pas­siv­ité de pas­sagers qui, s’ils n’ont pas vu directe­ment la scène, l’ont au moins enten­due. Avoir le courage physique de ren­tr­er dans le lard d’une bande armée est une chose. Don­ner l’alerte en est une autre. (…) Pen­dant ce temps, on imag­ine la frayeur de Marie, les gestes qu’elle aura dû accom­plir pour effac­er de sa peau trois croix gam­mées. De sa peau, pas de sa mémoire », « Méth­ode de nazis », Le Monde, 13/07/2004.

« Écrire dans l’instant, dans l’émotion de l’instant, c’est la tâche du chroniqueur. On ne saurait regret­ter une émo­tion sincère devant un fait don­né pour avéré. Dénon­cer un acte anti­sémite était notre rôle, notre devoir. À con­di­tion qu’acte anti­sémite il y ait eu. Or il ne s’est rien passé. Le doute qui aurait dû nous guider ne saurait désor­mais nous paral­yser. Se tromper, être trompé, voilà un risque du méti­er. Il faut l’assumer. Sans renon­cer à s’indigner de nou­veau si, demain, un véri­ta­ble acte raciste comme il y en a tant et trop en France venait à se repro­duire », « Les risques du méti­er », Le Monde, 15/07/2004.

« Si je me suis per­son­nelle­ment et net­te­ment pronon­cé pour le rachat du groupe par Le Monde libre (…), c’est sur la base d’engagements forts et clairs pris par MM. Bergé, Niel et Pigasse: (…) s’appuyer sur son man­age­ment, sur ses équipes, pour redress­er la sit­u­a­tion finan­cière et met­tre en œuvre une stratégie définie en com­mun. Depuis la mi-novem­bre, aucun de ces engage­ments n’est tenu », « Le Monde: Fot­tori­no “déçu” et “trahi” », lejdd.fr, 15/12/2010

« Que de per­son­nal­ités injuste­ment mal­menées, semon­cées voire jugées dans nos colonnes ! L’erreur fut sou­vent de pren­dre nos excès pour l’expression de l’indépendance, quand ils n’étaient qu’insignifiance », « Le Monde, expli­ca­tion de textes », lejdd.fr, 03/11/2010

« La France est un pays de diver­sité, de respect et de tolérance, de sol­i­dar­ité et de partage. On est dif­férent pas seule­ment aux niveaux de nos orig­ines mais aus­si dans notre façon de penser », « « La diver­sité, et si on en fai­sait le tour ? », respectmag.com, 25/07/2013

« Les coureurs pro­fes­sion­nels ne sont pas représen­tat­ifs de la France, en grande majorité blancs et de classe moyenne », Ibid.

« Cer­tains sont de “bons Gaulois”, sourit-il, des Bre­tons, des Nor­mands… Et puis il y a des jeunes fran­co-algériens, fran­co-maro­cains, fran­co-kur­des… Un autre vient de Guade­loupe. C’est la France telle qu’elle est. Il est pos­si­ble d’accomplir un rêve, mais ce que l’on ne peut imag­in­er faire tout seul peut se réalis­er à plusieurs, en col­lec­tif », « Bilan de fin d’étape du pelo­ton frater­nel », Le droit de vivre (mag­a­zine de la LICRA) octo­bre 2013.

« Il n’y a pas d’élan volon­tariste, religieux ou mys­tique, juste une curiosité envers une cul­ture [juive] dont j’ai été tenu éloigné. Je suis touché par le rit­uel, ces moments radieux aux cours desquels on se réu­nit pour célébr­er quelque chose. Bien qu’étant fon­cière­ment indi­vid­u­al­iste, j’aime l’idée d’une com­mu­nauté, où l’on se sent pro­tégé, écouté et sol­idaire », « Éric Fot­tori­no : L’identité réc­on­cil­iée », www.cclj.be, 09/06/2010.

« Plus man­quera l’eau, plus se renchéri­ra la nour­ri­t­ure, plus il fera chaud, plus souf­friront les pau­vres, les plus frag­iles de nos sociétés. Les vic­times de la canicule de 2003 en France ou celles, non sec­ou­rues, de l’ouragan Kat­ri­na en Louisiane, pen­dant l’été 2005, en furent des exem­ples élo­quents », « Le vert est mis », Le Monde, 09/06/2009.

« Je ne serai pas le directeur qui lais­sera enter­rer Le Monde de Beuve-Méry », Un si petit Monde d’Odile Benyahia-Kouider.

« Le Monde a rejoint la cohorte de ces titres renom­més dont le sort est désor­mais lié au cap­i­tal et au bon vouloir des cap­i­taines d’industrie ou de finance », Le Monde Diplo­ma­tique, juil­let 2012.

Sa nébuleuse

IEAG

Éric Fot­tori­no est admin­is­tra­teur de l’IEAG, l’Institut Européen d’Analyse Géo-Economique, une entre­prise créée en 2000 au chiffre d’affaire de 874 369 euros, spé­cial­isée dans les études de marché et les sondages. Ce présen­tant comme un « lab­o­ra­toire d’idées », ce think-tank mon­di­al­iste a été conçu par « ESL & Net­work » dont les activ­ités s’organisent autour de « la stratégie amont et la veille ; le lob­by­ing juridique et financier ; les Affaires Publiques français­es et européennes ; le finance­ment pub­lic et européen ; la for­ma­tion aux Affaires Européennes ; la com­mu­ni­ca­tion stratégique et l’événementiel ». Le direc­toire d’ « ESL & Net­work » est con­sti­tué de : Alexan­dre Medve­dowsky (Con­seiller général du Par­ti Social­iste du can­ton de Pey­rolles, Con­seiller munic­i­pal d’Aix-en-Provence et prési­dent du Technopôle de l’environnement Arbois-Méditer­ranée) ; Hen­ri Thomé (délégué général Europe assur­ant la direc­tion de la Représen­ta­tion européenne de Bouygues SA, basée à Brux­elles, pour l’ensemble des métiers du Groupe : Bouygues Con­struc­tion, Bouygues Immo­bili­er, Bouygues Tele­com, Colas et TF1. Il est mem­bre du Con­seil de Groupe, prési­dent du Club des représen­tants des grandes entre­pris­es français­es à Brux­elles, et mem­bre du con­seil d’administration du think tank Con­fronta­tions Europe, dont le prési­dent est Philippe Her­zog) et Steven Zunz, ancien assis­tant par­lemen­taire du député UMP Chris­t­ian Estrosi et co-prési­dent (via l’entreprise Per­ro­quet Insti­tu­tionel Com­mu­ni­ca­tion) de la société de lob­by­ing de « Domaines Publics » avec Jean-Michel Arnaud (via l’entreprise CAUSALIS) et Frédéric Lefeb­vre (2007–2009), ancien secré­taire d’État aux PME et au tourisme de Nico­las Sarkozy.

L’Institut Européen d’Analyse Géo-Economique, IEAG « pro­pose, à tra­vers les échanges entre per­son­nal­ités du monde de l’entreprise, de l’économie, du poli­tique et du social une réflex­ion sur ces sujets trans­vers­es, prospec­tifs et à l’échelle de l’Europe ». Ce think-tank « organ­ise deux à trois fois par mois des petits-déje­uners thé­ma­tiques autour d’une per­son­nal­ité du monde des affaires, de la poli­tique, du milieu syn­di­cal ou de celui de la cul­ture » dont la liste des invités donne une idée de l’importance de ce lab­o­ra­toire d’idées dans le monde économique ou médi­a­tique : Clara Gay­mard (GE), Richard Desco­ings (Sci­ences Po), Mar­wan Lahoud (EADS), Éric Rev­el (LCI), Denis Olivennes (Lagardère Active), Pierre Antoine Gail­ly (CCIP), Charles de Cour­son (député), Stéphane Richard (Orange), Jacques Toubon (Hadopi), Bruno Lasserre (Autorité de la con­cur­rence), Pierre-Hen­ri de Men­thon (Chal­lenges), François Drouin (Oseo), François Xavier Pietri (TF1), Chris­t­ian Saint-Eti­enne (écon­o­miste), Jean-Marc Vit­tori (Les Échos), Alex­is Brézet (Le Figaro), Emmanuel Pitron (RATP), Alain Lamas­soure (député européen), Jean-Marie Cheva­lier (écon­o­miste), Jean-Paul Bet­bèze (écon­o­miste), Pierre André de Chal­en­dar (Saint-Gob­ain), etc…

Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA)

La Licra Paris « organ­ise depuis plusieurs années en parte­nar­i­at avec la mairie du 6e Arrdt. de Paris le Salon du livre antiraciste, man­i­fes­ta­tion cul­turelle de grande ampleur réu­nis­sant de nom­breuses per­son­nal­ités du monde de la cul­ture engagées dans la lutte con­tre le racisme, l’antisémitisme et les dis­crim­i­na­tions. »

Maurice Lévy

PDG de Pub­li­cis Groupe depuis 1987 (troisième groupe de com­mu­ni­ca­tion au monde par le chiffre d’affaires). « Quant au quo­ti­di­en, il omit de men­tion­ner le fait que Pub­li­cis est action­naire (à 49 %) de la régie du groupe Le Monde, M Pub­lic­ité. Les dirigeants suc­ces­sifs du jour­nal entre­ti­en­nent des rela­tions priv­ilégiées avec M. Lévy, au point que l’un d’entre eux, M. Éric Fot­tori­no, a recon­nu avoir renon­cé, sur les con­seils de cet « ami », à un édi­to­r­i­al dénonçant les pres­sions de M. Nico­las Sarkozy dans le proces­sus de recap­i­tal­i­sa­tion du groupe de presse, en 2010 » (monde-diplomatique.fr).

Ils ont dit

« Éric a gran­di en vouant une affec­tion débor­dante à son père adop­tif et en éprou­vant une détes­ta­tion encom­brante pour son père biologique. C’est qu’il croy­ait avoir été aban­don­né. Il igno­rait ce que Mau­rice avait enduré au pré­texte qu’il était étranger et juif. Et que l’opprobre des bien-pen­sants allait tou­jours le pour­suiv­re : “Etre juif, con­fie le vieil obstétricien, c’est avoir peur.” », « Le Grand Maman d’Éric Fot­tori­no », bibliobs.nouvelobs.com, 01/06/2010.

Jean-Marie Colom­bani : « Éric Fot­tori­no règne depuis trois ans et demi sur ce quo­ti­di­en. Trois ans et demi, c’est en général suff­isant pour dress­er un bilan à l’image d’un prési­dent améri­cain à mi-man­dat. Or celui-ci porte un nom : la fail­lite ! (…) Toute sa poli­tique depuis qu’il est en place a con­sisté non pas à bâtir, mais à décon­stru­ire, non pas à dévelop­per, mais à détru­ire ce que nous avions pas à pas con­tribué à édi­fi­er. Et que je sache, Éric Fot­tori­no, que j’ai instal­lé et pro­mu, n’a eu de cesse d’approuver, durant ces longues années, la stratégie que j’avais mise en place. Jamais je ne l’ai enten­du cri­ti­quer ce que j’avais décidé et organ­isé pour dévelop­per ce groupe. (…) N’est pas directeur du Monde qui veut ! », « Les pro­pos d’Éric Fot­tori­no sont indignes » blogs.lexpress.fr, 04/11/2010.

Un jour­nal­iste du Monde : « Il fait le tour des salons et des plateaux pour par­ler de ses blessures intimes, alors qu’il se passe des choses impor­tantes à la rédac­tion. Son objec­tif : entr­er à l’Académie. Au moment où le change­ment d’actionnaires se jouait cet été, il sor­tait un livre sur les berges de Seine », « Éric Fot­tori­no, patron du Monde, a-t-il signé sa dis­grâce ? », rue89.com, 08/11/2010.

Crédit pho­to : Turb via Wikimé­dia (cc)

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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