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L’Obs toujours en pertes se dirige vers de nouveaux départs et le numérique

16 octobre 2018

Temps de lecture : 2 minutes
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L’Obs toujours en pertes se dirige vers de nouveaux départs et le numérique

Depuis le rachat de L’Obs en 2014, les actionnaires du groupe Le Monde ont investi et perdu plus de seize millions d’euros. Début février 2018 nous vous annoncions un nouveau plan d’économies, qui n’est pas près de se terminer. La gauche caviar devra encore se serrer la ceinture.

Une situation dégradée

Nous reprenons et com­plé­tons quelques élé­ments de notre arti­cle de février :

- Le chiffre d’af­faire est tombé de 92 à 55,5 mil­lions d’eu­ros en qua­tre ans (-40% entre 2013 et 2017)

  • La vente au numéro a chuté d’un tiers ;
  • Les recettes pub­lic­i­taires de 38% ;
  • Le chiffre d’af­faires issu des abon­nements d’un quart.

En 2006 L’Obs s’é­coulait à 550 000 exem­plaires par semaine, loin devant Le Point qui le dépasse désor­mais. L’Obs perd de l’influence, des lecteurs, et surtout de l’argent, mal­gré les sub­ven­tions d’État (390 418 € en 2015). Les plans soci­aux n’ont pas suf­fi : après une pre­mière char­rette en 2014 (37 départs) et une sec­onde en 2016 (43 licen­ciements), une nou­velle serait « dans les tuyaux ». 

Valse des dirigeants

L’achat désas­treux pour plus de 7M€ de Rue89 (qua­si dis­paru après sa fusion avec le Plus),et l’affaire du licen­ciement d’Aude Lancelin en 2016 n’ont pas arrangé les affaires. Si Michel Labro avait tenu 5 ans à la tête de la rédac­tion, entre 2006 et 2011 Lau­rent Jof­frin qui lui suc­cède en mars 2011 ne restera que trois ans. Matthieu Crois­sandeau occu­pera le poste presque qua­tre ans jusqu’en févri­er 2018, date à laque­lle il est rem­placé par Dominique Nora. Remar­quons que Jof­frin, comme Crois­sandeau et Dominique Nora, ont été Young Lead­ers, de la French Amer­i­can Foun­da­tion, une sorte de tra­di­tion en somme.

À la direc­tion générale Dominique Lévy-Saragos­si, anci­enne DG d’Ipsos, aura eu à peine le temps de pos­er ses valis­es entre sep­tem­bre 2017 et juin 2018. Gré­goire de Vais­sière qui arrive en sep­tem­bre 2018 présente un pro­fil de financier des métiers de la presse. Passé par BFMTV, SFR Presse, Libéra­tion et KTO, il a tou­jours occupé des postes de ges­tion. Il trou­ve une sit­u­a­tion moins dégradée, le résul­tat net est passé d’une perte de plus de 13M€ à moins de 3M€. Mais les économies futures seront plus dif­fi­ciles à trou­ver. Les gros salaires de jour­nal­istes sont déjà par­tis et les frais généraux ont été com­primés. On mur­mure son inten­tion de ren­forcer le numérique mais sans nou­veaux investisse­ments sig­ni­fi­cat­ifs, les pro­prié­taires se las­sant de met­tre tou­jours la main à la poche.

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