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Le P’tit Libé, c’est fini !

16 octobre 2020

Temps de lecture : 2 minutes
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Le P’tit Libé, c’est fini !

Depuis (ou avec) le départ de Laurent Joffrin, rien ne va plus chez Libération, Patrick Drahi ne veut plus investir à fonds perdus, un nouveau rédacteur chef est arrivé, Dov Alfon, ancien des services de renseignements israéliens. C’est désormais la version destinée aux enfants de 8 à 13 ans du journal, Le P’tit Libé, qui connait des remous en faisant tout simplement ses adieux au paysage médiatique.

Le P’tit Libé, généalogie de la branche jeunesse de Libération

Le P’tit Libé a été créé en 2015. À l’origine, il était pub­lié dans les pages de Libéra­tion avant de devenir inté­grale­ment numérique.

En 2017, sa for­mule ini­tiale­ment men­su­elle était dev­enue heb­do­madaire pour paraître tous les vendredis.

Son for­mat con­sis­tait à traiter un sujet d’actualité par semaine de manière péd­a­gogique pour les plus jeunes. Son équipe était com­posée de deux jour­nal­istes, Cécile Bourgneuf et Elsa Maudet, et une graphiste.

La propagande dès le plus jeune âge

Mais Le P’tit Libé, c’était surtout un moyen de don­ner une infor­ma­tion ori­en­tée dès le plus jeune âge. Par exem­ple, lors d’un dossier sur les élec­tions améri­caines, la seule Améri­caine qui témoignait, c’était Léa, pour qui il est “sûr et cer­tain, elle votera pour Joe Biden”.

Dans un autre dossier, sur les dernières polémiques rel­a­tives aux tenues ves­ti­men­taires au col­lège, le média expli­quait aux enfants que l’on devait pou­voir s’habiller comme on le voulait, ajoutant que “cer­taines per­son­nal­ités mas­cu­lines n’hésitent pas à porter des robes et des jupes en pub­lic”, images à l’appui avec Bilal Has­sani et Con­chi­ta Wurst.

Lors du Brex­it, c’est Tom, 14 ans, qui témoignait pour racon­ter com­ment sa “mère a crié” et qu’il n’a “pas vrai­ment com­pris pourquoi c’était une mau­vaise nou­velle” mais il a “peu à peu réal­isé com­bi­en ça pou­vait être mau­vais pour l’économie et que ça pou­vait ren­dre notre vie plus difficile”.

Mais Libéra­tion a finale­ment décidé de laiss­er nos chères petites têtes blondes tran­quilles en pub­liant son dernier numéro les con­cer­nant, le 23 octo­bre. Le média souhaite désor­mais “con­cen­tr­er ses efforts sur son offre général­iste pour les adultes”. RIP cher enfant.

Voir notre info­gra­phie sur Libéra­tion avant l’arrivée de Dov Alfon.

Derniers portraits ajoutés

Jean-Pierre Pernaut

PORTRAIT — Il est le jour­nal­iste le plus détesté de la bobocratie médi­a­tique parisi­enne (Les Inrocks, Libéra­tion, etc…) mais son « Jour­nal de 13 heures » est le plus suivi du PAF (près de 7 mil­lions de per­son­nes quotidiennement).

Jean-Michel Décugis

Jean-Michel Décugis est surtout con­nu pour ses bévues jour­nal­is­tiques, ali­men­tant en infox/fake news les médias pour lesquels il travaille.

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PORTRAIT — Claude Per­driel, décrit partout comme un amoureux de la presse, est surtout un homme d’af­faires con­va­in­cu de ses idéaux de gauche pour lesquels il a bâti un empire d’in­flu­ence grâce à l’ar­gent des sani­broyeurs qu’il a inventé.

Laurence Haïm

PORTRAITS — Née le 14 novem­bre 1966 à Paris, Lau­rence Haïm est jour­nal­iste poli­tique à l’in­ter­na­tion­al. En 2017, elle devient pour quelques mois porte-parole de La République en Marche.

Samuel Gontier

Jour­nal­iste chez Téléra­ma, blogueur et désor­mais auteur, Samuel Gon­tier s’applique con­scien­cieuse­ment à dénich­er le “faschisme” (pronon­ci­a­tion a l’Italienne), l’Islamophobie et le racisme, SURTOUT là où ils ne sont pas.